Steve McNair

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Steve McNair
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Steve McNair dans la tenue d'entraînement des Ravens de Baltimore en août 2007.
Nom complet Steve LaTreal McNair
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Naissance
à Mount Olive, Mississippi
Décès (à 36 ans)
Nashville
Taille 1,88 m (6 2)
Poids 104 kg (229 lb)
Surnom Air McNair
Numéro 9
Position Quarterback
Carrière universitaire ou amateur
1991-1994 Braves d'Alcorn State
Carrière professionnelle
Choix draft NFL Oilers de Houston
(1995, 3e choix au total)
19952005

2006-2007
Oilers de Houston
/Titans du Tennessee
Ravens de Baltimore
Pro Bowl 2000, 2003, 2005
All-Pro 2003
MVP (AP) 2003 (ex-æquo)
Carrière pro. 1995-2007

(en) Statistiques sur NFL.com

Steve McNair, né le 14 février 1973 à Mount Olive et mort le à Nashville, est un joueur américain de football américain évoluant au poste de quarterback. Surnommé Air McNair, il lance pour 31 304 yards et 74 touchdowns dans sa carrière en National Football League (NFL).

Sélectionné par les Oilers de Houston en 1995, il joue onze saisons professionnelles pour le club qui devient les Titans du Tennessee après son déménagement à Nashville en 1997. Désigné meilleur joueur de la saison 2003 avec Peyton Manning, McNair fait évoluer le style de jeu de son poste avec une mobilité disciplinée qui en font l'un des meilleurs. Il échoue à un yard de remporter le Super Bowl XXXIV. Les nombreuses blessures subies dans sa carrière n'empêchent pas Air McNair d'enchaîner les victoires pour les Titans. Recruté par les Ravens de Baltimore en 2006, il y termine sa carrière sur le banc, limité par les blessures et l'âge.

Deux ans après la fin de sa carrière sportive, cet homme de la campagne est tué par balles à son domicile par sa maîtresse, Sahel Kazemi, dans un meurtre-suicide. Ce drame brutal met un terme à la vie de ce père de famille de quatre enfants, ancien athlète universitaire exceptionnel et icone afro-américaine qui entamait sa vie après le sport.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Steve McNair est le quatrième des cinq fils de Lucille et Selma McNair[1]. Alors qu'il a huit ans, ses parents se séparent et Lucille se retrouve à élever seule ses cinq fils[2]. Son grand frère Fred joue quarterback pour le lycée et entraîne avec lui son jeune frère Steve[2]. Sa jalousie vis à vis du talent du son aîné va pousser Steve McNair à l'entraîner pour le battre[2]. Steve est un athlète hors du commun, surnommé « Monk » pour sa capacité à grimper aux arbres[2]. Il étudie au lycée de Mount Olive dans le Mississippi, un village de 900 habitants[1]. Athlète complet, il évolue dans différents sports : le football américain, le baseball, le basket-ball et de l'athlétisme. Au baseball, il impressionne au poste de shortstop par ses attributs physiques[3]. Au football américain, il joue en attaque et en défense, en tant que quarterback et safety. En 1989, il mène les Pirates du lycée de Mount Olive au titre de champion de l'État[1].

En 1991, les Mariners de Seattle le sélectionnent au 35e tour de la draft amateur de la Ligue majeure de baseball (MLB)[3]. L'équipe offre un contrat financier de 15 000 dollars et une bourse universitaire au jeune athlète pour s'engager à jouer pour les Mariners à sa sortie du lycée[2],[3]. Bien que sa famille ait besoin de l'argent du contrat, sa mère et ses frères lui conseillent de refuser l'offre pour tenter sa chance en National Football League[2],[3]. De nombreuses universités sont venues l'observer et souhaitent le recruter pour jouer au football américain[2].

