Duché de Prusse

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Duché de Prusse
Herzogtum Preußen (allemand)

15251700

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après

Le duché de Prusse (rayé) dans la seconde moitié du XVIe siècle

Informations générales
Statut Duché
Capitale Königsberg
Langue Allemand, polonais, vieux-prussien
Histoire et événements
Création du duché
Union personnelle avec Brandebourg
Traité de Welhau
Traité de la Couronne
Duc de Prusse
1525-1568 Albert Ier
1568-1618 Albert Frédéric II

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le duché de Prusse est un duché fondé en 1525. Il est le premier État à se convertir officiellement au protestantisme. À partir de 1618, il est lié à la marche de Brandebourg au sein d'une union personnelle nommée Brandebourg-Prusse et placée sous la souveraineté des Hohenzollern jusqu'en 1918.


La fondation du duché[modifier | modifier le code]

L'Hommage prussien, huile sur toile de Jan Matejko (1882), musée nationale de Cracovie. Sigismund Ier le Vieux, roi de Pologne-Lituanie, donne en fief le Duché de Prusse à Albert de Brandebourg-Ansbach (1525).

Un compromis prusso-polonais[modifier | modifier le code]

La fondation du duché de Prusse résulte d'une négociation engagée, sur les conseils de Martin Luther, par Albert de Brandebourg-Ansbach, trente-septième grand maître de l'Ordre Teutonique, pour sauver les possessions de l'État teutonique qu'il dirige alors. Le grand maître de l'ordre négocie, alors, avec Sigismond Ier de Pologne, son oncle et suzerain, un accord qui l'autorise à se convertir à la religion luthérienne et à séculariser l'État monastique des chevaliers teutoniques.

En contrepartie, les territoires restés entre les mains de l'Ordre, au lendemain du traité de Thorn de 1466, changent de statut et sont alors transformés en duché héréditaire de Prusse, vassal du Royaume de Pologne. Le traité de Cracovie est signé le . Albert de Brandebourg fixe alors la capitale du duché à Königsberg. Par ce traité est réalisée la plus importante sécularisation d'un État.

Scission de la Livonie[modifier | modifier le code]

Cet accord entraîne la scission avec l'Ordre de Livonie - alors un ordre autonome au sein de l'Ordre Teutonique et la perte des territoires du nord (actuelles Estonie et Lettonie). En outre, Albert de Brandebourg se voit cité à comparaître devant la Cour de justice impériale mais il ne s'y présente pas. Il est donc mis au ban du Saint-Empire romain germanique. Mais les princes allemands - éprouvés par les tumultes de la Réforme, la révolte des paysans (Bauernkrieg) et les guerres contre l’Empire ottoman - empêchent l'application de la proscription et la colère contre lui s’apaise avec le temps.

Dévolution de la couronne[modifier | modifier le code]

Le Duché de Prusse (en hachuré) durant la seconde moitié du XVIe siècle.
Le Prusse ducale (en jaune) et la Prusse royale (en blanc) en 1576.

Les premiers ducs[modifier | modifier le code]

Les premières années du règne d'Albert de Brandebourg sont prospères. Bien qu'il eût quelques ennuis avec la paysannerie, les terres et les trésors de l'Église lui permettent de faire face aux dépenses de sa cour. Il encourage la promotion de l'étude en créant des écoles dans chaque ville du Duché, libère les serfs, et fait imprimer en allemand le catéchisme protestant. En 1544, malgré les oppositions, il crée l'université Albertina de Königsberg, et en 1549.

Mais des conflits religieux et politiques internes ont rapidement raison de la santé d'Albert de Brandebourg, contraint d'abandonner quasiment le pouvoir. Son fils Albert Frédéric étant encore mineur, il doit choisir un régent.

Il meurt de la peste à Tapiau le 20 mars 1568.

L'union avec le Brandebourg[modifier | modifier le code]

Albert Frédéric lui succède; ayant reçu une bonne éducation, il est cependant atteint d'une aliénation mentale profonde, il meurt le 27 juin 1618 sans héritier masculin.

À la mort du duc Albert Frédéric de Prusse, le duché échoit à son gendre Jean III Sigismond de Brandebourg, époux d'Anne de Prusse. La marche de Brandebourg et le duché de Prusse forment alors une union personnelle sous le nom de Brandebourg-Prusse. Dans ce cadre, le duché conserve ses spécificités, mais se voit entraîné dans les conflits auxquels participe l’électorat de Brandebourg.

En 1700, lors des négociations destinées à former la Grande alliance, Le duc de Prusse Frédéric III obtient de l'empereur l'érection de son duché en Royaume.

Un duché souverain[modifier | modifier le code]

En 1658, après une guerre perdue contre la Prusse et ses alliés, le roi de Pologne reconnaît au duc la pleine souveraineté sur le duché, le déliant de l'hommage dû à partir de 1466; de plus, situé à l'extérieur de l'empire, le duché s'affirme comme souverain à partir de cette date, le duc de Prusse ne devant plus l'hommage féodal à aucune puissance temporelle pour le duché[1].

Économie[modifier | modifier le code]

Situé au fond de la Mer Baltique, le duché joue un rôle important dans l'économie de la mer Baltique.

La transformation de l'État teutonique en duché ne modifie pas les rapports entre les différents acteurs économiques, le duc de Prusse héritant des prérogatives du grand-maïtre[2].

Ainsi, le duché se trouve au confluent de plusieurs routes commerciales, point de passage entre les bassins de la Vistule et du Niémen[2]. De plus, la forte demande en bois et en denrées alimentaires renforce l'économie du duché et de son principal port, Königsberg. De plus, au cours du XVIe siècle, l'influence des commerçants de la Hanse dans l'économie du duché, décline, progressivement remplacés par les commerçants hollandais[3].

De plus, la faiblesse de la demande, alliée à un vaste arrière pays, crée rapidement les conditions de la création d'une balance des paiements largement excédentaire[4].

L'économie du duché est essentiellement agraire, basée sur de grands domaines agricoles, sur lesquels travaillent une paysannerie toujours plus dépendante[2].

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Bled, Histoire de la Prusse, Fayard, 2007 (ISBN 978-2213626789)
  • Marie-Louise Pelus-Kaplan, « La Prusse orientale dans le commerce baltique au XVIe siècle », Histoire, économie & société, vol. 2 (32e année),‎ , p. 39-49 (DOI 10.3917/hes.132.0039, lire en ligne) (inscription nécessaire) – via Cairn.info
  • Pierrick Pourchasse, « Le dynamisme des petits ports de l’espace baltique au XVIII siècle », Rives méditerranéennes, no 35,‎ , p. 99-115 (lire en ligne) (inscription nécessaire) – via Cairn.info Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Barbara Stollberg-Rilinger, « Le rituel de l'investiture dans le Saint-Empire de l'époque moderne : histoire institutionnelle et pratiques symboliques », Revue d’histoire moderne et contemporaine, vol. 2 (32e année),‎ , p. 7-29 (DOI 10.3917/rhmc.562.0007, lire en ligne) (inscription nécessaire) – via Cairn.info

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]