Phénix

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Phénix par Friedrich Justin Bertuch, 1790-1830.
Le phénix surmontant la Maison de la Louve sur la Grand-Place de Bruxelles.

Le phénix, parfois écrit phœnix (du grec ancien φοῖνιξ / phoînix, au sens probable de « rouge sang »), est un oiseau légendaire, doué d'une grande longévité et caractérisé par son pouvoir de renaître après s'être consumé dans les flammes. Il symbolise ainsi les cycles de mort et de résurrection. Son surnom moderne est l'oiseau de feu.

Georges Cuvier (1769-1832) voyait en lui le faisan doré (Chrysolophus pictus). Il a également été identifié à l'oiseau de paradis et au flamant rose.

Des oiseaux fabuleux semblables au phénix se trouvent dans la mythologie persane sous l'appellation de Simurgh ou Rokh, chinoise sous le nom de Fenghuang, amérindienne : l'Oiseau-tonnerre ou aborigène en Australie : l'Oiseau Minka.

Le phénix est originaire d'Arabie et rattaché au culte du Soleil dans l'ancienne Égypte, où il était vénéré. Selon les auteurs classiques grecs et latins, c'était une sorte d'aigle au plumage éclatant, rouge et or, ou bien multicolore. Solin, par exemple, décrit son aspect (Polyhistor, chapitre 34)[1].

« Là aussi naît le phénix, qui a la grandeur de l'aigle, la tête ornée de plumes formant un cône, des caroncules à la gorge, le cou rayonnant d'or, le reste du corps de couleur pourpre, si ce n'est la queue, qui est d'azur éclatant et semée de plumes incarnat. »

Il n'existait jamais qu'un seul phénix à la fois ; il vivait très longtemps : de cinq cents ans à plusieurs milliers d'années selon les auteurs.

Le phénix se reproduit lui-même à l'identique : quand il sent sa fin venir, il construit un nid d'aromates, cannelle, encens et autres ; il y met le feu, bat des ailes pour attiser les flammes et s'y consume. Une fois réduit en cendres, il en renaît oisillon. La tradition la plus ancienne est moins poétique : il renaît de son cadavre.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme grec φοῖνιξ / phoînix possède plusieurs sens : il désigne l'oiseau lui-même, mais aussi la couleur rouge[2], le toponyme et l'ethnonyme « phénicien »,et encore le palmier-dattier[3]. Son étymologie reste toujours mystérieuse : on a suggéré une origine égyptienne — le nom de l'oiseau bnu, prononcé *boin-, adapté en phoînix en grec — ou une origine sémitique, plus particulièrement phénicienne, ou encore une origine grecque (« rouge sang »).

Par régions et époques[modifier | modifier le code]

Grèce antique[modifier | modifier le code]

La première mention se trouve dans un fragment énigmatique attribué à Hésiode :

« La corneille babillarde vit neuf générations d'hommes florissants de jeunesse ; le cerf vit quatre fois plus que la corneille ; le corbeau vieillit pendant trois âges de cerf ; le phénix vit neuf âges du corbeau et nous vivons dix âges de phénix, nous, Nymphes aux beaux cheveux, filles de Zeus armé de l'égide[4]. »

Hérodote est le premier à donner le nom de phénix à un des oiseaux sacrés de l'Égypte : le benou, héron perché sur la pierre benben ou sur le saule d'Héliopolis, manifestation des dieux solaires et Osiris. Il fournit quelques éléments du mythe :

