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Bart Starr

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Bart Starr
Description de l'image Bart starr bw.jpg.
Nom complet Bryan Bartlett Starr
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Naissance (82 ans)
à Montgomery (Alabama)
Taille 1,86 m (6 1)
Poids 90 kg (198 lb)
Surnom Bart the Cool[1]
Numéro 15
Position Quarterback
Carrière universitaire ou amateur
1952 - 1955 Crimson Tide de l'Alabama
Carrière professionnelle
Choix draft NFL 200e au total en 1956 par les
Packers de Green Bay
1956 - 1971 Packers de Green Bay
Super Bowl 1961, 1962, 1965, I, II
Pro Bowl 1960, 1961, 1962, 1966
All-Pro 1975, 1976, 1977, 1978, 1979,
1981
MVP (AP) 1966
Carrière pro. 1956-1971
Carrière d'entraîneur
A entraîné Packers de Green Bay (1972)
Entraîneur des quarterbacks
Packers de Green Bay (1975-1983)
Entraîneur principal
Activité 1972-1983
Bilan Saison régulière : 52-76-3 (,406)
Matchs éliminatoires : 1–1 (,500)
Total Carrière : 53–77–3 (,407)

Pro Football Hall of Fame 1977

(en) Statistiques sur NFL.com

Bryan Bartlett Starr, né le à Montgomery (Alabama), est un joueur et entraîneur américain de football américain. Il est connu pour être l'un des meilleurs quarterbacks de l'histoire de la National Football League et le vainqueur des deux premiers Super Bowls de l'histoire (I et II) lors desquels il est élu meilleur joueur.

Après quatre saisons à l'université de l'Alabama, marquées par une grave blessure au dos, Starr est sélectionné à la 200e position (dix-septième tour) en 1956 par les Packers de Green Bay. Les premières saisons sont compliquées jusqu'à ce qu'il gagne définitivement sa place de titulaire dans la franchise du célèbre Vince Lombardi en 1960. Bart Starr reste fidèle à Lombardi pendant toute sa carrière, menant et dirigeant ses équipes comme un général. Il est récompensé collectivement avec trois titres de champion NFL (1961, 1962 et 1965) avant la création du Super Bowl et individuellement avec le titre de meilleur joueur (MVP) de la saison 1966 de la NFL.

Sélectionné à quatre reprises au Pro Bowl (1960, 1961, 1962 et 1966) et élu deux fois dans l'équipe All-Pro (1961 et 1966), il fait partie de l'équipe NFL de la décennie 1960. En 1977, il est intronisé au Pro Football Hall of Fame. Son numéro 15 a été retiré par les Packers.

Après sa retraite sportive, il devient entraîneur principal des Packers de 1975 à 1983. Ses résultats à la tête de l'équipe ne sont pas à la hauteur des attentes. Avec une seule saison en rencontres éliminatoires, perdue dès le deuxième tour, il n'égale pas ses performances de joueur lors de la dynastie des Packers lors des années 1960.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Bryan Bartlett Starr naît le à Montgomery, Alabama[2]. Son deuxième prénom, Bartlett, lui est nommé en l'honneur de l'obstétricien Haywood Bartlett, qui le met au monde[2]. Ses parents, Benjamin Bryan Starr et Lula Inez Tucker, se marient en octobre 1932, quinze mois avant sa naissance[2]. Son père est successivement forgeron, mécanicien automobile et soudeur[2].

Bart Starr grandit dans la pauvreté, dans un double contexte de provincialisme et du racisme en vigueur au Sud des États-Unis dans les années 1930[2]. Son enfance est marquée par des difficultés. Il vit les premières années de sa vie à Birmingham dans l'Alabama. À trois ans, il déménage avec sa famille à Columbia, Tennessee, où son père travaille pour la Monsanta Chemical Company[3]. Trois ans plus tard, la famille Starr est de retour à Birmingham où son père devient contremaître sur des routes en travaux de l'État, où il surveille des prisonniers[3].

