Harry Potter

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la série littéraire Harry Potter. Pour le personnage, voir Harry Potter (personnage). Pour les films, voir Harry Potter (films).
Harry Potter
Image illustrative de l'article Harry Potter
Logo de Harry Potter

Auteur J. K. Rowling
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Fantasy
Version originale
Langue Anglais britannique
Titre Harry Potter
Éditeur Bloomsbury Publishing
Lieu de parution Londres
Date de parution 19972007 (saga originale)
2016 (pièce de théâtre)
Ouvrages du cycle Série romanesque :
1. The Philosopher's Stone
2. The Chamber of Secrets
3. The Prisoner of Azkaban
4. The Goblet of Fire
5. The Order of the Phoenix
6. The Half-Blood Prince
7. The Deathly Hallows

Suite théâtrale :
8. The Cursed Child
Version française
Traducteur Jean-François Ménard
Éditeur Gallimard Jeunesse
Lieu de parution Paris
Date de parution 19982007 (saga originale)
2016 (pièce de théâtre)
Ouvrages du cycle Série romanesque :
1. À l’école des sorciers
2. La Chambre des secrets
3. Le Prisonnier d'Azkaban
4. La Coupe de feu
5. L'Ordre du phénix
6. Le Prince de sang-mêlé
7. Les Reliques de la Mort

Suite théâtrale :
8. L'Enfant maudit

Harry Potter est une série littéraire de fantasy écrite principalement par J. K. Rowling, dont la suite romanesque s'est achevée en 2007. Une pièce de théâtre, Harry Potter et l'Enfant maudit, basée sur une histoire originale de l'auteur, écrite par Jack Thorne et mise en scène par John Tiffany, a été jouée en 2016 à Londres. Les livres et le script de la pièce ont été traduits en français par Jean-François Ménard[1].

La saga raconte les aventures d'un apprenti sorcier nommé Harry Potter et de ses amis Ron Weasley et Hermione Granger à l'école de sorcellerie Poudlard, dirigée par Albus Dumbledore. L'intrigue principale de la série met en scène le combat du jeune Harry Potter contre un mage noir réputé immortel et surpuissant, Lord Voldemort (connu aussi sous le nom de Tom Elvis Jedusor) qui a autrefois assassiné ses parents. À la tête d'un groupe de fidèles adeptes de magie noire, les Mangemorts, Voldemort cherche depuis des décennies à acquérir un pouvoir absolu sur le monde des sorciers.

En juillet 2016, le script de la pièce Harry Potter et l'Enfant maudit, écrite par Jack Thorne, est publié. La pièce est écrite sur la base d'une histoire de J. K. Rowling et met en scène les personnages de la saga originale et leurs enfants, en racontant leurs aventures dix-neuf ans après la fin du dernier tome.

Huit films à succès (le dernier roman ayant été scindé au cinéma en deux parties sorties à huit mois d'écart), ainsi que des jeux vidéo et de nombreux autres produits dérivés ont été adaptés de la série de romans.

Depuis la sortie du premier livre de la série le [2], Harry Potter à l'école des sorciers, écrit par J. K. Rowling, les livres ont gagné une grande popularité, représenté un véritable succès commercial et ont été acclamés par la critique[3]. En janvier 2016, ils avaient été vendus à plus de 450 millions d'exemplaires et traduits dans près de 75 langues[4].

Présentation de la série[modifier | modifier le code]

Série romanesque[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'une saga composée de sept romans originaux, publiée entre 1997 et 2007 :

  1. Harry Potter à l'école des sorciers
  2. Harry Potter et la Chambre des secrets
  3. Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban
  4. Harry Potter et la Coupe de feu
  5. Harry Potter et l'Ordre du phénix
  6. Harry Potter et le Prince de sang-mêlé
  7. Harry Potter et les Reliques de la Mort

L'histoire, se situant dans les années 90, raconte la jeunesse d'un sorcier, Harry Potter, orphelin élevé par une famille Moldue qui le traite davantage en tant qu'esclave que membre de leur famille, et qui découvre progressivement son identité de sorcier, son héritage tragique et la responsabilité qui lui revient.

Pendant l'été 1991, peu avant son onzième anniversaire, Harry reçoit une lettre l'invitant à se présenter lors de la rentrée des classes à l'école de sorcellerie de Poudlard. Malgré les tentatives de son oncle et de sa tante pour l'empêcher de s'y rendre, Rubeus Hagrid, un « demi-géant » (sa mère étant une géante et son père était un sorcier) envoyé par Albus Dumbledore, le directeur de Poudlard va faire découvrir à Harry le monde des sorciers et l'emmener à la gare de King's Cross de Londres, où il prendra le Poudlard Express (qui se situe sur la voie 9 3/4) qui le conduira jusqu'à sa nouvelle école.

Harry découvre ainsi non seulement l'existence des sorciers, qui vivent parmi les « Moldus » (les personnes ne possédant aucun pouvoir magique) tout en se dissimulant d'eux, mais aussi l'immense célébrité dont il jouit parmi eux: il est en effet considéré comme « le Survivant » depuis que, dix ans plus tôt, ses parents, les sorciers Lily Evans et James Potter, ont été tués par Lord Voldemort, un puissant mage noir. Il s'en est ensuite pris à Harry, mais a échoué car son sortilège a ricoché : Harry survit, alors que Lord Voldemort disparaît. Harry a gardé comme marque de l'affrontement une cicatrice en forme d'éclair sur le front.

Une fois à Poudlard, Harry va apprendre à maîtriser et à utiliser les pouvoirs magiques qu'il possède et va se faire deux amis inséparables : Ronald Weasley et Hermione Granger, qui l'accompagneront dans toutes ses péripéties.

Chacun des romans se déroule le long d'une année scolaire, tout au long de la jeunesse riche en aventures de Harry. Durant ces sept ans, le jeune sorcier va notamment assister au retour parmi les sorciers et à la seconde ascension vers le pouvoir de Lord Voldemort, et le combattre jusqu'à l'affrontement final.

Suite théâtrale[modifier | modifier le code]

La pièce de théâtre Harry Potter et l'Enfant maudit, dont le script du dramaturge Jack Thorne[5] a été publié presque dix ans après Harry Potter et les Reliques de la Mort, est présentée par l'éditeur et la presse comme « huitième histoire[6] ». Elle ne constitue pas un huitième « tome » de la saga, mais une nouvelle histoire mettant en scène des personnages empruntés à la saga originale.

L'intrigue de la pièce débute en 2017 (19 ans après l'affrontement final entre Harry et Voldemort) et narre principalement les aventures de l'un des enfants de Harry, Albus Potter, et de Scorpius Malefoy. Ces deux amis ont pour but de retourner dans le passé grâce au retourneur de temps récupéré au ministère de la magie, et sauver Cedric Diggory de sa mort au Tournoi des Trois Sorciers.

Un retourneur de temps appartenant à Theodore Nott a été repris par le ministère de la magie. En entendant la nouvelle, Amos Diggory se précipite chez Harry Potter pour lui demander de changer le cours des choses et ramener son fils Cedric à la vie. Harry refuse et nie l'existence d'un retourneur de temps. La nièce d'Amos, Delphi Diggory, fait en sorte qu'Albus Potter, le fils de Harry, s'empare du retourneur de temps. Albus, qui est en froid avec son père et avec sa réputation, accepte cette mission.

