Guerre du Chaco

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Situation avant la guerre du Chaco.
Situation avant la guerre du Chaco.
Informations générales
Date -
Lieu Chaco Boreal, Amérique du Sud
Casus belli Annonce de la découverte de pétrole dans la région
Issue Victoire du Paraguay
Changements territoriaux Attribution de la majeure partie du Gran Chaco au Paraguay
Belligérants
Drapeau de la Bolivie Bolivie Paraguay Paraguay
Commandants
Filiberto Osorio
José L. Lanza
Hans Kundt
Enrique Peñaranda
José Félix Estigarribia
Forces en présence
250 000 150 000
Pertes
57 000 43 000
Guerre du Chaco
Coordonnées 21° 19′ 38″ S 59° 44′ 12″ O / -21.32722222, -59.73666667 ()21° 19′ 38″ Sud 59° 44′ 12″ Ouest / -21.32722222, -59.73666667 ()  

La guerre du Chaco qui se déroula entre 1932 et 1935 opposa la Bolivie et le Paraguay. En causant la mort du quart des combattants engagés, elle reste une des guerres les plus meurtrières de tous les temps. Comme pour la guerre d'Espagne qui suivra, et qui servit de banc d'essai de nouvelles armes et de nouvelles tactiques. Les causes de la guerre sont multiples, mais la thèse d'un conflit orchestré par la Standard Oil du côté bolivien et par la Royal Dutch Shell du côté paraguayen ne repose, dans l'état actuel des connaissances, sur aucun élément sérieux. A l'origine de la guerre se trouve l'indéfinition de l'appartenance du territoire nommé "Chaco boréal" à la suite des indépendances des pays ibéro-américains (problème juridique de "l'uti possidetis", "juris" ou "de facto"). Il a permis la conception par la Bolivie d'une politique de "pénétration silencieuse" définie après sa défaite lors de la Guerre du Pacifique qui lui a fait perdre son accès à la mer (Océan Pacifique), dès 1879. Les négociations entre les deux pays sur la frontière avaient débuté plus tôt, et ont débouché sur plusieurs traités modifiant les tracés, sans qu'aucun n'ait été ratifiés par les deux pays. La partie la plus méridionale a été attribuée par arbitrage du président nord-américain Hayes au Paraguay (1878). La Bolivie, qui avait tenté de s'installer sur la haut-Paraguay dès le dernier quart du XIXe, s'est engagé dans sa marche vers le fleuve Paraguay par la voie sud-est dès les premières années du XXe siècle, le Paraguay réagissant ponctuellement. La nécessité de pouvoir exporter le pétrole, trouvé au nord de la frontière argentine, par le fleuve Paraguay, s'est ajoutée aux objectifs d'occupation du territoire, de débouché vers l'est et de rétablissement de la dignité nationale humiliée par la guerre du Pacifique. Ce n'est qu'en 1934 que le sénateur américain Huey Long, connu pour ses proclamations spectaculaires mais peu soucieuses de fondements sérieux, c'est-à-dire deux ans après le début de la guerre, que la thèse d'une guerre du pétrole par procuration a été reprise. D'abord adoptée par le politicien bolivien David Alvéstegui, la thèse a été adoptée par de nombreux auteurs, thèse qui n'a toujours pas reçu le début d'une confirmation (2014)[1].

Les origines du conflit[modifier | modifier le code]

Paysage du Chaco.
La Guerre de la Triple Alliance opposa une première fois le Paraguay et ses voisins de 1865 à 1870

Ce conflit, comme pour la plupart des guerres latino-américaines des XIXe siècle et XXe siècle, trouve ses origines profondes dans l'incertitude des frontières et des compétences des institutions coloniales espagnoles et l'absence d'occupation effective sur de vastes portions de territoires (problème juridique de l'« Uti possidetis juris » (litt. « comme vous possédez  ») qui peut-être « de jure » ou non (litt. «  en droit ou de fait »).

Le premier conflit qui opposa les états frontaliers ou périphériques du désert du Gran Chaco (sans que celui-ci n'en fût toutefois l'enjeu) fut la guerre de la Triple Alliance qui, de 1864 à 1870, opposa le Paraguay à une coalition formée par l'Uruguay, l'Argentine et le Brésil et qui tourna à la totale déconfiture du Paraguay, l'Argentine s'assurant de fait la mainmise sur le Chaco.

Les territoires perdus par la Bolivie au fil des conflits qui l'opposèrent à ses voisins.
Le Rio Paraguay une des pommes de discordes à l'origine du conflit

Profitant de cette défaite, la Bolivie considéra dès cette époque le Gran Chaco Boreal comme faisant partie de sa sphère d'influence, en appelant, vainement, à l'appui des vainqueurs du Paraguay. Les discussions entre les deux états démarrèrent en 1879 mais, bien que plusieurs protocoles d'accord soient intervenus (1913, 1915, 1916, 1917 & 1918), aucune implantation permanente bolivienne ou paraguayenne ne s'établit, vu l'âpreté du pays, les conditions climatiques infernales et l'absence de toute infrastructure.

