Spirou et Fantasio

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Spirou et Fantasio
Série
Image illustrative de l'article Spirou et Fantasio

Auteur Rob-Vel (1938-1943)
Jijé (1943-1946)
Franquin (1946-1969)
Fournier (1969-1980)
Nic & Cauvin (1980-1983)
Tome & Janry (1982-1998)
Morvan & Munuera (2004-2007)
Yoann & Vehlmann (depuis 2010)
(voir ici)
Genre(s) franco-belge
aventure
science-fiction
humour

Personnages principaux Spirou
Fantasio
Spip

Éditeur Dupuis
Première publication 1938
Nb. d’albums 54 dans la série principale et 4 hors-séries

Prépublication Le Journal de Spirou
Adaptations Série animée Spirou
Série animée Spirou et Fantasio
Spirou (jeu vidéo)
La Panique mécanique (jeu vidéo)

Spirou et Fantasio est une série de bande dessinée publiée dans le Journal de Spirou. Sa publication a commencé en 1938 et la série est devenue l'une des bandes dessinées franco-belges les plus populaires, considérée comme un classique au même titre qu’Astérix ou Tintin. Elle met en scène les personnages de Spirou et Fantasio, reporters, accompagnés le plus souvent de l'écureuil apprivoisé de Spirou : Spip. Leurs aventures les amènent à affronter des gangsters divers et variés, ainsi que des dictateurs et autres savants fous dans des aventures mêlant humour, science-fiction et fantastique.

Les personnages éponymes font partie des rares héros de la bande dessinée franco-belge à appartenir à leur éditeur et non à un auteur ou dessinateur en particulier, et à ce titre sont passés entre les mains de divers auteurs engagés par l'éditeur pour continuer leurs aventures, dont les plus connus sont André Franquin et le duo Tome et Janry. La popularité durable du personnage de Spirou, qui donne son nom au magazine qui l’a vu naître, et de certains personnages secondaires, a entraîné la création de séries dérivées qui, paradoxalement, ont connu un plus grand succès que Spirou et Fantasio : Gaston, Marsupilami et Le Petit Spirou.

Une série de one shots, indépendants de la série officielle, sont regroupés dans la collection Le Spirou de... dans laquelle certains des meilleurs auteurs de la bande dessinée franco-belge rendent hommage à la série. Celle-ci a également été adaptée en contes audios, en série animée et en jeux vidéo.

Historique[modifier | modifier le code]

Les origines de Spirou : Rob-Vel puis Jijé[modifier | modifier le code]

En 1938, l'éditeur Jean Dupuis, après avoir édité plusieurs publications dont L’Ami du foyer, Le Roman et le fameux Moustique (qui s'est appelé Télémoustique pendant plusieurs dizaines d'années), crée Le Journal de Spirou[1]. Il engage le dessinateur Robert Velter, dit « Rob-Vel », pour animer le personnage titre du journal. Rob-Vel reprend un protagoniste qu'il a déjà utilisé épisodiquement pour des affiches de publicité, un jeune groom aux cheveux roux, et le met en scène dans ce rôle au Moustic Hotel (référence au journal Moustique, également publié par Dupuis). Rob-Vel est aidé dans sa tâche par sa femme Blanche Dumoulin, qui écrit les scénarios de la bande dessinée, et par le peintre Luc Lafnet, qui l'assiste sur diverses séries. Une incertitude demeure quant au rôle exact tenu par Lafnet dans la création du personnage de Spirou : il est possible que la toute première planche soit en réalité l'oeuvre de Lafnet, auquel Rob-Vel, pris par ses autres séries, aurait délégué la tâche. Le dessinateur qui est représenté donnant vie à Spirou ressemble en effet à Lafnet et non à Rob-Vel. Il est également possible que Rob-Vel et Luc Lafnet se soient partagé la réalisation de la planche, Rob-Vel dessinant le personnage de Spirou et Lafnet les autres personnages. Ce point demeure obscur, les archives de Luc Lafnet, décédé prématurément en 1939, ayant disparu[2],[3].

Le nom Spirou signifie à la fois « écureuil » et « facétieux » en wallon[4] et cela le caractérise bien au début, lorsqu'il joue des tours au personnel de l'hôtel. Le , il rencontre dans un épisode intitulé L’Héritage de Bill Money un véritable écureuil nommé Spip qui ne le quitte plus. Les premières histoires de la série sont des gags en une planche, centrés sur le travail de Spirou au Moustic Hotel. S'ensuivent des aventures plus longues, aux péripéties volontiers surréalistes ou fantastiques : Rob-Vel fait de son héros un globe-trotter, et l'envoie aux quatre coins du monde, puis dans l'espace. De cette période, très différente du Spirou contemporain, le personnage ne conserve ensuite que son costume caractéristique et l'écureuil Spip. Toutefois, son costume disparaîtra progressivement au profit de tenues plus discrètes au cours de l'évolution de la série, tout en gardant la couleur rouge emblématique.

La Seconde Guerre mondiale déclarée, Rob-Vel est mobilisé : la série est alors poursuivie par Blanche Dumoulin, aidée par le dessinateur Van Straelen. Rob-Vel est fait prisonnier par les Allemands en 1940 ; Spirou est alors repris par Joseph Gillain, dit « Jijé », l'un des principaux dessinateurs du journal. Libéré en 1941, Rob-Vel reprend sa série. En 1943, le Journal de Spirou est interdit de publication par les Allemands. Rob-Vel vend alors les droits du personnage Spirou aux éditions Dupuis[5]. C'est à Jijé qu'est de nouveau confié le dessin de Spirou, tandis que le journal paraît clandestinement en Belgique occupée[6]. Le rachat de Spirou par Dupuis fait de cette série une exception dans le paysage de la bande dessinée franco-belge, où les séries tendent généralement à appartenir à leurs auteurs d'origine.

