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Harry Potter

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Harry Potter
Image illustrative de l'article Harry Potter

Auteur J. K. Rowling
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Fantasy
Version originale
Langue Anglais britannique
Titre Harry Potter
Éditeur Bloomsbury Publishing
Lieu de parution Londres
Date de parution 19972007 (saga originale)
2016 (pièce de théâtre)
Ouvrages du cycle Série romanesque :
1. The Philosopher's Stone
2. The Chamber of Secrets
3. The Prisoner of Azkaban
4. The Goblet of Fire
5. The Order of the Phoenix
6. The Half-Blood Prince
7. The Deathly Hallows

Suite théâtrale :
8. The Cursed Child
Version française
Traducteur Jean-François Ménard
Éditeur Gallimard Jeunesse
Lieu de parution Paris
Date de parution 19982007 (saga originale)
2016 (pièce de théâtre)
Ouvrages du cycle Série romanesque :
1. À l’école des sorciers
2. La Chambre des secrets
3. Le Prisonnier d'Azkaban
4. La Coupe de feu
5. L'Ordre du phénix
6. Le Prince de sang-mêlé
7. Les Reliques de la Mort

Suite théâtrale :
8. L'Enfant maudit

Harry Potter est une série littéraire de fantasy écrite principalement par J. K. Rowling, dont la suite romanesque s'est achevée en 2007. Une pièce de théâtre, Harry Potter et l'Enfant maudit, basée sur une histoire originale de l'auteur, écrite par Jack Thorne et mise en scène par John Tiffany, a été jouée en 2016 à Londres. Les livres et le script de la pièce ont été traduits en français par Jean-François Ménard[1].

La saga raconte les aventures d'un apprenti sorcier nommé Harry Potter et de ses amis Ron Weasley et Hermione Granger à l'école de sorcellerie Poudlard, dirigée par Albus Dumbledore. L'intrigue principale de la série met en scène le combat du jeune Harry Potter contre un mage noir réputé immortel et surpuissant, Lord Voldemort (connu aussi sous le nom de Tom Elvis Jedusor) qui a autrefois assassiné ses parents. À la tête d'un groupe de fidèles adeptes de magie noire, les Mangemorts, Voldemort cherche depuis des décennies à acquérir un pouvoir absolu sur le monde des sorciers.

En juillet 2016, le script de la pièce Harry Potter et l'Enfant maudit, écrite par Jack Thorne, est publié. La pièce est écrite sur la base d'une histoire de J. K. Rowling et met en scène les personnages de la saga originale et leurs enfants, en racontant leurs aventures dix-neuf ans après la fin du dernier tome.

Huit films à succès (le dernier roman ayant été scindé au cinéma en deux parties sorties à huit mois d'écart), ainsi que des jeux vidéo et de nombreux autres produits dérivés ont été adaptés de la série de romans.

Depuis la sortie du premier livre de la série le [2], Harry Potter à l'école des sorciers, écrit par J. K. Rowling, les livres ont gagné une grande popularité, représenté un véritable succès commercial et ont été acclamés par la critique[3]. En janvier 2016, ils avaient été vendus à plus de 450 millions d'exemplaires et traduits dans près de 75 langues[4].

Présentation

Série romanesque

Il s'agit d'une saga composée de sept romans originaux, publiée entre 1997 et 2007 :

  1. Harry Potter à l'école des sorciers (1997)
  2. Harry Potter et la Chambre des secrets (1998)
  3. Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban (1999)
  4. Harry Potter et la Coupe de feu (2000)
  5. Harry Potter et l'Ordre du phénix (2003)
  6. Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (2005)
  7. Harry Potter et les Reliques de la Mort (2007)

L'histoire, se situant dans les années 90, raconte la jeunesse de Harry Potter, sorcier orphelin élevé sans affection ni respect par une famille Moldue (sans pouvoirs magiques), et qui découvre progressivement son identité de sorcier, son héritage tragique et la responsabilité qui lui revient.

Harry est considéré comme « le Survivant » depuis que, dix ans plus tôt, ses parents, Lily Evans et James Potter, ont été tués par Lord Voldemort, un puissant mage noir. Celui-ci s'en serait ensuite pris à Harry, mais son sortilège aurait ricoché : Harry survit, alors que Lord Voldemort disparaît. Harry a gardé comme marque de cette rencontre une cicatrice en forme d'éclair sur le front qui le rend désormais célèbre parmi les sorciers, tandis qu'il demeure très ordinaire et discret parmi les moldus.

Chacun des romans se déroule le long d'une année scolaire, tout au long de la jeunesse de Harry. Durant ces sept ans, le jeune sorcier va notamment assister au retour de Voldemort et à sa seconde ascension vers le pouvoir, et le combattre jusqu'à l'affrontement final du septième et dernier tome.

Harry Potter à l'école des sorciers (1997)

Réplique du château de Poudlard à Universal's Islands of Adventure.

L'intrigue du premier roman débute durant l'été 1991. Peu avant son onzième anniversaire, Harry reçoit une lettre l'invitant à se présenter lors de la rentrée des classes à l'école de sorcellerie de Poudlard. Malgré les tentatives de son oncle et de sa tante pour l'empêcher de s'y rendre, Rubeus Hagrid, un « demi-géant » envoyé par le directeur de Poudlard, Albus Dumbledore, va faire découvrir à Harry le monde des sorciers et l'emmener à la gare de King's Cross de Londres, où il prendra le Poudlard Express qui le conduira jusqu'à sa nouvelle école. Une fois à Poudlard, Harry apprend à maîtriser et utiliser les pouvoirs magiques qu'il possède et se fait deux amis inséparables : Ronald Weasley et Hermione Granger. Le trio tente d'empêcher Voldemort de s'emparer, par le biais de l'un de ses partisans, de la pierre philosophale de Nicolas Flamel gardée au château par Dumbledore et les autres professeurs de Poudlard.

Harry Potter et la Chambre des secrets (1998)

Dans l'intrigue de ce second roman, Harry et ses amis doivent faire face à une nouvelle menace à Poudlard. La fameuse Chambre des secrets, bâtie plusieurs siècles plus tôt par l'un des fondateurs même de l'école, Salazar Serpentard, aurait été rouverte par son « héritier ». Une Chambre qui, selon la légende, contiendrait un gigantesque monstre destiné à tuer les enfants moldus acceptés à l'école contre le souhait de Serpentard. Hermione, née de parents moldus, se retrouve elle aussi menacée. Harry, sachant parler le fourchelang, est accusé en premier lieu d'être l'héritier de Serpentard par la plupart des élèves, tandis que Ginny Weasley, la sœur de Ron, est curieusement manipulée par un journal intime ayant appartenu à un certain Jedusor. Harry apprend par la suite que Jedusor et Voldemort sont devenus une seule et même personne, et que Jedusor est le véritable héritier de Serpentard, agissant sur l'école par le biais de ses souvenirs conservés dans son journal.

Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban (1999)

Le village de Pré-au-Lard construit à Universal's Islands of Adventure.

À l'été 1993, les sorciers, ainsi que les moldus, sont informés de l'évasion de prison d'un dangereux criminel nommé Sirius Black. Un peu plus tard, Harry apprend qu'il s'agit d'un sorcier s'étant évadé pour le retrouver et le tuer afin de permettre à Voldemort, son maître, de retrouver l'étendue de son pouvoir. Un important dispositif de sécurité est donc mis en place à Poudlard pour assurer la protection de Harry durant l'année. De son côté, celui-ci fait la connaissance de son nouveau professeur de défense contre les forces du mal, le professeur Lupin, qui est un ancien ami de ses parents et duquel il devient très proche. Harry utilise la cape d'invisibilité de son père et une vieille carte magique, la carte du Maraudeur, que Fred et George Weasley viennent de lui offrir, pour explorer les recoins méconnus du château et se rendre au village voisin de Pré-au-Lard avec ses amis sans se faire remarquer. Lupin le rappelle à l'ordre en lui rappelant le sacrifice de ses parents pour sa propre survie. Le professeur décide de lui confisquer sa carte (qu'il reconnaît pour avoir contribué à la fabriquer). En fin d'année, Sirius Black parvient à attirer Harry, Ron et Hermione à l'écart de l'école et, en présence de Lupin qui les retrouve, leur explique les réelles motivations de son évasion : retrouver et tuer Peter Pettigrow, un sorcier qui se cache sous l'apparence d'un rat (celui de Ron) pour mieux fuir. Pettigrow était, comme ses anciens amis Sirius Black, Lupin et James Potter, l'un des quatre fondateurs de la carte du Maraudeur dans les années 70. Selon Black, Pettigrow serait le responsable de la trahison de James et Lily Potter. Avant de mourir, ceux-ci avaient fait de Sirius Black leur témoin de mariage et le parrain de leur fils, Harry.

Harry Potter et la Coupe de feu (2000)

Article détaillé : Harry Potter et la Coupe de feu.

