Panade à Champignac

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Panade à Champignac
62e histoire de la série Spirou et Fantasio
Auteur André Franquin
Peyo
Jidéhem
Gos

Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Langue originale Français
Éditeur Dupuis
Première publication no 1539 de Spirou (1967)
Publié dans Album Panade à Champignac

Panade à Champignac est la soixante-deuxième histoire de la série Spirou et Fantasio d'André Franquin assisté par Peyo, Jidéhem et Gos. Elle est publiée pour la première fois dans Spirou du no 1539 au no 1555 et figure dans l'album portant le même titre.

Univers[modifier | modifier le code]

Synopsis[modifier | modifier le code]

Spirou convainc Fantasio de prendre quelques vacances car il le sent au bord de la crise de nerfs : Gaston a rendu la rédaction du journal « Spirou » invivable. Ils rendent donc visite au comte de Champignac. Mais tout le monde au village leur dit que Champignac est devenu fou pour de bon. Effectivement, le pauvre est éreinté : il « élève » seul Zorglub qui est retombé en enfance à cause du rayon de la mort de Zantafio dans L'Ombre du Z. Et Zorglub est un beau bébé de 38 ans... Simultanément, un étrange personnage rôde autour du château. Une série de maladresses de sa part ainsi que de celle du Marsupilami vont jeter tous ces personnages dans une course-poursuite, avant une fin à rebondissements.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Spirou
  • Fantasio
  • Spip
  • Pacôme de Champignac
  • le petit Noël
  • le maire de Champignac et Duplumier
  • le marsupilami
  • Lebrac, Prunelle et Gaston Lagaffe
  • Zorglub
  • Otto Paparapap

Historique[modifier | modifier le code]

On ressent dans le scénario de Panade à Champignac la dépression nerveuse que traversait Franquin à l'époque, notamment par un aspect nihiliste du récit et par une tendance de l'auteur à tourner en ridicule ses personnages[1].

Différentes allusions sont d'ailleurs faites dans les deux histoires de ce volume à la dépression du dessinateur, au travers du personnage de Fantasio. Dans Panade à Champignac, Spirou vient chercher son camarade sur son lieu de travail où le surmenage (notamment causé par les fantaisies de Gaston Lagaffe) a eu raison de sa santé. Ils décident de partir alors pour Champignac afin de se ressourcer. Mais c'est dans la deuxième histoire, Bravo les Brothers, que les sous entendus sont les plus éloquents. Tout d'abord la majeure partie de l'intrigue prend place au coeur de la rédaction où travaillent Spirou et Fantasio. Et cette dernière bouillonne dans l'urgence et le stress de la prochaine parution, que l'on peut facilement comparer au rythme de publication des éditions Dupuis (ce dernier est d'ailleurs souvent évoqué et fait même un caméo dans la première histoire sans que son visage soit montré). Spirou se retrouve même au téléphone avec Peyo et Jidéhem. Enfin, lassé des extravagances de Gaston et ses trois singes savants, Fantasio avale des anti-dépresseurs en déclarant qu'ils ont été laissés par Franquin avant son départ.

Publication[modifier | modifier le code]

Revues[modifier | modifier le code]

Panade à Champignac a été publié dans Spirou du numéro 1539 au numéro 1556, du 12 octobre 1967 au 8 février 1968.

Album[modifier | modifier le code]

L'édition en album, parue en 1969, est identique à la version parue dans le journal. L'album comprend Panade à Champignac suivi de Bravo les Brothers, originellement publié début 1966.

Références[modifier | modifier le code]