La Fenice

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La Fenice
Description de cette image, également commentée ci-après
Entrée de La Fenice.
Lieu Rio de la Fenice, San Marco, Venise, Drapeau de l'Italie Italie
Coordonnées 45° 26′ 01″ nord, 12° 20′ 02″ est
Architecte Gian Antonio Selva
Inauguration
Site web www.teatrolafenice.it
logo de La Fenice
Logo de La Fenice.

Géolocalisation sur la carte : Venise

(Voir situation sur carte : Venise)
La Fenice

Page d'aide sur l'homonymie Pour l’ensemble instrumental, voir Ensemble La Fenice.

La Fenice (en italien : [la feˈniːtʃe]) est un opéra construit à Venise au XVIIIe siècle dans le style néo-classique avec une salle proposant cinq étages superposés de loges finement décorées en rouge et or.

Il est, avec la Scala de Milan et le San-Carlo de Naples, l'un des temples les plus prestigieux de l'opéra italien. La Fenice a vu la création de plusieurs opéras de Rossini, Bellini, Donizetti, Verdi

Historique[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

En 1773 ou 1774, le théâtre San Benedetto du quartier de San Marco de Venise brûle et la noblesse de la ville décide de faire construire une nouvelle salle par l'architecte Gian Antonio Selva. Elle est inaugurée le avec un opéra et un ballet I giuochi d'Agrigento[1] (Les jeux d'Agrigente) de Giovanni Paisiello.

Ce haut-lieu des cultures italiennes et européennes acquiert une grande renommée et présente des opéras, des pièces de théâtre, des ballets et des concerts de musique classique.

Le , le théâtre est détruit par les flammes. Reconstruit à l'identique par les architectes Giambattista et Tommaso Meduna et décoré par Tranquillo Orsi, il rouvre ses portes au public le soir du .

De 1820 à 1839, Francesco Bagnara y crée les décors des plus grands chefs-d'œuvre de l'art lyrique italien (Lucia di Lammermooretc.) dont les esquisses sont conservées au Museo Correr. Dès 1844, Giuseppe Verdi y crée Ernani, suivi de Attila, Rigoletto, La traviata et Simon Boccanegra.

Après guerre, La Fenice occupe une place prépondérante dans l'opéra italien et accueille les œuvres modernes de Stravinsky, Britten, Prokofievetc.

Incendie et reconstruction[modifier | modifier le code]

La Fenice, en français « le Phénix », nom prédestiné pour un théâtre qui a connu deux incendies et qui, comme celui de la mythologie grecque, le phénix de Venise renaît de ses cendres). En 1836, le théâtre brûle pour rouvrir moins d'un an après. Et le , alors que le théâtre est l'une des références mondiales de l'art lyrique, il est à nouveau détruit par un incendie criminel causé par deux électriciens d’une entreprise de maintenance, soupçonnés d'avoir mis le feu au théâtre pour éviter de payer des pénalités pour retard de travaux[2]. Rapidement, la décision est prise de le reconstruire à l’identique avec son luxe d'origine : « com'era e dov'era » (« comme il était et où il était »)[2]. La reconstruction a commencé en 2001. Pendant les travaux, les spectacles ont été accueillis par le Teatro Malibran et le PalaFenice (chapiteau installé dans l’île du Tronchetto, à l’emplacement des parcs de stationnement de l’entrée de la ville). Après deux ans de travaux et 60 millions d'euros issus de la ville de Venise, aidée par l'État italien, l’Unesco et d'importantes donations du monde entier, la Fenice renaît de ses cendres — pour la seconde fois. Le théâtre est inauguré le avec La traviata de Giuseppe Verdi, mise en scène par Robert Carsen.

Premières mondiales[modifier | modifier le code]

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Soutien à la suite de l'incendie de Notre-Dame[modifier | modifier le code]

Au soir de l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris La Fenice a adressé un message de soutien et d'espoir sur son compte Tweeter : « Nous avons brûlé deux fois, mais deux fois nous avons resurgi de nos cendres, plus forts. Nous sommes à vos côtés, amis, alors ne craignez rien ! »[3].

La Fenice au cinéma[modifier | modifier le code]

Le théâtre a été mondialement consacré grâce au film de Luchino Visconti, Senso, dont la première scène se déroule dans le décor réel de la Fenice où est donné, au printemps 1866, l'opéra de Giuseppe Verdi, Il trovatore. L'aria « Di quella pira » est l'occasion d'un appel au soulèvement des vénitiens contre l'occupant autrichien[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Giandomenico Romanelli, Giuseppe Pugliese, José Sasportes, Patrizia Veloli, Gran Teatro La Fenice, éditions Evergreen, 1999, 337 p. (ISBN 3-8228-7108-7).

Liens externes[modifier | modifier le code]