« On range aussi dans la même classe un autre oiseau qu'on appelle phénix. Je ne l'ai vu qu'en peinture ; on le voit rarement ; et, si l'on en croit les Héliopolitains, il ne se montre dans leur pays que tous les cinq cents ans, lorsque son père vient à mourir. S'il ressemble à son portrait, ses ailes sont en partie dorées et en partie rouges, et il est entièrement conforme à l'aigle quant à la figure et à la description détaillée. On en rapporte une particularité qui me paraît incroyable. Il part, disent les Égyptiens, d'Arabie, se rend au temple du Soleil avec le corps de son père, qu'il porte enveloppé dans de la myrrhe, et lui donne la sépulture dans ce temple. Voici de quelle manière : il fait avec de la myrrhe une masse en forme d'œuf, du poids qu'il se croit capable de porter, la soulève, et essaye si elle n'est pas trop pesante ; ensuite, lorsqu'il a fini ces essais, il creuse cet œuf, y introduit son père, puis il bouche l'ouverture avec de la myrrhe : cet œuf est alors de même poids que lorsque la masse était entière. Lorsqu'il l'a, dis-je, renfermé, il le porte en Égypte dans le temple du Soleil[5]. »

L'historien, qui pourrait tirer ses informations d'Hécatée de Milet, considère le phénix comme un oiseau réel, et certains détails ne cadrent pas avec les conceptions égyptiennes, telle l'apparition tous les 500 ans[6]. On a suggéré une mauvaise compréhension du symbole[7] : Hérodote aurait interprété comme une filiation physique la relation entre le bénou et les divinités dont il est le (la manifestation temporaire)[8]. On a aussi pensé que ce phénix serait issu du mythe oriental de l'oiseau du soleil, symbolisant la « grande année », c'est-à-dire la durée nécessaire à un cycle équinoxial complet ; son association à la période sothiaque égyptienne serait postérieure[9].

Empire romain[modifier | modifier le code]

Chez Ovide, Pline et Tacite, le phénix se décompose pour renaître, comme chez Hérodote ; puis, chez Martial et Stace apparaît le thème du bûcher et de ses épices, par analogie avec les pratiques funéraires des Romains. L'effigie du phénix figure sur les monnaies impériales de Trajan à Constantin Ier et ses fils.

Culture juive[modifier | modifier le code]

Le Midrach Rabba[10] , commentaire rabbinique de la Genèse, rapporte que, lorsqu'Adam et Ève mangèrent de l'arbre de la connaissance, tous les animaux mangèrent eux aussi du fruit interdit et ainsi la mort fut décrétée pour tous ; cependant un seul oiseau appelé Khôl (עוף החול) ne mangea pas de ce fruit. Il en fut récompensé par une vie éternelle. Et Rabbi Yanay explique que sa vie se déroule ainsi : il connaît une période de mille ans au terme de laquelle le feu jaillit de son nid et le consume, ne laissant qu'un œuf dont il grandit de nouveau. Il ne se confond pas avec le Ziz mythologique.

Culture chrétienne[modifier | modifier le code]

Phénix renaissant de ses cendres, enluminure du Bestiaire d'Aberdeen
Phénix ornant un chapiteau, Abbaye aux Dames, Saintes, XIIe siècle.

Clément de Rome, troisième évêque de Rome après saint Pierre[11], parle de cet oiseau au chapitre XXV de l'Épîtres aux Corinthiens[12] qui lui est attribuée. Le phénix devient le symbole de la résurrection du Christ[13], en même temps qu'un emblème de l'Empire romain. L'interprétation chrétienne s'est largement inspirée du mythe païen où le phénix renvoie à un cycle immanent, à l'inverse de la transcendance et du temps linéaire chrétiens.

Point de vue ornithologique[modifier | modifier le code]

C. von Linné, dans sa classification des êtres vivants, évoque les créatures mythologiques telles que le troglodyte, le satyre, l'hydre, le phénix (Amoenitates academicae, 1763). Il dit de ce dernier : « Espèce d'oiseau dont il n'existe qu'un seul individu au monde, et qui, quand il est décrépit, renaît rajeuni, selon la légende, d'un bûcher de plantes aromatiques, pour revivre les temps heureux d'autrefois. En réalité, c'est le palmier-dattier, voir Kæmpf »[14]. Le mot grec φοῖνιξ désigne en effet aussi, entre autres significations, le palmier dattier, phoenix dactylifera.

Dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Phénix en héraldique, armes des Maurocordato et des Malet de Lussart

Le phénix, figure héraldique imaginaire, est un oiseau sur un bûcher en flammes. Il ressemble beaucoup à l'aigle héraldique et il est même parfois défini comme une de ses variantes. Il est représenté de face, tête de profil, ailes étendues, sur son bûcher, appelé « immortalité ».

Ci-contre les armes des Malet de Lussart : « d'azur à un phénix sur son immortalité, regardant le soleil, le tout d'or », qui illustre bien la parenté avec l'aigle, réputé seul capable de regarder le soleil en face dans la myhtologie grecque.

Un autre exemple du Phénix est le blason de la commune de Sermaize-les-Bains.

Il (Fénix) figure également sur le blason de la naçào, la nation portugaise juive à Amsterdam, qui avait dû fuir l'Inquisition espagnole puis portugaise, en y « laissant des plumes », pour se réfugier sur les terres plus tolérantes des Provinces-Unies, dès le XVe siècle[15].

Le Phénix est aussi l'emblème de villes américaines, comme San Francisco en Californie, ou Atlanta en Géorgie, qui ont été détruites par les flammes au cours de leur histoire.

Littérature[modifier | modifier le code]

Semis de roses et phénix (mosaïque)

De nombreux auteurs anciens en parlent à des époques et dans des genres divers, d'Hésiode et Hérodote pour les Grecs (voir supra), aux Romains, dont Pline l'Ancien (Histoire naturelle, passim) et Tacite (Annales 6,28). Deux grands poèmes lui sont consacrés, l'un chrétien, l'autre païen : le Carmen de ave phœnice, attribué à Lactance, puis le Phoenix de Claudien.

À la Renaissance, Rabelais le mentionne dans Le Cinquième Livre (V, 29, Comment nous visitasmes le pays de Satin) :

« J’y vy quatorze Phœnix. J’avois leu en divers autheurs qui n’en estoit qu’un en tout le monde, pour un age ; mais, selon mon petit jugement, ceux qui en ont escrit n’en veirent onques ailleurs qu’au pays de tapisserie, voire fut-ce Lactance Firmian. »

Guillaume Du Bartas lui consacre un long développement dans le Cinquième Jour de La Sepmaine ou la Création du monde (v. 551-598) :

« Le celeste Phœnix commença son ouvrage
Par le Phœnix terrestre, ornant d'un tel plumage
Ses membres revivans que l'annuel flambeau
De Cairan jusqu'en Fez ne void rien de plus beau. »

Au XVIIIe siècle, le phénix alimente l'imaginaire de plusieurs auteurs de récits fantastiques ou merveilleux. On le trouve par exemple dans le conte philosophique de Voltaire, La Princesse de Babylone.