Peu après le début de la Seconde Guerre mondiale, son père, réserviste, est réquisitionné. La famille doit déménager à Gainesville, Floride. En 1942, Ben Starr est affecté dans l'océan Pacifique. D'abord dans l'Army, il est transféré ensuite dans l'Air Force[3]. La relation entre Bart et son père est difficile, ce dernier préférant son plus jeune frère, Hilton « Bubbly » Starr, deux ans plus jeune que Bart[2].

En 1947, Bubbly bute sur un os de chien alors qu'il joue dans le jardin[4]. L'os lui perce le talon, provoque une infection et entraîne, trois jours plus tard, la mort de Bubbly par tétanos[4],[5]. Bart, qui était inséparable d'avec son frère, se sent alors seul[5]. Sa relation avec son père se détériore encore après le décès de son jeune frère[6]. Bart est un enfant introverti, qui montre peu ses émotions[7]. Son père le pousse à s'extérioriser, lui disant qu'il ne peut exceller athlétiquement sans avoir du tempérament[6].

Son père s'implique dans son éducation. Il passe de nombreuses heures à jouer au baseball avec lui et l'emmène voir tous les matchs de l'équipe de ligue mineure de Montgomery. Il permet à Bart d'y devenir ramasseur de balles[6],[8]. Bart Starr ne commence à jouer au football américain qu'à l'adolescence, alors qu'il est scolarisé en 8th grade. Il joue alors dans le backfield[9].

Alors que l'équipe du lycée de Sidney Lanier finit la saison invaincue, les qualités de meneur de Bart Starr, ses compétences en attaque et en défense, et même sur les punts, attirent les regards sur lui[10]. Pendant l'été de l'année 1951, son entraîneur Bill Moseley, lui trouve un mentor en la personne du quarterback des Wildcats du Kentucky Babe Parilli[10]. Désormais capitaine, Starr commence la saison avec Lanier par onze victoires consécutives[10]. Il est nommé dans les équipes des meilleurs joueurs lycéens de la saison et est sollicité par de nombreuses universités du Sud des États-Unis[11].

Carrière universitaire de joueur de football américain[modifier | modifier le code]

Formation de football américain avec une ligne de cinq joueurs représentée par des cercles dans lesquels sont inscrits les positions des joueurs de gauche à droite : LT, LG, C, RG et RT, renforcée de chaque côté par un rond avec TE représentant les tight ends. Derrière la ligne, un rond QB est représentée en dessous du schéma, avec une FB encore en dessous entourés par deux cercles RB à gauche et à droite.
Schéma représentant la formation Split T qui met en avant le jeu de course des running backs aux dépends des qualités de passe de Bart Starr.
Légende :
QB : quarterback
HB : halfback et FB : fullback
TE : tight end
C = centre
LT et RT : offensive tackle gauche et droit
LG et RG : offensive guard gauche et droit.

Bart Starr est convoité par de nombreuses universités, et son premier choix est l'université de Kentucky où l'entraîneur Bear Bryant et l'ancien quarterback Babe Parilli, son mentor, l'attendent[12]. Sa rencontre avec Cherry Louis Morton va influencer sa décision. Son amour de jeunesse s'est déjà inscrit à l'université d'Auburn, dans l'Alabama[12]. Pour donner toutes les chances à sa relation naissante avec Cherry, il décide de s'engager avec l'université d'Alabama et son programme de football, les Alabama Crimson Tide[12].

À cause de la Guerre de Corée, les débutants sont autorisés à jouer au football américain lors de la saison 1952. Starr n'est cependant pas à son aise dans la formation Split T qui oblige le quarterback à courir autant qu'à passer la balle[13]. Bart n'est qu'à la troisième place dans la hiérarchie des quarterbacks de l'université[13]. Son père lui conseille d'envisager une carrière dans le baseball, alors le sport majeur des États-Unis, mais Bart préfère se déplacer jusqu'à Auburn pour voir sa petite amie Cherry plutôt que s'entraîner au baseball[13].