Albus vole donc le retourneur de temps au ministère de la magie avec l'aide de Scorpius Malefoy et de Delphi. Lorsqu'ils ont le retourneur de temps en possession, Albus et Scorpius retournent à l'époque du Tournoi des Trois Sorciers pour éviter à Cedric d'être en tête de la compétition et d'attraper le trophée en même temps que Harry (ce qui le conduirait auprès de Voldemort). Ils font en sorte que Cedric échoue dès l'épreuve du dragon, mais en revenant au moment présent, les deux enfants se rendent compte que changer le cours des choses à provoqué d'autres évènements imprévus, tels que la mort de Harry Potter lors de la bataille de Poudlard.

Univers magique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Univers de Harry Potter.
La gare de King's Cross, souvent utilisée comme frontière entre les deux mondes, par la traversée de sa « voie 9 3/4 ».

En imaginant le monde fictif dans lequel évolue le personnage de Harry Potter, J. K. Rowling crée un univers et une société spécifiques regroupant des hommes et des femmes capables de magie, une faculté en général héréditaire mais qui peut aussi apparaître chez des enfants de Moldus. Les sorciers lancent des sorts, la plupart du temps grâce à des baguettes magiques (certains peuvent cependant lancer des maléfices sans cet accessoire), préparent des potions et volent sur des balais créés à cet effet. L'auteur ancre son univers dans la société britannique des années 1990. Les sorciers vivent en effet parmi les Moldus, mais le « Code international du Secret magique » les oblige à faire coexister les deux mondes pacifiquement, en cachant l'existence de la magie aux Moldus.

Les sorciers ont leurs propres organisations gouvernementales (le Ministère de la Magie pour la Grande-Bretagne), leurs lois, leur monnaie, leurs décorations (l'ordre de Merlin), leurs moyens de communication et de transport particuliers (comme les balais, portoloins, réseaux de cheminée ou le transplanage), leurs établissements spécifiques (l'hôpital Sainte-Mangouste ou l'école de sorcellerie de Poudlard notamment) et leurs références culturelles (comme le Quidditch, un sport de sorciers qui se joue sur des balais volants). Certains lieux « réels » sont également repris dans l'univers de la série, tels que la forêt de Dean ou encore la gare de King's Cross (représentant généralement une sorte de frontière entre le monde magique et le monde moldu).

L'exercice de la magie peut prendre des formes multiples. Lancer un sortilège nécessite le plus souvent, mais pas systématiquement l'usage d'une baguette magique et la prononciation d'une formule magique ; les sorts sont nombreux et peuvent avoir des effets variés. Les sorciers n'ont pas le droit de pratiquer la magie hors de l'école avant leurs dix-sept ans. Lors de leur dix-septième anniversaire, la Trace, qui permet de détecter l'usage de magie par un sorcier mineur, est levée et ils peuvent alors se servir de la magie quotidiennement.

Le monde magique compte aussi différentes créatures magiques, et des plantes magiques aux propriétés diverses, utilisées dans la fabrication de potions

Chronologie[modifier | modifier le code]

Le récit s'étend sur sept romans, chacun se déroulant sur une année scolaire, ainsi que sur une pièce de théâtre, dont l'intrigue se déroule sur plusieurs années. Même si J. K. Rowling n'indique jamais explicitement en quelle année se déroule son récit, elle a laissé suffisamment d'indices pour que l'on puisse affirmer que le premier livre se déroule en 1991-1992, jusqu'au septième en 1997-1998. Les indications sur la tombe de James et Lily dans le 7e livre[g 1] confirment ces suppositions. Les événements de la pièce de théâtre se déroulent quant à eux à partir de septembre 2017, dix-neuf ans après la bataille de Poudlard de 1998.

La série comporte de nombreuses références à des événements passés, datés avec plus ou moins de précision, issus du passé des personnages, voire issus de l'histoire du monde magique : toutes ces informations donnent du relief à l'univers créé par Rowling, un univers à la fois ancré dans le monde réel et avec son histoire propre.

Un prologue à Harry Potter de 800 mots a été vendu aux enchères en 2008[7].

Structure et genre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Influences de Harry Potter.

Les romans Harry Potter appartiennent au genre "low fantasy", mais correspondent également par de nombreux aspects au roman d'apprentissage[8],[9]. Ils peuvent être assimilés à un genre littéraire britannique décrivant la vie en internat, dont les titres les plus emblématiques sont les romans d'Enid Blyton (Malory School, la série St. Clare's et The Naughtiest Girl) et ceux de Charles Hamilton sur le personnage de Billy Bunter[10]. En ce sens, ils sont dans la lignée directe de Tom Brown's School Days, de Thomas Hughes, et les autres romans des époques victorienne et édouardienne sur la vie à l'école publique britannique[11]. Dès 1974, la nouvelle In the House of Double Minds de Robert Silverberg[12] nous expose la vie de jeunes oracles en élèves regroupés cycle par cycle dans un séminaire à la façon des élèves de Poudlard.

L'histoire est écrite selon un point de vue narratif interne à la troisième personne, à quelques exceptions (le premier chapitre de Harry Potter à l'école des sorciers et Harry Potter et les Reliques de la Mort, et les deux premiers chapitres de Harry Potter et le Prince de sang-mêlé).

Dans la partie centrale de chaque livre, la confrontation de Harry à divers problèmes le pousse à violer les règles de l'école. Les sanctions appliquées lorsqu'il se fait attraper sont comparables à celles décrites dans le genre du roman d'internat[10]. Le récit atteint son climax lors du dernier trimestre de l'année scolaire, durant la période des examens de fin d'année ou immédiatement après. Les événements dépassent alors largement le cadre scolaire et Harry se trouve confronté à Voldemort ou ses acolytes, avec un enjeu vital souligné par la mort d'un ou plusieurs personnages à la fin de chacun des quatre derniers romans[13]. Harry tire de ces événements d'importantes leçons grâce à un dialogue avec le directeur de l'école et mentor Albus Dumbledore.

Dans le roman final, Harry Potter et les Reliques de la Mort, Harry et ses amis passent la majeure partie de leur temps hors de Poudlard, et n'y retournent que pour affronter Voldemort lors du dénouement de l'intrigue[14]. Conformément au format du roman d'initiation, Harry grandit prématurément dans le dernier roman, en perdant la chance de suivre sa dernière année d'études et se trouve dans la nécessité d'adopter un comportement adulte dont les décisions influencent tous les autres personnages – y compris les adultes[15].

Thèmes abordés[modifier | modifier le code]

Mort[modifier | modifier le code]

Elle plane tout au long de l'intrigue et en est aussi le contexte déclencheur. En effet, au tout premier chapitre, la mort des parents de Harry, James et Lily Potter, est un événement dramatique annoncé dans le monde des sorciers et compensé en parallèle par la disparition du plus grand mage noir et de la survie miraculeuse du petit Harry Potter âgé d'un an[a 1]. Le héros orphelin est retrouvé par Hagrid et déposé par Dumbledore à la porte de son oncle et de sa tante, les seuls membres de sa famille encore vivants. L'histoire de Harry Potter débute réellement au chapitre suivant, dix ans plus tard, dès lors qu'il atteint l'âge d'être scolarisé à Poudlard. Des personnages meurent fréquemment dans l'histoire (c'est le cas par exemple d'un professeur de Poudlard[a 2], d'une élève[b 1], d'un employé du ministère) et en particulier à partir du livre central de la série, qui marque également la résurrection de Voldemort.