En 1944, afin de contrebalancer le côté trop lisse de Spirou, Jijé crée à la demande de Jean Doisy, alors rédacteur en chef du journal, le personnage de Fantasio, qui apporte avec ses costumes bizarroïdes (il finit par adopter la mode zazou pendant les années 1940) et ses gaffes une touche de loufoquerie à la série. Le nom de Fantasio vient d'un pseudonyme utilisé par Jean Doisy pour signer l'une des nombreuses rubriques dans le journal. On remarquera la ressemblance du Fantasio des débuts avec Dagobert (Dagwood Bumstead, en anglais), le héros américain masculin de la série Blondie[7]. Fantasio devient le meilleur ami de Spirou et l'accompagnera partout. Au milieu de l'épisode La Maison préfabriquée (1946), Jijé passe la main à l'un de ses élèves les plus prometteurs, le jeune André Franquin, qu'il a déjà testé dans l'épisode Le Tank[8].

Jijé réalisera encore deux courtes histoires avant de définitivement laisser Franquin dessiner le personnage. Dans une autre de ses séries, Blondin et Cirage, dans l'aventure Blondin et Cirage découvrent les soucoupes volantes (1954), Spirou, le Comte de Champignac et le Marsupilami feront une courte apparition mais seront dessinés par Franquin[9].

Les années Franquin[modifier | modifier le code]

Franquin modifie profondément la série en étendant les petites histoires comiques à de longues aventures avec un scénario plus complexe. Il introduit un grand nombre de personnages qui y deviendront récurrents tels le Comte de Champignac (Il y a un sorcier à Champignac), scientifique génial qui devient le grand-père de cœur de Spirou et Fantasio, le maléfique cousin Zantafio (Spirou et les héritiers), la journaliste Seccotine (La corne de rhinocéros) — qui, dans les albums où elle apparaît, est une héroïne à part entière, ce qui est rare dans la bande dessinée de l'époque, sorti des séries destinées aux jeunes filles — ou le savant fou et maladroit Zorglub. La période Franquin est considérée comme la plus aboutie de la série.

Quelques personnages mineurs comme le maire de Champignac - roi du discours ampoulé et abscons -, l'ivrogne Dupilon, l'employé Duplumier ou le pilote Roulebille, imprimeront également leur personnalité sur plusieurs albums.

L'une des principales créations de Franquin est le marsupilami, primate imaginaire doté d'une queue démesurément longue qu'il utilise avec beaucoup d'imagination. Adopté par les héros dans Spirou et les héritiers en 1952, il les suivra dans pratiquement toutes les aventures scénarisées par Franquin. Les marsupilamis apparaissent dans leur milieu naturel dans Le Nid des Marsupilamis en 1957, qui se présente comme un documentaire de Seccotine tourné dans la jungle de l'état fictif de Palombie (Amérique du Sud). Dans Blondin et Cirage découvrent les soucoupes volantes, Jijé mettra en scène un marsupilami africain sans queue, apathique et boulimique, parodie poussée à l'extrême de la créature[10].

À partir de l'histoire La Peur au bout du fil (1959), Franquin entame une collaboration avec Greg au scénario, et Jidéhem aux décors. Comme dans certaines de ses dernières séries, Greg place ses histoires dans un contexte géopolitique plus réaliste. Le Prisonnier du Bouddha se passe en Chine continentale, avec des références voilées à la guerre froide. De même, QRN sur Bretzelburg prend place dans deux pays imaginaires rappelant l'Allemagne d'avant la réunification. Enfin, c'est avec Greg que Franquin crée le savant fou Zorglub dans le diptyque Z comme Zorglub et L'Ombre du Z.

Franquin se lassant de ces personnages, il décide de se consacrer davantage à celui de Gaston Lagaffe qu’il avait créé. Après Panade à Champignac, épisode auquel Franquin donne un ton franchement parodique, la série est reprise en 1969 par Jean-Claude Fournier, qui signait déjà dans le journal la série Bizu. Franquin détenant les droits du marsupilami, ce dernier disparaît de la série. Pour faciliter la tâche à son successeur, Franquin permet à Fournier de l'utiliser dans sa première histoire, Le Faiseur d'or[11]. À partir de Du glucose pour Noémie, les aventures de Spirou et Fantasio se déroulent sans le marsupilami, dont l'absence n'est pas expliquée au lecteur. Seuls quelques clins d'œil discrets rappellent le passé de l'animal dans la série. Le "marsupial" ne réapparaît que dans les années 1980, dans sa propre série, et tient plus tard la vedette d'une série animée.

Franquin ne regrettera pas vraiment l'abandon de Spirou et Fantasio, qu'il n'a jamais vraiment considérés comme siens, mais davantage celui des personnages secondaires (entre autres le Comte de Champignac, Dupilon, le Maire et Zorglub), qu'il jugeait faire partie de lui-même[12]. Par respect pour ses créations, Tome et Janry créeront plus tard des personnages calques, en particulier un descendant du Comte dans (L'Horloger de la comète) et même un de Zorglub, Zorglub junior, dans Le Réveil du Z.

Les années Fournier[modifier | modifier le code]

Fournier dessine neuf albums de la série, dans lesquels Spirou évolue en un héros plus moderne (suivant même la mode des années 1970 en adoptant les cheveux longs). Alors que les histoires de Franquin étaient le plus souvent neutres d'un point de vue politique (Franquin défendra plus tard le pacifisme et l'écologisme dans Gaston Lagaffe et les Idées noires, particulièrement tranchantes), Fournier traite de problèmes de société des années 1970 dans Spirou, tels que l'implantation de l’énergie nucléaire (L'Ankou), les dictatures à l'économie fondée sur le trafic de stupéfiants (Kodo le tyran) ou celle de François Duvalier (Tora Torapa). Bien qu'il introduise plusieurs personnages, comme le magicien Itoh Kata, la journaliste Ororéa (Fournier confessera qu'elle remplaçait Seccotine qu'il n'aimait pas dessiner) ou encore une organisation criminelle occulte appelée le Triangle, aucun de ceux-ci n'est réutilisé par la suite, jusqu'à ce que Morvan et Munuera ne réintroduisent Itoh Kata et ses collègues magiciens dans Spirou et Fantasio à Tokyo.