Parallèlement, un autre contentieux entre la Bolivie et le Paraguay ne fait qu'empirer les choses. En 1884, la Bolivie a en effet perdu tout accès à l'océan Pacifique au profit du Chili, comme suite à la « Guerre du Nitrate » ou « guerre du Pacifique ». En 1885 survient l'incident de Puerto Pacheco, sur le Haut-Paraguay, comme suite à la concession par la Bolivie de la construction d'un port. La Bolivie, qui a perdu sa côte sur l'océan Pacifique, doit renoncer à tout espoir de récupérer un accès maritime en 1904. Ses velléités en direction du fleuve Paraguay sont alors perçues à La Paz comme une nécessité pour s'ouvrir un accès à l'Atlantique et à Asuncion comme une nouvelle provocation.

Les escarmouches sont fréquentes mais les premiers affrontements notables ont lieu à partir de 1920. La Bolivie décide non seulement de tenter de s'implanter sur le haut Paraguay, mais de descendre le cours du río Pilcomayo jusqu'au confluent avec ce fleuve. Le Paraguay, qui s'était essentiellement intéressé aux abords du fleuve, avait obtenu de l'Argentine le renoncement à son profit, par arbitrage international du président américain Hayes, du triangle sud du Chaco dit Boréal, entre Paraguay et Pilcomayo (1878). Les gouvernements paraguayens concédèrent des superficies de millions d'hectares du Chaco boréal à des sociétés argentines (la plus grande étant concédée à Carlos Casado Hermanos), pour l'exploitation du « quebracho », un bois très dur et riche en tanin - l'Argentine en avait besoin pour son industrie du cuir et pour la réexportation. Le maté n'est pas cultivé dans cette région mais plutôt de l'autre côté du fleuve, la plus grande concession allant à la Industrial Paraguaya, consortium d'intérêts alors anglo-argentins.

Compte tenu de cet état de tension entre les deux pays, le Paraguay commença finalement à établir des colonies militaires dans le Chaco à partir de 1921 mais la guerre civile sanglante qui frappa le pays en 1922 mit un terme à cette tentative de colonisation. Profitant des difficultés internes de son voisin, la Bolivie prit le relais en installant à son tour une ligne de fortins dans la région. Ces infrastructures se résumaient de fait en une série de misérables huttes en adobe surmontées d'un toit de paille, entourées d'un fossé (inondé en période de pluie) et occupée par l'équivalent d'une compagnie.

Le pétrole, que les politiques des deux pays élèvent en argument pour mobiliser leur population, fait partie des mythes quant aux objectifs réels de la guerre. Il semble en effet que quelques aventuriers escrocs ayant obtenu des concessions de prospection, restées infructueuses, aient tenté de récupérer « au prix fort » leur mise de fonds en propageant ces rumeurs mensongères... une pratique trop fréquente à l'époque dans le domaine des prospections (métaux rares, pierres précieuses, etc.) qui a fourni la trame de nombreux romans d'aventures ou policiers (cf. infra).

L'incident considéré comme le casus belli décisif a lieu le  : c'est l'accrochage dit de la Lagune Pitiantuta (ou Chuquisaca), point d'eau où un fortin bolivien est détruit par les Paraguayens. Ce n'était pas cependant le premier du genre.

En effet, le 25 février 1927, une patrouille paraguayenne égarée, commandée par le lieutenant Rojas Silva est capturée en territoire bolivien et internée. Le Lt. Rojas Silva est abattu par une sentinelle bolivienne en tentant de s'évader et la fièvre belliciste monte d'un cran dans les deux pays.

Le 5 , 400 soldats paraguayens sous le commandement du Major - et futur Président - Rafael Franco capturent le fortin Vanguardia. L'incident porte la tension à un niveau très élevé, La Paz dépêchant sa toute nouvellement créée 5e division d'infanterie (D.I.) pour reprendre la position. Les relations diplomatiques sont rompues le 12 tandis que le 14, les Boliviens chassaient les maigres forces adverses du fort de Boqueron et de la position Mariscal Lopez. Il fallut la médiation d'une commission internationale composée de la Colombie, de Cuba, du Mexique, de l'Uruguay et des U.S.A pour obtenir le rétablissement du statu-quo tandis que le Paraguay, comme agresseur, était admonesté par la Société des Nations.

Historique du conflit : campagnes et batailles[modifier | modifier le code]

Bataille du Lac Pitiantuta (juin - juillet 1932)[modifier | modifier le code]

La découverte du lac Pitiantuta (un des rares points d'eau de cette région de savanes arborescentes) et la dispute qui s'ensuivit allait irrévocablement mettre le feu aux poudres. En juillet 1931, les soldats d'Asuncion établirent le fortin Carlos Antonio Lopez sur les bords du lac. Profitant de la guerre civile au Paraguay, une unité bolivienne sous le commandement du Major Moscos marche sur la position le 14 juin 1932 et l'occupe le lendemain. Asuncion fait donner son 2e Régiment d'Infanterie, équipé de mortiers de 81 mm, qui reprend le fort. L'engrenage fatal est engagé.