Dans l'intrigue du quatrième roman, une édition du célèbre tournoi des Trois Sorciers se déroule exceptionnellement à Poudlard et deux autres délégations européennes se rendent sur place pour participer à la compétition : des élèves de l'Académie de magie Beauxbâtons, et ceux de l'Institut Durmstrang. La Coupe de feu, chargée de sélectionner le champion de chaque école, choisit exceptionnellement deux champions pour Poudlard : Cedric Diggory et Harry Potter, ce dernier n'ayant pourtant pas l'âge requis du haut de ses 14 ans pour participer à la compétition. Le règlement est strict et les organisateurs se doivent d'obéir au choix de la Coupe de feu. Par conséquent, Harry se voit contraint de participer au tournoi, qui se déroule sur trois épreuves réparties sur l’année. La première consiste à récupérer un œuf d'or protégé par un dragon, la seconde à récupérer la personne qui lui est la plus chère et qui se trouve prisonnière des créatures du lac de Poudlard et la dernière, à progresser dans un labyrinthe à obstacles pour atteindre le trophée de la victoire placé en son centre. Alors que Harry et Cedric saisissent le trophée en même temps, ils sont téléportés auprès de Peter Pettigrow. Pettigrow tue Cedric Diggory sous les yeux de Harry et utilise le sang de ce dernier, nécessaire pour faire renaître Voldemort et ôter au garçon sa protection l'ayant immunisé jusqu'alors contre les pouvoirs du mage noir. Harry affronte Voldemort qui a repris forme humaine, mais parvient à lui échapper en attrapant une nouvelle fois le trophée qui le ramène à Poudlard. Convaincu par le récit de Harry, Dumbledore décide de reformer une ancienne organisation qui avait pris fin à la première chute de Voldemort, quinze ans plus tôt. Il fait alors appel à ses anciens membres, notamment Sirius Black, Remus Lupin, Severus Rogue, le professeur McGonagall et la famille Weasley.

Harry Potter et l'Ordre du phénix (2003)

Article détaillé : Harry Potter et l'Ordre du phénix.

Au début de ce cinquième roman, Harry retrouve son parrain Sirius Black, Remus Lupin, Hermione et la famille Weasley au 12 square Grimmaurd, chez Sirius, et apprend que ce dernier a fait de sa maison le quartier général de l'Ordre du Phénix, l'organisation fondée par Dumbledore pour contrer Voldemort et ses partisans, tandis que le ministère de la Magie, malgré les événements de l’an passé, refuse d'admettre le retour du mage noir. Harry, Ron et Hermione retournent à Poudlard, où un nouveau professeur de défense contre les forces du mal, Dolores Ombrage, engagée par le ministre de la Magie lui-même, ne tarde pas à instaurer un régime totalitaire sur l'école, interdisant aux élèves de pratiquer la magie, de se rassembler en groupe ou de lire certains articles de presse défendant le point de vue de Harry Potter sur le retour de Voldemort. Hermione décide d'agir et de fonder une seconde organisation au sein même de l'école, l'Armée de Dumbledore, pour contrer Ombrage et inciter les élèves volontaires à pratiquer la magie pour apprendre à se défendre face aux dangers extérieurs que les autorités souhaitent taire. À la fin de l'année, piégé par Voldemort, Harry se rend au ministère de la Magie où il pense que son parrain est détenu et torturé. Il est accompagné de Ron, Hermione, Ginny Weasley, Luna Lovegood et Neville Londubat. Severus Rogue prévient les autres membres de l’Ordre, qui se précipitent au secours de Harry et de ses amis aux prises avec les mangemorts. Sirius Black meurt durant la bataille, tué par sa propre cousine et bras droit de Voldemort. De retour à Poudlard, Harry apprend le contenu de la prophétie qui le concernait depuis sa naissance : il est la seule personne à avoir une chance de vaincre définitivement Voldemort. Après les événements du ministère dont il a été témoin, le ministre Cornelius Fudge admet enfin le retour de Voldemort et la deuxième guerre débute officiellement.

Harry Potter et le Prince de sang-mêlé (2005)

Le livre du Prince de sang-mêlé aux studios Harry Potter.

L'intrigue de ce sixième roman se concentre davantage sur l'histoire de Voldemort, de sa jeunesse passée dans un orphelinat jusqu'au meurtre de sa famille paternelle. Un passé que Harry et Dumbledore éclaircissent en visionnant les souvenirs des personnes ayant fréquenté Voldemort dans sa jeunesse. Ils apprennent l'existence des horcruxes, des fragments d'âmes de Voldemort que celui-ci aurait réparti en différents objets, qu'il leur faut détruire un à un pour que Harry puisse avoir une chance de le vaincre. En parallèle, durant ses cours de potions, Harry récupère un vieux manuel ayant appartenu à un certain « Prince de sang-mêlé ». Le livre regorge d'une multitude de conseils et de notes ajoutés à la main par son ancien propriétaire, et grâce auxquels Harry obtient d'extraordinaires résultats. Il apprend plus tard que l'ancien propriétaire du livre n'était autre que Severus Rogue. Par ailleurs, ce dernier se voit chargé d'une mission particulière et secrète par Dumbledore, à l'insu des autres membres de l'Ordre. Le directeur sait que le jeune Drago Malefoy a été chargé par Voldemort de le tuer. Se sachant condamné, Dumbledore demande à Rogue d'intervenir à la place de Drago en temps voulu afin d'empêcher celui-ci de devenir un meurtrier, permettant dans un même temps de demeurer crédible auprès de Voldemort (auprès de qui Rogue est sensé rester fidèle). Rogue, non sans protester, finit par accepter la demande de Dumbledore. Lorsque le directeur revient d'un voyage avec Harry avec un nouvel horcruxe, l'école se trouve attaquée par des mangemorts, que Drago Malefoy est parvenu à faire entrer. Se trouvant face à Dumbledore, Malefoy hésite. Dumbledore fait alors signe à Rogue. Celui-ci tue le directeur sous les yeux de Harry, qui ignore tout de leur arrangement. Harry poursuit Rogue et les autres mangemorts en fuite avec acharnement. Rogue l'empêche de combattre, puis disparaît, laissant Harry, les autres élèves et tout le personnel de Poudlard pleurer la perte du plus grand sorcier de sa génération et principal obstacle de Voldemort.

Harry Potter et les Reliques de la Mort (2007)

Symbole des Reliques de la Mort.

Après la mort de Dumbledore, Harry, Ron et Hermione, âgés à présent de 17 ans, décident de ne pas retourner à Poudlard pour leur dernière année d'études et de se consacrer entièrement à la recherche des horcruxes. Ils trouvent le médaillon de Serpentard au ministère de la Magie et apprennent que l'épée de Gryffondor a permis à Dumbledore de briser la bague horcruxe des Gaunt l'année précédente. Severus Rogue, par le biais de son patronus, guide Harry jusqu'à la cachette de l'épée et Ron s'en sert pour détruire le médaillon. En parallèle, le trio apprend l'existence de trois reliques très puissantes : la baguette de sureau (dont Voldemort serait déjà en possession), la pierre de Résurrection et la cape d'invisibilité (dont Harry a hérité), faisant du sorcier qui les possède un « Maître de la mort ». Ils poursuivent leur quête et trouvent la coupe horcruxe de Poufsouffle à Gringotts, mais le gobelin Gripsec leur dérobe l'épée leur permettant de la détruire. La colère de Voldemort conduit Harry à lire ses pensées et à deviner que l'horcruxe suivant est caché à Poudlard. Le trio retourne donc au château, très vite attaqué par Voldemort et ses partisans. Ron et Hermione détruisent la Coupe de Poufsouffle avec un crochet de basilic et Harry trouve dans la Salle sur Demande le diadème horcruxe de Serdaigle, qui est également détruit. Remus Lupin, Tonks et Fred Weasley sont tués dans la bataille. Le dernier horcruxe restant semble être le serpent de Voldemort. En voulant s'en approcher discrètement, Harry, Ron et Hermione sont témoins de l'attaque mortelle infligée à Severus Rogue. Avant de mourir, le professeur confie ses souvenirs à Harry, lui prouve son allégeance, son amour envers sa mère Lily Potter et lui montre la clé de sa victoire contre Voldemort : Harry doit mourir, car il constitue lui-même un horcruxe involontaire depuis le jour où Voldemort a tenté de le tuer alors qu'il n'était qu'un bébé. Résigné, Harry se rend à Voldemort dans la forêt interdite. En utilisant la pierre de Résurrection qu'il trouve à l'intérieur de son vif d'or, il fait réapparaître brièvement ses parents, ainsi que Sirius Black et Remus Lupin, qui le soutiennent. Voldemort lance le sortilège de la mort sur Harry, qui une nouvelle fois, y survit. En ayant utilisé le sang de Harry pour recréer son corps après le tournoi des Trois Sorciers, Voldemort aurait transféré en lui-même une partie du charme de protection que Lily Potter avait transmis à son fils. Par conséquent, tant que ce charme est présent dans le corps de Voldemort (tant qu'il existe), Harry ne peut mourir. Celui-ci fait cependant semblant d'être vaincu, jusqu'à ce qu'il soit transporté jusqu'au château, où il se relève devant les membres de l'Ordre du Phénix, les élèves et les professeurs de Poudlard. La bataille se poursuit et le mouvement de la foule repousse Voldemort et ses mangemorts dans la Grande salle. Neville Londubat tire l'épée de Gryffondor du Choixpeau magique et s'en sert pour décapiter le serpent. Tous les horcruxes à présent détruits, Voldemort redevient par conséquent un simple mortel. La rencontre des deux sortilèges de Harry et de Voldemort fait voler la Baguette de Sureau des mains du mage noir, qui est tué par son propre maléfice.

Suite théâtrale

Article détaillé : Harry Potter et l'Enfant maudit.

La pièce de théâtre Harry Potter et l'Enfant maudit, dont le script du dramaturge Jack Thorne[5] a été publié en 2016, presque dix ans après Harry Potter et les Reliques de la Mort, est présentée par l'éditeur et la presse comme « huitième histoire[6] ». Elle ne constitue pas un huitième « tome » de la saga, mais une histoire mettant en scène certains de ses personnages (la section « Huitième histoire Harry Potter » de l'article détaillé ci-dessus est plus complète sur ce sujet).

L'intrigue de la pièce débute en 2017 (19 ans après l'affrontement final entre Harry et Voldemort) et narre principalement les aventures de l'un des enfants de Harry, Albus Potter, et de son ami Scorpius Malefoy.