J. K. Rowling, dans son best-seller Harry Potter, fait d'un phénix nommé Fumseck, le compagnon du professeur Dumbledore. Une plume de cet animal a servi à la fabrication des baguettes de Harry et Voldemort, son rival. L'Ordre du Phénix (titre du tome 5) tire ses origines de distinctions honorifiques en Allemagne et en Grèce.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Béatrice Baudet, «Le phénix, un art de la renaissance encore bien vivant », 2020, https://www.lemonde.fr/series-d-ete/article/2020/08/21/le-phenix-un-art-de-la-renaissance-encore-bien-vivant_6049573_3451060.html
  • Louis Charbonneau-Lassay, Le Bestiaire du Christ, Milano, Arche, 1940.
  • Paul-Augustin Deproost, « Les métamorphoses du phénix dans le christianisme ancien », Folia Electronica Classica no 8, juillet- [lire en ligne]
  • Marcel Detienne, Les Jardins d'Adonis. La mythologie des aromates en Grèce, Gallimard, Paris, 1989 (1re édition 1972), p. 57-68.
  • Silvia Fabrizio-Costa (éd.), Phénix : mythe(s) et signe(s), Frankfurt, Peter Lang, 2001.
  • Laurence Gosserez, « Le phénix coloré (d'Hérodote à Ambroise de Milan) », Bulletin de l'association Guillaume Budé vol. 1 (2007), p. 94-117.
  • Laurence Gosserez, « La création du monde et le phénix » (Ovide, Métamorphoses, XV, 405 ; Ambroise, De Excessu fratris, II, 59), dans Ovide. Figures de l'hybride. Illustrations littéraires et figurées de l'esthétique ovidienne à travers les âges. Études réunies par Hélène Casanova-Robin, Honoré Champion, Paris, 2009, p. 307-319.
  • Laurence Gosserez (dir.), Le Phénix et son Autre. Poétique d'un mythe des origines au XVIe siècle, avec la collaboration d'Hélène Casanova-Robin, Martine Dulaey, Françoise Lecocq, Lise Revol-Marzouk, Simone Viarre, Philippe Walter, PUR, Rennes, 2013.
  • Thomas P. Harrison, « Bird of Paradise: Phoenix Redivivus », Isis, vol. 51, no 2 (), p. 173-180.
  • Jean Hubaux et Maxime Leroy, Le mythe du phénix dans les littératures grecque et latine, Liège et Paris, 1939.
  • Françoise Lecocq :
    • « L’empereur romain et le phénix », Phénix : mythe(s) et signe(s), S. Fabrizio-Costa (éd.), Peter Lang, Berne, 2001, p. 27-56.
    • « Le renouveau du symbolisme du phénix au XXe s. », Présence de l’Antiquité grecque et romaine au XXe siècle, éd. R. Poignault, coll. Caesarodunum n° XXXIV-XXXV bis, 2001, p. 25-59.
    • « Les sources égyptiennes du mythe du phénix », L’Égypte à Rome, F. Lecocq (éd.), Cahiers de la MRSH-Caen no 41, 2005, 2° éd. rev. et corr. 2008, p. 211-266.
    • « L’iconographie du phénix à Rome », Images de l’animal dans l’Antiquité. Des figures de l’animal au bestiaire figuré, Revue Schedae, 2009, no 6.1, en ligne [1], p. 73-106.
    • « L’œuf du phénix. Myrrhe, encens et cannelle dans le mythe du phénix », L’animal et le savoir, de l’Antiquité à la Renaissance, Revue Schedae, 2009, no 17.2, en ligne [2], p. 107-130.
    • « Le roman indien du phénix ou les variations romanesques du mythe du phénix », Présence du roman grec et latin, R. Poignault (éd.), coll. Caesarodunum n° XL-XLI bis, Clermont-Ferrand, 2011, p. 405-429.
    • « Le phénix dans l'œuvre de Claudien : la fin d'un mythe. Pour une lecture politique du phénix : quelques arguments nouveaux », Claudien. Mythe, histoire et science, F. Garambois-Vasquez (éd.), Presses universitaires de Saint-Étienne, coll. Antiquité. Mémoires du Centre Jean Palerne XXXVI, 2011, p. 113-157.
    • « Kinnamômon ornéon ou phénix ? L’oiseau, la viande et la cannelle », Prédateurs dans tous leurs états. Évolution, biodiversité, interactions, mythes, symboles, XXXIe Rencontre Internationale d'Archéologie et d'Histoire d’Antibes, J.-P. Brugal, A. Gardeisen, A. Zucker (éd.), Éditions APDCA, Antibes, 2011, p. 409-420.
    • « Parfums et aromates dans le mythe du phénix », in Liber aureus. Mélanges d'antiquité et de contemporanéité offerts à Nicole Fick, S. Laigneau-Fontaine et F. Poli (éd.), Nancy, ADRA, coll. Études anciennes 46 (diffusion Paris, De Boccard), 2012, 2 vol., 648 p., vol. I, p. 179-206.
    • « ‘Le sexe incertain du phénix’ : de la zoologie à la théologie », Le phénix et son autre : poétique d'un mythe des origines au XVIe s., L. Gosserez (éd.), Presses universitaires de Rennes, coll. Interférences, 2013, p. 177-199. (ISBN 978-2-7535-2735-5)
    • « Caeneus auis unica (Ovide, Mét. 12, 532) est-il le phénix ? », Le phénix et son autre : poétique d'un mythe des origines au XVIe siècle, L. Gosserez (éd.), Presses universitaires de Rennes, coll. Interférences, 2013, p. 201-210. (ISBN 978-2-7535-2735-5)