Le président bolivien Daniel Salamanca ordonne les représailles et fait marcher ses troupes contre les positions adverses : le fort de Corrales tombe le 27, celui de Toledo le 28 et celui de Boqueron le 31 après deux jours de combats.

Une commission internationale tente encore une fois de calmer le jeu mais devant l'intransigeance de La Paz, la guerre est devenue inévitable.

Le siège de Boqueron (septembre 1932)[modifier | modifier le code]

La position fortifiée de Boqueron[2] avait été occupée par d'importantes forces andines sous les ordres du Colonel Marzala. Elle était constituée d'un dense réseau de tranchées et de bunkers en bois quebracho très résistants, des nids de mitrailleuses ayant été embusqués dans les taillis. Les 711 officiers et hommes de troupe de Marzala étaient lourdement équipés : 13 mitrailleuses lourdes, 27 légères (FM), 2 canons Schneider de 75 mm, un canon de montagne Krupp du même calibre et une paire de canon antiaériens de 20 mm Oerlikon/Semag.

Le 9 septembre, le 1er Corps d'Armée paraguayen (C.A. - constitué des 1re et 2e D.I.) quitte Isla Poi pour attaquer la position. Les jeunes recrues paraguayennes sont arrêtées net par le feu des mitrailleuses, les 2e, 3ème et 4e Régiments d'Infanterie (R.I.) subissant de lourdes pertes. Les Paraguayens décident alors d'assiéger la place.

Un retranchement typique de la guerre du Chaco et notamment du siège de 'Boqueron

Les colonnes boliviennes qui tentent de dégager et renforcer celle-ci sont à leur tour défaites, quelques-unes parvenant cependant à amener renforts, vivre, eau et munitions en faibles quantités. Les tentatives paraguayennes pour réduire les nids de mitrailleuses adverses par un barrage d'artillerie échouent, non faute de moyens - 24 pièces d'artillerie dont deux Schneider de 105 mm et 11 mortiers - mais du fait des lacunes en matière d'observation et de communications téléphoniques. On en revient donc à un siège d'usure « moyenâgeux » ...

Affamés, privés d'eau et de munitions, les Boliviens finissent par capituler le 29 septembre. Les Paraguyens font 820 prisonniers (240 seulement étant encore valides) et s'emparent d'un important butin (dont cinq pièces d'artillerie) qu'ils s'emploient immédiatement à remettre à leur service. Toutes proportions gardées, Boqueron fut le Stalingrad des Boliviens dans ce conflit.

L'offensive paraguayenne (octobre - décembre 1932)[modifier | modifier le code]

Dès le 8 octobre, le 1er C.A. paraguayen, reconstitué et renforcé par la toute fraîche 4e D.I., reprend l'offensive dans le secteur Arce-Yucra. Bien que l'État-major bolivien ait donné l'ordre de disputer âprement chaque pouce de terrain, le moral de ses troupes s'effondre rapidement. En effet, si dans un premier temps, la Bolivie, possédant une armée plus importante et mieux entraînée, arrive à s'imposer, ses soldats ne sont pas habitués à un climat chaud et humide en saison des pluies et à une sécheresse extrême le reste de l'année. Les Paraguayens ont également une meilleure connaissance du terrain et se montrent très déterminés malgré la vétusté de l'armement et les faiblesses de l'entraînement. C'est ainsi que le Fortin Yucra tombe le 12 octobre et celui de Arce quelques jours plus tard, les Paraguayens s'emparant d'un beau butin malgré les tentatives de destructions des dépôts par leurs adversaires. Remontant du Sud au Nord-Ouest, ils reprennent le contrôle de la région.

Les Boliviens montent une contre-attaque limitée le 5 novembre et arrivent à stabiliser le front, en reprenant notamment le Fortin Platanillos, les 700 Paraguayens parvenant cependant à se retirer.

L'espoir renaît chez les Boliviens dont le Gouvernement décide de rappeler le général allemand Hans Kundt, un vétéran de l' Ostfront lors de la Première Guerre mondiale et créateur de l'armée bolivienne « moderne ». Cet optimisme est cependant un peu illusoire car, s'il est un excellent organisateur et « administratif », les services de renseignements paraguayens savent aussi qu'il est par contre un piètre tacticien, adepte à tout crin de l'attaque frontale.

De plus, le Paraguay s'est donné un nouveau commandant en chef, le futur maréchal-président Estigarribia, qui se révèle excellent organisateur et meneur de troupes lui aussi dont les options tactiques et stratégiques, efficaces, seront cependant plus controversées.