Une longue transition[modifier | modifier le code]

Cependant, à la fin des années 1970, Fournier commence à ralentir son rythme de production et Dupuis se met à la recherche de nouveaux auteurs pour le remplacer. Fournier laissera une histoire inachevée, La Maison dans la mousse, publiée une fois dans l'album spécial Les Mémoires de Spirou et jamais rééditée depuis. Les éditions Dupuis proposent alors à Roba de reprendre la série[13], que ce dernier refuse. Plusieurs dessinateurs sont alors pressentis, entre autres le duo Yann et Conrad qui propose un projet de reprise : une suite du Le Nid des marsupilamis avec l'accord de Franquin pour utiliser son personnage fétiche. Cependant José Dutilleu, qui leur préfère Nic Broca, leur impose des conditions si drastiques que le duo finit par laisser tomber[13]. Pour un temps, trois équipes séparées travaillent simultanément à la série. Nic Broca (dessin) et Raoul Cauvin (scénario) en prennent temporairement les rênes sans apport déterminant. Leur principal ajout à cet univers, la « boîte noire », qui contient les plans de l'Aspison (un appareil aspirant les sons alentours), est en fait un plagiat (par ailleurs explicitement revendiqué) trouvant sa source dans un album de la série Sophie de Jidéhem : La Bulle du silence. Étrangement, ces deux auteurs ne sont pas autorisés par l'éditeur à réutiliser les personnages secondaires des précédents albums, et leur œuvre semble ainsi en décalage avec le reste de la série.

Le cas Yves Chaland[modifier | modifier le code]

Cœurs d'acier, dessiné et scénarisé par Yves Chaland, est prépublié en 1982 dans Le Journal de Spirou du no 2297 au no 2318, en bichromie. La rédaction du journal interrompt l'histoire et décide que Tome et Janry, constituant la troisième équipe, seraient désormais seuls responsables de la série. Chaland est très déçu que le projet soit abandonné, tant il lui tient à cœur de rendre hommage à ses idoles André Franquin et Jijé. En effet, cet album est dessiné dans le style qu'affectionnait Yves Chaland, à savoir celui des années 1940.

L'histoire, quoiqu'inachevée, fut d'abord reprise dans un album pirate en 1984 (sous le titre À la recherche de Bocongo).

En 1990, l'éditeur Champaka acquiert les droits de publier cette histoire telle quelle, sans la possibilité de publier les mots “Spirou” et “Fantasio”, hormis lorsqu'ils sont cités dans la BD de Chaland. C'est pourquoi l'ouvrage est intitulé Cœurs d’acier, sans mention du nom des héros sur la couverture.

Cœurs d’acier compte deux volumes, le premier reprenant les strips parus dans Spirou, le second des textes de Yann illustrés par Chaland, achevant l'histoire. Ne pouvant continuer une histoire de Spirou et Fantasio sans l'accord de Dupuis, les héros sont désignés dans le second tome par des sobriquets tels que « le rouquin » ou « le freluquet ». Sur les dessins, Spirou et Fantasio portent des cagoules en peau de léopard, de manière à ce qu'on ne puisse les reconnaître.

L'épisode est ensuite édité au sein d'un tome de l'intégrale Chaland, aux Humanoïdes Associés en 1997 (ISBN 2-7316-1243-6), avant de rejoindre finalement les autres aventures du duo dans le fameux hors-série no 4 chez Dupuis.

Le second tome de Cœurs d’acier n'a, pendant longtemps, jamais été réédité et la fin de l'histoire est donc inconnue de la plupart des lecteurs. Une nouvelle édition regroupant les deux albums est sortie en septembre 2008 aux éditions Champaka. Dans la nouvelle de Yann, concluant l'histoire, Spirou et Fantasio sont, cette fois, explicitement nommés.

Tome et Janry[modifier | modifier le code]

C'est l'équipe formée par Philippe Tome (scénario) et Janry (dessin) qui connut son plus grand succès avec Spirou, aussi bien critique que commercial. Graphiquement, le style des auteurs est un hommage moderne au travail classique de Franquin, tandis que les scénarios impliquent des préoccupations modernes comme la biotechnologie (Virus), la robotique (Qui arrêtera Cyanure ?) et même le voyage temporel (avec le diptyque L'Horloger de la comète - Le Réveil du Z, cette dernière aventure mettant en scène un descendant de Zorglub). Leur position d'auteurs officiels de Spirou et leur succès font alors du duo la référence d'une toute nouvelle école d'auteurs, comprenant Didier Conrad, Bernard Hislaire ou Frank Le Gall, qui auront à leur tour une brillante carrière. Spirou tient le second rôle dans la petite série de strips à l'humour absurde de Frank Pé, L'Élan.

Avec La Jeunesse de Spirou (1987, l'histoire éponyme est parue en 1983), Tome et Janry commencent à imaginer la jeunesse du héros. Cette idée est plus tard développée dans Le Petit Spirou, qui détaille la jeunesse de Spirou à l’école primaire. Une grande partie des gags porte sur ses questionnements sur le sexe opposé. Il est maintenant généralement admis que cette série a très peu en commun, du point de vue de la mentalité, avec la série d'origine.