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

De grands programmes universitaires comme les Buckeyes d'Ohio State, les Cornhuskers du Nebraska ou les Tigers de LSU proposent à Steve McNair de jouer sous leur maillot, mais du côté défensif, comme safety, impressionnés par ses 30 interceptions à l'université[2],[4]. McNair opte pour la modeste Alcorn State University, une université traditionnellement afro-américaine à moins de deux heures de sa ville natale, qui lui propose de devenir quarterback[5]. Il débute la saison 1991 comme remplaçant et entre en jeu dès le premier quart-temps de la première rencontre de l'année alors que le titulaire est en difficultés[5]. L'équipe gagne et McNair enchaîne les actions spectaculaires, finissant sa saison de débutant avec 3 199 yards offensifs gagnés à la passe et à la course[5]. La saison suivante, il inscrit 29 touchdowns à la passe et dix autres à la course dans l'ombre, la conférence SWAC dans laquelle il joue ne jouit pas d'une grande réputation sportivement[5].

Pour sa dernière année universitaire, Steve McNair domine le championnat. Sur les traces de son grand frère Fred, surnommé Air McNair tout comme lui, il bat tous les records offensifs dans la division I-AA, notamment lors d'une performance historique de 647 yards et huit touchdowns contre les Mocs de Chattanooga[6]. Ses performances en font sans contestation le meilleur quarterback universitaire de la saison[6]. Le joueur afro-américain est scruté par les recruteurs de la National Football League (NFL) et est vu comme l'un des meilleurs prospects[6]. En 1994, il devient le deuxième sportif de l'État du Mississippi à faire la une de Sports Illustrated après Archie Manning vingt-quatre ans plus tôt[1]. Il se blesse à l'épaule droite lors d'une défaite contre Sam Houston State[1]. Il remporte le Walter Payton Award et finit 3e du Trophée Heisman, derrière Rashaan Salaam et Ki-Jana Carter. Aucun joueur évoluant dans la division I-AA n'a obtenu le trophée Heisman, la National Collegiate Athletic Association refusant même à son équipe de jouer dans le Liberty Bowl[7].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Débuts professionnels chez les Oilers[modifier | modifier le code]

Sélection par les Oilers de Houston (1995)[modifier | modifier le code]

Vu comme l'un des meilleurs jeunes joueurs universitaires, la cote de Steve McNair est haute en amont de la draft 1995 de la NFL. Attirant les foules au Senior Bowl (en), il est limité par une blessure à un ischio-jambier[8]. Il engage l'avocat de sa mère, James Cook, comme son agent pour le guider à ses débuts dans la ligue professionnelle[8].

Steve McNair est sélectionné en troisième position au premier tour de la draft 1995 par les Oilers de Houston[9]. Les Vikings du Minnesota ont tenté d'obtenir le deuxième choix, possession des Jaguars de Jacksonville, pour le recruter mais échouent[9]. Satisfait de jouer pour Houston, plus proche de sa région de jeunesse, Steve McNair est selon le propriétaire de la franchise leur homme et leur futur[Cit 1],[9].

Après avoir refusé une première proposition à 21 millions de dollars[10], McNair paraphe un contrat de 28 millions de dollars sur sept ans dont un bonus de cinq millions à la signature[11]. Il signe également un contrat avec Nike[11]. Cependant, il n'est pas titulaire dès sa première année et est remplaçant de Chris Chandler (en). Il se prépare pour les années à venir avec le coordinateur offensif Jerry Rhome qu'il voit comme son mentor[12],[13]. McNair joue les dix derniers quart-temps de la saison 1995, obtenant deux victoires et faisant bonne impression[12]. Pourtant, Rhome est viré en fin de saison pour avoir échouer à apprendre à McNair les fondamentaux de son poste[13]. Rhome est remplacé par Les Steckel, entraîneur des wide receivers promu coordinateur offensif[13]. Avec le premier choix de draft, les Oilers sélectionnent une aide précieuse pour leur attaque, le running back vainqueur du dernier trophée Heisman Eddie George[12].