Contre-offensive bolivienne (décembre 1932)[modifier | modifier le code]

Chenillette italienne L3 utilisée par la Bolivie pendant le conflit du Chaco[3]

La première mesure militaire prise par le général Kundt, le nouveau généralissime bolivien, sera l'attaque du Fortin Fernandez bien que le 26 décembre, des reconnaissances aériennes ayant signalé que les Paraguayens s'étaient fortement retranchés dans la place. La 4e D.I. (1er C.A.) bolivienne se porte à l'assaut sous la pluie battante ... et se fait étriller. Kundt porte alors son attention vers la place forte de Nanawa - un fortin occupé par la 5e D.I. paraguayenne dont la prise pourrait lui ouvrir la route du fleuve Paraguay. La position est mieux défendue encore que celle du Fortin Fernandez et nécessitera un vaste mouvement stratégique dont la bataille de Corrales sera la clef.

Les 1er et 2e C.A. boliviens se portent donc en avant dans un mouvement de tenailles. Malgré la supériorité numérique bolivienne (3 618 soldats à la 3e D.I. contre 600 défenseurs adverses) et la mauvaise qualité de l'armement paraguayen (de vieux Mausers espagnols et des mitrailleuses Maxim de la Première Guerre mondiale qui s'enrayent après quelques tirs), les soldats d'Asuncion résistent vaillamment avant de rompre l'encerclement par une charge à la baïonnette en sauvant tout leur équipement.

Les deux batailles de Nanawa (janvier & juillet 1933)[modifier | modifier le code]

Le premier assaut bolivien contre la position de Nanawa - que quelques journalistes contemporains en quête de sensationnalisme appelleront le «Verdun» latino-américain - survient le 20 janvier 1933, les 6 000 assaillants étant repoussés une fois encore par une violente contre-attaque à la baïonnette. L'assaut est renouvelé le 24, le 41e R.I. arrivant à pratiquer une brèche avant d'être repoussé par la cavalerie paraguayenne chargeant à la machette.

Dans le même temps, la 3e D.I. bolivienne s'en prend vainement à la position de Toledo, malgré un appui aérien du Cuerpo de Aviación.

La situation militaire générale bolivienne s'embourbe - parfois littéralement en raison de la saison des pluies - au point que deux R.I. se mutinent et désertent leurs lignes. Dans les mois qui suivent, les succès boliviens restent totalement marginaux et bien en deçà des ambitieux objectifs du général Hans Kundt[4].

La bataille de Nanawa est relancée le 4 juillet. Une sape/mine destinée à détruire les nids de mitrailleuses paraguayens est activée à 09:05 ... laissant la position intacte ! L'assaut qui s'ensuit, appuyé par l'artillerie, les chars et l'aviation, est décimé. L'artillerie bolivienne finit par tomber à court de munitions et à 12:00 les Paraguayens contre-attaquent, laissant 2 000 Boliviens tués derrière eux[5]. C'est donc un total échec pour la stratégie offensive de Kundt[6].

Campo Via : la seconde offensive paraguayenne (fin 1933 - mai 1934)[modifier | modifier le code]

Le Chaco Boreal pendant la saison sèche

À la fin de 1933, après une accalmie ayant suivi la meurtrière seconde bataille de Nanawa, les troupes boliviennes sont dispersées sur différents sites fortifiés, passablement abattues et à court d'équipement. José Félix Estigarribia, promu entretemps Brigadier général, reprend l'initiative début septembre et les Paraguayens progressent très rapidement, les positions boliviennes tombant l'une après l'autre. Du 24 octobre au 11 novembre, les communiqués paraguayens ne font état que de succès. Le général Kundt, obnubilé par une pure stratégie d'offensive à tout prix, ignore les résultats des reconnaissances aériennes et fait le « gros dos » en ordonnant stupidement à ses troupes de tenir à tout prix en attendant de reprendre l'initiative offensive. Les 4e et 9e D.I. sont encerclées et contraintes à la capitulation à Campo Via le 11 décembre. D'autre unités boliviennes se débandent et se réfugient en Argentine où elles sont internées. L'offensive paraguayenne tourne à la démonstration, à défaut de promenade militaire à cause des pertes dues entre autres à la malnutrition.

Un cessez-le-feu survient entre le 19 et le 30 décembre, permettant à chacun de panser ses plaies. L'armée bolivienne en profite pour se regrouper et se rafraîchir. À la fin de l'armistice, les Paraguayens repartent à l'assaut. Mais l'enthousiasme ne suffit plus. Les Boliviens parviennent à arrêter et encercler la 2e D.I. trop avancée et une partie de la 7e. Elles finissent par se rendre le 25 mai 1934, faute de ravitaillement (bataille de Cañada Strongest).

Les troupes boliviennes se sont repliées et regroupées mais les pertes sont énormes : des 77 000 hommes engagés depuis Boqueron, 14 000 sont morts, 6 000 se sont réfugiés en Argentine et 32 000 ont été blessés ou sont malades au point de ne plus pouvoir combattre.