Un nouveau personnage, le parrain mafieux malchanceux Vito « Lucky » Cortizone, basé sur le personnage Vito Corleone du film Le Parrain, apparaît dans Spirou à New York (1987), tandis que Spirou à Moscou (1990) met en scène la première visite de Spirou et Fantasio en URSS, alors au bord de l’effondrement. Cet épisode marque d'ailleurs le retour de Zantafio, qui avait disparu depuis Tora Torapa.

Dans son dernier album, Machine qui rêve en 1998, le binôme tente de renouveler encore la série, en poussant plus loin l'approfondissement psychologique des héros amorcé durant les précédents albums, avec une histoire plus adulte (héros blessé, relations amoureuses, etc.) accompagnée d'un graphisme plus réaliste. Ce changement noir et soudain déroute de nombreux lecteurs. On trouve bien sûr plus de morts réelles dans les derniers épisodes, mais le ton réaliste constitue un nouveau virage. De plus, si les auteurs représentent un univers violent dans Soda, il n'en est pas de même dans Le Petit Spirou.

Tome expliquera plus tard que Philippe Vandooren avait à l'époque soutenu le duo dans cette transformation de la série. C'est en partie son décès qui conduisit à l'abandon du Spirou « sombre », ses successeurs refusant cette idée[14]. Tome et Janry se concentrent sur Le Petit Spirou, arrêtant la série mère. Ils laissent également un récit inachevé, Spirou à Cuba, qui devait notamment voir la réapparition de Zorglub. Les planches sont longtemps restées inédites, jusqu'à fin 2008, lorsqu'à l’exposition Tome et Janry à Bruxelles, trois planches sont exposées. Certains journalistes[Lesquels ?] déclareront par la suite que cet album allait voir le jour dans la série parallèle, chose qui n'a pas été confirmée ni par Dupuis, ni par les auteurs.

Après le départ de Tome et Janry, la série connaît un hiatus de six ans. Durant cette période, Lewis Trondheim publie L'Accélérateur atomique, un pastiche de Spirou et Fantasio qui ne fait pas partie de la série principale mais reçoit l'approbation de Dupuis.

Morvan et Munuera[modifier | modifier le code]

En 2004, la série reprend sa parution, et revient pour l'occasion à un style narratif plus classique avec les vétérans Jean-David Morvan (scénario) et José Luis Munuera (dessin). Ce dernier reste proche du dessin de Franquin, tout en amenant une touche de manga dans le découpage et le mouvement. Le Spirou de Morvan et Munuera, inauguré par l'album Paris-sous-Seine, se détache en partie des autres du fait qu'il incorpore des éléments de toute l'histoire du personnage, et non seulement de la période Franquin.

Le quarante-huitième épisode, L'Homme qui ne voulait pas mourir, fait directement référence à la genèse de la série de Rob-Vel, où Spirou naît de la plume d'un peintre avant de prendre vie lorsqu'il est aspergé d'une eau-de-vie. Spirou décrit cette scène à son psychanalyste, en la décrivant comme un cauchemar récurrent qu'il fait depuis sa jeunesse.

Dans le tome 49, Spirou et Fantasio à Tokyo (2006), le tandem découvre deux enfants doués de pouvoirs télékinétiques (en hommage à Akira)  : cet épisode à la tonalité fantastique est également l'occasion du retour d'Itoh Kata, un personnage de la période Fournier. L'album est publié conjointement avec le 49Z, Le Guide de l'aventure à Tokyo, qui documente le making of de l'album, apporte des informations générales sur le Japon. Le 49Z comprend en outre l'épisode Des valises sous les bras, dessiné dans un style manga par Hiroyuki Ooshima sur un scénario de Morvan, et qui raconte la jeunesse de Spirou dans un hôtel cinq étoiles de Tokyo, le New Moustique (en hommage à Rob-Vel). Morvan conçoit cet épisode comme le « pilote » d'un nouveau spin off de la série, qui consisterait à consistant à narrer l'adolescence de Spirou à Tokyo sous forme de manga. Dans une interview accordée au journal BoDoï, Morvan évoque la possibilité de réadapter certains anciens épisodes comme Il y a un sorcier à Champignac, en les faisant se dérouler au Japon. Morvan et Munuera sont cependant renvoyés par l'éditeur avant la concrétisation de ce projet.

En janvier 2007, Dupuis décide de mettre un terme à sa collaboration avec Morvan et Munuera, en raison de la baisse des ventes de la série. Leur quatrième et dernière participation, Aux sources du Z, coscénarisé par Yann, sort finalement en novembre 2008. Il est un temps question de changer d'équipe pour le cinquantième album de Spirou et Fantasio, et de faire de Aux sources du Z — qui s'achève sur un important retournement narratif — un hors-série dans la collection Le Spirou de…, mais Aux sources du Z est finalement maintenu dans la série principale.

Yoann et Vehlmann[modifier | modifier le code]

Les Editions Dupuis annoncent en que ce sont les auteurs du premier one shot (Les Géants pétrifiés), Yoann Chivard et Fabien Vehlmann, qui prennent la relève, avec de nouveau l'impératif d'une publication annuelle d'albums.

Le 3 septembre 2010 paraît ainsi le premier tome du tandem[15], intitulé Alerte aux Zorkons. Cette aventure inaugurale se déroule intégralement à Champignac.

Le second tome, La Face cachée du Z, sort en septembre 2011 : comme le titre l'indique, le récit marque le retour du personnage de Zorglub. Les auteurs confirment aussi leur recours au cliffhanger en fin de récit, qui annonce le tome suivant. Un dispositif déjà perfectionné par Fabien Vehlmann dans sa très populaire série jeunesse, Seuls.

En 2013, Dans les griffes de la Vipère s'intéresse cette fois à un autre pan de la mythologie du personnage, Le Journal de Spirou. Et le 21 novembre 2014, le 54e album, Le Groom de Sniper Alley, marque cette fois le retour d'un personnage créé par Tome et Janry, Don Cortizone.

