Éfrit

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Un éfrit, ifrit ou afrit (arabe : عفريت, ʻifrīt, et عفاريت, ʻafārīt au pluriel) est une sorte de djinn. Ces djinns sont plus forts que les mauvais djinns et peuvent être utilisés en tant que djinns ouvriers, selon l'utilisation qu'en fit Salomon. Ils sont généralement comptés au nombre des djinns, ou génies, croyants.

Écriture islamique[modifier | modifier le code]

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Un Ifrit est mentionné dans le Coran, dans la Sourate An-Naml (27: 38-40):

38. Il [Salomon] dit: «Ô notables! Qui de vous m’apportera son trône avant qu’ils ne viennent à moi soumis?»

39. Un djinn redoutable dit: «Je te l’apporterai avant que tu ne te lèves de ta place: pour cela, je suis fort et digne de confiance».

Littérature persane[modifier | modifier le code]

Dans Mille et Une Nuits, dans un conte appelé "The Porter et les jeunes filles", il y a un récit sur un prince qui est attaqué par des pirates et se réfugie avec un bûcheron. Le prince trouve une chambre souterraine dans la forêt menant à une belle femme qui a été enlevé par un ifrit. Le prince dort avec la femme et les deux sont attaqués par le ifrit jaloux, qui change le prince dans un singe. Plus tard, une princesse restaure le prince et combat une bataille rangée avec le ifrit, qui change de forme en divers animaux, des fruits, et le feu jusqu'à ce qu'il soit réduit en cendres. Dans le livre, le mot est utilisé de façon interchangeable avec génie et dans le conte l'esprit est malveillant mais facilement dupé par le protagoniste.

Dans le folklore primitif, l'ifrit est réputé naître du sang d'un meurtre; tremper un clou inutilisé dans ce sang est supposé stopper cette naissance. On dit que ces créatures peuvent prendre la forme de Satan, de la victime du meurtre ou même d'une tempête de sable[1].

Dans les œuvres de fiction[modifier | modifier le code]

Littérature et cinéma[modifier | modifier le code]

  • Samia Gamal interprète une séduisante ifrit dans la comédie musicale égyptienne Madame la diablesse (1949).
  • Un chapitre d’American Gods de Neil Gaiman (2001) est consacré à un ifrit vivant à New York.
  • Ils sont mentionnés dans la série de romans Trinity Blood (à partir de 2001).
  • Un ifrit est au cœur d'une des intrigues de la cinquième saison de True Blood : il apparaît comme une malédiction à la suite d'exactions d'un des personnages de la série en Irak.
  • Les ifrits sont également des esprits supérieurs dans la Trilogie de Bartiméus de Jonathan Stroud (2003-2005).
  • Les ifrits sont au cœur d'une intrigue dans un épisode de Lost Girl saison 2.
  • Dans Tara Duncan de Sophie Audouin-Mamikonian, les Effrits sont des démons mineurs qui occupent diverses fonctions dans les villes.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Les ifrits sont présents dans diverses campagnes de jeux de rôle et de jeux vidéo de rôle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Theresa Cheung, "Aeromancy" in The Element Encyclopedia of the Psychic World., Harper Element (ISBN 0007211481), p. 10
  2. « Test de Prince of Persia : Les Sables Oubliés », sur www.gamekult.com