Lors de sa deuxième saison avec les Crimson Tide, en 1953, Bart Starr porte le numéro 10 et est titulaire aux postes de quarterback et dans l'arrière de la défense[13]. Il termine l'année avec 59 passes complétées sur 119 tentatives pour 870 de gain total sur le terrain et touchdowns inscrits[13]. Starr est également le deuxième meilleur punter du pays avec 41,4 yards par coup de pied[13]. Il termine la saison par une défaite lors du Cotton Bowl contre les Owls de Rice sur le score de 28 à 6.

Pendant l'été 1954, lors d'un bizutage pour entrer dans la fraternité « A-Club » de l'université, il est passé à tabac et est blessé au dos[14],[15],[16]. Il justifie cette blessure en inventant une histoire : il se serait blessé en puntant un ballon de football américain[14]. Ses médecins pensent qu'il ne peut plus jouer[17]. Malgré la blessure, il revient sur les terrains mais joue peu, il tente seulement 41 passes au cours de la saison[17]. Cette blessure lui évite le service militaire et le gêne pendant toute sa carrière de joueur de football américain[14].

La dernière saison universitaire de Bart Starr à Alabama est remplie d'échecs. Son nouvel entraîneur le contraint à jouer dans une formation en Split T alors qu'il n'a pas toutes ses capacités physiques[18]. Le joueur commence à perdre confiance en lui ; il se blesse sévèrement à la cheville et ne peut plus réaliser de coups de pied[18]. Selon son entraîneur, le jeu de Bart Starr est trop spécialisé pour son poste, ce qui lui vaut de perdre sa place de titulaire[19]. À l'heure de devenir professionnel, il est remplaçant d'une équipe qui sort d'une saison avec dix défaites en dix rencontres[18],[19].

Carrière professionnelle de joueur de football américain[modifier | modifier le code]

Sélection et apprentissage aux Packers de Green Bay (1956-1958)[modifier | modifier le code]

Une image d'un joueur de football américain, en tenue, une main sur un ballon, dans une image ronde sur un fond vert clair.
La carte Topps du quarterback Bart Starr en 1958.

À la sortie de son université, peu de franchises professionnelles s'intéressent à Bart Starr. Le match Blue-Gray[Note 1] est alors une opportunité pour se montrer aux recruteurs de la National Football League, d'autant plus qu'il est l'un des seuls événements de football américain télévisés après la fin de la saison universitaire[20],[21]. Paul Dietzel, qui a essayé de recruter Starr pour l'université de Kentucky, entraîne son équipe lors de cette rencontre des meilleurs joueurs. De rancœur, l'entraîneur laisse le joueur qui lui a préféré l'université de l'Alabama sur le banc pendant toute la partie. Bart Starr voit ses chances d'être recruté diminuer à nouveau[20],[21].

L'entraîneur principal de l'équipe de basket-ball d'Alabama, Johnny Dee, aime bien Bart Starr[22]. Il souhaite l'aider à entrer dans la ligue majeure. Il appelle Jack Vainisi, directeur du développement des joueurs des Packers de Green Bay, et décrit Bart Starr comme « un bon passeur, un brillant jeune homme et un excellent étudiant »[22],[23]. Vainisi donne une chance à Starr en le sélectionnant au 17e tour, en tant que 200e sélection[22],[24].

Bart Starr est également courtisé par l'équipe de la Canadian Football League d'Hamilton mais il souhaite intégrer l'équipe de Green Bay[25]. Il signe un contrat de 6 500 dollars, dont mille dollars à la signature pour payer les soins médicaux de sa compagne qui vient de faire une fausse couche[26],[25].

Pour se préparer pour le camp des Packers avant la saison 1956, il lance des ballons dans des pneus[27], et étudie les statistiques et les rapports des matchs de la saison précédente de l'équipe[28]. Lors de son arrivée aux Packers, il découvre les conditions de travail dans la National Football League : la franchise s'entraîne et joue sur le terrain du lycée Green Bay East, les repas sont fournis par une cafétéria et les vestiaires sont dans une petite pièce[28]. Les Packers lui attribuent le numéro 42 car l'équipe ne pense pas qu'il puisse intégrer l'effectif[Note 2],[29],[30].