La sortie du 55e album est prévue pour début 2016 : il marque le retour du Marsupilami compagnon du tandem des héros durant leurs premières grandes aventures (et qui n'est pas le même que celui de la série éponyme dérivée). L'album tentera de fournir une explication à la disparition du personnage, il y a 46 ans (sa dernière apparition remontant à l'épisode Le Faiseur d'or, première histoire de Fournier, où il était cependant toujours dessiné par Franquin.)

Le Spirou de…[modifier | modifier le code]

Créée en 2006 sous le titre Une aventure de Spirou et Fantasio par…, cette nouvelle série permet à des auteurs différents d’un tome à l’autre, parfois d'anciens prétendants à la réalisation de la série principale, de s'exprimer avec une vision personnelle et en décalage avec celle de la série originelle.

A partir de 2010, chaque nouveau tome de cette série alternative voit sa sortie programmée en début d'année, et ce afin de pas empiéter sur les aventures de la série classique, reprise par Yoann Chivard et Fabien Vehlmann, et généralement publiées en fin d'année.

Personnages[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Série classique[modifier | modifier le code]

Hors-série de la série classique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Spirou et Fantasio Hors Série.

Il existe un coffret avec les 4 hors-séries et un ex-libris représentant le fac-similé de la une du premier Spirou magazine (2003)

Série Le Spirou de…[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Spirou de....

Les Intégrales Dupuis[modifier | modifier le code]

Depuis novembre 2006, les éditions Dupuis sortent des livres rassemblant en un même volume les histoires ayant un thème commun, ou une région commune, etc. Cette collection s'appelle les Intégrales Dupuis[17]. Les aventures de Spirou et Fantasio par Franquin y sont reprises dans un ordre chronologique en 8 tomes.

Le 9e tome marque le passage de relais à Jean-Claude Fournier, qui s'étale sur les trois tomes suivants. Le tome 12 est consacré à Nic & Cauvin et les quatre suivants à Tome & Janry.

  • Tome 1 : Les débuts d'un dessinateur
    • Le tank
    • La maison préfabriquée
    • Le pharmacien débrouillard
    • La vieille dame
    • La visite de Saint Nicolas
    • L'héritage
    • Spirou à la plage
    • Radar le robot
    • Les plans du robot
    • Spirou sur le ring
    • Spirou fait du cheval
    • Spirou chez les Pygmées
    • Les chapeaux noirs
    • Mystère à la frontière
  • Tome 2 : De Champignac au Marsupilami
    • Il y a un sorcier à Champignac
    • Spirou et les héritiers
    • Les voleurs du Marsupilami
  • Tome 3 : Voyages autour du monde
    • La corne de rhinocéros
    • Le dictateur et le champignon
    • La mauvaise tête
  • Tome 4 : Aventures modernes
    • Le repaire de la Murène
    • La Quick Super
    • Les pirates du silence
    • Le gorille a bonne mine
  • Tome 5 : Mystérieuses créatures
    • Le nid du Marsupilami
    • Le voyageur du Mésozoïque
    • Le Homard
    • Vacances sans Histoires
    • Fantasio et le siphon
    • Les patins téléguidés
    • La foire aux gangsters
  • Tome 6 : Inventions maléfiques
    • Le prisonnier du Bouddha
    • Spirou découvre l'Europe
    • Spirou et les hommes-bulles
    • Les petits formats
    • Tembo Tabou
  • Tome 7 : Le mythe Zorglub
    • La Peur au Bout du Fil
    • Z comme Zorglub
    • Le Retour du Z
  • Tome 8 : Aventures humoristiques
    • QRN sur Bretzelburg
    • Bravo les Brothers
    • Les Robinsons du rail
    • Panade à Champignac
  • Tome 9 : 1969-1972
    • Le faiseur d'or
    • Un Noël clandestin
    • Le champignon nippon
    • Du glucose pour Noémie
    • Soyez bon avec les dindes
    • Joyeuses Pâques Papa
    • Un faux départ
    • L'abbaye truquée
  • Tome 10 : 1972-1975
    • Tora Torapa
    • Le gri-gri du Niokolo-Koba
    • Du cidre pour les étoiles
  • Tome 11 : 1976-1979
    • L'Ankou
    • Kodo le tyran
    • Des haricots partout
  • Tome 12 : 1980-1983
    • Le fantacoptère solaire
    • La naissance des Diskies
    • Allez Champignac !
    • La ceinture du grand froid
    • La boîte noire
    • Les faiseurs de silence
  • Tome 13 : 1981-1983
    • Virus
    • Aventure en Australie
    • Qui arrêtera Cyanure ?
  • Tome 14 : 1984-1987
    • L'Horloger de la comète
    • Le Réveil du Z
    • Spirou à New York
    • L'Incroyable Burp
  • Tome 15 : 1988-1991
    • La Frousse aux trousses
    • La Vallée des bannis
    • Spirou à Moscou
    • Vito la Déveine
  • Tome 16 : 1992-1999
    • Le Rayon Noir
    • Luna Fatale
    • Machine Qui Rêve
    • Spirou à Cuba (Premières Planches)

Albums carrés[modifier | modifier le code]

Série Michel Deligne[modifier | modifier le code]

Publiés en 1975 par les Éditions Michel Deligne, ces deux albums reprennent les histoires de Spirou dessinées par Rob-Vel, Davine et Luc Lafnet de 1938 à 1943 et jamais publiées en albums jusque là. Le tirage fut limité à 1000 exemplaires en raison de difficultés techniques.