Frustration d'attendre sur le banc (1996)[modifier | modifier le code]

Dans un Astrodome vide suite à l'annonce du départ de l'équipe pour Nashville[14], l'entraîneur principal Jeff Fisher continue à mettre Steve McNair sur le banc pour qu'il apprenne en observant Chris Chandler (en)[15]. La tension grandit entre les deux quarterbacks, Chris Chandler allant jusqu'à accuser son rival d'être pousser sous le feu des projecteurs par les équipes de relations publiques de l'équipe[13]. S'il ne se plaint pas publiquement[13], sa frustration grandit au fil de la saison[16]. Alors qu'il n'a jamais été sur le banc, il se retrouve dans une situation difficile, et le manque de communication avec Chandler ne l'aide pas[13],[16]. McNair ne joue que lorsque Chandler est blessé ou que le score est largement en défaveur des Oilers[13],[16]. Lors de la dernière rencontre de la saison, Air McNair est titulaire et impressionne son entraîneur[13]. En février, Chandler est envoyé par les Oilers aux Falcons d'Atlanta, libérant la place de titulaire au jeune afro-américain[13].

Apprentissage dans une franchise en plein déménagement (1997-1998)[modifier | modifier le code]

En attendant la construction du flambant Adelphia Coliseum, les Oilers du Tennessee joue ses rencontres à domicile dans des stades en grande partie vides, le Liberty Bowl Memorial Stadium de Memphis pour la saison 1997 et le Vanderbilt Stadium en 1998[17]. La saison 1997 est difficile pour McNair, l'attaque s'appuie principalement sur le jeu à la course d'Eddie George et il semble peu à l'aise dans sa poche de protection[18]. Il réalise un coup d'éclat contre les Cardinals de l'Arizona en marquant quatre touchdowns, deux à la passe et deux à la course dans un large succès 41 à 14[19]. Il court à nouveau pour deux touchdowns à la course contre les Bills de Buffalo fin novembre[20]. Alors que l'attaque est performante à la course, elle ne se classe que 29e à la passe, McNair lance avec une réussite de 52 % et est intercepté à 13 reprises[18]. Bien qu'il marque 14 touchdowns, sa saison est jugée comme « médiocre » par Peter King (en)[21].

Vedette des Titans du Tennessee[modifier | modifier le code]

Saison historique jusqu'au Super Bowl (1999)[modifier | modifier le code]

En amont de la saison 1999, le plan de jeu des Titans est clair : lancer plus de passes longues grâce au bras puissant de McNair[22]. Entouré par un groupes de receveurs de qualité emmené par Chris Sanders (en), les attentes sont importantes pour le quarterback pour ses débuts dans le grand stade de Nashville qui doit notamment limiter le nombre d'interceptions lancées[22]. Lors de la rencontre d'ouverture, Steve McNair lance pour 341 yards et trois touchdowns dans une victoire 36 à 35 contre les Bengals de Cincinnati mais se blesse au dos[23],[24]. La blessure nécessite une opération qui lui fait manquer cinq rencontres[23],[24]. En son absence, l'équipe gagne quatre de ses cinq rencontres avec le quarterback remplaçant Neil O'Donnell pour mener l'attaque.

Au premier tour de la phase finale, en barrages, les Titans dominent les Bills de Buffalo sur une passe latérale de fin de rencontre, une rencontre restée dans l'histoire comme le Music City Miracle. Des succès contre les Colts d'Indianapolis et les Jaguars de Jacksonville permettent à l'équipe de Steve McNair de se qualifier pour le Super Bowl qu'il perd contre les Rams de Saint-Louis. Lors du Super Bowl XXXIV, McNair fait le spectacle pour les Titans et gagne à la course les yards nécessaires pour garder son équipe dans le match[25]. Mené 23 à 16, il débute sa dernière série offensive sur sa ligne des 12 yards avec 1 minute et 48 secondes à jouer[25]. Après avoir éviter deux plaquages à la course, il trouve Kevin Dyson (en) sur la ligne des 10 yards et son équipe prend un temps-mort avec 6 secondes restantes à l'horloge[26]. En sortie de temps mort, McNair trouve de nouveau son receveur qui court vers l'en-but et est arrêté à un yard de réaliser l'exploit[27]. Air McNair termine avec 214 yards à la passe et 64 yards à la course, un nouveau record pour un quarterback au Super Bowl[28].

