Palombie

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République de Palombie

Estados Unidos de Palombia
República palombiana (es)

Drapeau
Drapeau de la Palombie.
Description de l'image Palombia mapa.png.
Devise nationale Palompeu mais Palombien ![1]
Administration
Forme de l'État Pays imaginaire, Rép., régime totalitaire
Présidents Général Zantas (1954-1956)
Papa Prinz (1964-1970)
Baby Prinz (1970-1990)
Achilo Zavatas (1990-?)
Général Pochero (?-2012)
Hermoso (2012)
Général Pochero (2012-?)
Langues officielles Espagnol
Capitale Chiquito

4° 36′ 36″ N, 74° 04′ 55″ O

Géographie
Plus grande ville Chiquito (123 765 habitants[2])
Superficie totale 42 042[2] km2
Fuseau horaire UTC -5
Histoire
Indépendance de l'Espagne
Date 1923
Démographie
Gentilé Palombien
Population totale (1959) 227 895 hab.
Densité 40 hab./km2
Économie
Monnaie Palombo
Divers

La Palombie (ou República palombiana[2]) est un pays fictif où se déroulent certaines des aventures de Spirou et Fantasio et du marsupilami. Il s'agit d'une petite république située (d'après la carte affichée sur la cage du marsupilami au zoo, dans Spirou et les Héritiers) dans une région située entre le Venezuela, le Pérou, la Colombie, et le Brésil. Elle jouxte aussi la toute petite République (imaginaire) de Guaracha.

Développement[modifier | modifier le code]

La Palombie est inventée par l'auteur belge André Franquin, dont le nom évoque la Colombie[3] (la palombe, tout comme la colombe, est une variété de pigeon)[4]. Ce pays fictif apparait initialement dans l'épisode Spirou et les Héritiers (1951)[5], et est située en Amérique du Sud[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Selon les dires de Franquin, la Palombie est « le plus petit État d'Amérique latine[4]. » Géographiquement parlant, elle offre de larges et mornes plaines désertiques, à peine plantées, çà et là, de robustes cactées. À la sortie de la capitale commence la forêt vierge (à 120 km au Sud-Ouest de Chiquito[2], sont situées les ruines de l'ancien repaire de Zorglub), laquelle s'étend jusqu'au volcan El Sombrero[4] (au Brésil[6]), qui peut être atteint en 20 jours de marche. À mesure que le sol s'élève vers le sud, la jungle fait place à une savane herbeuse. Celle-ci s'arrête au pied de hautes chaînes montagneuses. Les Andes palombiennes sont composées de pics et de volcans, pour la plupart éteint. Des lacs profonds, encore inexplorés par l'homme, parsèment la région.

Le Monte Urticando, un ancien volcan attiédi plutôt qu'éteint au cratère inaccessible et inviolé, fait partie des Andes palombiennes précédemment décrites. Une seule galerie y mène. Le volcan est doté d'un microclimat très doux grâce à ses sources d'eaux chaudes. C'est aussi là que poussent les comitl millénaires. Les Indiens Chahutas déclarent que les petits Marsupilami reviennent toujours plus forts de leur séjour au cœur de ce volcan de la forêt palombienne.

La faune tropicale de Palombie est celle de l'Amazonie : jaguars, perroquets et aras, piranhas ; mais cette forêt abrite aussi un étrange mammifère appelé le marsupilami[7]. La Palombie est traversée par deux rivières principales : le Rio Soupopoaro[4], affluent de l'Amazone, et le Rio Soupalagrimaz, affluent du précédent.

En terme de transport, le pays possède sa propre compagnie aérienne baptisée Palombian Airline[8].

Région[modifier | modifier le code]

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  • Chiquito : région de la capital ; Nord
  • Papayas : région ancestral ; Ouest
  • Amaz : région amazone ; Sud
  • Marsup : région des croyances ; Est
  • Centra : région des connaissances ; Centre

Chiquito[modifier | modifier le code]

Ni les conquistadores espagnols, ni les bandeirantes portugais ne parvinrent à établir des colonies durables en Palombie. L'absence de richesses naturelles en fit rapidement un territoire peu convoité. À la fin du XIXe siècle, des colons espagnols finirent, tout de même, par créer Chiquito, la future capitale. La ville acquit rapidement une certaine importance. Elle fut, par la suite, à la base du développement de la République de Palombie. Chiquito est, par ailleurs, bordé par la forêt vierge.