Tout Jijé[modifier | modifier le code]

  • Tout Jijé 1938-1940, (2001) comprenant les épisodes Spirou fait du cinéma (1940) et Spirou chez les Esquimaux (1941)
  • Tout Jijé 1942-1943, (2010) comprenant l'épisode Spirou et le Pilote rouge (1943)
  • Tout Jijé 1944-1945, (2010) comprenant les épisodes Spirou et l’aventure (1944-45) et L’Enlèvement de Spip (1945)
  • Tout Jijé 1945-1947, (2000) comprenant les épisodes Spirou, Fantasio et la jeep (1945) et L’Agence Fantasio et le fantôme (1946)
  • Tout Jijé 1948-1950, (2000) comprenant les épisodes Comme une mouche au plafond (1949) et Spirou et les hommes-grenouilles (1951)

Autres éditions[modifier | modifier le code]

  • Les Robinsons du rail, (1981 et réédité en 1993), sorte de petit roman illustré publié dans Spirou en 1964 et adapté du feuilleton radio de 1963 créé par Franquin et Jidéhem.
  • Les Mémoires de Spirou, (1989), autobiographie de Spirou ponctuée de récits inédits.
  • Spatial 29 : Spirou dans la Stratosphère, éditions Le Cousin Francis (2009), comprenant l'aventure de Spirou sur la planète Zigomus, dessinée par Rob-Vel et publiée en 1943 dans le Journal de Spirou puis dans La Seconde Guerre mondiale et toujours… Spirou. Impression en quadrichromie et tirage limité à 50 exemplaires numérotés.

Les Spirou non officiels[modifier | modifier le code]

Comme toute grande série, Spirou et Fantasio a eu le droit à son album Pirate : Pirates ! (1999) par Sergueï et Mikäelof. L'album est souvent considéré comme un bel hommage à la série. En effet, l'objectif avoué des auteurs était de tenter de coller le plus possible à l'esprit de la série, et d'éviter de sombrer dans la parodie comme cela a souvent été le cas avec Tintin[18]. Il est auto-édité et a été fait sans l'accord de Dupuis. Néanmoins, ce dernier n'a a priori rien décrété au sujet de l'ouvrage et n'a pas tenté de le faire interdire[18].

Le tome 9 de Lapinot, L'Accélérateur atomique (2003), est un hommage à Spirou. Lapinot et ses comparses sont grimés en Spirou, Fantasio et Cie, le long de l'album. Lapinot est publié chez Dargaud, ainsi ce tome 9 a été publié avec l'accord de Dupuis. Néanmoins, les personnages principaux ne sont pas nommés tout au long de l'album.

Adaptations en langues étrangères[modifier | modifier le code]

La série a été traduite dans plusieurs langues, notamment le néerlandais, l'allemand, l'espagnol, le portugais, le japonais, le finnois, le danois, le suédois, le serbo-croate, le chinois (Spirou et les Héritiers) et le vietnamien. Seul un épisode, Z comme Zorglub, a été publié en anglais par Fantasy Flight Publishing au milieu des années 1990, et jamais réédité. Cet album existe aussi en créole réunionnais (Epsilon BD) sous le titre Z konm Zorklèr. L'Ombre du Z n'a été traduit qu'en partie et jamais publié[19]. Egmont Publishing édite des versions anglaises des albums en Inde à travers sa filiale indienne (Euro Books)[20]. Pour l'instant les albums 1 à 11 et 14 ont été traduits[21]. L'éditeur anglais Cinebook a également annoncé qu'il allait publier des versions anglaises des albums à partir de 2009[22].

Séries dérivées[modifier | modifier le code]

Plusieurs séries dérivées ont été créées à partir de l'univers de Spirou et Fantasio.

  • Gaston, créée en 1957 par André Franquin. Même s'il ne s'agit pas à la base d'une série dérivée à proprement parler, les deux univers partagent beaucoup en commun au cours de la période où André Franquin gérait la série, Fantasio étant un personnage prééminent des premiers gags de Gaston, et Spirou apparaissant également de temps en temps. Réciproquement, Gaston Lagaffe joue un rôle important dans Bravo les Brothers et est source de gags notamment dans La Foire aux gangsters et Panade à Champignac, aux côtés d'autres personnages clés de sa série éponyme tels que Prunelle et Lebrac.
  • Le Petit Noël, créée en 1957 également, à la période de Noël. Il joue un rôle mineur, voire de figuration, dans la série Spirou et Fantasio, mais est le protagoniste de plusieurs mini-récits généralement publiés à la période des fêtes, au ton fantastique et poétique. Il a également été le compagnon de jeu du Marsupilami[23], ainsi que d'une machine télépathe aux pouvoirs étonnants, l'Élaoin Sdretu, dans des récits et des gags publiés sporadiquement dans le Journal de Spirou. Souvent montré en victime, anti-héros dans un autre genre que Gaston, il sera repris sans succès par d'autres auteurs. Les récits le mettant en scène attendent une réédition officielle et quelques rares gags peuvent être trouvés dans Tembo Tabou et le tome 0 de la série Marsupilami, Capturez un Marsupilami !.
  • Le Petit Spirou, créée en 1987 par Tome et Janry, qui raconte sur le ton humoristique la jeunesse présumée du héros. Elle est généralement maintenant considérée comme non-canonique, à la suite de l'abandon de la série principale par les auteurs et à la modernisation de l'univers du Petit Spirou. De plus, à l'exception du personnage titre, les deux séries n'ont aucun élément commun. Seul Spip reçoit un clin d'œil discret à travers un écureuil dénommé Trilili, qui n'apparaît que dans quelques gags.
  • Marsupilami, créée en 1987 par Franquin, Batem, Greg et Jean-François Moyersoen, qui raconte les aventures des animaux légendaires créés par le premier dans Spirou et les héritiers en 1952. Le protagoniste de la série semble être le spécimen rencontré dans Le Nid des marsupilamis avec sa famille. Il est à noter que les personnages de Noé et Zabaglione, personnages secondaires de Spirou et Fantasio, y apparaissent à plusieurs reprises. Cependant, tout comme pour le Petit Spirou, les deux univers partagent très peu en commun, et cette série est d'ailleurs éditée chez un éditeur indépendant, Marsu Productions
  • Spirou Manga est un projet créé en 2006 par Jean-David Morvan et Hiroyuki Ooshima (mangaka connu au Japon), racontant sous forme de manga l'adolescence de Spirou et Fantasio à Tokyo. En hommage à Rob-Vel, Spirou y est groom dans le prestigieux hôtel New Moustique. Un premier essai est déjà paru sous la forme d'un petit supplément au Journal de Spirou, intitulé Des valises sous les bras. Le projet a cependant été laissé en suspens après le renvoi du duo Morvan-Munuera.
  • Une aventure de Spirou et Fantasio par…, voir ci-dessus, ou la page dédiée pour plus d'informations.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Théâtre de marionnettes[modifier | modifier le code]