Nouveaux échecs en phase finale (2000-2002)[modifier | modifier le code]

Lors de la première rencontre à domicile de la saison 2000, Steve McNair est violemment taclé par Duane Clemons (en)[29]. Après plusieurs minutes au sol, il est sorti du terrain et emmené à l'hôpital pour des examens[29]. La peur envahit le joueur qui a vu son souffle coupé et dit à son entraîneur Jeff Fisher qu'il souhaite arrêter le football américain[16]. McNair profite de la semaine de repos du calendrier des Titans pour se reposer avec de la glace sur sa poitrine[30]. Désigné remplaçant pour le Pro Bowl 2000, il est invité après le forfait de Brian Griese pour une opération de l'épaule mais il ne peut s'y rendre car lui aussi est blessé à l'épaule[31].

En juin 2001, Steve McNair signe une extension de contrat de six saisons pour un montant de 47 millions de dollars[32].

Lors de la saison 2002, il devient le joueur le plus jeune de l'histoire de la NFL à lancer pour 20 000 yards à la passe et courir pour 3 000 yards[33]. Après un début de saison difficile marqué par quatre défaites en cinq rencontres, Steve McNair élève le niveau de l'équipe selon son entraîneur Jeff Fisher[34]. Les Titans remportent les 10 de ses 11 autres rencontres de la saison pour se qualifier pour les rencontres éliminatoires[34]. La saison du quarterback est marquée par des douleurs à la cage thoracique qui l'empêche de s'entraîner de novembre à décembre[34]. Incapable de lancer des passes de plus de 10 yards à l'échauffement, il prend une injection d'anti-douleurs avant la rencontre cruciale contre les Giants de New York le et réalise une performance remarquable, réussissant 30 de ses 43 passes tentées pour 334 yards de gain offensif et en marquant trois touchdowns[34],[35]. Lors du tour de division de phase finale contre les Steelers de Pittsburgh, il s'arrache un bout de pouce sur un casque adverse mais ne manque que deux jeux offensifs afin de retourner sur le terrain et de jouer malgré la douleur[33]. Il termine avec 338 yards, deux touchdowns à la passe et un à la course pour arracher un succès inattendu[36]. McNair termine la saison à la troisième place du vote pour désigner le meilleur joueur de la saison[34].

Meilleur joueur de la saison (2003)[modifier | modifier le code]

Bien qu'il soit une légende dans le Tennessee, les médias comparent McNair défavorablement à l'ancien quarterback des Volunteers du Tennessee Peyton Manning[37]. Il reçoit des courriers haineux de supporteurs de sa franchise avant de réussir une superbe deuxième partie de saison[37]. Sous-côté, le joueur de 30 ans continue de jouer malgré les multiples blessures, enchaînant les injections d'anti-douleurs et les interventions médicales[34]. Le joueur des Steelers de Pittsburgh Plaxico Burress dit de lui qu'il est « le joueur le plus sous-côté de la ligue »[34],[Cit 2].

À la fin de la saison, Steve McNair est désigne meilleur joueur de la saison à égalité avec Peyton Manning, la troisième fois de l'histoire que cette récompense est remise à deux joueurs[38].

Des blessures à répétition (2004-2006)[modifier | modifier le code]

En décembre 2004, Steve McNair doit manquer une rencontre à cause d'une blessure à la poitrine[39]. Il traîne cette blessure depuis le plaquage au sternum contre les Chiefs de Kansas City en 2000 et l'a aggravé à deux reprises lors de la saison 2004[40]. Le quarterback se fait finalement opérer à la fin du mois de décembre, une opération consistant à lui prendre un morceau d'os dans la hanche droite pour l'insérer dans une zone de cartilage au niveau du sternum[40]. Il doit manquer les trois derniers matchs de la saison[41].