Politique[modifier | modifier le code]

La vie politique palombienne a souvent été agitée ; tout d’abord durant la « guérilla » d’indépendance du pays en 1923, mais surtout dans les années 1950, où on vit un aventurier du nom de Zantas — autoproclamé général — vouloir prendre le pouvoir et tenter de mener une guerre de conquête dont la victime devait être le Guaracha (Spirou et Fantasio n’eurent aucune difficulté à reconnaître en lui le cousin du second, Zantafio)[9]

La fin des années 1960 y est le théâtre d'une grande modernisation économique et d'un remarquable essor touristique (alors que dans les années 1950, un Européen devait rejoindre Caracas et y prendre en correspondance un vol de la Palombian Airline, alors que des vols long-courrier de la compagnie rebaptisée Palombian World Airways relient maintenant directement l'Europe à Chiquito). On vit aussi à cette époque un développement important du secteur bancaire.

Mais la vie économique de cette période fut lourdement marquée par ce qui reste connu dans les annales sous le nom de « crise du savon », où les méthodes de marketing des entreprises Zugol et Z Bul (détenues par le malfrat Zorglub) furent sévèrement mises en cause. C'est aussi dans ces années-là qu'arriva au pouvoir Papa Prinz suivi de son fils Baby Prinz lui-même renversé par Achilo Zavatas (en 1990).

Dictateurs connus[modifier | modifier le code]

Le pays fictif compte au moins six dictateurs palombiens :

  • Zantafio dit « général Zantas » : Zantafio, un aventurier peu scrupuleux, se fait passer pour le général Zantas. Considéré comme un héros de la révolution, et qui à son tour en déclenchera une, il veut conquérir le pays voisin du Guaracha pour ses richesses naturelles et propose à Spirou et Fantasio d'être colonels dans son armée. Mais le général autoproclamé se fait prendre au piège par les colonels mutins récemment engagés et est contraint à abandonner le pouvoir. Mais il revient plus tard et joue un rôle important lors de la crise du savon.
  • Papa Prinz : Il est arrivé au pouvoir en 1964, abolissant le système parlementaire (congrès composé de deux chambres élues pour 4 ans ; président élu pour 6 ans), instauré dans le début des années 1960, période qui fut consacrée à une modernisation à outrance (d'où un fort endettement extérieur du pays). Enfin, il fut assassiné lors du 28e attentat à son égard ; mais le pouvoir reste dans la famille.
  • Baby Prinz : Baby Prinz, dit le « dictatillon »[10], est le fils de Papa Prinz. Arrivé trop tôt au pouvoir, à la mort de son père ; obsédé de l'hygiène et plus intéressé par sa collection de peluches que par la politique, il ne s'accrocha pas au pouvoir lors du coup d'État de 1990 mis en place par Achilo Zavatas. Mais il fut néanmoins content de savoir que « grâce à cette histoire, son nom entrerait dans l'histoire ! ». Baby Prinz rajouta d'ailleurs lors de son « règne » un marsupilami au centre du drapeau palombien (ce symbole est depuis supprimé).
  • Achilo Zavatas : Propriétaire d'une fabrique et d'une chaîne de magasins spécialisés dans le savon (depuis le passage de Zorglub et Zantafio, les Palombiens sont très consommateurs de savons), et ministre de la Propagande[8]. Il profite de la destitution de Baby Prinz pour devenir dictateur à sa place[8], en 1990, à la suite d'une élection où il était le seul candidat à la présidence (ses adversaires ayant mystérieusement disparu). La devise de son gouvernement est : « Qui s'y frotte, s'y lave les mains » (peut-être en hommage à la devise hergéenne syldave (traduite de « Eih bennek, eih blavek ») « Qui s'y frotte, s'y pique »).
  • Pochero père et fils : Dans le film Sur la piste du Marsupilami, réalisé par Alain Chabat et sorti en avril 2012, le pouvoir est entre les mains de la famille Pochero, « dictateurs de père en fils ». L’actuel détenteur du titre, le général Pochero (Lambert Wilson), est un grand admirateur de Céline Dion. Au cours du film, il est emprisonné et remplacé pendant quelques heures (ou quelques jours) par l’horticulteur Hermoso (Fred Testot), mais parvient finalement à s'évader et à reprendre le pouvoir.

Références visibles[modifier | modifier le code]

La Palombie est principalement une caricature de l'instabilité politique en Amérique du sud. Dans ce domaine, la Palombie est à rapprocher du San Theodoros dans Tintin, en encore plus humoristique. Dans Le Dictateur et le Champignon, la caricature est surtout une occasion pour Franquin d'exprimer son mépris pour les régimes dictatoriaux et les abus de militarisme.