La première disparition particulièrement marquante de l'histoire est celle de Cedric Diggory, puisque Harry est le témoin direct de son assassinat[d 1], mais également parce qu'il s'agit d'un camarade et élève de Poudlard, d'une personnalité généreuse et au comportement exemplaire[d 2], s'étant retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Au fil des romans, et malgré le fait que l'action se déroule majoritairement dans une école, l'intrigue laisse place à un profond sentiment de peur, d'insécurité constante et de douleur liée aux pertes humaines. Peu à peu, Harry voit les personnes qui lui sont proches mourir successivement (c'est le cas de son parrain[e 1], de son mentor[f 1], d'un ami[g 2] ou encore, de son professeur préféré[g 2] qui était autrefois l'un des plus proches amis de ses parents). Les aspects plus sombres de l'humanité (y compris les faiblesses de Harry[e 2],[e 3]) sont exploités sous différents angles ː la crainte de Peter Pettigrow l'amenant à trahir ses amis[c 1], la cruauté du père de Harry envers Severus Rogue[e 4] ou encore Harry cherchant à torturer Bellatrix Lestrange pour se venger[e 5].

Le sortilège de la mort reste le pire sort qu'un magicien peut lancer. Parallèlement, l'acceptation de sa propre mort est parfois présentée dans l'oeuvre comme une perspective sage et dédramatisée par le biais du professeur Dumbledore ː

« Pour un esprit équilibré, la mort n'est qu'une grande aventure de plus. [...] C'est comme d'aller se coucher à la fin d'une très très longue journée[a 3]. »

— Albus Dumbledore, Harry Potter à l'école des sorciers

D'après J. K. Rowling, la mort est le thème majeur de la série : « Mes livres parlent beaucoup de la mort. Ils débutent avec la mort des parents de Harry. Il y a la quête obsessionnelle de l'immortalité menée par Voldemort, qui reflète le souhait de toutes les personnes douées de pouvoirs magiques. Je comprends tout à fait pourquoi Voldemort veut conquérir la mort ; nous en sommes tous effrayés »[16].

Amour[modifier | modifier le code]

L'amour est le thème le plus ancien et le plus présent dans la littérature. J. K. Rowling lui accorde une place très importante dans son univers. Dans l'histoire, Harry a ainsi pu survivre grâce à l'amour de sa mère, qui s'est sacrifiée pour lui, en faisant bouclier contre Voldemort[c 2]. L'amour de Lily Potter est l'arme dont bénéficie toujours Harry lorsqu'il ne peut être touché ni du professeur Quirrell, ni de Voldemort lui-même (dans un premier temps). Le sang de sa mère le protège également de la portée de ce dernier, lorsque Harry est recueilli chez sa tante, Pétunia Dursley[e 6].

Dans L'Ordre du phénix, Voldemort, qui depuis sa résurrection l'année précédente se sait immunisé contre la protection dont bénéficiait Harry, tente de prendre possession de son corps, mais ne peut supporter d'être en contact avec cet amour qui reste très présent en lui, et qu'il déteste[e 7].

« S'il y a une chose que Voldemort est incapable de comprendre, c'est l'amour. Il ne s'est jamais rendu compte qu'un amour aussi fort que celui que ta mère avait pour toi laisse sa marque. […] Toucher quelqu'un qui a été marqué par quelque chose d'aussi beau ne pouvait susciter en lui que de la souffrance[a 4]. »

— Albus Dumbledore à Harry Potter, Harry Potter à l'école des sorciers

Le personnage de Severus Rogue, très ambigu depuis le départ, apparaît beaucoup plus lumineux et humain à la fin de l'intrigue, dès lors qu'il révèle les sentiments qu'il éprouvait pour Lily Potter, à Harry même, par le biais de la Pensine[g 3]. Harry comprend alors que ce professeur, qui semblait tant le détester, ne pouvait simplement s'empêcher de faire le rapprochement entre lui et son père, James Potter[g 4] (à qui il vouait une haine viscérale et une jalousie depuis son adolescence[g 5]), de part leur ressemblance physique et quelques traits communs de leur personnalité. Rogue est en réalité un personnage fiable pour Dumbledore, et d'un grand secours pour Harry à plusieurs reprises (Rogue le sauve d'un sortilège de Quirrell en première année[a 5], prévient l'Ordre lorsque Harry est en danger[e 8], dévoile anonymement à Harry la cachette de l'épée de Gryffondor par le biais de son Patronus, lui permettant de détruire les horcruxes[g 6], etc.). Rogue souhaitait mourir après la mort de Lily Potter[e 9], mais a choisi de la venger, en s'engageant auprès de Dumbledore à assurer la survie de son unique fils. Rogue gardera le secret jusqu'à sa mort, de même que Dumbledore, qui avait respecté son choix de ne rien dire et lui en avait fait la promesse malgré lui[g 4], ceci afin de ne pas compromettre leur plan contre Voldemort. En contre-partie, Dumbledore aura veillé régulièrement à ce que Harry ne manque pas de respect au professeur Rogue, à chaque fois qu'ils auront eu à aborder une discussion à son sujet[a 6],[e 10]. D'une certaine manière, l'amour a vaincu par deux fois Voldemort ː celui de Lily Potter pour son fils et celui de Severus Rogue pour Lily.

L'espoir, le bonheur et le désir de vivre sont symbolisés dans l'apparition d'un Patronus[c 3] (un esprit protecteur[17]), qui vient contrer les idées sombres dont les sorciers sont entourés à l'approche d'un Détraqueur. Il existe parfois des similitudes entre les Patronus de deux personnes proches sentimentalement (le Patronus de Harry est par exemple le même que celui de son père, celui de Severus Rogue identique à celui de Lily Potter[17]).

Par ailleurs, Dumbledore reste le sorcier le plus craint par Voldemort, en partie parce qu'il n'a pas peur de mourir. Dumbledore est également convaincu que l'amour représente la plus grande force ː

« Ton incapacité à comprendre qu'il existe des choses bien pires que la mort [sous-entendue, l'incapacité d'aimer] a toujours constitué ta plus grande faiblesse, Tom.[e 11]. »

— Albus Dumbledore à Voldemort, Harry Potter et l'Ordre du phénix

C'est également l'amour que porte Harry à Ron et à Hermione, ainsi qu'à sa famille de coeur (les Weasley), qui le pousse à se rendre dans la forêt interdite auprès de Voldemort à la fin des Reliques de la Mort pour ne pas mettre ses proches davantage en danger. Se sachant condamné, il utilise la pierre de résurrection et voit réapparaître un court instant les fantômes de ses parents et de leurs amis, le temps de lui redonner le courage nécessaire. Ce chapitre trente-quatre du dernier roman (intitulé « Retour dans la forêt ») est d'ailleurs le chapitre le plus marquant pour l'auteure elle-même : « Il représentait le point culminant de 17 années de travail ainsi que le chapitre le plus cathartique de tout ce que j’ai pu écrire[18] ».

Oppression[modifier | modifier le code]

Les universitaires et journalistes abordent dans leurs interprétations du texte le thème de la normalité, de l'oppression, de la survie, et de la différence[19]. Rowling a affirmé que les livres plaident pour la tolérance, dénoncent la bigoterie et transmettent un message sur « la remise en question de l'autorité » et la méfiance vis-à-vis des vérités suggérées par les médias ou la classe dirigeante[20].