Yrendague et El Carmen sur le chemin de la victoire paraguayenne[modifier | modifier le code]

Le 14 août 1934, les Paraguayens, rééquipés en partie grâce au butin de guerre pris à leurs adversaires, repartent à l'assaut. La 6e D.I. se porte sur Yrendague mais ne peut empêcher la garnison bolivienne de se replier en bon ordre en emportant son équipement. Le général Estigarribia et le Président Ayala élaborent alors un plan destiné à prendre les restes de l'armée bolivienne en tenaille ... ce qui est chose faite le 15 novembre. L'hallali se poursuit jusqu'au mois de décembre, les troupes boliviennes capitulant les unes après les autres.

La déconfiture bolivienne[modifier | modifier le code]

E. Martínez Thedy (représentant de l'Uruguay), Luis A. Riart (Paraguay), Tomás M. Elío (Bolivie) et Carlos Saavedra Lamas (Argentin) lors des négociations de la Paz del Chaco
Le Président bolivien Daniel Salamanca fut renversé par les militaires à l'issue de la déroute de 1934

Le Paraguay a déjà conquis la majeure partie de la région lorsque le , les généraux boliviens, exaspérés par les défaites successives, arrêtent leur président alors qu'il est à Villamontes. Salamanca, de même humeur, avait en effet pris la décision de purger l'armée de ses chefs incompétents et avait dès lors entrepris la « tournée des popotes » pour saquer les commandants locaux quand il se fait piéger par les putschistes à Villamontes. Ceux-ci le remplacent par le vice-président José Luis Tejada Sorzano.

Mais le pronunciamento n'empêche pas le désastre. Sur les berges du Pilcomayo, 2 000 hommes se font coincer, 1 200 tombant finalement aux mains des Paraguayens pour le prix .. de 46 pertes, morts et blessés confondus.

Le dernier carré bolivien est constitué pendant la première moitié de 1935 dans la place forte de Villa Montes où l'armée bolivienne se retranche en vue d'un suprême effort. C'est donc le choc des titans qui se prépare, toute l'armée paraguayenne se portant elle aussi en avant. Des canons de 120 mm de canonnières sont même démontés des arsenaux paraguayens, engagés sur place et installés sur des embases en béton. La bataille s'engage en février et dure jusqu'en avril, sans aucun résultat marquant pour l'un ou l'autre camp. Les adversaires s'essoufflent et frisent la banqueroute économique intérieure ... La dernière bataille majeure du conflit est livrée à Ingavi du 4 au 8 juin.

Un cessez-le-feu est négocié le mais le traité de paix ne sera paraphé en Argentine qu'en 1938 - il ne sera signé que soixante-quatorze ans plus tard (cfr infra). Le Paraguay obtient un peu moins que le territoire qu'il espérait mais il a clairement gagné la guerre, s'emparant également pour près de 10 000 000 dollars US (chiffre de l'époque) d'équipement militaire ennemi.

Mais la guerre se solda surtout par un désastre humain pour les deux pays. En plus des 100 000 victimes de guerre (chiffre le plus « optimiste »), on estime qu'il y a eu tout autant de morts, voire plus, pendant et après la guerre à cause des maladies comme la malaria, sans oublier la disparition de groupes entiers de soldats, essentiellement Boliviens, perdus dans un terrain plat aride, sans repères ni infrastructures, couvert de broussailles épineuses et parsemés de marécages insalubres aux eaux viciées. Cette guerre précipita aussi les deux pays dans un gouffre économique alors qu'elle aurait pu être évitée sans trop de difficulté par les puissances voisines, Argentine et Brésil et sans l'ingérence intéressée de nation extra-régionales éloignées, comme la Grande-Bretagne et les États-Unis.

Les forces en présence : ordre de bataille et équipements[modifier | modifier le code]

Le FM danois Madsen

Les forces armées des deux belligérants partageaient un important armement commun, les forces boliviennes étant dans l'ensemble cependant mieux équipées puisque l' Ejercito boliviana alignait des chars légers et des Chenillettes. Parmi l'équipement commun figurait le fusil Mauser dans différents modèles et de diverses origines (allemande, belge, espagnole et fabrications locales.), armement standard du fantassin des deux camps. Figurent aussi la mitrailleuse lourde Vickers, le fusil mitrailleur danois Madsen et le mortier de 81 mm Brandt-Stockes[7].