Dans l'album du Marsupilami Baby Prinz, le peuple lui-même est tourné en dérision. Par exemple, on apprend que les attentats contre le dictateur sont une tradition que les dictateurs n'osent pas tenter d'abolir, tant elle plaît au peuple. Après la révolution, une femme dans la foule se rappelle que le nouveau dirigeant est un ministre du dictateur contre lequel ils viennent de faire une révolution : son mari lui ordonne de se taire. L'armée, pour sa part, se soucie de jouer un rôle positif dans la révolution pour la télévision.

Cette révolution comporte plusieurs clins d'œil à la révolution roumaine de 1989 : le drapeau de la révolution est l'ancien drapeau en découpant l'emblème central, et le nom de la garde personnelle du dictateur, la Securitad.

Culture[modifier | modifier le code]

Quoique située en Amérique du Sud, culturellement parlant, la Palombie présente beaucoup d'affinités avec le Mexique : on y consomme en effet des tortillas et des tamales, et on y boit du tequila. On y consomme aussi pas mal de bière (la marque la plus répandue étant la bière Colibri). Le vêtement des habitants n'est pas non plus sans rappeler celui des citoyens des États-unis mexicains.

Une des langues indiennes qu'on y pratique présente aussi certaines affinités avec le nahuatl : un des tequilas palombiens les plus réputés est celui de la marque Coyotl. La langue des féroces et sylvicoles indiens Chahutas n'a pas encore fait l'objet d'une description scientifique, mais il n'est pas impossible qu'elle relève du groupe arawak. Ils portent tous des noms dont la prononciation provoquera sûrement le rire d'un Occidental, et parlent un dialecte très coloré.

Pratiquant la réduction de têtes, ils ont vite été rejoints par la civilisation qui a cherché à en tirer profit. Ils sont chasseurs, pêcheurs, cueillent des fruits, extraient des émeraudes, font pousser du bambou et adorent toutes sortes de divinités dont le marsupilami bien qu'ils n'hésiteraient pas, une fois influencés, à vouloir le tuer pour diverses raisons (pour le manger et pour être respecté par leurs congénères).

La tauromachie y est très appréciée. La guitare est l'instrument type de la musique populaire palombienne de l'ère coloniale. Les activités économiques marquantes incluent production d'argent, de confitures, d'articles de toilettes (savon et dentifrices), banques. Les souvenirs à ramener incluent étuis à cigarettes et blagues à tabac (petacas), bracelets en poil de marsupilami (se méfier des faux).

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason de Palombie Blason De gueules à l'ara d'argent armé d'un poignard tourné à dextre
Détails

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les voleurs du Marsupilami », sur La Libre, (consulté le 28 juillet 2018).
  2. a, b, c et d « L'abécédaire du Marsupilami - P », sur marsupilami.com (consulté le 16 juillet 2016).
  3. Cahiers des Amériques latines, Paris, Institut des hautes études de l'Amérique latine, Université de la Sorbonne nouvelle - Paris III, , p. 39-40.
  4. a, b, c, d et e « Lieux imaginaires - 4 », sur Franquin (consulté le 28 juillet 2018).
  5. (en) Brienza, Casey et Johnston, Paddy, Cultures of comics work, New York, Springer, (ISBN 9781137550903), p. 162-164.
  6. « Le Marsupilami version Alain Chabat », sur Le Figaro, (consulté le 28 juillet 2018), p. Cette bondissante créature rare vit dans la jungle amazonienne de Palombie, dans la région du volcan El Sombrero, au Brésil..
  7. « Le Marsupilami : Tout Savoir Sur Le Personnage De Franquin », sur gralon.net/, (consulté le 28 juillet 2018).
  8. a, b et c JrmBkr, « La Palombie, une contrée séduisante », sur come4news.com, (consulté le 28 juillet 2018).
  9. Le dessinateur Franquin en profite pour se déchaîner contre le pouvoir militaire par des caricatures particulièrement féroces. Cette manifestation de rejet de tout ce qui porte un uniforme (généraux, colonels, zorglhommes, agents de police...) ne le quittera pas tout au long de son œuvre.
  10. « L'abécédaire du Marsupilami - B », sur marsupilami.com (consulté le 16 juillet 2016).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • de la série Marsupilami - Encyclopédie
  • Les chahutas sur franquin.com