Lors de la saison saison NFL 2005, il a réussi 3 261 yards à la passe, avec 16 lancers qui ont abouti à des touchdowns et il n’a eu que 11 interceptions.

Ravens de Baltimore[modifier | modifier le code]

McNair taclé en 2006 par la défense des Chargers de San Diego.

À la fin de la saison 2005, Steve McNair est sur le départ à la suite de l'arrivée de Vince Young[42]. Les Titans du Tennessee l'interdisent de s'entraîner dans leurs locaux de peur qu'il s'y blesse et que son contrat soit comptabilisé dans leur masse salariale pour la saison 2006[42]. Alors que les négociations avec les Ravens de Baltimore coincent sur la valeur du choix pour compenser l'échange du quarterback, un arbitrage est demandé et donne raison au joueur, toujours son contrat, pour qu'il puisse continuer à s'entraîner[42]. Quelques jours plus tard, les deux équipes trouvent un accord sur le choix de draft, une sélection de quatrième tour pour 2007 et McNair est envoyé à Baltimore[43].

Sa deuxième saison à la tête de l'attaque des Ravens de Baltimore vire rapidement au cauchemar. Sur la deuxième action de l'année, il se blesse à l'aine et est remplacé par Kyle Boller lors du deuxième match de la saison[44]. Il revient sur le terrain la semaine suivante mais est diminué et multiplie les fumbles[44]. Début décembre, il est mis sur la liste des blessés, mettant fin à la saison pour être opéré de l'épaule gauche[44]. En avril 2008, il annonce qu'il met un terme à sa carrière sportive[45],[46].

En carrière il a dépassé cinq fois les 3 000 yards par saison à la passe.

Mort[modifier | modifier le code]

Le , jour de l'indépendance, Steve McNair est trouvé mort dans un appartement de location à Nashville, deux balles dans la tête et deux balles dans la poitrine[47], sur le canapé de la salle à manger[48]. Son ami de longue date, Wayne Neeley, avec lequel McNair loue l'appartement, le trouve inanimé[48]. Il contacte un autre ami du joueur, Robert Gaddy, qui prévient les secours[48]. Une femme est également trouvée morte sur au sol à proximité de l'ancien joueur de football américain[48]. L'identité de cette femme est rapidement connue, il s'agit de Sahel Kazemi, une serveuse du restaurant Dave & Buster's de Nashville où la famille McNair a ses habitudes[48]. Morte d'une balle dans la tête, la jeune femme de 20 ans a été arrêtée deux jours plus tôt par la police pour conduite en état d'ivresse alors que McNair, son passager, est laissé libre et peut rentrer à son domicile en taxi[48]. Désignée comme sa copine[49] ou son amie[48], Sahel est la maîtresse de McNair[50].

L'enquête est complexe et passe au crible la vie de McNair pour savoir ce que cet homme marié mais séparé faisait avec cette jeune femme de seize ans de moins que lui et rencontrée six mois auparavant[49]. Les éléments incriminant la jeune femme se multiplie. Aucune trace d'intrusion dans la maison n'est découverte. Après plusieurs jours, la police déclare que l'arme a été achetée par Kazemi et confirme qu'elle aurait tué McNair dans son sommeil avant de se suicider[49],[51]. Des traces de poudre sont trouvées sur la main gauche de Kazemi et le pistolet est trouvé à côté de sa tête[50]. Le mobile du crime est cependant flou, la jalousie de Kazemi et une histoire d'argent semblent préconisées[49].