Le quarterback vétéran, Tobin Rote, dirige l'équipe tandis que le débutant et silencieux Starr apprend le jeu[31]. Il participe aux rencontres amicales d'avant-saison et gagne sa place dans l'effectif[29]. Son concurrent Paul Held n'est pas conservé dans l'effectif[29]. Le numéro 15 lui est alors donné[29]. Bart Starr ne lance que 44 passes comme remplaçant lors de la saison pour l'équipe des Packers qui termine l'année avec un bilan de 4 victoires et 8 défaites. Starr marque cependant les deux premiers touchdowns de sa carrière[31].

À la fin de la saison 1956, Bart Starr arrive à maîtriser les différents jeux offensifs des Packers de Green Bay et s'est familiarisé aux jeux défensifs de ses adversaires[32]. Son entraîneur cependant doute de la force de son bras et n'est pas totalement convaincu[32]. Les Packers choisissent avec leur premier choix de la draft 1956 de la NFL le quarterback vainqueur du trophée Heisman, Paul Hornung, reléguant Starr au statut de remplaçant du remplaçant[33]. Hornung se montre rapidement décevant, ayant de fortes lacunes à lancer le ballon, et doit changer de poste pour celui de halfback.

Pendant l'inter-saison, Bart Starr vend des pneus en complément de salaire[34]. En juillet 1957, un jour avant le début du camp de pré-saison, Tobin Rote est échangé et envoyé aux Lions de Détroit[33]. En échange, les Packers reçoivent Babe Parilli, l'ancien mentor de Starr[33]. Durant la saison, Starr et Parilli se partagent le temps de jeu[35]. Bart améliore néanmoins ses statistiques, lançant pour 1 489 yards de gains et huit touchdowns. Cependant, il ne complète que 57 passes sur 215 tentatives et se fait intercepter à dix reprises[35].

La saison 1958 se transforme en catastrophe pour Bart Starr, qui joue de bonnes parties, notamment contre les Lions lors de la deuxième rencontre, mais quitte à plusieurs reprises le terrain à cause de blessures, se fait intercepter à de nombreuses reprises et participe à la pire défaite de l'histoire des Packers sur le score de 56 à 0 contre les Colts de Baltimore[36]. Les Packers terminent la saison sur un bilan d'une victoire, un match nul et dix défaites. L'entraîneur Ray McLean est remercié et remplacé par un homme de 45 ans d'origine italienne, Vince Lombardi.

Adaptation aux méthodes de Vince Lombardi (1959-1960)[modifier | modifier le code]

Un joueur de football américain, en tenue, agenouillé tenant un ballon sur laquelle son entraîneur, derrière lui, pose sa main.
Bart Starr, agenouillé, avec l'entraîneur principal des Packers Vince Lombardi.
Portrait de Bart Starr, visage fermé, cheveux bloncs, avec un arrière blanc un ciel bleu clair.
La carte Topps du quarterback Bart Starr en 1960.

Lors de son arrivée aux Packers de Green Bay, Vince Lombardi étudie les rencontres et trouve de nombreuses qualités au jeu de Bart Starr[37]. Plus que des nouvelles tactiques, Lombardi apporte une nouvelle mentalité à l'équipe et un esprit vainqueur[38]. Il ne fait cependant pas tout de suite confiance à Starr, et recrute Lamar McHan pour commencer la saison 1959 comme quarterback[23],[39]. Starr disparaît rapidement, dans l'ombre des débuts victorieux de Lombardi et McHan[40],[41]. Lors du cinquième match de la saison, McHan se blesse à l'épaule et même s'il essaie de jouer la semaine suivante contre New York, il ne peut plus lancer. Lombardi demande à Ron Francis de jouer et laisse Starr sur le banc.