    • « L’oiseau Phénix de Lactance : uariatio et postérité (de Claudien au poème anglo-saxon The Phoenix », La uariatio : l’aventure d’un principe d’écriture, de l’Antiquité au XXIe siècle », H. Vial (éd.), Paris, Classiques Garnier, 2014, p. 185-201(ISBN 978-2-8124-1779-5)
    • « Y a-t-il un phénix dans la Bible ? À propos de Job 29:18, de Tertullien, De resurrectione carnis 13, et d'Ambroise, De excessu fratris 2, 59 », Kentron 30, 2014, p. 55-81. https://journals.openedition.org/kentron/463
    • « The Dark Phoenix : Rewriting an ancient Myth in Today's popular Culture », Ancient Myths in the Making of Culture, M. Budzowska & J. Czerwinska (éd.), Peter Lang, Warsaw Studies in Classical Literature and Culture, 3, Frankfurt am Main, Berlin, Bern, Bruxelles, New York, Oxford, Wien, 2014, p. 341-354.
    • « Un bilan de la recherche contemporaine sur le mythe du phénix », Roda da fortuna 2015, 4/1, p. 257-273.  http://media.wix.com/ugd/3fdd18_547a25199a384e0ab5f8a313098d4f09.pdf
    • « Inventing the Phoenix. A Myth in the making through Words and Images », in Animals in Greek and Roman Religion and Myth, P. A. Johnston, A. Mastrocinque et S. Papaioannou (éd.), Cambridge Scholars Publishing, 2016, p. 449-478 (la version originale, sans les erreurs ajoutées par l'éditeur, est en ligne sur academia.edu et researchgate).
    • « The Palm Tree, the Phoenix and the Wild Boar : Scientific and Literary Reception of a Strange Trio in Pliny the Elder (Natural History 13, 42-43) and in Satyricon (40, 3-8) », The Metamorphoses of ancient Myths, eds. M. Budzowska, B. İdem Dinçel, J. Czerwińska, K. Chiżyńska, Peter Lang, 2017, p. 55-78.
    • « Les premières peintures du phénix, à Pompéi », Actes du XXIXe colloque de l'Association française pour la peinture murale antique (Louvres, 2017), J. Boislève, A. Dardenay, F. Monier (éd.), Bordeaux, Ausonius (collection Pictor, 7), 2019, p. 277-294.
    • « The Flight of the Phoenix towards Paradise in Literature and Iconography », Animal Kingdom of Heaven. Anthropozoological Aspects of the Late Antique World, I. Schaaf (éd.), Berlin, De Gruyter, Millennium Studien 80, 2019, p. 97-130.
    • « L’oiseau bénou-phénix et son tertre sur la tunique historiée de Saqqâra. Une interprétation nouvelle », ENiM 12, 2019, p. 247-280.
    • « Deux oiseaux solaires en un : le coq, le phénix et l'héliodrome », Inter litteras et scientias. Recueil d'études en hommage à C. Jacquemard, B. Gauvin, M.-A. Lucas-Avenel (éd.), Caen, Presses universitaires, 2019, p. 81-95.
    • « Le phénix dans le Physiologus byzantin du pseudo-Epiphane et dans le Physiologus de Vienne : erreur textuelle et interprétation étymologique », RursuSpicae, 2 | 2019.
    • « Deux faces du phénix impérial : Trajan et Hadrien sur l'aureus de 117/118 », Mémoires de Trajan, mémoires d'Hadrien, dir. S. Benoist, A. Gautier, C. Hoët-Van Cauwenberghe, R. Poignault, Lille, Presses universitaires du Septentrion, 2020, p. 57-70.
    • « Les réinterprétations textuelles et iconographiques des attributs du phénix, de l'Égypte à Rome », Images sources de textes, textes sources d'images, Yona Dureau éd., Les Ulis, EDP Sciences, 2020, p. 63-80.
    • « L'oiseau couleur du temps : le symbolisme chronologique du mythe du phénix, de l'Égypte ancienne à la Rome païenne et chrétienne », 2020, en ligne sur https://eduscol.education.fr/odysseum/phenix-loiseau-couleur-du-temps
    • « Le phénix à l’écran : oiseau, machine volante, personnage et symbole », 2020, en ligne sur https://eduscol.education.fr/odysseum/le-phenix-lecran-oiseau-machine-volante-personnage-et-symbole
    • « Herodotus' Phoenix between Hesiod and Papyrus Harris 500, and its Legacy in Tacitus », Mythical History & Historical Myth. Blurred Boundaries in Antiquity, ed. M. Christopoulos and A. Papachrysostomou, Berlin, De Gruyter, à paraître en 2021.
    • « L'invisible phénix dans la trilogie The Hunger Games de Suzanne Collins (romans et films) : animal, personnage et symbole », Représentations animales dans les mondes imaginaires : vers un effacement des frontières spécistes ?, revue Fantasy Art and Studies, 9 : Amazing Beasts / Animaux fabuleux, à paraître en 2021.
    • « Le mythe du phénix dans la fantasy pour la jeunesse », Cahiers Robinson 49 : Fantasy et Enfance, Artois Presses Université, à paraître en 2021.
  • Joseph Nigg, The Phoenix : An Unnatural Biography of a Mythical Beast, University of Chicago Press, 2016.
  • Roelof van den Broek, The Myth of the Phoenix according to Classical and Early Christian Tradition, Études préliminaires aux religions orientales dans l'Empire romain, vol. 24, Leyde, 1972.
  • Francesco Zambon, Alessandro Grossato, Il mito della fenice in Oriente e in Occidente, Venezia, Marsilio Editori, 2004.