Les préoccupations politiques vont plus loin, la volonté de Voldemort de supprimer les "Sang-de-bourbe" et les "cracmols" de la société magique évoquant la persécution et le massacre de différents groupes sous l'Allemagne nazie (que ce soit pour leurs origines ou leurs appartenances politiques). Isabelle Smadja, dans Le Monde diplomatique, a aussi vu dans les initiales de l'aïeul de Voldemort, Salazar Serpentard (en anglais Salazar Slytherin) une référence aux S.S., corps d'élite de Hitler[21]. Rowling a confirmé que la date de la défaite de Gellert Grindelwald, le précurseur de Voldemort, en 1945, n'était pas une coïncidence[22]. Dans un autre entretien, Rowling a expliqué que le message central de la série était celui imparti par Albus Dumbledore dans le quatrième livre : il faut savoir choisir de faire ce qui est juste plutôt que ce qui est facile :

« C'est ainsi que la tyrannie s'installe : les gens font le dos rond, cèdent à la facilité, et se retrouvent dans les ennuis jusqu'au cou[23]. »

— J. K. Rowling (octobre 2000)

Loyauté[modifier | modifier le code]

La loyauté partagée entre le trio d'amis composé d'Harry, Ron et Hermione est un thème essentiel de la saga, même si chacun d'entre eux est, au cours des sept romans, amené à entrer en conflit avec les deux autres. Ainsi, la jalousie qu'éprouve Ron envers Harry dans La Coupe de Feu fait qu'ils ne s'adressent plus la parole durant plusieurs semaines. Harry met également longtemps à pardonner à Hermione le fait d'avoir signalé à un professeur sa réception d'un balai magique tout neuf, d'un expéditeur inconnu, alors qu'elle s'inquiétait simplement pour lui à une période où il était particulièrement menacé[c 4]. Il y a également la violente dispute entre Ron et Hermione au sujet du chat d'Hermione qui aurait dévoré le rat de Ron[c 5], un indice sur l'élément essentiel de l'intrigue du Prisonnier d'Azkaban.

L'un des événements déclencheurs les plus fondamentaux de l'intrigue pourrait être lorsque Peter Pettigrow, avant le début de l'histoire, trahit son meilleur ami, le père de Harry Potter. Par cet acte de déloyauté, motivé par la volonté de sauver sa propre vie (cette trahison n'étant révélée qu'à partir de la fin du troisième roman[c 6]), Pettigrow contribue à sa manière, avec Voldemort, à entraîner l'ensemble de l'intrigue dans un ton assez sombre et dans une guerre finale qui fait perdre la vie à de jeunes personnages et de nombreux membres de l'Ordre du Phénix.

Bellatrix Lestrange montre une extrême loyauté envers son maître Voldemort, mais c'est une forme de loyauté plutôt pervertie qui s'exprime dans une cruauté très marquée[g 7] y compris envers les autres Mangemorts[g 8]. Voldemort, quant à lui, n'est fidèle à personne. Il méprise[g 9], manipule[d 3], torture[d 4] et tue même sans ménagement dans ses accès de colère[g 10] quiconque le fait trébucher dans ses projets, peu importe qu'il ou elle lui ait été fidèle ou non par le passé.

La loyauté du trio principal, celle des étudiants envers leur école[g 11], et celle de Severus Rogue envers la mère assassinée de Harry, Lily Potter, dont il a toujours été amoureux[g 12], semblent finalement de taille face à la solitude de Voldemort et contribuent à sa défaite[g 13], alors que le seul désir et véritable moteur de ce dernier était la quête du pouvoir absolu (en possédant la baguette de sureau[g 14]) et de la vie éternelle (en souhaitant posséder la pierre philosophale[a 7] et créer des Horcruxes[f 2]). En tant que héros de l'histoire, Harry doit prendre les décisions finales, mais reconnaît lui-même qu'il n'aurait pas été capable de faire face seul à toutes ses craintes ː

« Je ne veux pas jouer les faux modestes mais j'ai toujours bénéficié de beaucoup d'aide au moment où je faisais tout ça[e 12]. »

— Harry Potter, Harry Potter et l'Ordre du Phénix

La plus symbolique preuve de loyauté présente dans l'histoire pourrait se situer dans Les Reliques de la Mort, lorsque que le trio se retrouve seul dans la campagne anglaise et que la souffrance liée à la présence d'un médaillon Horcruxe provoque la perte de confiance et de patience de Ron[g 15], l'amenant à abandonner ses meilleurs amis durant plusieurs semaines[g 16]. Mais Dumbledore, en lui léguant le déluminateur par le biais de son testament, savait que ses sentiments pour Hermione et sa fidélité pour Harry le guideraient pour revenir auprès d'eux avant les évènements les plus sombres. En effet, le déluminateur récupère la lumière de l'espace environnant et en répand une nouvelle de manière à guider son utilisateur vers ce qui est le plus important à ses yeux ː

« Elle a flotté vers moi, droit sur ma poitrine […]. Elle était ici (montrant un point proche de son cœur). […] Une fois qu'elle était en moi, j'ai su ce que je devais faire, j'ai su qu'elle m'emmènerait là où je voulais aller[g 17]. »

— Ron Weasley, Harry Potter et les Reliques de la Mort

Perturbé par son propre comportement, Ron se sentira à la fois flatté et honteux d'avoir reçu ce cadeau de Dumbledore[g 18], qui savait comment il réagirait, mais aussi que sa profonde loyauté l'emporterait sur leurs différends.

Rédemption[modifier | modifier le code]

Certaines rivalités naissent dans le cadre scolaire de Poudlard et notamment entre les maisons Gryffondor et Serpentard, qui se retrouvent régulièrement en conflit au fil des générations. Harry Potter appartenant à la maison de Gryffondor, et l'histoire étant racontée de son point de vue, les Serpentard sont souvent considérés avec distance ou de manière assez péjorative : idiots, hargneux et souvent laids. L'Armée de Dumbledore regroupe des élèves de plusieurs maisons mais ne compte aucun Serpentard dans ses rangs.

Lord Voldemort, ainsi que la majorité de ses partisans connus, comme Regulus Black, Bellatrix Lestrange, Rodolphus Lestrange ou les Malefoy, sont des anciens élèves de la maison Serpentard, à l'exception du professeur Quirinus Quirrell de la maison Serdaigle, ou de Peter Pettigrow qui était un Gryffondor[g 19]. Il existe cependant une exception notable à cette correspondance entre les Serpentard et les forces du Mal, révélée dans Harry Potter et le Prince de sang-mêlé : Horace Slughorn, professeur de potions, ne partage pas l'idée que les sorciers de « sang-pur » sont supérieurs aux autres. Il admirait et chérissait Lily Potter, la mère de Harry, pour ses talents en préparation de potions, alors qu'elle était issue d'une famille moldue. Malgré sa volonté de fréquenter des personnes de haut rang et sa vantardise d'avoir le bras long, Slughorn apparaît chaleureux et amical.

Ce manichéisme entre Gryffondor et Serpentard pourrait apporter une ombre au tableau de la saga Harry Potter[24], se refusant pourtant à une application simpliste du bien contre le mal[25]. Il est toutefois notablement atténué dans les derniers tomes[26], et en particulier dans les derniers chapitres, où la maison Serpentard et certains de ses membres apparaissent sous un éclairage plus intéressant : Severus Rogue se révèle ainsi être resté jusqu'au bout du côté de l'Ordre du Phénix au nom de l'amour qu'il éprouvait pour Lily Potter, et aide secrètement son fils dans sa mission pour anéantir Voldemort[g 20] ; Narcissa Malefoy, manipulée par Voldemort vis-à-vis de son fils Drago, finit par apporter son aide à Harry Potter lors de la bataille finale de Poudlard, en faisant croire à son maître que Harry est mort (alors qu'elle le sent encore respirer[g 21]) ; le professeur Slughorn, dont le courage n'est pas une des qualités notables, participe à cette même bataille finale dans les rangs de l'Ordre du Phénix et va jusqu'à affronter Voldemort lui-même[g 22] ; il est aussi indiqué que le mangemort Regulus Black s'est en fait rebellé par le passé contre son maître et a même tenté de détruire l'un de ses Horcruxes[f 3] ; le portrait de Phineas Nigellus Black, quant à lui, apporte son aide à Severus Rogue en essayant de communiquer avec Harry et Hermione quand ceux-ci recherchent les Horcruxes de Voldemort à travers tout le pays. Il incarne d'ailleurs cette rédemption d'une partie des Serpentard à l'issue de la bataille :

