Zorglub

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Zorglub
Personnage de fiction apparaissant dans
Spirou et Fantasio.

Alias Bulgroz
Sexe Masculin
Activité Savant fou

Créé par Franquin ; Greg
Séries Spirou et Fantasio
Première apparition Z comme Zorglub

Zorglub est un personnage de fiction créé par André Franquin et Greg, et apparu pour la première fois dans la bande dessinée Z comme Zorglub de la série Spirou et Fantasio en 1959. En 2017, il devient le héros de sa propre série de bande dessinée aux éditions Dupuis[1].

Création du personnage[modifier | modifier le code]

Zorglub aurait été inspiré par un homme que Franquin connaissait de vue[2], et qui occupait un poste de chef de rayon dans un grand magasin de Bruxelles. Il était très bavard, doté d'un fort accent et coiffé comme Zorglub ; un « homme très drôle » selon Franquin.

On ignore si « Zorglub » est le nom ou le prénom du personnage. À cette question, Franquin répond : « On ne sait pas. En réalité, c'est un problème que nous ne nous sommes jamais posé, Greg et moi. »[2].

Quoi qu'il en soit, fruit de l'imagination de Greg (Achille Talon) et de Franquin, Zorglub est une délirante modernisation du classique savant fou à la Métropolis ou Docteur Folamour. Il en est la version « années 1950 », mais franchement comique.

Biographie fictive[modifier | modifier le code]

Zorglub semble avoir eu une jeunesse peu heureuse[3]. Il est un ancien camarade d'université de Miss Flanner et du comte de Champignac. À l'inverse de ce dernier, il a décidé d'expérimenter sa principale invention non pas pour faire le bien, mais pour satisfaire ses ambitions personnelles et prouver qu'il est le plus grand des scientifiques. Il est en effet parvenu, à l'aide de la zorglonde, à hypnotiser ses victimes et ainsi leur voler leurs inventions.

Description[modifier | modifier le code]

Physique[modifier | modifier le code]

Il mesure environ 1,80 m et aurait entre 45 et 50 ans (c'est ainsi que Fantasio le décrit). Il est brun, maigre, un peu chauve mais avec une chevelure noire qui boucle derrière, collier de barbe, un long nez, et un air un peu diabolique. Zorglub s'habille d'un costume bleu, d'un blouson ou d'une cape noire doublée de fourrure et de gants (apparence élégante des hommes dans les années 1950).

Personnalité[modifier | modifier le code]

Première période[modifier | modifier le code]

Zorglub apparaît dans une longue aventure couverte par deux albums : Z comme Zorglub et L'Ombre du Z, dans laquelle il joue le rôle du méchant. Franquin le dépeint comme un être mégalomane, doté d'un égo surdimensionné (il parle régulièrement de lui à la 3e personne). S'il apparaît d'abord comme l'archétype du savant fou et du génie du mal, le personnage se révèle d'une grande maladresse et d'une nervosité extrême qui le conduit à accumuler les gaffes. Il se montre finalement plus ridicule qu'effrayant.

Son égo et sa mégalomanie le poussent à nommer tout l'environnement qu'il a créé autour de lui avec le préfixe Zorgl. Son invention clé s'appellera la zorglonde. Grâce à celle-ci, il se compose une véritable armée de Zorglhommes, en réalité des gendarmes qu'il a hypnotisés. Ces Zorglhommes parlent tous la zorglangue (qui ne diffère du français que par le fait que les lettres des mots sont inversées), et leur leitmotiv est « Eviv Bulgroz ! » (ce qui signifie « Vive Zorglub ! »). Il crée de nombreuses bases où sont rassemblés les zorglhommes. On connaît le nom de six de ces bases (même si d'après les différentes cartes représentées, il semble y en avoir davantage) : Zorgland, Zorgrad, Zorg-City, Zorg-les-Bains, Zorgville, Zorgburg. Zorglub a également fabriqué des véhicules futuristes, comme la Zorglumobile ou le Zorgléoptère.

Il n'est cependant pas si méchant : il veille notamment à ne jamais tuer ou blesser quelqu'un. Dans L'Ombre du Z on voit qu'il n'est pas du tout conscient du mal qu'il provoque, en apprenant de la bouche de Champignac que des Palombiens ruinés par ses ventes forcées à coups de zorglonde en sont réduits à manger du savon.

Dans de rares moments, il peut même faire une sévère autocritique en se qualifiant de « Z comme zéro », quand ses erreurs sont trop évidentes (Z comme Zorglub, dans les dernières pages).

Les seules actions réellement criminelles de son organisation ont été dirigées par Zantafio à l'insu de Zorglub. Zantafio finit par blesser gravement Zorglub avec un rayon de la mort expérimental, quand celui-ci, réalisant combien son allié est dangereux, tente de l'empêcher de voler ce fameux rayon.

Guérison[modifier | modifier le code]

Dans Panade à Champignac, Zorglub recouvre sa santé mentale, mais grâce à l'aide du comte de Champignac, devient un gentil. D'un point de vue éditorial, l'éclipse de Zorglub et son retour dans des circonstances comiques viennent d'une critique de l'éditeur contre la présence d'un superméchant dans Spirou[4].

Résultat, après la reprise de la série par Fournier, Zorglub est un ami sincère et un excellent compagnon de recherches du comte. Dans Le Réveil du Z de Tome et Janry, Zorglub est également sympathique, mais on découvre que son descendant pourrait être un tyran ridicule comme il l'était.

Dans Les Marais du temps, on le trouve toutefois moins scrupuleux et largement en deçà de Champignac sur le plan scientifique, mais l'album étant paru dans la collection Une aventure de Spirou et Fantasio par..., il parait normal que l'auteur ait une interprétation personnelle du personnage.

Le retour du Zorglub prétentieux et mégalomane[modifier | modifier le code]

Dans Alerte aux Zorkons, Zorglub retrouve son rôle du « mythe Zorglub ». Il est à nouveau prétentieux et mégalomane, ourdissant un plan révélé dans le tome 52 de la série (La Face cachée du Z). Il est toutefois incroyablement gaffeur, provoquant comme à son habitude des catastrophes ; et, sans être réellement méchant, son incapacité à estimer les conséquences de ses actes met tout le monde en grand danger. En outre, il montre toujours une reconnaissance envers Champignac pour l'avoir soigné, et n'hésite pas à l'aider ainsi que Spirou et Fantasio lorsque ces derniers sont en danger.

Dans La Face cachée du Z, Zorglub retrouve ses habits de mégalomane. Il explique être frustré par Champignac, qui ne le considérerait que comme son élève, alors qu'il est son condisciple.

Œuvres où le personnage apparaît[modifier | modifier le code]

Bande dessinée[modifier | modifier le code]


Série animée[modifier | modifier le code]

  • Spirou et Fantasio (Daniel Duda, 2006) avec Philippe Résimont
  • Il est à noter que dans cette série, Zorglub a une fille: Zaoki, qui est bien souvent en désaccord avec son père et est une amie de Spirou et Fantasio. Il ne lui fait cependant jamais aucun mal.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Frohwirth, « Zorglub, le meilleur ennemi de Spirou, règne enfin sur sa propre BD (ou presque) », Konbini France,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Et Franquin créa la gaffe (1997)
  3. Il déclare dans Z comme Zorglub : « Je n'ai jamais rien fait de mal... Mais j'ai toujours été tout seul, et c'est pour ça que j'ai voulu leur montrer... Snif... À tous !... »
  4. Notes explicatives de Spirou et Fantasio, Tome 8 : Aventures humoristiques

Bibliographie[modifier | modifier le code]