L'armée Bolivienne[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'état bolivien. Les drapeaux nationaux étaient utilisés par les unités terrestres comme signaux d'identification pour la reconnaissance aérienne

La Bolivie commença le conflit avec des effectifs et un armement nettement supérieurs à ceux de son adversaire :

  • 1ère Division d'Infanterie (DI) : EM, Régiment d'Infanterie (R.I.) no 1 et no 2, régiment de cavalerie no 1, Régiment du Génie (R.G.) no 2 et Régiment d'Artillerie (R.A.) no 1;
  • 2ème DI : EM, R.I. no 3 et 5, Régt Cav no 2, R.G. no 1 et R.A. no 2;
  • 3ème DI : EM, R.I. no 4 et 7, Régt Cav no 3;
  • 4ème DI : EM, R.I. no 6 et 8, Régt Cav no 5, R.G. no 3 et R.A. no 3, la Division bénéficiant du soutien de la 2e Escadrille de la Force aérienne;
  • 5ème DI : EM, R.I. no 9,12 et 13, Régt Cav no 4, R.G. no 4;
  • 6ème DI : EM, R.I. no 10 et 11 et appui d'une escadrille d'hydravions;
  • 7ème DI : EM, R.I. no 14 et 15, Régt Cav no 6 et R.A. no 7;

Les effectifs comptaient 556 officiers, 600 officiers réservistes et 12 000 hommes.

À la fin du conflit, l'armée bolivienne, organisée en secteurs opérationnels, comptait :

  • État-Major général avec sous son autorité un R.I., deux R.G., un régiment du Train, un groupe d'artillerie anti-aérienne et divers services;
  • Secteur Sud : unités de secteur dont un Régt Cav et un de Génie et un bataillon du Train, 4ème Division de cavalerie, 1ère et 8e DI;
  • Secteur Centre : R.G. no 5, divers bataillons de services, 2ème Division de Cavalerie (six régiments), IV ème Corps d'Armée (EM et 3e et 10e DI), Corps de Cavalerie (1ère et 3e Divisions), IIème Corps d'Armée (EM et 2e et 7e DI);
  • Secteur Nord : IIIème Corps d'Armée (EM, services divers et 5e et 6e DI).

Les soldats boliviens étaient habillés d'un uniforme Khaki ou Gris-vert, les deux variantes étant portées conjointement. En 1931, grâce au soutien des compagnies pétrolières nord-américaines, l'armée bolivienne reçut d'importants lots d'uniformes de l'U.S.Army .. dont les boutons d'origine durent être remplacés avant distribution. L'uniforme se composait en général d'une chemise, d'une veste à deux poches à rabat, d'un pantalon ample et d'un képi timbré de la cocarde nationale. Aucun casque ne fut utilisé. L'équipement se complétait de bottines en cuir noir, d'un ceinturon avec cartouchières en cuir brun, et de l'habituel impedimenta complété d'une couverture portée en sautoir. Les grades étaient marqués par un système d'étoiles or, argent, jaunes et blanches sur les épaulettes, les officiers portant fréquemment les culottes de cheval avec bottes à haute tige[8].

L'armée paraguayenne[modifier | modifier le code]

D'antiques mitrailleuses allemandes Maxim MG08 de la 1re GM furent utilisées par les Paraguayens
Soldats paraguayens
La machette remplace le sabre dans la cavalerie paraguayenne

Par décret daté du 25 juillet 1932, l'organigramme de l'armée paraguayenne s'établit comme suit :

  • 1ère Division d'Infanterie (D.I.) composée des Régiments d'Infanterie no 4 et 2 et du régiment de cavalerie no 2;
  • 2ème D.I. : R.I. no 1 et 3 et régiment de cavalerie no 1;
  • 3ème D.I. : R.I. no 5 et 8 [note 1];
  • Unités indépendantes : R.I. no 6 et 7, régiment de cavalerie no 3, un bataillon de génie, groupe d'artillerie no 1 constitué d'un EM, d'une batterie de quatre canons Schneider de 105 mm et de deux batteries de canons de campagne Schneider de 75 mm;

Les autres armes lourdes (mitrailleuses, mortiers) sont allouées aux D.I.

Les effectifs comprennent 244 officiers, 350 officiers de réserve et 7 500 sous-officiers et hommes de troupes, y compris la marine et l'embryon de force aérienne (21 appareils dont sept Potez 25 T.O.E et cinq Fiat CR 20 comme avions de combat).

Le parc d'artillerie s'étoffera au fil du conflit, notamment suite aux prises sur l'ennemi et comprendra 14 pièces de 105 mm, 28 de 75 mm et 17 de 65 mm. L'armée paraguayenne ne compte aucun blindé mais aligne un parc de camions International, Chevrolet et Ford. Quelques auto-mitrailleuses seront improvisées en montant une mitrailleuse lourde sur des voitures décapotables.