« Qu'on dise bien que la maison de Serpentard a joué son rôle ! Que notre contribution ne soit pas oubliée[g 23] ! »

— Phineas Nigellus Black, Harry Potter et les Reliques de la Mort

Par ailleurs, le fait que Harry possède des qualités admirées de Serpentard (la capacité de parler le fourchelang, la volonté de faire ses preuves, l'ambition, le déni des règles, etc.) peut aussi nuancer l'image noire de cette maison, prouvant que l'on peut à la fois adopter ce tempérament et être une personne fréquentable. Enfin, dans l'épilogue de l'histoire, Harry déclare à son fils Albus Severus que les deux prénoms qui lui ont été donnés étaient en hommage à deux directeurs de Poudlard : Albus Dumbledore (son mentor) et Severus Rogue, un Serpentard qu'il considère comme étant « sans doute l'homme le plus courageux » qu'il ait jamais rencontré[g 24].

Origine et publication[modifier | modifier le code]

The Elephant house, un café d'Édimbourg où Rowling écrivit les premières scènes de Harry Potter. Sur la vitrine peut être lu Birthplace of Harry Potter (« Lieu de naissance de Harry Potter »).

En 1990, J. K. Rowling empruntait un train bondé se rendant à Londres depuis Manchester quand le personnage de Harry Potter s'est dessiné dans son esprit. Rowling en fait le récit sur son site internet en disant[27] :

« J'écrivais presque sans interruption depuis l'âge de six ans, mais jamais une idée n'avait engendré chez moi une telle excitation. À mon immense frustration, je n'avais pas sur moi de stylo en état de marche, et j'étais trop timide pour en emprunter un à quelqu'un. Je pense aujourd'hui que ce fut une bonne chose, car je suis restée assise à réfléchir pendant quatre heures (le train a eu du retard), ce qui a permis à tous les détails de s'accumuler pour donner vie dans mon esprit à ce petit garçon maigre à lunettes et aux cheveux noirs qui ignorait qu'il était magicien. »

Dans une entrevue avec Lindsey Fraser, J. K. Rowling indique que l'école de sorcellerie de Poudlard a été la première chose sur laquelle elle s'est concentrée durant son voyage, en imaginant un endroit assez dangereux où régnerait l'ordre, et situé dans un endroit isolé, probablement en Écosse[h 1] (en hommage au lieu de mariage de ses parents[h 1]). Cependant, J. K. Rowling affirme n'avoir jamais vu de château existant pouvant être comparé à celui qu'elle a imaginé. C'est également durant ce voyage que sont nés les personnages de Ronald Weasley, Nick Quasi-Sans-Tête, Rubeus Hagrid et Peeves[h 2], ainsi que l'idée de faire sept sujets différents en sept livres[h 3].

Cinq ans ont été nécessaires à Rowling pour mettre en place l'univers et construire le plan de chaque livre[h 3], avant de commencer l'écriture du premier roman. Durant ce temps, elle a rédigé les biographies complètes de la plupart de ses personnage[h 3], non destinées à être publiées mais conservées à titre personnel.

Rowling a terminé d'écrire Harry Potter à l'école des sorciers en 1995 et envoyé le manuscrit à plusieurs agents littéraires[28]. Le deuxième agent contacté, Christopher Little, s'est proposé de la représenter et a transmis le manuscrit à Bloomsbury. Après que huit autres éditeurs ont refusé le récit, Bloomsbury a offert à Rowling une avance de 2500 livres sterling pour sa publication[29]. Rowling a indiqué aux éditeurs qu'elle n'avait pas ciblé de tranche d'âge particulière, mais ceux-ci ont choisi de viser les enfants de neuf à onze ans[30]. Il a été demandé à Rowling d'adopter un nom de plume plus neutre pour optimiser ses chances d'attirer les lecteurs de sexe masculin, qui seraient plus réticents à découvrir l'œuvre d'un écrivain féminin. Elle choisit le nom de J. K. Rowling (Joanne Kathleen Rowling), reprenant l'initiale du prénom de sa grand-mère en guise de « middle name »[31].

Traductions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Traductions de Harry Potter.

Les livres Harry Potter ont été traduits de l'anglais original vers au moins 73 langues différentes[32].

Un décalage de plusieurs mois s'impose entre les sorties anglaises et les sorties des différentes traductions, conduisant à la vente d'un nombre important de romans Harry Potter en version originale aux fans non anglophones trop impatients pour attendre la sortie des livres dans leur propre langue. Le succès fut tel que le cinquième tome a été le premier livre écrit en anglais à atteindre le sommet des meilleurs ventes en France[33].

Toutes les traductions françaises ont été réalisées par Jean-François Ménard pour Gallimard.

Réception[modifier | modifier le code]

Succès commercial[modifier | modifier le code]

En attendant la sortie du septième tome dans une libraire californienne.

Véritable phénomène éditorial des années 2000, les romans de la série Harry Potter, ont tous été des best-sellers. Les ventes globales sont estimées à plus de 420 millions d'exemplaires, dans 140 pays. En 2012, un éditeur breton a acheté les droits pour sortir la série en breton, portant ainsi à 73 le nombre de langues dans lesquelles la série a fait l'objet de traductions[34]. « Le succès de la série, dont la légende veut qu'il soit né d'un bouche à oreille positif, repose en réalité au moins depuis le quatrième volume sur une stratégie marketing encore inédite, qui ne laisse aucune place à l'improvisation » souligne l'universitaire Cécile Boulaire[35]. Alors qu'en 1999, le premier volume, « passé presque inaperçu », reçoit en France le prix Sorcières, décerné par les libraires spécialisés jeunesse[35], en 2007, le tirage initial du dernier volume de la série s'élève aux États-Unis à 12 millions d'exemplaires, un record[36]. Le lancement de chaque volume fait l'objet d'intenses campagnes de communication et en général 60 % des ventes, « très fortement événementielles », ont lieu dans les premiers jours[35].

Le studio américain Warner Bros., a dès la parution du troisième volume, commencé à adapter les romans au grand écran. Ces films ont également connu un très grand succès.

Le succès commercial de la série a fait de son auteur, J. K. Rowling, la première écrivaine milliardaire de l'histoire de l'édition[37].

Un musée consacré à la série Harry Potter a ouvert ses portes à Londres. Le lieu, qui met en scène les décors de l’adaptation cinématographique, couvre plus de 14 000 m2 et a coûté 100 millions d’euros au studio Warner Bros.[38].

Un espace dédié à Harry Potter a été ouvert à Universal Islands of Adventure à Orlando en Floride. C'est l'un des plus grands investissements de l'histoire des parcs d'attractions.

Impact culturel[modifier | modifier le code]

Jeunes fans arborant l'uniforme de Poudlard.

Le succès sans précédent de la série a montré qu'enfants et adolescents n'étaient pas réfractaires à la lecture. Certains ne considèrent pas cela comme de la littérature dans son sens premier, mais des pavés de plusieurs centaines de pages sont dévorés, le plus souvent en quelques heures, parfois même en version originale[39].

