Rakshasa

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Râkshasa dans un spectacle au Karnataka.
Sculpture de Rakshasa à Candi Sewu près de Yogyakarta. Un des énormes démons de pierre qui protégeaient le temple des mauvais esprits.

Les Rakshasa (IAST: Rākṣasa[1]) sont des démons de la mythologie hindoue[2]. Ils habitent le royaume de Danda.

Présentation[modifier | modifier le code]

Selon le Rāmāyaṇa, les Rākshasa ont été créés à partir du pied de Brahmā (un des dieux de la Trimūrti).

On peut lire dans d’autres sources qu’ils sont fils du sage Pulastya ou de Khassan, ou encore de Nirritî.

Les Rakshasa, à la morphologie multiforme, sont réputés pour leur capacité à perturber les rituels, les tombes, harceler les prêtres, posséder des êtres humains. Abrités dans leur citadelle de Lanka (actuel Sri Lanka), ils obéissent aux ordres de leur roi Rāvana.

Leurs ongles sont venimeux et ils aiment consommer la chair humaine et les nourritures en putréfaction.

Au Népal, contrairement à l'Inde en général, les Rākshasa sont perçus comme des entités bienfaitrices. On peut en voir représentés sur les murs des maisons, et le fait d'en porter ou d'en exposer est considéré comme une protection. D'ailleurs, la racine étymologique de leur nom est raksh, c’est-à-dire garder.

Bouddhisme[modifier | modifier le code]

Dans le Sūtra du Lotus, les « dix filles rakshasa », accompagnées de leur mère, Kishimojin, « la Mère-des-Enfants-démons[3] », font vœu de protéger ce sutra et ses pratiquants dans leur œuvre de propagation : « Honoré du monde, de nos propres corps nous prtégerons et défendrons ceux qui acceptent, gardent, lisent, récitent et pratiquent ce Sûtra. Nous veillerons à ce qu’ils obtiennent paix et sérénité en les délivrant de la décrépitude et des malheurs et en annulant les effets de toutes les herbes vénéneuses »[4],[5]. Leurs noms figurent sur le Gohonzon de Nichiren[6].

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Les Rakshasas sont aussi des créatures magiques dans le jeu de rôle sur table Gandariah Seigneurs des Arcanes, dominé par les djinns et organisés en ashrams autour d'un daimyo.[7]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://sanskrit.inria.fr/DICO/54.html#raak.sasa
  2. (en) Encyclopedia of Hinduism par C.A. Jones et J.D. Ryan publié par Checkmark Books, pages 123 et 124, (ISBN 0816073368)
  3. https://www.nichirenlibrary.org/fr/wnd-1/Glossary/M#Mère-des-Enfants-Démons
  4. Traduction en anglais de Burton Watson puis en français par Sylvie Servan-Schreiber et Marc Albert (trad. du chinois), Le Sûtra du Lotus, Paris, Les Indes savantes, , 323 p. (ISBN 978-2-84654-180-0), p. 291-292, SdL-XXVI “Dharani”
  5. Nichiren, « Les Écrits de Nichiren : Écrit 119 », sur nichirenlibrary.org (consulté le 25 janvier 2021), p. 922-923
  6. Nichiren, « Les Écrits de Nichiren : Écrit 101 », sur nichirenlibrary.org (consulté le 25 janvier 2021), p. 839
  7. https://seigneursetenchanteurs.fr/les-dieux-mauvais-apsurs/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvie Servan-Schreiber et Marc Albert, Le Sûtra du Lotus 妙法蓮華経, Paris, Les Indes savantes,‎ , 323 p. (ISBN 978-2-84654-180-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]