Un retourneur de temps appartenant à Theodore Nott a été repris par le ministère de la magie. En entendant la nouvelle, Amos Diggory se précipite chez Harry Potter pour lui demander de changer le cours des choses et ramener son fils Cedric à la vie. Harry refuse et nie l'existence d'un retourneur de temps. La nièce d'Amos, Delphi Diggory, fait en sorte qu'Albus Potter s'empare du retourneur de temps pour sauver son cousin Cedric Diggory de sa mort au Tournoi des Trois Sorciers. Albus, qui est en froid avec son père et avec sa réputation, accepte cette mission. Il vole donc le retourneur de temps au ministère de la magie avec l'aide de Scorpius Malefoy et de Delphi. Albus et Scorpius retournent ensuite à l'époque du Tournoi des Trois Sorciers pour éviter à Cedric d'être en tête de la compétition et d'attraper le trophée en même temps que Harry (ce qui le conduirait auprès de Voldemort). Ils font en sorte que Cedric échoue dès l'épreuve du dragon, mais en revenant au moment présent, les deux enfants se rendent compte que changer le cours des choses à provoqué d'autres événements imprévus, tels que la mort de Harry Potter lors de la bataille de Poudlard.

Chronologie sélective

L'intrigue principale de Harry Potter s'étend sur sept romans, chacun se déroulant sur une année scolaire. Même si J. K. Rowling n'indique jamais explicitement en quelle année se déroule son récit, elle a laissé suffisamment d'indices pour que l'on puisse affirmer que cette intrigue principale se déroule entre le 23 juin 1991[7] (réveil de Harry Potter le jour du 11e anniversaire de son cousin Dudley), et le 2 mai 1998[8] (jour de la mort de Voldemort).

Un événement permet d'établir une chronologie : le décès de Sir Nicholas de Mimsy-Porpington, qui aurait eu lieu le 31 octobre 1492[b 1] selon l'intrigue du second roman, Harry Potter et la Chambre des secrets. Le fantôme fêtant son « cinq-centième anniversaire de mort »[b 2], la deuxième année scolaire est donc fixée à 1992 - 1993. Les indications sur la tombe de James et Lily Potter dans le septième roman[g 1] confirment ces suppositions. Certains événements importants, directement liés au récit et se déroulant avant 1991, sont également mentionnés.


L'épilogue de la série romanesque (présent à la fin de Harry Potter et les Reliques de la Mort), ainsi que les événements de la suite théâtrale proposée par Jack Thorne, se déroulent quant à eux à partir de septembre 2017, soit dix-neuf ans après la bataille de Poudlard.

Structure

Genre

Les romans Harry Potter appartiennent au genre "low fantasy", mais correspondent également par de nombreux aspects au roman d'apprentissage[15],[16]. Ils peuvent être assimilés à un genre littéraire britannique décrivant la vie en internat, dont les titres les plus emblématiques sont les romans d'Enid Blyton (Malory School, la série St. Clare's et The Naughtiest Girl) et ceux de Charles Hamilton (en) sur le personnage de Billy Bunter[17]. En ce sens, ils sont dans la lignée directe de Tom Brown's School Days, de Thomas Hughes, et les autres romans des époques victorienne et édouardienne sur la vie à l'école publique britannique[18]. Dès 1974, la nouvelle In the House of Double Minds de Robert Silverberg[19] nous expose la vie de jeunes oracles en élèves regroupés cycle par cycle dans un séminaire à la façon des élèves de Poudlard.

L'histoire est écrite selon un point de vue narratif interne à la troisième personne, à quelques exceptions (le premier chapitre de Harry Potter à l'école des sorciers et Harry Potter et les Reliques de la Mort, et les deux premiers chapitres de Harry Potter et le Prince de sang-mêlé).

Dans la partie centrale de chaque livre, la confrontation de Harry à divers problèmes le pousse à violer les règles de l'école. Les sanctions appliquées lorsqu'il se fait attraper sont comparables à celles décrites dans le genre du roman d'internat[17]. Le récit atteint son climax lors du dernier trimestre de l'année scolaire, durant la période des examens de fin d'année ou immédiatement après. Les événements dépassent alors largement le cadre scolaire et Harry se trouve confronté à Voldemort ou ses acolytes, avec un enjeu vital souligné par la mort d'un ou plusieurs personnages à la fin de chacun des quatre derniers romans[20]. Harry tire de ces événements d'importantes leçons grâce à un dialogue avec le directeur de l'école et mentor Albus Dumbledore.

Dans le roman final, Harry Potter et les Reliques de la Mort, Harry et ses amis passent la majeure partie de leur temps hors de Poudlard, et n'y retournent que pour affronter Voldemort lors du dénouement de l'intrigue[21]. Conformément au format du roman d'initiation, Harry grandit prématurément dans le dernier roman, en perdant la chance de suivre sa dernière année d'études et se trouve dans la nécessité d'adopter un comportement adulte dont les décisions influencent tous les autres personnages – y compris les adultes[22].

Univers magique

Article détaillé : Univers de Harry Potter.
La gare de King's Cross, souvent utilisée comme frontière entre les deux mondes, par la traversée de sa « voie 9 3/4 ».

En imaginant le monde fictif dans lequel évolue le personnage de Harry Potter, J. K. Rowling crée un univers et une société spécifiques regroupant des hommes et des femmes capables de magie, une faculté en général héréditaire mais qui peut aussi apparaître chez des enfants de Moldus. Les sorciers lancent des sorts, la plupart du temps grâce à des baguettes magiques (certains peuvent cependant lancer des maléfices sans cet accessoire), préparent des potions et volent sur des balais créés à cet effet. L'auteur ancre son univers dans la société britannique des années 1990. Les sorciers vivent en effet parmi les Moldus, mais le « Code international du Secret magique » les oblige à faire coexister les deux mondes pacifiquement, en cachant l'existence de la magie aux Moldus.

Les sorciers ont leurs propres organisations gouvernementales (le Ministère de la Magie pour la Grande-Bretagne), leurs lois, leur monnaie, leurs décorations (l'ordre de Merlin), leurs moyens de communication et de transport particuliers (comme les balais, portoloins, réseaux de cheminée ou le transplanage), leurs établissements spécifiques (l'hôpital Sainte-Mangouste ou l'école de sorcellerie de Poudlard notamment) et leurs références culturelles (comme le Quidditch, un sport de sorciers qui se joue sur des balais volants). Certains lieux « réels » sont également repris dans l'univers de la série, tels que la forêt de Dean ou encore la gare de King's Cross (représentant généralement une sorte de frontière entre le monde magique et le monde moldu).

L'exercice de la magie peut prendre des formes multiples. Lancer un sortilège nécessite le plus souvent, mais pas systématiquement l'usage d'une baguette magique et la prononciation d'une formule magique ; les sorts sont nombreux et peuvent avoir des effets variés. Les sorciers n'ont pas le droit de pratiquer la magie hors de l'école avant leurs dix-sept ans. Lors de leur dix-septième anniversaire, la Trace, qui permet de détecter l'usage de magie par un sorcier mineur, est levée et ils peuvent alors se servir de la magie quotidiennement.

Le monde magique compte aussi différentes créatures magiques, et des plantes magiques aux propriétés diverses, utilisées dans la fabrication de potions

Thèmes abordés

Mort

Elle plane tout au long de l'intrigue et en est aussi le contexte déclencheur. En effet, au tout premier chapitre, la mort des parents de Harry, James et Lily Potter, est un événement dramatique annoncé dans le monde des sorciers et compensé en parallèle par la disparition du plus grand mage noir et de la survie miraculeuse du petit Harry Potter âgé d'un an[a 11]. Le héros orphelin est retrouvé par Hagrid et déposé par Dumbledore à la porte de son oncle et de sa tante, les seuls membres de sa famille encore vivants. L'histoire de Harry Potter débute réellement au chapitre suivant, dix ans plus tard, dès lors qu'il atteint l'âge d'être scolarisé à Poudlard. Des personnages meurent fréquemment dans l'histoire (c'est le cas par exemple d'un professeur de Poudlard[a 12], d'une élève[b 7], d'un employé du ministère) et en particulier à partir du livre central de la série, qui marque également la résurrection de Voldemort.

La première disparition particulièrement marquante de l'histoire est celle de Cedric Diggory, puisque Harry est le témoin direct de son assassinat[d 1], mais également parce qu'il s'agit d'un camarade et élève de Poudlard, d'une personnalité généreuse et au comportement exemplaire[d 2], s'étant retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. Au fil des romans, et malgré le fait que l'action se déroule majoritairement dans une école, l'intrigue laisse place à un profond sentiment de peur, d'insécurité constante et de douleur liée aux pertes humaines. Peu à peu, Harry voit les personnes qui lui sont proches mourir successivement (c'est le cas de son parrain[e 4], de son mentor[f 1], d'un ami[g 2] ou encore, de son professeur préféré[g 2] qui était autrefois l'un des plus proches amis de ses parents). Les aspects plus sombres de l'humanité (y compris les faiblesses de Harry[e 5],[e 6]) sont exploités sous différents angles ː la crainte de Peter Pettigrow l'amenant à trahir ses amis[c 5], la cruauté du père de Harry envers Severus Rogue[e 7] ou encore Harry cherchant à torturer Bellatrix Lestrange pour se venger[e 8].