Ainsi en France, le phénomène s'accompagne d'un autre : la parution et la lecture d'œuvres en version originale. En effet, certains étaient étonnés de voir le 21 juillet 2007 (mois standard de la sortie des romans en langue anglaise) les étals des libraires regorger du dernier roman de Harry Potter en anglais. Ainsi la Fnac parisienne des Halles propose les romans anglais aux lecteurs impatients et ne désirant pas attendre jusqu'aux mois d'octobre-novembre, dans des bacs spéciaux disposés dans l'allée centrale : comme un véritable coup de marketing, et les ventes sont exceptionnelles pour un livre en langue originale. Ce phénomène rend bien compte de l'évolution notoire en matière de lecture d'œuvres en version originale en France : il est de plus en plus courant de lire des œuvres bilingues ou en version totalement originale, ce qui était encore exceptionnel il y a une dizaine d'années[40]. Pour la première fois avec L'Ordre du Phénix, un livre anglais a figuré parmi les meilleures ventes de livres[41].

La Pottermania s'étend également au monde du réel. Ainsi, le quotidien israélien Maariv rapporte que la tombe d'un soldat anglais homonyme, le Caporal Harry Potter, mort en 1939 à Hébron lorsque la Palestine était encore sous mandat britannique, et enterré à Ramla près de Tel-Aviv, fait l'objet de « pèlerinages » de la part de touristes, bien qu'il n'ait aucun lien avec la série de livres et de films[42]. Ceci est interprété comme un besoin de créer un objet d'illusion, ce processus étant aussi à la base de l'érotomanie, où il est toutefois beaucoup plus prégnant[43].

En outre, l'univers d'Harry Potter est de plus en plus souvent mentionné par les personnages de nombreux films et séries comme Lost, Dr House, Falling Skies, Supernatural, Le diable s'habille en Prada, Yes Man ou Parents à tout prix ainsi que The Big Bang Theory, ou plus récemment Marvel : Les Agents du SHIELD[44], Boyhood ou encore Love Actually.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Le trio Radcliffe, Watson et Grint, interprètes de Harry Potter, Hermione Granger et Ron Weasley dans les films Harry Potter (2001-2011)
Article détaillé : Harry Potter (films).

Les deux premiers épisodes ont été adaptés au cinéma par le réalisateur Chris Columbus. C'est le jeune acteur Daniel Radcliffe qui joue Harry Potter, accompagné de Rupert Grint dans le rôle de Ron Weasley et d'Emma Watson dans le rôle d'Hermione Granger. L'adaptation cinématographique du troisième roman a été confiée cette fois à Alfonso Cuarón, qui s'est quelque peu écarté des choix de son prédécesseur. Mike Newell est le réalisateur du quatrième opus qui mêle les styles de ses deux prédécesseurs sur fond de blockbuster. David Yates, quant à lui, s'est chargé de la réalisation des cinquième et sixième films. Il a réalisé également le septième volet, mais de manière un peu particulière : en effet, le film, trop long s'il était réalisé en une seule partie, a donc été divisé en deux opus qui sont sortis au cinéma à huit mois d'intervalle[45].

  1. Harry Potter à l'École des Sorciers de Chris Columbus ()
  2. Harry Potter et la Chambre des Secrets de Chris Columbus ()
  3. Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban de Alfonso Cuarón ()
  4. Harry Potter et la Coupe de Feu de Mike Newell ()
  5. Harry Potter et l'Ordre du Phénix de David Yates ()
  6. Harry Potter et le Prince de sang-mêlé de David Yates ()
  7. Harry Potter et les Reliques de la Mort de David Yates 1re partie : ()
  8. Harry Potter et les Reliques de la Mort de David Yates 2e partie : ()

Ces adaptations ont connu un important succès dans les salles. À propos de ces films, J.K. Rowling a déclaré : « Il y a eu des moments où j'ai regretté d'avoir cédé les droits cinématographiques[46]. »

Au théâtre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Harry Potter et l'Enfant maudit.

Après les manuscrits, les films et les livres audio, une pièce de théâtre intitulée Harry Potter et l'Enfant maudit[47] est jouée à Londres en juillet 2016. Elle a été écrite par Jack Thorne et est mise en scène par John Tiffany, en collaboration avec J. K. Rowling. La pièce sera également publiée[48]. le même jour au Royaume-Uni, puis le 14 octobre en France. La représentation de la pièce à Londres est très bien accueillie par les fans en raison de la mise en scène très pointilleuse[réf. nécessaire]. Le script de la pièce est en revanche critiqué par ces mêmes fans et qualifié de « fanfiction » en raison de son trop grand nombre d'incohérences et de « dialogues mièvres », en comparaison de l'histoire originelle de J. K. Rowling[49].

En livres audio[modifier | modifier le code]

Bernard Giraudeau a effectué la lecture sonore (donnant une voix particulière à chaque personnage) de la traduction francophone des cinq premiers romans :

Les versions britanniques sont lues par Stephen Fry et les versions américaines par Jim Dale.

L'univers des fans[modifier | modifier le code]

Fanfictions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Potterfiction.

Les fanfictions sont des fictions basées sur une œuvre littéraire ou n'importe quel support contenant une histoire et des personnages (film, jeux, bande-dessinée...), dont la série des livres Harry Potter.

Sur Internet[modifier | modifier le code]

Harry Potter est une œuvre très plébiscitée par les jeunes. Cette génération, très tournée vers l'Internet, a su faire vivre sa passion sur la toile en développant de très nombreux sites et forums sous la forme de sites d'informations, de sites interactifs, de forums pratiquant le RPG. Le plus répandu réside dans le concept de Poudlard Interactif (PI), où les membres peuvent vivre à la manière d'élèves sorciers en suivant des cours, en jouant au célèbre quidditch, en réalisant des Duels, ou en s'exerçant à divers concours.

Tous ces sites ne sont pas des sites exploités et gérés par Warner ou Rowling comme Pottermore, mais par des fans.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Lego Harry Potter[modifier | modifier le code]

Une gamme Lego Harry Potter a été créée en 2001 et fut arrêtée en 2007. Elle fut relancée en 2010 mais elle s'arrêta en 2011. De plus, on retrouve deux jeux vidéo mettant en scène cet univers regroupant les tomes 1 à 4 et 5 à 7. Ces deux jeux, parus respectivement en 2010[50] et 2011[51], sont disponibles sur plusieurs plateformes.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Jeu vidéo Harry Potter.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Harry Potter.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références bibliographiques[modifier | modifier le code]

Romans

J. K. Rowling, Harry Potter à l'école des sorciers, Gallimard Jeunesse (Poche), (ISBN 2070518426)

  1. chap.1 (p. 17 édition poche)
  2. chap.17 (p. 291 édition poche)
  3. chap.17 (p. 291 édition poche)
  4. chap.17 (p. 292 édition poche)
  5. chap.17 (p. 282 édition poche)
  6. chap.17 (p. 292 édition poche)
  7. chap.17 (p. 290 édition poche)

J. K. Rowling, Harry Potter et la Chambre des secrets, Gallimard jeunesse (Poche), (ISBN 2070524558)

  1. chap.13 (p. 256 édition poche)

J. K. Rowling, Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, Gallimard Jeunesse (Poche), (ISBN 2070528189)

  1. chap.19 (p. 400 édition poche)
  2. chap.12 (p. 258 édition poche)
  3. chap.12 (p. 256 édition poche)
  4. chap.12 (p. 251-252 édition poche)
  5. chap.12 (p. 271 édition poche)
  6. chap.19 (p. 389 édition poche)