L'une des toutes premières adaptations de Spirou et Fantasio sur un support autre que la bande dessinée a été sous la forme de marionnettes dans les années 40, au théâtre du farfadet. Les marionnettes ont été réalisées par André Moons et certains textes au moins ont été écrits par Jean Doisy, qui sont les cocréateurs de Fantasio. Si la marionnette de Spirou existe encore, celle de Fantasio a en revanche disparu[24].

Feuilletons radiophoniques[modifier | modifier le code]

Un feuilleton appelé La flûte de l'oubli a été diffusé sur la RTB à partir du 25 février 1961. Il a été écrit par Yvan Delporte sur une idée de Franquin[25]. L'album Le Dictateur et le Champignon et le récit Les Robinsons du Rail ont également été adaptés sous forme de feuilletons, le premier en 1961, le second en 1963, diffusé à partir du 16 octobre 1963[26]. La version radiophonique des Robinsons du Rail est ainsi plus ancienne que la version écrite.

Contes audio[modifier | modifier le code]

Les disques Adès, dans la collection Le Petit Ménestrel, publièrent plusieurs contes audio des aventures de Spirou et Fantasio :

Séries animées[modifier | modifier le code]

  • Spirou : série animée en deux saisons (1992 et 1995), 52 épisodes de 22 minutes réalisés pour la plupart par Michel Gauthier d'après Spirou et Fantasio de Tome et Janry.
  • Spirou et Fantasio : série animée de 2006, 39 épisodes de 23 minutes réalisée par Daniel Duda et Coproduit par Dupuis Audiovisuel, M6, Aranéo et Fantasia Animation.
  • Spirou and co : série de capsules animées diffusée sur La Trois depuis l'ouverture officielle de la chaine.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Deux jeux basés sur l’univers de Spirou ont été réalisés, le premier, sobrement intitulé Spirou, est sorti sur PC, Mega Drive, Super Nintendo et Game Boy en 1995 et a été édité et réalisé par Infogrames. Le deuxième, nommé La Panique mécanique (en anglais The Robot Invasion), est sorti exclusivement sur Game Boy en 2000, a été réalisé par Planet Interactive Development et édité par Ubi Soft. Les deux jeux sont très librement adaptés de la période Tome et Janry de Spirou, ne reprenant finalement que quelques personnages et décors emblématiques de cette période (Cyanure avec son physique de la série animée, le Snouffelaire, La Vallée des bannis) dans des jeux de plate-forme relativement linéaires et à l'histoire quasiment identique : à chaque fois, Spirou doit arrêter les plans de la maléfique Cyanure.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Timbres[modifier | modifier le code]

Le , la poste belge édita des timbres représentant Spirou, dessiné par Janry, dans une série de timbres relatifs à la bande dessinée pour jeunes. C'était le quatrième timbre à montrer un héros de bande dessinée[27].

Le , la poste française édita 3 sortes de timbres représentant des personnages de Spirou et Fantasio, dessinés par José Luis Munuera. À cette occasion, le Musée de la Poste de Paris organisa une exposition du 27 février au 7 octobre 2006, divisée en deux halls, l'un montrant des planches originales et l'autre plutôt dédié au loisir, avec notamment une télévision et des jeux[28].