Le sortilège de la mort reste le pire sort qu'un magicien peut lancer. Parallèlement, l'acceptation de sa propre mort est parfois présentée dans l'oeuvre comme une perspective sage et dédramatisée par le biais du professeur Dumbledore ː

« Pour un esprit équilibré, la mort n'est qu'une grande aventure de plus. [...] C'est comme d'aller se coucher à la fin d'une très très longue journée[a 13]. »

— Albus Dumbledore, Harry Potter à l'école des sorciers

D'après J. K. Rowling, la mort est le thème majeur de la série : « Mes livres parlent beaucoup de la mort. Ils débutent avec la mort des parents de Harry. Il y a la quête obsessionnelle de l'immortalité menée par Voldemort, qui reflète le souhait de toutes les personnes douées de pouvoirs magiques. Je comprends tout à fait pourquoi Voldemort veut conquérir la mort ; nous en sommes tous effrayés »[23].

Amour

L'amour est le thème le plus ancien et le plus présent dans la littérature. J. K. Rowling lui accorde une place très importante dans son univers. Dans l'histoire, Harry a ainsi pu survivre grâce à l'amour de sa mère, qui s'est sacrifiée pour lui, en faisant bouclier contre Voldemort[c 6]. L'amour de Lily Potter est l'arme dont bénéficie toujours Harry lorsqu'il ne peut être touché ni du professeur Quirrell, ni de Voldemort lui-même (dans un premier temps). Le sang de sa mère le protège également de la portée de ce dernier, lorsque Harry est recueilli chez sa tante, Pétunia Dursley[e 9].

Dans L'Ordre du phénix, Voldemort, qui depuis sa résurrection l'année précédente se sait immunisé contre la protection dont bénéficiait Harry, tente de prendre possession de son corps, mais ne peut supporter d'être en contact avec cet amour qui reste très présent en lui, et qu'il déteste[e 10].

« S'il y a une chose que Voldemort est incapable de comprendre, c'est l'amour. Il ne s'est jamais rendu compte qu'un amour aussi fort que celui que ta mère avait pour toi laisse sa marque. […] Toucher quelqu'un qui a été marqué par quelque chose d'aussi beau ne pouvait susciter en lui que de la souffrance[a 14]. »

— Albus Dumbledore à Harry Potter, Harry Potter à l'école des sorciers

Le personnage de Severus Rogue, très ambigu depuis le départ, apparaît beaucoup plus lumineux et humain à la fin de l'intrigue, dès lors qu'il révèle les sentiments qu'il éprouvait pour Lily Potter, à Harry même, par le biais de la Pensine[g 3]. Harry comprend alors que ce professeur, qui semblait tant le détester, ne pouvait simplement s'empêcher de faire le rapprochement entre lui et son père, James Potter[g 4] (à qui il vouait une haine viscérale et une jalousie depuis son adolescence[g 5]), de part leur ressemblance physique et quelques traits communs de leur personnalité. Rogue est en réalité un personnage fiable pour Dumbledore, et d'un grand secours pour Harry à plusieurs reprises (Rogue le sauve d'un sortilège de Quirrell en première année[a 15], prévient l'Ordre lorsque Harry est en danger[e 11], dévoile anonymement à Harry la cachette de l'épée de Gryffondor par le biais de son Patronus, lui permettant de détruire les horcruxes[g 6], etc.). Rogue souhaitait mourir après la mort de Lily Potter[e 12], mais a choisi de la venger, en s'engageant auprès de Dumbledore à assurer la survie de son unique fils. Rogue gardera le secret jusqu'à sa mort, de même que Dumbledore, qui avait respecté son choix de ne rien dire et lui en avait fait la promesse malgré lui[g 4], ceci afin de ne pas compromettre leur plan contre Voldemort. En contre-partie, Dumbledore aura veillé régulièrement à ce que Harry ne manque pas de respect au professeur Rogue, à chaque fois qu'ils auront eu à aborder une discussion à son sujet[a 16],[e 13]. D'une certaine manière, l'amour a vaincu par deux fois Voldemort ː celui de Lily Potter pour son fils et celui de Severus Rogue pour Lily.

L'espoir, le bonheur et le désir de vivre sont symbolisés dans l'apparition d'un Patronus[c 7] (un esprit protecteur[24]), qui vient contrer les idées sombres dont les sorciers sont entourés à l'approche d'un Détraqueur. Il existe parfois des similitudes entre les Patronus de deux personnes proches sentimentalement (le Patronus de Harry est par exemple le même que celui de son père, celui de Severus Rogue identique à celui de Lily Potter[24]).

Par ailleurs, Dumbledore reste le sorcier le plus craint par Voldemort, en partie parce qu'il n'a pas peur de mourir. Dumbledore est également convaincu que l'amour représente la plus grande force ː

« Ton incapacité à comprendre qu'il existe des choses bien pires que la mort [sous-entendue, l'incapacité d'aimer] a toujours constitué ta plus grande faiblesse, Tom.[e 14]. »

— Albus Dumbledore à Voldemort, Harry Potter et l'Ordre du phénix

C'est également l'amour que porte Harry à Ron et à Hermione, ainsi qu'à sa famille de coeur (les Weasley), qui le pousse à se rendre dans la forêt interdite auprès de Voldemort à la fin des Reliques de la Mort pour ne pas mettre ses proches davantage en danger. Se sachant condamné, il utilise la pierre de résurrection et voit réapparaître un court instant les fantômes de ses parents et de leurs amis, le temps de lui redonner le courage nécessaire. Ce chapitre trente-quatre du dernier roman (intitulé « Retour dans la forêt ») est d'ailleurs le chapitre le plus marquant pour l'auteure elle-même : « Il représentait le point culminant de 17 années de travail ainsi que le chapitre le plus cathartique de tout ce que j’ai pu écrire[25] ».

Oppression

Les universitaires et journalistes abordent dans leurs interprétations du texte le thème de la normalité, de l'oppression, de la survie, et de la différence[26]. Rowling a affirmé que les livres plaident pour la tolérance, dénoncent la bigoterie et transmettent un message sur « la remise en question de l'autorité » et la méfiance vis-à-vis des vérités suggérées par les médias ou la classe dirigeante[27].

Les préoccupations politiques vont plus loin, la volonté de Voldemort de supprimer les "Sang-de-bourbe" et les "cracmols" de la société magique évoquant la persécution et le massacre de différents groupes sous l'Allemagne nazie (que ce soit pour leurs origines ou leurs appartenances politiques). Isabelle Smadja, dans Le Monde diplomatique, a aussi vu dans les initiales de l'aïeul de Voldemort, Salazar Serpentard (en anglais Salazar Slytherin) une référence aux S.S., corps d'élite de Hitler[28]. Rowling a confirmé que la date de la défaite de Gellert Grindelwald, le précurseur de Voldemort, en 1945, n'était pas une coïncidence[29]. Dans un autre entretien, Rowling a expliqué que le message central de la série était celui imparti par Albus Dumbledore dans le quatrième livre : il faut savoir choisir de faire ce qui est juste plutôt que ce qui est facile :

« C'est ainsi que la tyrannie s'installe : les gens font le dos rond, cèdent à la facilité, et se retrouvent dans les ennuis jusqu'au cou[30]. »

— J. K. Rowling (octobre 2000)

Loyauté

La loyauté partagée entre le trio d'amis composé d'Harry, Ron et Hermione est un thème essentiel de la saga, même si chacun d'entre eux est, au cours des sept romans, amené à entrer en conflit avec les deux autres. Ainsi, la jalousie qu'éprouve Ron envers Harry dans La Coupe de Feu fait qu'ils ne s'adressent plus la parole durant plusieurs semaines. Harry met également longtemps à pardonner à Hermione le fait d'avoir signalé à un professeur sa réception d'un balai magique tout neuf, d'un expéditeur inconnu, alors qu'elle s'inquiétait simplement pour lui à une période où il était particulièrement menacé[c 8]. Il y a également la violente dispute entre Ron et Hermione au sujet du chat d'Hermione qui aurait dévoré le rat de Ron[c 9], un indice sur l'élément essentiel de l'intrigue du Prisonnier d'Azkaban.

L'un des événements déclencheurs les plus fondamentaux de l'intrigue pourrait être lorsque Peter Pettigrow, avant le début de l'histoire, trahit son meilleur ami, le père de Harry Potter. Par cet acte de déloyauté, motivé par la volonté de sauver sa propre vie (cette trahison n'étant révélée qu'à partir de la fin du troisième roman[c 10]), Pettigrow contribue à sa manière, avec Voldemort, à entraîner l'ensemble de l'intrigue dans un ton assez sombre et dans une guerre finale qui fait perdre la vie à de jeunes personnages et de nombreux membres de l'Ordre du Phénix.

Bellatrix Lestrange montre une extrême loyauté envers son maître Voldemort, mais c'est une forme de loyauté plutôt pervertie qui s'exprime dans une cruauté très marquée[g 7] y compris envers les autres Mangemorts[g 8]. Voldemort, quant à lui, n'est fidèle à personne. Il méprise[g 9], manipule[d 3], torture[d 4] et tue même sans ménagement dans ses accès de colère[g 10] quiconque le fait trébucher dans ses projets, peu importe qu'il ou elle lui ait été fidèle ou non par le passé.