J. K. Rowling, Harry Potter et la Coupe de feu, Gallimard Jeunesse, (ISBN 2070543587)

  1. chap.32 (p. 666 édition poche)
  2. chap.37 (p. 751 édition poche)
  3. chap.33 (p. 675 édition brochée)
  4. chap.33 (p. 678 édition brochée)

J. K. Rowling, Harry Potter et l'Ordre du phénix, Gallimard Jeunesse, (ISBN 2070556859)

  1. chap.35 (p. 904 édition brochée)
  2. chap.4 (p. 80 édition brochée)
  3. chap.37 (p. 925 édition brochée)
  4. chap.28 (p. 724 édition brochée)
  5. chap.36 (p. 910 édition brochée)
  6. chap.37 (p. 938 édition brochée)
  7. chap.37 (p. 947 édition brochée)
  8. chap.37 (p. 932 édition brochée)
  9. chap.33 (p. 724 édition brochée)
  10. chap.37 (p. 929 édition brochée)
  11. chap.17 (p. 915 édition brochée)
  12. chap.16 (p. 389 édition brochée)

J. K. Rowling, Harry Potter et le Prince de sang-mêlé, Gallimard Jeunesse, (ISBN 2070572676)

  1. chap.28 (p. 668 édition brochée)
  2. chap.23 (p. 547 édition brochée)
  3. chap.28 (p. 669 édition brochée)

J. K. Rowling, Harry Potter et les Reliques de la Mort, Gallimard Jeunesse, (ISBN 9782070615360)

  1. chap.16 (p. 354 de l'édition brochée)
  2. a et b chap.33 (p. 706 édition brochée)
  3. chap.33 (p. 724 édition brochée)
  4. a et b chap.33 (p. 725 édition brochée)
  5. chap.33 (p. 720 édition brochée)
  6. chap.19 (p. 392 édition brochée)
  7. chap.23 (p. 497 édition brochée)
  8. chap.23 (p. 492 édition brochée)
  9. chap.1 (p. 20 édition brochée)
  10. chap.27 (p. 586 édition brochée)
  11. chap.31 (p. 653 édition brochée)
  12. chap.33 (p. 734 édition brochée)
  13. chap.33 (p. 733 édition brochée)
  14. chap.21 (p. 437 édition brochée)
  15. chap.15 (p. 332 édition brochée)
  16. chap.19 (p. 408 édition brochée)
  17. chap.19 (p. 412 édition brochée)
  18. chap.20 (p. 419 édition brochée)
  19. chap.33 (p. 718 édition brochée)
  20. chap.32 et 33 (p. 702 à 737 édition brochée)
  21. chap.36 (p. 775 édition brochée)
  22. chap.36 (p. 785 édition brochée)
  23. chap.36 (p. 798 édition brochée)
  24. Épilogue (p. 808-809 édition brochée)
Hors-série
Autres
  • Lindsey Fraser, Rencontre avec J. K. Rowling, l'auteur de Harry Potter, Gallimard, (ISBN 2-07-054580-6)
  1. a et b p. 25
  2. p. 24
  3. a, b et c p. 26

Autres références[modifier | modifier le code]