À la fin du conflit, les effectifs auront été portés à trois corps d'armées plus des unités indépendantes :

  • État-major général : Général J.F. Estigarriba, Corps d'EM, bataillon d'escorte, R.I. no 26, escadron aéronaval;
  • 3ème D.I. : R.I. no 11 et 21, régiment d'infanterie de marine no 1, bataillon de Génie naval;
  • Ier Corps (Lt-Col G. Nunez) : EM, 1ère DI (R.I. no 2, 4 et 19; Rgt Cav no 2, Rgt de Génie no 1 et groupe d'artillerie no 1), 2ème DI (R.I. no 1, 3 et 10) et 7e DI (R.I. no 9, 12 et 17);
  • IIème Corps (Col. R. Franco) : EM, 6ème DI (R.I. no 5, 8 et 14; Rgt Cav no 1 et Rgt de Génie no 2); 8ème DI (R.I. no 16, 18 et RI Bataillon 40, Rgt Cav no 9 et groupe d'artillerie no 3) et 9e DI (R.I. 15, Rgt Cav 7 et Rgt de Génie no 4);
  • IIIème Corps (Col. Irrazabal) : EM, 4ème DI (R.I. no 6 et 20, Rgt Cav no 3); 5ème DI (R.I. no 7 et 13, Rgt Cav no 6) et 2e Division de cavalerie (Rgts de Cav no 4,5 et 10 et Groupe d'artillerie no 2).

À cette époque les effectifs des régiments ont été renforcés, des compagnies et sections organiques d'armes lourdes et de génie leur étant adjointes.

L'uniforme paraguayen en coton et lin, très sommaire (chemise-veste et pantalon large), est de teinte olivâtre, l'équipement individuel en cuir ou en toile provenant d'origines diverses. Certains soldats vont en sandales, voir pieds nus et le reste des effets (gourde, couverture - roulée et portée en sautoir - , besace, machette) est bien souvent d'origine civile, des gamelles en fer blanc étant toutefois distribuées par l'intendance. Un Bob de même teinte sert de coiffure, aucun casque n'étant utilisé. Les cavaliers utilisent des guêtres en cuir plutôt que des bottes à haute tige mais pour le reste leur tenue est identique à celle des fantassins, la machette remplaçant les sabres. Les aviateurs portent des tenues de vol de modèle français (M. 1925) et la marine des uniformes d'inspiration britannique. Les officiers, en particulier les officiers supérieurs, portent des tenues plus élégantes souvent réalisées par des tailleurs civils, les grades étant indiqués par un système de nœuds et d'étoiles or ou argent portés en épaulettes.

Propagande philatélique[modifier | modifier le code]

Timbre de propagande du Paraguay des années 1930.

Les deux États ont utilisé leurs timbres-poste pour marquer leur prétention sur le Chaco boréal.

De 1924 à 1929, le Paraguay émet deux séries représentant une carte du pays comprenant le Chaco. Les timbres de 1924 ne comprennent même pas de frontière avec la Bolivie. De 1932 à 1936, un timbre d'un peso et demi est repris en plusieurs couleurs et représente le « Chaco Paraguayo ».

De son côté, une carte de la Bolivie mettant en valeur le « Chaco Boliviano » apparaît sur timbres en trois séries émises en 1928, 1931 et 1935.

Inspiration[modifier | modifier le code]

Hergé publie en 1935 l'album l'Oreille cassée des aventures de Tintin, qui fait référence à une guerre entre deux petites nations sud-américaines, le San Theodoros et le Nuevo Rico , chacune soutenue par une compagnie pétrolière différente, pour un territoire supposé pétrolifère auquel Hergé a donné le nom de Gran Chapo, et faisant appel au même marchand d'armes, Basil Bazaroff, avatar littéraire de Sir Basil Zaharoff, le directeur puis président de la société d'armement britannique Vickers qui fut l'un des fournisseurs des belligérants. Le conflit du Chaco inspira également un épisode de la saga Doc Savage de Lester Dent , The Dust of Death , la même année.

Mémorabilia[modifier | modifier le code]

Sous les amicales auspices de Mme Fernández-Kirchner, présidente argentine, MM. Evo Morales et Fernando Lugo, présidents bolivien et paraguayen, signent définitivement le Traité de paix du Chaco le 27 avril 2009 à Buenos Aires, 74 ans après la fin du conflit.

Le lundi 27 avril 2009, soixante-quatorze ans après la fin des combats, les présidents de la Bolivie, Evo Morales, et du Paraguay, Fernando Lugo, ont signé un accord historique qui fixe définitivement la frontière entre les deux pays.

« Ce sont des présidents issus de la lutte sociale, une lutte permanente pour l'égalité de nos peuples, qui mettent fin à un conflit historique », a déclaré M. Morales au début de la cérémonie de signature.

De son côté, M. Lugo, issu de la gauche comme M. Morales, a exprimé le vœu que la richesse énergétique de la Bolivie et du Paraguay puisse à l'avenir « être développée et utilisée par les deux pays sans aucune intervention étrangère », allusion claire à l'intervention des multinationales pétrolières lors du conflit de 1932-1934.

Ce traité s'est signé sous les auspices de la présidente argentine, Cristina Kirchner – qui a estimé que la guerre du Chaco « avait senti le pétrole comme tant d'autres guerres de ces temps-là et d'aujourd'hui » et que « …d'autres, qui ne se trouvaient pas précisément en Amérique du Sud, en ont tiré parti ». L'Argentine avait déjà à l'époque été choisie comme arbitre du conflit.