La loyauté du trio principal, celle des étudiants envers leur école[g 11], et celle de Severus Rogue envers la mère assassinée de Harry, Lily Potter, dont il a toujours été amoureux[g 12], semblent finalement de taille face à la solitude de Voldemort et contribuent à sa défaite[g 13], alors que le seul désir et véritable moteur de ce dernier était la quête du pouvoir absolu (en possédant la baguette de sureau[g 14]) et de la vie éternelle (en souhaitant posséder la pierre philosophale[a 17] et créer des Horcruxes[f 2]). En tant que héros de l'histoire, Harry doit prendre les décisions finales, mais reconnaît lui-même qu'il n'aurait pas été capable de faire face seul à toutes ses craintes ː

« Je ne veux pas jouer les faux modestes mais j'ai toujours bénéficié de beaucoup d'aide au moment où je faisais tout ça[e 15]. »

— Harry Potter, Harry Potter et l'Ordre du Phénix

La plus symbolique preuve de loyauté présente dans l'histoire pourrait se situer dans Les Reliques de la Mort, lorsque que le trio se retrouve seul dans la campagne anglaise et que la souffrance liée à la présence d'un médaillon Horcruxe provoque la perte de confiance et de patience de Ron[g 15], l'amenant à abandonner ses meilleurs amis durant plusieurs semaines[g 16]. Mais Dumbledore, en lui léguant le déluminateur par le biais de son testament, savait que ses sentiments pour Hermione et sa fidélité pour Harry le guideraient pour revenir auprès d'eux avant les évènements les plus sombres. En effet, le déluminateur récupère la lumière de l'espace environnant et en répand une nouvelle de manière à guider son utilisateur vers ce qui est le plus important à ses yeux ː

« Elle a flotté vers moi, droit sur ma poitrine […]. Elle était ici (montrant un point proche de son cœur). […] Une fois qu'elle était en moi, j'ai su ce que je devais faire, j'ai su qu'elle m'emmènerait là où je voulais aller[g 17]. »

— Ron Weasley, Harry Potter et les Reliques de la Mort

Perturbé par son propre comportement, Ron se sentira à la fois flatté et honteux d'avoir reçu ce cadeau de Dumbledore[g 18], qui savait comment il réagirait, mais aussi que sa profonde loyauté l'emporterait sur leurs différends.

Rédemption

Certaines rivalités naissent dans le cadre scolaire de Poudlard et notamment entre les maisons Gryffondor et Serpentard, qui se retrouvent régulièrement en conflit au fil des générations. Harry Potter appartenant à la maison de Gryffondor, et l'histoire étant racontée de son point de vue, les Serpentard sont souvent considérés avec distance ou de manière assez péjorative : idiots, hargneux et souvent laids. L'Armée de Dumbledore regroupe des élèves de plusieurs maisons mais ne compte aucun Serpentard dans ses rangs.

Lord Voldemort, ainsi que la majorité de ses partisans connus, comme Regulus Black, Bellatrix Lestrange, Rodolphus Lestrange ou les Malefoy, sont des anciens élèves de la maison Serpentard, à l'exception du professeur Quirinus Quirrell de la maison Serdaigle, ou de Peter Pettigrow qui était un Gryffondor[g 19]. Il existe cependant une exception notable à cette correspondance entre les Serpentard et les forces du Mal, révélée dans Harry Potter et le Prince de sang-mêlé : Horace Slughorn, professeur de potions, ne partage pas l'idée que les sorciers de « sang-pur » sont supérieurs aux autres. Il admirait et chérissait Lily Potter, la mère de Harry, pour ses talents en préparation de potions, alors qu'elle était issue d'une famille moldue. Malgré sa volonté de fréquenter des personnes de haut rang et sa vantardise d'avoir le bras long, Slughorn apparaît chaleureux et amical.

Ce manichéisme entre Gryffondor et Serpentard pourrait apporter une ombre au tableau de la saga Harry Potter[31], se refusant pourtant à une application simpliste du bien contre le mal[32]. Il est toutefois notablement atténué dans les derniers tomes[33], et en particulier dans les derniers chapitres, où la maison Serpentard et certains de ses membres apparaissent sous un éclairage plus intéressant : Severus Rogue se révèle ainsi être resté jusqu'au bout du côté de l'Ordre du Phénix au nom de l'amour qu'il éprouvait pour Lily Potter, et aide secrètement son fils dans sa mission pour anéantir Voldemort[g 20] ; Narcissa Malefoy, manipulée par Voldemort vis-à-vis de son fils Drago, finit par apporter son aide à Harry Potter lors de la bataille finale de Poudlard, en faisant croire à son maître que Harry est mort (alors qu'elle le sent encore respirer[g 21]) ; le professeur Slughorn, dont le courage n'est pas une des qualités notables, participe à cette même bataille finale dans les rangs de l'Ordre du Phénix et va jusqu'à affronter Voldemort lui-même[g 22] ; il est aussi indiqué que le mangemort Regulus Black s'est en fait rebellé par le passé contre son maître et a même tenté de détruire l'un de ses Horcruxes[f 3] ; le portrait de Phineas Nigellus Black, quant à lui, apporte son aide à Severus Rogue en essayant de communiquer avec Harry et Hermione quand ceux-ci recherchent les Horcruxes de Voldemort à travers tout le pays. Il incarne d'ailleurs cette rédemption d'une partie des Serpentard à l'issue de la bataille :

« Qu'on dise bien que la maison de Serpentard a joué son rôle ! Que notre contribution ne soit pas oubliée[g 23] ! »

— Phineas Nigellus Black, Harry Potter et les Reliques de la Mort

Par ailleurs, le fait que Harry possède des qualités admirées de Serpentard (la capacité de parler le fourchelang, la volonté de faire ses preuves, l'ambition, le déni des règles, etc.) peut aussi nuancer l'image noire de cette maison, prouvant que l'on peut à la fois adopter ce tempérament et être une personne fréquentable. Enfin, dans l'épilogue de l'histoire, Harry déclare à son fils Albus Severus que les deux prénoms qui lui ont été donnés étaient en hommage à deux directeurs de Poudlard : Albus Dumbledore (son mentor) et Severus Rogue, un Serpentard qu'il considère comme étant « sans doute l'homme le plus courageux » qu'il ait jamais rencontré[g 24].

Histoire

Origine

The Elephant house, un café d'Édimbourg où Rowling écrivit les premières scènes de Harry Potter. Sur la vitrine peut être lu Birthplace of Harry Potter (« Lieu de naissance de Harry Potter »).

En 1990, Joanne Rowling empruntait un train bondé se rendant à Londres depuis Manchester lorsqu'elle a eu pour la première fois l'idée du personnage de Harry Potter :

« J'écrivais presque sans interruption depuis l'âge de six ans, mais jamais une idée n'avait engendré chez moi une telle excitation. À mon immense frustration, je n'avais pas sur moi de stylo en état de marche, et j'étais trop timide pour en emprunter un à quelqu'un. Je pense aujourd'hui que ce fut une bonne chose, car je suis restée assise à réfléchir pendant quatre heures (le train a eu du retard), ce qui a permis à tous les détails de s'accumuler pour donner vie dans mon esprit à ce petit garçon maigre à lunettes et aux cheveux noirs qui ignorait qu'il était magicien[34]. »

Dans une entrevue avec Lindsey Fraser, l'auteure indique que l'école de sorcellerie de Poudlard a été la première chose sur laquelle elle s'est concentrée durant son voyage, en imaginant un endroit assez dangereux où régnerait l'ordre, et situé dans un endroit isolé, probablement en Écosse[h 1] (en hommage au lieu de mariage de ses parents[h 1]). Cependant, elle précise n'avoir jamais vu de château existant pouvant être comparé à celui qu'elle a imaginé. C'est également durant ce voyage que sont nés les personnages de Ronald Weasley, Nick Quasi-Sans-Tête, Rubeus Hagrid et Peeves[h 2], ainsi que l'idée de faire sept sujets différents en sept livres[h 3].

L'auteure commence à rédiger Harry Potter à l'école des sorciers le soir même à Manchester et le manuscrit s'enrichit très rapidement. Une foule de détails s'entasse dans des boîtes à chaussures. En parallèle, sa vie personnelle connait de nombreux bouleversements, qui influencent singulièrement la trame de son récit. L'histoire gagne en profondeur et en noirceur.

En septembre 1991, neuf mois après le décès de sa mère survenu prématurément, Joanne part enseigner à mi-temps l'anglais au Portugal, ce qui lui permet de poursuivre le manuscrit de Harry Potter. Les sentiments du personnage orphelin deviennent alors « bien plus profonds et tangibles[34] ». C'est au début de son séjour au Portugal que l'auteure rédige son chapitre préféré du premier roman : « Le Miroir du Riséd[34] ». Dans ce passage, Harry observe le miroir (qui a la faculté de montrer les désirs les plus profonds), et y voit ses parents disparus interagissant avec lui.

Après avoir donné naissance à sa fille, l'auteure emménage avec elle à Édimbourg à Noël 1993. Elle se hâte de terminer son livre avant de trouver un poste d'enseignant à plein temps, qu'elle tarde à obtenir. Dès que sa fille parvient à s'endormir, Joanne se précipite avec elle dans le café le plus proche pour continuer à écrire[34], puis retape tous les soirs ses textes au propre sur une machine à écrire. Pour l'auteure, il s'agit d'une période de dépression qui s'entame, de plus très difficile à gérer financièrement : « J'étais aussi pauvre qu’on peut l’être au Royaume-Uni aujourd’hui sans être SDF[35] ». Cette période de sa vie l'aurait par ailleurs influencée pour concevoir les Détraqueurs[36], apparaissant à partir du troisième roman et répandant un sentiment de désespoir. Des créatures combattues par le charme du Patronus, une représentation symbolique de « l'espoir, du bonheur et du désir de vivre[c 11] »).

Cinq ans ont ainsi été nécessaires pour mettre en place l'univers et construire le plan de chaque livre[h 3]. Joanne rédige également les biographies complètes de la plupart de ses personnages[h 3], non destinées à être publiées mais conservées à titre de supports personnels.

Publication

Joanne Rowling termine d'écrire Harry Potter à l'école des sorciers en 1995 et envoie le manuscrit à plusieurs agents littéraires[37]. L'assistante de Christopher Little (deuxième agent contacté) lit le synopsis et les trois chapitres qui ont été envoyés et relève une tonalité humoristique séduisante[38]. Après avoir demandé la suite à Joanne et lu toute l'histoire, l'assistante, très enthousiaste, n'hésite pas à soutenir l'auteure encore totalement inconnue, l'encourageant à développer un peu plus les règles du Quidditch (le sport des sorciers) et le personnage de Neville Londubat[38]. Elle parvient à convaincre son employeur de prendre Joanne sous contrat et celui-ci se propose de la représenter.