Enfin, en mai 2008, la poste belge édite à nouveau 5 timbres représentant des personnages de la série, cette fois dessinés par André Franquin, à l'occasion des 70 ans du journal et du personnage[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Comprenant : Spirou et les plans du robot (1948), Spirou sur le ring (1948), Spirou fait du cheval (1949) et Spirou chez les Pygmées (1949).
  2. apparition du maire et du comte de Champignac
  3. comprenant les épisodes Comme une mouche au plafond (1949), Spirou et les hommes-grenouilles (1951), Les Chapeaux noirs (1950) et Mystère à la frontière (1950)
  4. apparition de Zantafio et du Marsupilami
  5. prépublié sous le titre Spirou et la Turbotraction ; apparition de Seccotine
  6. comprenant aussi Touchez pas aux rouge-gorges
  7. comprenant aussi La Quick Super
  8. comprenant aussi Vacances sans histoires
  9. comprenant aussi La Foire aux gangsters
  10. comprenant aussi La Peur au bout du fil
  11. apparition de Zorglub
  12. comprenant aussi Les Petits Formats
  13. Cette histoire devait, dans le projet initial, faire intervenir Zorglub mais Charles Dupuis s'y opposa ; sa parution dans Spirou fut très irrégulière en raison d'une dépression de Franquin.
  14. Cet album a été édité une première fois sous le nom mal choisi de QRM sur Bretzelburg et, sur l'insistance de radio-amateurs, Franquin a corrigé le titre lors des éditions suivantes. Site recensant les différences des diverses éditions
  15. contenant aussi Bravo les Brothers
  16. Franquin y dessine le Marsupilami (et Spirou dans certaines cases) ; comprenant aussi Un Noël clandestin (disparition brutale et sans explication du marsupilami) et Le Champignon nippon
  17. comprenant aussi Un faux départ
  18. contenant aussi diverses aventures du Marsupilami dont La Cage
  19. paru simultanément en français et en breton
  20. prépublié sous le titre La Boîte noire, deuxième partie
  21. avec la collaboration de Carlos Roque pour les dialogues en portugais
  22. prépublié sous le titre Panique à Touboutt-Chan
  23. Réédition de l'album paru dans la collection Pèchés de jeunesse en 1976. Comprenant le Tank et L’Héritage.
  24. Réédition de l'album paru dans la collection Pèchés de jeunesse en 1976. Comprenant La Maison préfabriquée, Radar le robot et Le Homard.
  25. Comprenant La Naissance de Spirou, Spirou et la puce, Fantasio et le siphon, Le Fantacoptère solaire, La Voix sans maître, La Menace, La tirelire est là, Une semaine de Spirou et Fantasio.
  26. Comprenant Fantasio et le fantôme, La Zorglumobile, Noël dans la brousse, Fantasio et les pantins téléguidés, Cœurs d’acier (histoire inachevée, ici colorisée en quadrichromie alors qu'elle fut prépubliée en bichromie), Vacances à Brocéliande et Joyeuses Pâques, Papa !.
  27. Cet album comprend les épisodes Le Meeting aérien (1943), Autour du monde avec le pilote rouge (1944), Le Voyage dans le temps (1944-45), L’Enlèvement de Spip (1945), La Jeep de Fantasio (1945-46) et Fantasio et le fantôme (1946). Premier véritable album de Spirou et Fantasio, il est constitué en tout de 50 planches au format carré, ce qui fait qu'il ne correspondait pas aux normes d'édition de l'époque. Pour cette raison, il n'a jamais été intégré à la série classique.
  28. a et b Spirou et l’aventure et Spirou et Fantasio ont été réédités en fac-similés de l’édition originale, en 2009-2010
  29. Comprenant : Fantasio et son tank, Les Maisons préfabriquées, L’Héritage de Spirou et Le Savant fou. Cet album compte en tout 104 pages, ce qui le faisait dépasser de très loin les normes d'édition de l'époque. Pour cette raison, le contenu sera par la suite divisé entre les deux premiers volumes de la collection « Péchés de jeunesse », réédités dans les deux premiers Spirou et Fantasio hors-série. Le Savant fou sera pour l'occasion renommé Radar le robot.
  30. Les quatre pages de lancement du Journal de Spirou (jamais reprises en recueil), interview de Rob-Vel, Les Aventures de Toto, Bibor et Tribar (extraits de ces bandes dessinées de Rob-Vel), Spirou groom au Moustic-Hotel, Spirou et les héritiers, Le Fils du milliardaire
  31. « Rob-Vel et la Libération », interview de Charles Dupuis, Le Cheval ventriloque, Spirou le grand chasseur, Spirou et le singe bleu, Spirou et le boxeur noir (recolorisé pour le tome 3 des hors-série sous le titre Spirou et la puce), Spirou sur la planète Zigomus, Spirou et l’homme invisible

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dupuis success story sur BDParadisio
  2. Luc Lafnet sur Lambiek.net
  3. Robert Laplante, L'épopée Spirou, Huffington Post, 11 janvier 2014
  4. Jacky Goupil, Livre d'or Franquin, Hounoux, SEDLI Jacky Goupil éditeur,‎ , 100 p. (ISBN 2-86725-002-1), p. 18
  5. Jacky Goupil, op. cit. p. 8
  6. Spirou (Le journal de) : Spirou sous le manteau, Planète BD, 4 septembre 2013
  7. Jacky Goupil, op. cit. pp. 7-8
  8. Jacky Goupil, op. cit. p. 9
  9. Jacky Goupil, op. cit. p. 12
  10. Jacky Goupil, op. cit. p. 44
  11. Jacky Goupil, op. cit. p. 14
  12. Jacky Goupil, op. cit. p. 13
  13. a et b Dans Yann et Conrad, une monographie, éd. Mosquito, 2007
  14. interview des auteurs dans Spirou hebdo no 3839 du 9 novembre 2011
  15. Questions récurrentes sur Vehlmann sur Blogspot.com
  16. [http://www.amazon.fr/gp/product/2800144815/ref=s9_simh_gw_p14_i1?pf_rd_m=A1X6FK5RDHNB96&pf_rd_s=center-1&pf_rd_r=0WHJ4B2TRYHQG4F10GWF&pf_rd_t=101&pf_rd_p=463375513&pf_rd_i=405320 Spirou et Fantasio, tome 51 : Alerte aux Zorkons sur Amazon.com
  17. Spirou et Fantasio : Les Débuts d’un dessinateur - Spirou et Fantasio - Intégrale T.1 de André Franquin, Édition Dupuis sur BDParadisio
  18. a et b inverview de Sergueï
  19. The Comics Journal et The Comics Reporter
  20. ibnlive.com Belgian favourite Spirou & Fantasio now in India
  21. Euro-comics: English translations Traductions anglaises: Spirou and Fantasio
  22. Press release, Forbidden Planet blog
  23. Jacky Goupil, op. cit. p. 20
  24. http://blog.spirou.com/75ansdespirou/
  25. http://blog.spirou.com/75ansdespirou/index.php/2010/08/sos-a-la-poursuite-de-la-flute-de-loubli/
  26. http://franquin.org/forum/viewtopic.php?f=14&t=255&start=15
  27. (de) Image du timbre Spirou avec info en allemand
  28. Spirou et la poste française sur Spirou.com
  29. Éditions Dupuis, « Quel timbré ce Spirou! », Spirou HeBDo, no 3642,‎ , p. 5 (ISSN 0771-8071)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]