  1. Ce sont les noms issus de cette traduction qui sont utilisés dans cet article, et dans les articles connexes.
  2. Frédéric Lewino et Gwendoline Dos Santos, « C'est également arrivé un 27 juin », sur Le Point.fr,‎
  3. (en) Dr Marian Allsobrook, « Potter's place in the literary canon », BBC,‎
  4. (en) « "Harry Potter" : huit chiffres 8 ans après la sortie du dernier tome », sur rtl.fr (consulté le 23 avril 2016).
  5. (en) « Who Wrote ‘Harry Potter And The Cursed Child’? J.K. Rowling Had Help », sur ibtimes.com,‎
  6. (en) « HARRY POTTER AND THE CURSED CHILD - The Eighth Story. Nineteen Years Later. », sur Littlebrown.co.uk,‎
  7. http://www.ozap.com/actu/jk-rowling-ecrit-prequel-harry-potter/141788
  8. (en) Kerrie Anne Le Lievre, « Wizards and wainscots: generic structures and genre themes in the Harry Potter series », CNET Networks, Inc.,‎
  9. (fr) Jeanne de Ménibus, « Harry Potter : les raisons du succès... », L'Express,‎
  10. a et b (en) « Harry Potter makes boarding fashionable », BBC,‎
  11. (en) Lana A. Whited, The Ivory Tower and Harry Potter: Perspectives on a Literary Phenomenon, University of Missouri Press, (ISBN 9780826215499), p. 28
  12. Voyage au bout de la nuit, coll Omnibus, éditée en 1998, p. 775 à 793.
  13. (en) « Two characters to die in last 'Harry Potter' book: J.K. Rowling », CBC,‎
  14. Lev Grossman, « Harry Potter's Last Adventure », Time Inc
  15. « Press views: The Deathly Hallows », Bloomsbury Publishing
  16. (en) Geordie Greig, « There would be so much to tell her... », Daily Telegraph,‎
  17. a et b « "Sortilège du Patronus" », sur Wikia Harry Potter (consulté le 11 novembre 2016)
  18. « Harry Potter : J.K. Rowling dévoile son chapitre préféré », sur Melty (consulté le 28 novembre 2016)
  19. (en) Janey Greenwald, « Understanding Harry Potter: Parallels to the Deaf World », The Journal of Deaf Studies and Deaf Education, vol. 10, no 4,‎ , p. 442–450 (ISSN 1081-4159, DOI 10.1093/deafed/eni041, lire en ligne)
  20. « Interview de J.K. Rowling au Carnegie Hall de le cadre de son “Open Book Tour” », sur Poudlard.org
  21. Isabelle Smadja, « Le Mal et l'enfant sauveur », Le Monde diplomatique,‎ (consulté le 4 décembre 7)
  22. Melissa Anelli & Emerson Spartz, « Entrevue pour The Leaky Cauldron et Mugglenet », sur The Leaky Cauldron,‎
  23. Max Wyman, « 'You can lead a fool to a book but you can't make them think': author has frank words for the religious right », The Vancouver Sun, repris sur Accio-quote,‎
  24. « Harry Potter expliqué aux parents - "l'auteur a structuré son récit autour d'un manichéisme primaire". (8e paragraphe) » (consulté le 8 décembre 2009)
  25. « Harry Potter et la guerre entre le bien et le mal - Lamed.fr » (consulté le 8 décembre 2009)
  26. « Critique de Harry Potter et l'Ordre du Phénix - "J.k. Rowling a révolutionné la littérature enfantine...absence de manichéisme ras des pâquerettes..." » (consulté le 8 décembre 2009)
  27. (fr) J. K. Rowling, « Biographie », JKRowling.com,‎
  28. (en) « Final Harry Potter book set for release », Euskal Telebista,‎
  29. (en) Lana A. Whited, The Ivory Tower and Harry Potter: Perspectives on a Literary Phenomenon, University of Missouri Press, (ISBN 9780826215499, lire en ligne), p. 351
  30. Scott Huler, « The magic years », News Observer, The News & Observer Publishing Company,‎ (lire en ligne)
  31. (en) Richard Savill, « Harry Potter and the mystery of J K's lost initial », Telegraph.com,‎
  32. « Harry Potter en 8 chiffres, huit ans après la sortie du dernier tome », sur RTL.fr (consulté le 2 janvier 2016)
  33. (en) « OOTP is best seller in France - in English! », sur BBC.co.uk,‎ (consulté le 2 octobre 2009)
  34. http://www.culture-bretagne.net/harry-potter-e-brezhoneg-harry-potter-en-breton-17-octobre/
  35. a, b et c Cécile Boulaire, « Les mutations de l'édition et de la presse jeunesse » in Jean-Yves Mollier, Où va le livre ? Édition 2007-2008, La Dispute, coll. « États des lieux », 2007, p. 141-142.
  36. (en) « Record print run for final Potter », BBC News, 15 mars 2007.
  37. (en) « J.K. Rowling And The Billion-Dollar Empire », Forbes, 26 février 2004.
  38. Article sur BFMTV.com
  39. Cécile Jaurès, « Harry Potter en version originale est un bon professeur d'anglais », La Croix,‎
  40. Sophie Bourdais, « Harry Potter et les cinq miracles », Télérama,‎
  41. (en) « BBC News : OOTP is best seller in France - in English! »
  42. « Requiem », Courrier international, no 744,‎ (lire en ligne)
  43. Chantal Simon Hagué, Benoît Dalle, Claude Dumezil, Yves Edel, Jean Jamin, Piotr Kaminsky, Jannick Thiroux, « Table ronde n° 1 enregistrée à Paris », Analyse freudienne presse « Les objets et leurs passions I », no 11,‎ , p. 11-42 (ISBN 2749204011, ISSN 1253-1472)
  44. [1] Season 1, Episode 9 Leo Fitz : No! You do not touch that! Two semesters minimum of holographic engineering before you touch this! Skye : All right, All right. I get it. I didn't go to your stupid SHIELD Hogwarts or whatever. I'm gonna go upstairs. And I'm gonna do my own research on my computer. My boring, old, flat computer.
  45. Olivier Corriez, « Au cinéma, il y aura huit Harry Potter », LCI,‎
  46. Figaro.
  47. « Harry Potter et l’enfant maudit : la suite de la saga dévoilée », sur La Dépêche (consulté le 6 novembre 2015)
  48. « Un livre pour raconter Harry Potter, dix-neuf ans après le dernier tome », sur Le Monde,‎ (consulté le 11 février 2016)
  49. « Harry Potter et l’Enfant maudit » : une suite réussie mais dispensable., sur Le Monde,‎ (consulté le 6 novembre 2016)
  50. « Lego Harry Potter: Years 1-4 for Wii », sur gamefaqs.com (consulté le 13 janvier 2016).
  51. « Lego Harry Potter: Years 5-7 for Wii », sur gamefaqs.com (consulté le 13 janvier 2016).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]
  • Joanne Kathleen Rowling et Lindsey Fraser (dir.) (trad. Florence Meyeres), Rencontre avec J.K. Rowling, l'auteur de Harry Potter, Paris, Gallimard, , 64 p. (ISBN 9782070545803 et 2070545806)
  • Benoît Virole, L'enchantement Harry Potter : la psychologie de l'enfant nouveau, Paris, Hachette littératures, (ISBN 9782012790827 et 2012790828)
  • Allan Kronzek et Elisabeth Kronzek, Le livre de l'apprenti sorcier : un guide du monde magique de "Harry Potter, Paris, l'Archipel, (ISBN 9782841874323 et 284187432X)
  • Isabelle Smadja, Harry Potter : les raisons d'un succès, Paris, Presses universitaires de France, (ISBN 9782130522058)
  • David Colbert, Les mondes magiques de Harry Potter, Paris, Pré aux Clercs, (ISBN 9782842281441)
  • Sean Smith, J.K. Rowling : la magicienne qui créa Harry Potter, Lausanne, Favre, (ISBN 9782828906924)
  • Antoine Guillemain, Mon pote Harry Potter, Paris, Archipel, (ISBN 9782841874347, lire en ligne)
  • Andrew Blake, L'irrésistible ascension d'Harry Potter, Paris, Le Félin, (ISBN 9782866454913)
  • Roland Ernould, Quatre approches de la magie : Du rond des sorciers à Harry Porter. Claude Seignolle, Peter Straub, Stephen King, Joanne K. Rowling, Paris, L'Harmattan, (ISBN 9782747541695)
  • Roger Highfield, Harry Potter et la science, Paris, Flammarion, (ISBN 9782080685322)
  • Noëlle Hausman et Benoît Carniaux (préf. Charles Delhez), Que penser de... ? Harry Potter, Namur, Fidélite, coll. « Que penser de... ? », (ISBN 9782873562670 et 2873562676)
  • Edi Vesco, Le guide magique du monde de Harry Potter, Paris, l'Archipel, (ISBN 9782841875337)
  • Denis Labbé et Gilbert Millet, Étude sur J.K. Rowling Harry Potter à l'école des sorciers : J.K. Rowling, Paris, Ellipses, (ISBN 9782729815820)
  • Stéphanie Chica, Tout l'univers magique de Harry Potter, Grainville, City éd, (ISBN 9782915320572)
  • Stephen Brown, Harry Potter : comment le petit sorcier est devenu le roi du marketing, Paris, Dunod, (ISBN 9782100493777)
  • Éric Auriacombe, Harry Potter, l'enfant héros : essai sur la psychopathologie de Harry Potter, Paris, Presses universitaires de France, (ISBN 9782130553557)
  • Sophie de Mijolla-Mellor, L'enfant lecteur : de la Comtesse de Ségur à Harry Potter, les raisons du succès, Paris, Bayard, (ISBN 9782227474529)
  • Shawn Klein, David Bagget et William Irwin, Harry Potter et la philosophie : petit traité à l'usage des Moldus, Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon, (ISBN 9782749904405)
  • Christine-Sarah Carstensen, Devenir magicien de sa vie : mode d'emploi : Harry Potter, le Chaperon rouge, Merlin l'enchanteur, et les autres, à l'usage des grands, Paris, Éd. Dervy, (ISBN 9782844544353)
  • Isabelle Cani, Harry Potter ou l'anti-Peter Pan : pour en finir avec la magie de l'enfance, Paris, Fayard, (ISBN 9782213634555)
  • André-François Ruaud et al., Les nombreuses vies de Harry Potter, Lyon, Moutons électriques, coll. « La bibliothèque rouge », (ISBN 9782915793819 et 2915793816)
  • Méziane Hammadi, Les messages cachés de Harry Potter, Monaco, Éditions Alphée - Jean-Paul Bertrand, coll. « DOCUMENTS », (ISBN 9782753803541)
  • Lucie de Lossendière, La magie révélée dans Harry Potter, Paris, Contre-dires, coll. « ARTICLES SANS C », (ISBN 2849330906 et 978-2849330906)
  • Laurence Motoret, Les orphelins dans le cycle romanesque Harry Potter de J. K. Rowling, in Sigila no 22, 2008
  • Marina Lenti, Le Monde de Harry P., Belin (juin 2009) (ISBN 978-2-7011-5286-8)
  • Steve Vander Ark, L'Encyclopédie - le guide complet de l'univers magique de Harry Potter, Alterre (juin 2009) (ISBN 2923640063)
  • Aubrey Malone, Harry Potter de A à Z, Saint-Victor-d'Épine, City éd, (ISBN 2352882931)
  • Sébastien Nadot, Harry Potter champion de quidditch : la crise du sport dans le miroir scolaire, in "Harry Potter : la crise dans le miroir", Université de Nice Sophia Antipolis, colloque international, Nice, 12 novembre 2008.
En anglais[modifier | modifier le code]
En d'autres langues[modifier | modifier le code]
  • (de) Paul Bürvenich, Der Zauber des Harry Potter - Analyse eines literarischen Welterfolgs, Peter Lang Verlag (octobre 2001) (ISBN 978-3-631-38743-6)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Svetchine, Harry Potter, la magie d'un succès, MCE TV (juillet 2011)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]