En octobre 1996, après que huit autres éditeurs ont refusé le récit, Bloomsbury offre à Joanne une avance de 2500 livres sterling[39] pour la publication des 500 premiers exemplaires (aujourd'hui, l'un de ces exemplaires peut être estimé autour de 176 000 euros[40]). L'auteure ne cible pas de tranche d'âge particulière, mais les éditeurs choisissent de viser les enfants de neuf à onze ans[41]. Il a été demandé à Joanne d'adopter un nom de plume neutre pour optimiser ses chances d'attirer les lecteurs de sexe masculin, qui seraient plus réticents à découvrir l'œuvre d'un écrivain féminin. L'auteure adopte donc le pseudonyme de « J. K. Rowling » (Joanne Kathleen Rowling), reprenant l'initiale du prénom de sa grand-mère en guise de « middle name »[42]. Elle dédie son premier roman à sa fille, sa mère et sa sœur.

L'illustration de couverture britannique est signée de Thomas Taylor (en)[43]. Elle représente le jeune Harry Potter surpris de découvrir le Poudlard Express et la voie 9¾, à l'intérieur de la gare King's Cross de Londres.

Influences de J. K. Rowling

Article détaillé : Influences de Harry Potter.
L'auteure J. K. Rowling lisant un passage de Harry Potter à l'école des sorciers.

Les livres Harry Potter contiennent un certain nombre de similitudes avec d'autres romans; l'auteure s'étant ouverte à un large éventail de la littérature, à la fois classique et moderne. J. K. Rowling évoque elle-même de nombreuses œuvres et auteurs l'ayant inspirée lors de la rédaction de sa saga. Elle reprend, par exemple, le concept général de Macbeth dans l'éventualité où son principal antagoniste Voldemort n'aurait jamais entendu parler de la fameuse prophétie mettant toute son histoire en marche[44], là où la « prédiction » devient le catalyseur d'une situation qui n'aurait sans doute jamais eu lieu si elle n'avait pas été prononcée. J. K. Rowling évoque également les histoires marquantes d'Edith Nesbit et ses personnages enfants très réalistes[45], ou encore l'armoire magique de l'univers de C. S. Lewis (Narnia) lorsque Harry doit se jeter à tâtons sur la barrière de King's Cross entre les voies 9 et 10 pour accéder à un monde différent[46].

Un personnage debout en bleu, barbu montrant du doigt un scribe assis
Merlin l'Enchanteur, enluminure d’un manuscrit français du XIIIe siècle.

Certaines similitudes se trouvent également dans L'Épée dans la pierre de T. H. White (adapté sous le nom de Merlin l'Enchanteur par les studios Disney), où un jeune orphelin débraillé rencontre le sorcier Merlin et le suit dans son château pour recevoir son éducation. D'après l'écrivain Phyllis D. Morris, la similitude entre le professeur Dumbledore et Merlin est évidente de par leur instinct de protection envers le jeune héros ou leur très forte ressemblance physique (longues barbes blanches et yeux bleus). Merlin est le mentor et guide du Roi Arthur tout comme l'est Dumbledore pour Harry[47].

Les fans de l'univers de J. R. R. Tolkien ont également établi certains liens entre Le Seigneur des anneaux et la saga Harry Potter. Ceux-ci transparaissent particulièrement via les personnages propres aux deux écrivains : le Gríma (Wormtongue) de Tolkien et le Queudver (Wormtail) de Rowling, Arachne et Aragog, Gandalf et Dumbledore, les Nazgûl et les Détraqueurs, le Vieil Homme-Saule et le Saule cogneur ; il en va de même pour la représentation des horcruxes de Voldemort, aussi lourds à porter et difficiles à détruire (de par leur résistance et influence néfaste) que l'anneau unique de Sauron[48].

J. K. Rowling s'inspire également de la mythologie et du folklore britannique, notamment avec sa propre version du phénix, du basilic, des centaures, du chien à trois têtes, des gobelins, de l'hippogriffe ou encore du grand chien noir fantôme (Sinistros). Selon l'auteure, le folklore britannique, tout en étant l'un des plus riche et varié au monde, conserve un côté « bâtard » résultant de la fusion des nombreuses cultures apportées par les envahisseurs et occupants successifs de l'Angleterre[49], ce qui lui a permis de l'adapter assez librement à son histoire.

Traductions

Article détaillé : Traductions de Harry Potter.
Une édition bulgare.

Les livres Harry Potter ont été traduits de l'anglais original vers de nombreuses langues étrangères. En 2012, un éditeur breton a acheté les droits pour traduire la série en breton, portant ainsi à 73 le nombre de langues dans lesquelles la série a fait l'objet de traductions[50],[51].

Un décalage de plusieurs mois s'impose entre les sorties anglaises et les sorties des différentes traductions, conduisant à la vente d'un nombre important de romans Harry Potter en version originale aux fans non anglophones trop impatients pour attendre la sortie des livres dans leur propre langue. Le succès fut tel que le cinquième tome a été le premier livre écrit en anglais à atteindre le sommet des meilleurs ventes en France[52].

Éditions françaises :

La version française est sortie pour la première fois en septembre 1998 pour Harry Potter à l'école des sorciers, dans la collection format de poche « Folio junior ». En recevant la légion d'honneur en février 2009, J. K. Rowling précise elle-même que Gallimard a été le premier éditeur de Harry Potter hors du Royaume-Uni[53].

« J'ai tout de suite été frappée par la maîtrise totale qu'avait cette jeune femme inconnue. Tous les éléments qui m'attiraient dans un texte : la véracité psychologique, la vivacité des dialogues, l'authenticité des sentiments, l'humour bien-sûr, l'inventivité… tout cela était présent. Un cocktail parfaitement bien mesuré. C'est très très rare pour un premier manuscrit[54]. »

— Christine Baker (directrice éditoriale de Gallimard Jeunesse)

Pour effectuer la traduction, le choix s'est rapidement porté sur Jean-François Ménard, qui était le traducteur préféré de Roald Dahl[54] et qui disposait de l'inventivité verbale et de l'humour nécessaires, ainsi que du même intérêt pour l’étymologie que J. K. Rowling elle-même[54]. L'illustration de couverture est signée Jean-Claude Götting et met en scène le trio Hermione, Harry et Ron dans le parc du collège Poudlard (Jonathan Gray[55] donne une nouvelle identité visuelle à la réédition française de 2011).

Réception

Dans le monde
En attendant la sortie du septième tome dans une libraire californienne.
Vente de l'édition russe de Harry Potter et les Reliques de la Mort (2007).

L'intérêt du public et les ventes du roman ne cessent de croître. En cinq mois au Royaume-Uni, l'ouvrage s'écoule à près de 30 000 exemplaires[56], bien au-delà des espérances de l'éditeur qui prévoyait seulement 1000 exemplaires pour l'ensemble du pays. Aux États-unis, se sont plusieurs centaines de milliers d'exemplaires vendus dès sa parution en 1998. Les ventes s'envolent littéralement à partir des années 2000, à la sortie du quatrième tome. Harry Potter devient alors un véritable phénomène éditorial. Selon l'universitaire Cécile Boulaire, « le succès de la série, dont la légende veut qu'il soit né d'un bouche à oreille positif, repose en réalité, au moins depuis le quatrième volume, sur une stratégie marketing encore inédite, qui ne laisse aucune place à l'improvisation[57] ».

En 2007, le tirage initial du dernier volume de la série s'élève aux États-Unis à 12 millions d'exemplaires, un record[58]. Le lancement de chaque volume fait l'objet d'intenses campagnes de communication et en général 60 % des ventes, « très fortement événementielles », ont lieu dans les premiers jours[57].

« J’ai su que ça devenait vraiment quelque chose d’important lorsque les libraires n’ont pas eu le droit de mettre en vente Le Prisonnier d’Azkaban avant 17h afin que les enfants ne sèchent pas l’école pour aller l’acheter[59]. »

— Bryony Evens (assistante de l'agent littéraire de J. K. Rowling)

Les romans de la série Harry Potter, ont tous été des best-sellers. Les ventes globales sont estimées à plus de 420 millions d'exemplaires dans le monde, sur 140 pays. Le succès commercial de la série a fait de son auteur, J. K. Rowling, la première écrivaine milliardaire de l'histoire de l'édition[60].

En France

La France n'échappe pas au phénomène, qui touche aussi bien les enfants que les adultes, ce qui est rare pour un livre jeunesse. Ainsi, en 1999, le premier volume, « passé presque inaperçu », reçoit en France le prix Sorcières, décerné par les libraires spécialisés jeunesse[57]. En octobre 2007, plus de 21 millions d'exemplaires de la série ont été vendus sur le territoire[61]. Harry Potter et les Reliques de la mort, ultime tome de la série, a été tiré à 2,3 millions d'exemplaires, équivalant à 7 à 8 % des livres édités par Gallimard dans l'année, toutes catégories confondues[61]. Chaque sortie de livre Harry Potter permet à la maison d'édition de générer entre 12 à 15 % de son chiffre d'affaires annuel[61].

« La plume de J.K. Rowling est allègre et malicieuse. Son goût de la fantaisie est communicatif et son sens du suspense laisse haletant[62]. »

— Jacques Baudou (janvier 1999)

Impact culturel

Le succès sans précédent de la série a montré qu'enfants et adolescents n'étaient pas réfractaires à la lecture. Des « pavés » de plusieurs centaines de pages (L'Ordre du phénix comptant à lui seul près de mille pages), sans images, sont littéralement dévorés, le plus souvent en quelques heures, parfois même en version originale[63].