Steve McNair est enterré au Reed Green Coliseum sur le campus de Southern Miss lors d'une cérémonie réunissant près de 5 000 personnes[52]. Brett Favre, Ray Lewis et Jay Cutler sont présents à la cérémonie[52].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Steve rencontre Mechelle Cartwright sur le campus de l'université d'État Alcorn. Amoureux, il s'assoit constamment derrière elle pour flirter[52]. L'athlète est romantique et cache sa bague de fiançailles dans un gâteau à la framboise[52]. En 1997, Steve McNair se marie avec son amour universitaire avec plus de 1 200 invités[13] et célèbre cet événement avec une croisière dans les Caraïbes[11],[52]. Le couple a deux fils, Tyler et Trent[52]. Le premier naît une année après le mariage[52]. Mechelle McNair suit son mari à Houston et s'installe avec lui, devenant une femme de sportif, hurlant sur les coéquipiers de son mari pour qu'ils le protègent[52]. En 2003, Mechelle devient infirmière et aide son mari à supporter la douleur des coups et blessures que lui infligent son sport[34]. Steve McNair a deux autre fils, Steven McNair Jr. et Steven O'Brian Koran McNair, de précédentes relations avant de rencontrer sa femme[53].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Steve McNair a joué pour les Oilers de Houston, devenus Titans du Tennessee et pour les Ravens de Baltimore au poste de quarterback lors de sa carrière en National Football League. Les statistiques dans les tableaux suivants mesurent ses différentes performances à ce poste.

Saison régulière[modifier | modifier le code]

Statistiques de Steve McNair en saison régulière
Année Équipe  MJ  MT Passes Courses Sacks Fumbles Bilan
Réussies Tentées  Pct Yards  Y/T  TD  INT Évaluation Tentées Yards Moyenne  TD Sacks Yards Fumbles Perdus  V/D
1995 HOU 4 2 41 80 51,3 569 7,1 3 1 81,7 11 38 3,5 0 6 63 3 2 2-0
1996 HOU 9 4 88 143 61,5 1 197 8,4 6 4 90,6 31 169 5,5 2 9 45 7 4 2-2
1997 TEN 16 16 216 415 52,0 2 665 6,4 14 13 70,4 101 674 6,7 8 31 190 16 7 8-8
1998 TEN 16 16 289 492 58,7 3 228 6,6 15 10 80,1 77 559 7,3 4 33 176 5 3 8-8
1999 TEN 11 11 187 331 56,5 2 179 6,6 12 8 78,6 72 337 4,7 8 16 74 3 1 9-2
2000 TEN 16 15 248 396 62,6 2 847 7,2 15 13 83,2 72 403 5,6 0 24 141 12 3 12-3
2001 TEN 15 15 264 431 61,3 3 350 7,8 21 12 90,2 75 414 5,5 5 37 251 5 1 7-8
2002 TEN 16 16 301 492 61,2 3 387 6,9 22 15 84,0 82 440 5,4 3 21 121 9 6 11-5
2003 TEN 14 14 250 400 62,5 3 215 8,0 24 7 100,4 38 138 3,6 4 19 108 12 3 10-4
2004 TEN 8 8 129 215 60,0 1 343 6,2 8 9 73,1 23 128 5,6 1 13 95 5 1 3-5
2005 TEN 14 14 292 476 61,3 3 161 6,6 16 11 82,4 32 139 4,3 1 20 134 7 2 4-10
2006 BAL 16 16 295 468 63,0 3 050 6,5 16 12 82,5 45 119 2,6 1 14 84 7 3 13-3
2007 BAL 6 6 133 205 64,9 1 113 5,4 2 4 73,9 10 32 3,2 0 11 85 8 0 2-4
Total 161 153 2 733 4 544 60,1 31 304 6,9 174 119 82,8 669 3 590 5,4 37 452 2 797 99 36 91–62

Phase finale[modifier | modifier le code]

Statistiques de Steve McNair en phase finale
Année Équipe  MJ  MT Passes Courses Sacks Fumbles Bilan
Réussies Tentées  Pct Yards  Y/T  TD  INT Évaluation Tentées Yards Moyenne  TD Sacks Yards Fumbles Perdus  V/D
1999 TEN 4 4 62 107 57,9 514 4,8 1 2 65,7 30 209 7,0 3 5 27 2 0 3-1
2000 TEN 1 1 24 46 52,2 176 3,8 0 1 52,4 5 31 6,2 0 1 4 - - 0-1
2002 TEN 2 2 48 80 60,0 532 6,7 3 2 81,9 13 82 6,3 3 3 27 - - 1-1
2003 TEN 2 2 32 49 65,3 369 7,5 2 4 67,5 6 27 4,5 0 3 10 - - 1-1
2006 BAL 1 1 18 29 62,1 173 6,9 0 2 49,9 1 6 6,0 0 2 12 1 0 0-1
Total 10 10 184 311 59,2 1 764 5,7 6 11 66,7 55 355 6,5 6 14 80 3 0 5–5

