Bataille de Mansourah

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Bataille de Mansourah
Description de cette image, également commentée ci-après

Saint Louis guerroyant aux côtés du Comte d'Artois, son frère, et du Baron Malet de Graville, chevalier l'ostel du Roy.

Informations générales
Date 8 -
Lieu Mansourah
Issue Victoire Ayyoubide décisive
Belligérants
France Ancient Arms.svg Royaume de France
Cross-Pattee-red.svg Ordre du Temple
Drapeau de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem Ordre de Saint-Jean de Jérusalem
Flag of Ayyubid Dynasty.svg Sultanat ayyoubide
Commandants
France Ancient Arms.svg Louis IX
Artois Arms.svg Robert Ier d’Artois
Blason Alphonse Poitiers.png Alphonse de Poitiers
Armoiries Guillaume de Saunhac.svg Guillaume de Sonnac
Drapeau de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem Jean de Ronay
Baybars
Fakr ed-dîn
Forces en présence
Plusieurs milliers de soldats[1]
Plusieurs centaines de chevaliers
4 600 cavaliers Mamelouks
6 000 soldats Mamelouks[1]
Pertes
300 chevaliers
80 templiers, et un nombre élevé de soldats[1].
Élevées[2]

Septième croisade

Batailles

Damiette · Mansourah · Fariskur
Coordonnées 31° 02′ 44″ nord, 31° 22′ 57″ est

Géolocalisation sur la carte : Moyen-Orient

(Voir situation sur carte : Moyen-Orient)
Bataille de Mansourah

Géolocalisation sur la carte : Égypte

(Voir situation sur carte : Égypte)
Bataille de Mansourah

La bataille de Mansourah est un épisode de la septième croisade, survenu en Égypte à proximité de Mansourah du 8 au . Elle marqua un tournant dans l'expédition, avec l'échec de la prise de la ville[2].

Campagne précédant la bataille[modifier | modifier le code]

Après la prise de Damiette, les croisés hésitent entre aller prendre Alexandrie pour isoler l’Égypte, ou attaquer directement Le Caire. Cette option l’emporta quand les renforts amenés par Alphonse de Poitiers arrivèrent d'Europe. Les croisés progressent vers le sud à partir du 21 décembre[3].

Mansourah était la seule ville protégeant Le Caire, aussi les Ayyoubides décidèrent de la défendre. Ils purent bloquer les croisés sur un bras du Nil qui protégeait Mansourah[réf. nécessaire].

Déroulement de la bataille[modifier | modifier le code]

Pendant plus d’un mois, les croisés restent bloqués, toutes leurs tentatives de franchissement du bras du Nil, notamment par la construction d’une digue, échouent. À la faveur d’une complicité, l’armée franque franchit ce bras du Nil par un gué, le matin du 8 février[réf. nécessaire].

Malgré les conseils de prudence des Templiers, Robert d’Artois, qui commande l’avant-garde, est pressé par son ancien gouverneur Fourcaut du Merle qui l'entraîne par la bride. Ils se jettent sur les Turcs, suivis des Templiers du grand-maître Guillaume de Sonnac et des Hospitaliers de Jean de Ronay. Ils bousculent le petit corps gardant la rive ; sans attendre le gros de l’armée, Robert d’Artois exploite son avantage, entraînant à sa suite les Templiers, et traverse presque sans opposition le camp sarrasin. L’émir Kahreddin est tué. Les croisés entrent par surprise à l’intérieur de Mansourah et se répandent dans la ville, quand les mamelouks turcs, qui s’étaient repliés, sont repris en main par leur chef Rukn ad-Dîn Baybars (Baybars l’Arbalétrier)[réf. nécessaire]. Les assaillants sont tous massacrés, dont le comte de Salisbury ; seuls quelques chevaliers, dont Guillaume de Sonnac qui y perd un œil, s'en sortent vivants[4].

En arrière, le gros de l’armée croisée affronte les Sarrasins dès sa traversée du fleuve et réussit à repousser la cavalerie adverse qui l’avait contre-attaquée. Dès le lendemain (9 février), Baybars attaque les croisés qui résistent et installent leur camp devant Mansourah[réf. nécessaire].

Une nouvelle bataille générale a lieu le 11 février. Les mamelouks utilisent du feu grégeois[réf. nécessaire]. Si Charles d’Anjou est sauvé de la capture par Louis IX, qui remporte la victoire[5], Robert d'Artois, Guillaume de Sonnac et Jean de Ronay sont tués.

L’après-bataille[modifier | modifier le code]

Louis IX décide de négocier. Début mars, il se dit prêt à accepter la proposition faite en 1249 par le sultan Malik al-Salih Ayyoub de rendre Damiette en échange de Jérusalem. Mais le nouveau sultan al-Mu'adham, qui vient d’arriver en Égypte, refuse. À la mi-mars, les galères égyptiennes détruisent ou capturent les nefs de la flotte franque, coupant toute retraite vers Damiette[réf. nécessaire].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Christopher Marshall (1994) p. 149
  2. a et b Christopher Marshall (1994) p. 167
  3. Robert Ducluzeau (2006) p. 78
  4. Ducluzeau (2006) p. 83-84.
  5. Ducluzeau (2006) p. 85-86

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Christopher Marshall, Warfare in the Latin East 1192-1291, Cambridge Univers,
  • Robert Ducluzeau, Alphonse de Poitiers - Frère préféré de Saint Louis, La Crèche : Geste éditions, 2006, 239 p. (ISBN 2-84561-281-8)
  • Jean de Joinville, La vie de Saint Louis, Dunod, 1995, Paris
  • Jacques Le Goff, Saint Louis, Folio Histoire, 1999, 1280 p
  • Régine Pernoud, Les Hommes de la Croisade, Taillandier, Mayenne, 1977