Ainsi en France, le phénomène s'accompagne d'un autre : la parution et la lecture d'œuvres en version originale. En effet, certains étaient étonnés de voir le 21 juillet 2007 (mois standard de la sortie des romans en langue anglaise) les étals des libraires regorger du dernier roman de Harry Potter en anglais. Ainsi la Fnac parisienne des Halles propose les romans anglais aux lecteurs impatients et ne désirant pas attendre jusqu'aux mois d'octobre-novembre, dans des bacs spéciaux disposés dans l'allée centrale : comme un véritable coup de marketing, et les ventes sont exceptionnelles pour un livre en langue originale. Ce phénomène rend bien compte de l'évolution notoire en matière de lecture d'œuvres en version originale en France : il est de plus en plus courant de lire des œuvres bilingues ou en version totalement originale, ce qui était encore exceptionnel il y a une dizaine d'années[64]. Pour la première fois avec L'Ordre du Phénix, un livre anglais a figuré parmi les meilleures ventes de livres[65].

Un clin d'œil à Harry Potter à l'intérieur de la gare de King's Cross, où un chariot a été encastré dans un mur.

La Pottermania s'étend également au monde du réel. Ainsi, la fameuse gare londonienne de King's Cross bénéficie aujourd'hui d'une pancarte indiquant la fameuse « voie 9 ¾ », ainsi que d'un chariot à bagages encastré dans le mur en clin d’œil à la série : « Cela me rend extrêmement fière à chaque fois que je passe devant » avoue J. K. Rowling[66]. Le quotidien israélien Maariv rapporte que la tombe d'un soldat anglais homonyme, le Caporal Harry Potter, mort en 1939 à Hébron lorsque la Palestine était encore sous mandat britannique, et enterré à Ramla près de Tel-Aviv, fait l'objet de « pèlerinages » de la part de touristes, bien qu'il n'ait aucun lien avec la série de livres et de films[67]. Ceci est interprété comme un besoin de créer un objet d'illusion, ce processus étant aussi à la base de l'érotomanie, où il est toutefois beaucoup plus prégnant[68].

En outre, l'univers de Harry Potter est de plus en plus souvent mentionné par les personnages de nombreux films et séries comme Lost, Dr House, Falling Skies, Supernatural, Le diable s'habille en Prada, Yes Man ou Parents à tout prix ainsi que The Big Bang Theory, ou plus récemment Marvel : Les Agents du SHIELD[69], Boyhood ou encore Love Actually.

Pottermore

Article détaillé : Pottermore.

Pottermore est un site Web proposé par J. K. Rowling autour de son univers magique et ouvert au grand public depuis avril 2012[70]. L'auteure y ajoute du contenu inédit et y donne un aperçu alternatif de sa série. Pottermore est actuellement l'une des seules sources officielles où les fans sont en mesure de trouver de nouvelles informations de J. K. Rowling sur son univers.

La première version ludique du site proposait notamment aux utilisateurs d'être répartis dans une maison de Poudlard (en répondant à un questionnaire établi par l'auteure elle-même) et de participer à quelques mini-jeux[70], comme préparer des potions, apprendre des sortilèges, se battre en duel, etc. Le site était construit de manière à ce que les utilisateurs fassent l'expérience de l'histoire en découvrant au fur et à mesure de leur progression dans l'intrigue, des contenus inédits écrits par J. K. Rowling sur des personnages principaux, des lieux ou des objets magiques y figurant.

Le site a été entièrement revu dans son concept en septembre 2015[71]. Les mini-jeux et le rappel de l'histoire roman par roman ont été supprimés. Pottemore est conçu à la manière d'une encyclopédie plus sobre et dynamique, reprenant également des images des films adaptés. Le site regroupe tous les contenus inédits de l'auteure dans une rubrique spécifique.

Adaptations

Cinéma

Le trio Radcliffe, Watson et Grint, interprètes de Harry Potter, Hermione Granger et Ron Weasley dans les films Harry Potter (2001-2011)
Article détaillé : Harry Potter (films).

Le studio américain Warner Bros., a dès la parution du troisième volume, commencé à adapter les romans au grand écran. Ces films ont également connu un très grand succès.

Les deux premiers épisodes ont été adaptés au cinéma par le réalisateur Chris Columbus. C'est le jeune acteur Daniel Radcliffe qui joue Harry Potter, accompagné de Rupert Grint dans le rôle de Ron Weasley et d'Emma Watson dans le rôle d'Hermione Granger. L'adaptation cinématographique du troisième roman a été confiée cette fois à Alfonso Cuarón, qui s'est quelque peu écarté des choix de son prédécesseur. Mike Newell est le réalisateur du quatrième opus qui mêle les styles de ses deux prédécesseurs sur fond de blockbuster. David Yates, quant à lui, s'est chargé de la réalisation des cinquième et sixième films. Il a réalisé également le septième volet, mais de manière un peu particulière : en effet, le film, trop long s'il était réalisé en une seule partie, a donc été divisé en deux opus qui sont sortis au cinéma à huit mois d'intervalle[72].

  1. Harry Potter à l'École des Sorciers de Chris Columbus ()
  2. Harry Potter et la Chambre des Secrets de Chris Columbus ()
  3. Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban de Alfonso Cuarón ()
  4. Harry Potter et la Coupe de Feu de Mike Newell ()
  5. Harry Potter et l'Ordre du Phénix de David Yates ()
  6. Harry Potter et le Prince de sang-mêlé de David Yates ()
  7. Harry Potter et les Reliques de la Mort de David Yates 1re partie : ()
  8. Harry Potter et les Reliques de la Mort de David Yates 2e partie : ()

Ces adaptations ont connu un important succès dans les salles. À propos de ces films, J.K. Rowling a déclaré : « Il y a eu des moments où j'ai regretté d'avoir cédé les droits cinématographiques[73]. »

Les studios Harry Potter

Une exposition consacrée à la série de films Harry Potter a ouvert ses portes à Londres en 2012[74]. Le lieu, qui met en scène les décors de l’adaptation cinématographique, couvre plus de 14 000 m2 et a coûté 100 millions d’euros au studio Warner Bros.[75].

Théâtre

Article détaillé : Harry Potter et l'Enfant maudit.

Une pièce de théâtre intitulée Harry Potter et l'Enfant maudit[76] est jouée en deux parties (de 2h30 chacune[77]) au Palace Theatre à Londres, à partir du 31 juillet 2016. Elle a été écrite par Jack Thorne et mise en scène par John Tiffany, en collaboration avec J. K. Rowling. Le script de la pièce est également publié le même jour au Royaume-Uni[78], puis le 14 octobre en France.

La représentation de la pièce à Londres est bien accueillie en raison de la mise en scène très pointilleuse de Tiffany et de son décor à grand budget[77] : le spectateur retrouve sur scène notamment les escaliers mouvants, les portraits parlants, etc. Le script de la pièce est en revanche très fréquemment qualifié de « fanfiction » en raison de son trop grand nombre d'incohérences et de « dialogues mièvres », en comparaison de l'histoire originelle de J. K. Rowling[79].

Livres audio

Bernard Giraudeau a effectué la lecture sonore de la traduction francophone des quatre premiers romans. Dominique Collignon-Maurin a pris sa suite à partir de la sortie audio de Harry Potter et l'Ordre du phénix en octobre 2016[80] :

Année Support Narrateur Durée
Harry Potter à l'école des sorciers 2000
puis 2013
6 K7[81]
1 CD MP3
Bernard Giraudeau 8 heures[82]
Harry Potter et la Chambre des secrets 2001
puis 2016
8 CD audio
2 CD MP3
Bernard Giraudeau 8 heures[83]
Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban 2002
puis 2016
2 CD MP3 Bernard Giraudeau 11 heures[84]
Harry Potter et la Coupe de feu 2007
puis 2016
3 CD MP3 Bernard Giraudeau 16 heures[85]
Harry Potter et l'Ordre du phénix 2016 4 CD MP3 Dominique Collignon-Maurin 31 heures[80]

Les versions originales (britanniques) sont lues par Stephen Fry.

Parcs d'attractions

Le parc à thème The Wizarding World of Harry Potter, ouvert en 2010, appartient à Universal et propose notamment une visite du village de Pré-au-Lard et du Chemin de Traverse à tailles réelles, ainsi que des attractions sur le thème de Harry Potter, comme :

La première zone présentée sous ce nom ouvre en 2010 à Universal's Islands of Adventure près d'Orlando, en Floride. Une extension de la zone est inaugurée en 2014 à Universal Studios Florida, le parc voisin. La zone d'Universal's Islands of Adventure est dupliquée au Japon en 2014[87] et un projet similaire était annoncé à Hollywood, en Californie pour 2016[88].

L'univers des fans

Sur Internet

Harry Potter est une œuvre très plébiscitée par les jeunes. Cette génération, très tournée vers l'Internet, a su faire vivre sa passion sur la toile en développant de très nombreux sites et forums sous la forme de sites d'informations, de sites interactifs, de forums pratiquant le RPG. Le plus répandu réside dans le concept de Magicland (anciennement Poudlard Interactif ou PI), où les membres peuvent vivre à la manière d'élèves sorciers en suivant des cours, en jouant au célèbre quidditch, en réalisant des Duels, ou en s'exerçant à divers concours. Tous ces sites ne sont pas exploités et gérés par Warner ou Rowling, à la différence de Pottermore.

Potterfictions

Article détaillé : Potterfiction.