MM. Morales et Lugo ont paraphé le rapport final rédigé par la Commission de démarcation des frontières boliviano-paraguayennes, document qui leur a été remis par Madame Cristina Kirchner lors d'une cérémonie à la Maison rose, siège du pouvoir exécutif argentin.

M. Saavedra Lamas, ministre argentin des Affaires étrangères dont l'arbitrage permit la signature de la paix entre les belligérants. Son intervention lui vaudra le Prix Nobel de la paix en 1936
  • Monuments, sites et musées
    • Un char Vickers bolivien, capturé intact, a été dressé comme monument à Asunción après la guerre. En 1990, en signe d'apaisement entre les deux pays, il a été restitué à la Bolivie par le gouvernement paraguayen. Il est actuellement conservé au musée de l'Académie Militaire de La Paz[9].
    • Une statue équestre à la gloire du maréchal J. F. Estigarribia a été dressée à Villa Hayes (Paraguay). Son nom fut également donné à une base aérienne paraguayenne construite par les États-Unis (dans le cadre du MAP) au temps du dictateur Alfredo Stroessner.
    • Le Museo de Armas de la Nacion Argentina à Buenos Aires a consacré quelques vitrines à ce conflit[10].
  • Varia
    • Timbres - voir la galerie philatérique.
    • Augusto Céspedes, avocat puis diplomate bolivien raconte dans Sangre de Mestizos le quotidien des soldats boliviens lors de cette guerre. Ce livre est un précieux témoignage sur l'aspect humain du conflit, mettant en avant les morts dues à la soif, la chaleur et les maladies (causes principales de mortalité durant cette guerre) plutôt que les combats.
    • Le long métrage Boqueron (2008) de Tonchy Antezana retrace l'histoire de quatre soldats boliviens, venus de divers horizons, lors de ce conflit [11].

Galerie philatélique[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pour la partie historique :
  • François Chartrain, « Causes de la Guerre du Chaco - Éléments de jugement ». Cahiers du monde hispanique et luso-brésilien Caravelle no 14 - 1970 (extrait du mémoire de diplôme de l'Institut des Hautes Études Internationales de Paris I - Panthéon, 1967 consultable aussi à l'Institut des Hautes Études de l'Amérique Latine).
  • Bruce Farcau, The Chaco War: Bolivia and Paraguay, 1932-1935 Londres, 1996;
  • Matthew Hughes, Logistics and the Chaco War: Bolivia versus Paraguay, 1932-1935 in The Journal of Military History - Volume 69, no 2, avril 2005 (p. 411-437) : Article et Résumé;
  • Christian Rudel, La Bolivie Éditions Karthala, 2006;
  • Robert L. Scheina, Latin America's Wars - The Age of professional soldiers 1900-2001 Vol. 2 - Section VII - Chap. 11, Brassey's Inc. 2003;
  • François Thual, Géopolitique de l'Amérique latine;
  • Terry Hooker The Gran Chaco War Military Modelling June 1991 issue (organigramme détaillé des deux armées, illustrations uniformologiques en couleur);
  • Georg Von Rauch The Chaco War in Armies & Waepons;
  • Alejandro de Quesada & Ramiro Bujeiro : The Chaco War 1932–35 - South America’s greatest modern conflict, Osprey Publishing, collection Men-at-Arms n°474, Novembre 2011 (ISBN 9781849084161)
  • Pour la partie « Propagande philatélique » :
  • Catalogue de timbres-poste, tome 3, Outre-mer, éd. Yvert et Tellier, 1961 ; pages 140-142 et 146 pour la Bolivie ; pages 1094-1096 pour le Paraguay.
  • Guy Coutant, « La guerre du Chaco : 150 000 morts à cause de timbres », article paru dans Opus no 5, éditée par l’Académie européenne de philatélie, 2005. L'article étudie l'utilisation de timbres-poste de propagande en Bolivie et au Paraguay de 1927 à 1935.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ces effectifs correspondent à un brigade dans une division européenne

Références[modifier | modifier le code]

  1. CHARTRAIN François: "Causes de la guerre du Chaco. Eléments de jugement". CARAVELLE n°14 - 1970 (Cahiers du monde hispanique et luso-brésilien). Résumé d'un mémoire présenté à l'Institut des hautes Etudes Internationales - Paris I, 1967.
  2. Carte de la région de Boqueron et des fortins environnants
  3. (en) Historique de l'Arme blindée bolivienne
  4. [(en) Article du Times de juillet 1933 précisant son rôle dans ce conflit
  5. (en) Article du Times de juillet 1933 sur la bataille de Nanawa
  6. (en) L'engagement des blindés boliviens dans la bataille de Nanawa
  7. (en) L'arsenal des belligérants
  8. Uniformes de l'armée bolivienne
  9. (en) Surviving British Medium Tanks
  10. (es) Site du Musée - salle 16.
  11. article en espagnol