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chapitre XXXIV, trad. pour la première fois en français par M. A. Agnant.
  2. « Dans le vocabulaire grec des couleurs, phoînix connote le rouge pourpre, un pourpre qui, en l'occurrence, tend vers l'or et signifie l'éclat lumineux le plus intense. » Marcel Detienne, Les Jardins d'Adonis, p. 58 (citant Louis Gernet). Cf. Hérodote, II, 73, qui décrit ainsi la couleur des plumes du phénix : « les unes sont couleur d'or, les autres d'un rouge vif ».
  3. Pierre Chantraine, Dictionnaire étymologique de la langue grecque, Paris, Klincksieck, 1999 (édition mise à jour), 1447 p. (ISBN 978-2-25203-277-0) à l'article φοῖνιξ, p. 1217-1219.
  4. Fragment 304 West = Plutarque, Sur la disparition des oracles (XI). Traduction citée par Paul-Augustin Deproost.
  5. Hérodote, Histoires [détail des éditions] [lire en ligne] (II, 72). Extrait de la traduction de Philippe Larcher, 1850.
  6. Arpád Miklós Nagy, « Le Phénix et l'oiseau-benu », actes du colloque international de Caen, p. 68 et suivantes. Cité par Gosserez, p. 96.
  7. Marialouise Walla, Der Vogel Phoenix in der antiken Literatur und der Dichtung des Laktanz, Vienne, 1969, p. 81-82. Cité par Gosserez, p. 97.
  8. Nagy, op. cit., p. 169. Cité par Gosserez, p. 97.
  9. Van den Broek, p. 119.
  10. Genèse Rabba Chapitre 19 Paragraphe 5
  11. selon Irénée, Adversus haereses, III, iii.
  12. Le symbolisme du Phénix sur Interbible.
  13. « Les animaux fabuleux »
  14. STIC, Université d'Angers, 2010, Carl von Linné
  15. J. Blamont, op. cit., p. 84
  16. Clip de présentation du Jeu du Phénix