Les Potterfictions sont des fictions écrites par des fans de l'univers de Harry Potter, et basées sur l'histoire et les personnages de la série originale de Rowling. Elles sont généralement publiées sur des sites de fanfictions comme FanFiction.Net, ou des sites spécialisés de « Potterfictions ». Elles suivent généralement le plan habituel des ouvrages de la série d'origine (sur une année scolaire) avec ses personnages originaux, tout en développant par exemple l'histoire de personnages inédits. Certains auteurs inventent une suite à l'histoire d'origine, d'autres une préquelle mettant en scène ses personnages secondaires, comme les quatre Maraudeurs (James Potter, Sirius Black, Remus Lupin et Peter Pettigrow), à l'époque de leur propre scolarité à Poudlard dans les années 70 (cette période étant brièvement abordée dans l'œuvre).

Certaines Potterfictions se détachent de l'ensemble par leur originalité. L'une des plus représentatives est probablement Harry Potter et les Méthodes de la Rationalité, publiée en ligne entre 2010 et 2015[89], traduite en plusieurs langues et ayant atteint une notoriété mondiale. Le blogueur américain Eliezer Yudkowsky y adapte l'histoire originale du personnage de Harry Potter, formé ici à la pensée rationnelle et tentant d'expliquer la sorcellerie de son univers par la méthode scientifique[90],[91]. Selon une étude dans le Hindustan Times, la fiction de Yudkowsky, étendue sur près de 2000 pages, dépeint le conflit entre le bien et le mal à l'image d'une bataille entre la connaissance et l'ignorance[92].

Produits dérivés

Jeux

Jeux de société

De nombreux jeux de société classiques et populaires ont été réédités par Hasbro, Mattel ou Parker en ayant pour thème l'univers de Harry Potter. Il existe notamment une version spécifique du Cluedo[93], de l'UNO[94], du Scrabble[95], du Labyrinthe (Les couloirs de Poudlard[96]), un questionnaire de Trivial Pursuit, ainsi que divers jeux de cartes ou plateaux d'échecs.

En 2013, Gallimard Jeunesse édite un jeu de plateau Harry Potter : Le Jeu, proposant un parcours de type jeu de l'oie à travers les films de la saga, en répondant à des questions ou en relevant des défis[97]. Divers jeux d'adresse pour enfants sont également édités (quidditch, parcours de lévitation d'objets, etc.).

Jeux vidéo adaptés des romans

Chaque roman de la série a été adapté en jeu vidéo par Electronic Arts sur diverses plateformes, notamment sur PC (Windows), Game Boy Color, Game Boy Advance, PlayStation, PlayStation 2, Xbox et Game Cube. Les trois derniers jeux adaptés sont également disponibles sur Wii. Leur sortie coïncide avec celle des films Harry Potter. Ils se déroulent à la manière de jeux d'aventure suivant les événements principaux de l'intrigue des romans. Ils sont agrémentés de nombreuses phases de plate-forme et d'affrontements.

Electronic Arts développe en 2003 une édition spéciale Quidditch : Harry Potter : Coupe du monde de quidditch.

Lego Harry Potter

Une gamme Lego Harry Potter a été créée en 2001 et fut arrêtée en 2007. Elle fut relancée en 2010 mais elle s'arrêta en 2011.

On retrouve deux jeux vidéo mettant en scène cet univers (Lego Harry Potter : Années 1 à 4 et Lego Harry Potter : Années 5 à 7). Ces deux jeux, parus respectivement en 2010[98] et 2011[99] et édités par Warner Bros. Interactive Entertainment, sont disponibles sur plusieurs plateformes.

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Harry Potter.

Sources

Notes et références

Références bibliographiques

Romans

J. K. Rowling, Harry Potter à l'école des sorciers, Gallimard Jeunesse (Poche), (ISBN 2070518426)

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  2. chap.1
  3. chap.4 à 6.
  4. chap.8.
  5. chap.17.
  6. Chap. 5 (p. 91 de l'édition poche)
  7. Chap. 12 (p. 200 de l'édition poche)
  8. chap.17 (p. 298 édition poche)
  9. chap.26 (p.509 édition poche)
  10. chap.31 (p. 640 édition poche)
  11. chap.1 (p. 17 édition poche)
  12. chap.17 (p. 291 édition poche)
  13. chap.17 (p. 291 édition poche)
  14. chap.17 (p. 292 édition poche)
  15. chap.17 (p. 282 édition poche)
  16. chap.17 (p. 292 édition poche)
  17. chap.17 (p. 290 édition poche)

J. K. Rowling, Harry Potter et la Chambre des secrets, Gallimard jeunesse (Poche), (ISBN 2070524558)

  1. chap.8 (p. 145 de l'édition poche)
  2. chap.8 (p. 141 de l'édition poche)
  3. chap.18 (p. 352 de l'édition poche)
  4. chap.18 (p. 345 de l'édition poche)
  5. chap.17 (p. 325 de l'édition poche)
  6. chap.17 (p. 338 de l'édition poche)
  7. chap.13 (p. 256 édition poche)

J. K. Rowling, Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban, Gallimard Jeunesse (Poche), (ISBN 2070528189)

  1. Chap. 10 (p. 225 de l'édition poche)
  2. Chap. 19 (p. 387 de l'édition poche)
  3. Chap. 10
  4. chap.2 (p. 23 de l'édition poche)
  5. chap.19 (p. 400 édition poche)
  6. chap.12 (p. 258 édition poche)
  7. chap.12 (p. 256 édition poche)
  8. chap.12 (p. 251-252 édition poche)
  9. chap.12 (p. 271 édition poche)
  10. chap.19 (p. 389 édition poche)
  11. chap.12 (p. 256 de l'édition poche)

J. K. Rowling, Harry Potter et la Coupe de feu, Gallimard Jeunesse, (ISBN 2070543587)

  1. chap.32 (p. 666 édition poche)
  2. chap.37 (p. 751 édition poche)
  3. chap.33 (p. 675 édition brochée)
  4. chap.33 (p. 678 édition brochée)

J. K. Rowling, Harry Potter et l'Ordre du phénix, Gallimard Jeunesse, (ISBN 2070556859)

  1. chap.37 (p. 943 de l'édition brochée)
  2. chap.37 (p. 944 de l'édition brochée)
  3. chap.15 (p. 348 édition brochée)
  4. chap.35 (p. 904 édition brochée)
  5. chap.4 (p. 80 édition brochée)
  6. chap.37 (p. 925 édition brochée)
  7. chap.28 (p. 724 édition brochée)
  8. chap.36 (p. 910 édition brochée)
  9. chap.37 (p. 938 édition brochée)
  10. chap.37 (p. 947 édition brochée)
  11. chap.37 (p. 932 édition brochée)
  12. chap.33 (p. 724 édition brochée)
  13. chap.37 (p. 929 édition brochée)
  14. chap.17 (p. 915 édition brochée)
  15. chap.16 (p. 389 édition brochée)

J. K. Rowling, Harry Potter et le Prince de sang-mêlé, Gallimard Jeunesse, (ISBN 2070572676)

  1. chap.28 (p. 668 édition brochée)
  2. chap.23 (p. 547 édition brochée)
  3. chap.28 (p. 669 édition brochée)

J. K. Rowling, Harry Potter et les Reliques de la Mort, Gallimard Jeunesse, (ISBN 9782070615360)

  1. a et b chap.16 (p. 354 de l'édition brochée)
  2. a et b chap.33 (p. 706 édition brochée)
  3. chap.33 (p. 724 édition brochée)
  4. a et b chap.33 (p. 725 édition brochée)
  5. chap.33 (p. 720 édition brochée)
  6. chap.19 (p. 392 édition brochée)
  7. chap.23 (p. 497 édition brochée)
  8. chap.23 (p. 492 édition brochée)
  9. chap.1 (p. 20 édition brochée)
  10. chap.27 (p. 586 édition brochée)
  11. chap.31 (p. 653 édition brochée)
  12. chap.33 (p. 734 édition brochée)
  13. chap.33 (p. 733 édition brochée)
  14. chap.21 (p. 437 édition brochée)
  15. chap.15 (p. 332 édition brochée)
  16. chap.19 (p. 408 édition brochée)
  17. chap.19 (p. 412 édition brochée)
  18. chap.20 (p. 419 édition brochée)
  19. chap.33 (p. 718 édition brochée)
  20. chap.32 et 33 (p. 702 à 737 édition brochée)
  21. chap.36 (p. 775 édition brochée)
  22. chap.36 (p. 785 édition brochée)
  23. chap.36 (p. 798 édition brochée)
  24. Épilogue (p. 808-809 édition brochée)
Hors-série
Autres
  • Lindsey Fraser, Rencontre avec J. K. Rowling, l'auteur de Harry Potter, Gallimard, (ISBN 2-07-054580-6)
  1. a et b p. 25
  2. p. 24
  3. a, b et c p. 26

Autres références

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Bibliographie

En français
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  • Stephen Brown, Harry Potter : comment le petit sorcier est devenu le roi du marketing, Paris, Dunod, (ISBN 9782100493777)
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  • Sophie de Mijolla-Mellor, L'enfant lecteur : de la Comtesse de Ségur à Harry Potter, les raisons du succès, Paris, Bayard, (ISBN 9782227474529)
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  • Lucie de Lossendière, La magie révélée dans Harry Potter, Paris, Contre-dires, coll. « ARTICLES SANS C », (ISBN 2849330906 et 978-2849330906)
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  • Aubrey Malone, Harry Potter de A à Z, Saint-Victor-d'Épine, City éd, (ISBN 2352882931)
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En anglais
En d'autres langues
  • (de) Paul Bürvenich, Der Zauber des Harry Potter - Analyse eines literarischen Welterfolgs, Peter Lang Verlag (octobre 2001) (ISBN 978-3-631-38743-6)

Filmographie

  • Nicolas Svetchine, Harry Potter, la magie d'un succès, MCE TV (juillet 2011)

Articles connexes

Liens externes