Palmarès et records[modifier | modifier le code]

Universitaire[modifier | modifier le code]

NFL[modifier | modifier le code]

Style de jeu et personnalité[modifier | modifier le code]

Steve McNair possède de nombreux atouts physiques pour un quarterback, de la force de son bras droit à sa capacité de courir[11]. Capable de courir le sprint de 40 yards en 4,62 s et d'envoyer des passes de 65 yards en courant[4], sa grande taille — il mesure 1,88 m — et ses plus de cent kilos en font un athlète physiquement imposant[11]. Pour tirer avantage de ses attributs, le coordinateur offensif des Oilers de Houston, Les Steckel, multiplie les options offensives avec des formations et le positionnement de McNair dans celles-ci[11]. Plus réservé et timide que son coéquipier running back Eddie George, il lui laisse la parole dans le huddle et reste calme[11]. McNair aime la pression et les contacts physiques du football américain qu'il ne retrouve pas au baseball[4],[33]. Au fil des années et des blessures, il court de moins en moins et devient un quarterback précis qui reste dans sa poche[54].

Sa routine d'avant-match comprend toujours une sieste d'au moins une heure et il n'est pas rare qu'il apparaisse à ses coéquipiers quelques minutes avant de rentrer sur le terrain[34],[16].

Postérité et culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Citations originales[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Son, you're our man. You're our future. ».
  2. (en) « The most underrated player in the league, bar none ».

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) Thomas George, « McNair Is Man of the Hour in Mount Olive », The New York Times, (consulté le 21 février 2018).
  2. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Mark Stewart, Steve McNair : Running & Gunning, Lerner Publications, , 48 p. (lire en ligne), « 1. A Family Thing », p. 5 à 10.
  3. a, b, c et d (en) Amy K. Nelson, « McNair's baseball path not chosen », sur ESPN.com, (consulté le 24 février 2018).
  4. a, b et c (en) Thomas George, « Deep in the Heart of Mississippi, a Halo Glows Over Alcorn State », The New York Times, (consulté le 22 février 2018).
  5. a, b, c et d (en) Mark Stewart, Steve McNair : Running & Gunning, Lerner Publications, , 48 p. (lire en ligne), « 2. Young Leader », p. 11 à 15.
  6. a, b et c (en) S.L. Price, « Air McNair : Steve McNair is the best quarterback—black or white, big school or small—in college football », Sports Illustrated, vol. 81, no 13,‎ , p. 40 à 48 (lire en ligne).
  7. (en) Richard Sandomir, « Is Heisman a Hurdle Too High for McNair? », The New York Times, (consulté le 22 février 2018).
  8. a et b (en) Thomas George, « One Final College Showcase for McNair », The New York Times, (consulté le 21 février 2018).
  9. a, b et c (en) Thomas George, « It's Not Mount Olive, But It's Close Enough », The New York Times, (consulté le 22 février 2018).
  10. (en) Timothy W. Smith, « Two Top Picks Reach Contract Terms », The New York Times, (consulté le 23 février 2018).
  11. a, b, c, d, e, f et g (en) Thomas George, « At Home on the Range : McNair Leads the Oilers », The New York Times, (consulté le 22 février 2018).
  12. a, b et c (en) David Fleming, « 2. Houston Oilers », Sports Illustrated,‎ (lire en ligne).
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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • (en) A Football Life : Steve McNair, 17 octobre 2012, NFL Productions, 43 minutes (ASIN B01GUOY38E).
  • (en) E60 : Heir McNair, 11 février 2018, ESPN.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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