Lors de la rencontre suivante contre Chicago, McHan se blesse à nouveau et Bart Starr obtient sa chance[42]. Son retour ne se passe pas bien, Starr déçoit et ne complète que 3 passes sur 10 dans une défaite. Contre les Colts de Baltimore une semaine plus tard, il lance 40 passes mais ne trouve que 14 fois ses receveurs[42]. La nouvelle défaite n'empêche pas Lombardi de continuer à le faire jouer, et ce choix paie. Bart Starr marque deux touchdowns lors d'une victoire sur la marque de 21 à 0 contre Washington[42]. Il multiplie les performances de premier rang, l'équipe termine la saison par une large victoire de 36 points à 14 contre les 49ers[43]. Vince Lombardi décrit le jeu comme « brillant »[43]. Les Packers finissent la saison 1959 sur un bilan positif et Bart comme quarterback titulaire[43].

Starr étudie le jeu du quarterback des Colts de Baltimore Johnny Unitas avant le début de la saison 1960[44]. Il perd la première rencontre de la saison contre les Bears de Chicago sur le score de 17 à 14, suite à une mauvaise passe interceptée de Starr permettant à ses adversaires d'inscrire un coup de pied décisif[44]. Lombardi le remplace immédiatement par McHan pour le deuxième match de la saison et les deux suivants pour autant de victoires. Lors du cinquième match de la saison, Lombardi offre une opportunité à Starr au retour des vestiaires[45]. Il marque un touchdown sur une longue passe pour Boyd Dowler et obtient la victoire[45]. Après cette rencontre, Vince Lombardi le confirme comme titulaire indiscutable des Packers[45]. Malgré l'enchaînement de défaites, Lombardi tient parole. Avec une victoire finale 41 à 13 contre les Bears avec une excellente sortie de Starr : 17 sur 23 passes avec 218 yards de gains et deux touchdowns inscrits, Green Bay est premier à égalité avec les Colts de Baltimore et les 49ers de San Francisco[46]. Le quarterback termine la saison avec un total de touchdowns marqués[47].

Les Packers retrouvent la finale de la National Football League et sont opposés aux Eagles de Philadelphie[47]. L'entraîneur principal des Giants, Jim Lee Howell, estime que : « Je pense que les Packers sont une meilleure équipe que Philadelphie mais ils ont une petite faiblesse au poste de quarterback »[A 1],[47]. Lors de cette finale, le terrain est glacé et glissant, ce qui empêche les Packers de jouer à la course et les force à utiliser le jeu de passe de Starr[47]. Pendant la rencontre, Bart Starr manque plusieurs occasions de marquer des touchdowns et montre un incapacité à lancer de longues passes[47]. Il inscrit un touchdown sur une passe de 7 yards pour Max McGee mais échoue lors du dernier drive[47]. Les Packers s'inclinent sur le score de 17 à 10[47].

Une domination presque sans partage (1961-1965)[modifier | modifier le code]

Premier et deuxième titres NFL[modifier | modifier le code]
Montage de deux images, l'une en couleur avec Bart Starr tenant un ballon de football américain, et l'autre en noir et blanc en match.
La carte Topps du quarterback Bart Starr en 1962.

Vince Lombardi confirme sa confiance en Starr au début de la saison 1961, et transfère Lamar McHan aux Colts de Baltimore en échange d'un choix de draft[48]. La saison est désormais longue de 14 matchs avec l'arrivée des Vikings du Minnesota dans la ligue[49]. Lors de la première rencontre de la saison, Starr lance deux interceptions et son équipe est dominée par les Lions de Détroit[49]. Le joueur se relance ensuite avec des succès contre les 49ers, les Bears et les Colts. Malgré le fait qu'il joue la première partie de la saison avec une déchirure musculaire abdominale[50], Bart mène l'équipe à une large victoire 49 à 17 contre les Browns de Cleveland puis deux succès consécutifs contre les Vikings du Minnesota. Alors à six victoires pour une défaite, les Packers perdent une rencontre contre les Colts 45 à 21. Il marque trois touchdowns contre Los Angeles la semaine suivante, et continue à enchaîner pour terminer la saison avec un bilan de 11 victoires et trois défaites, permettant à son équipe de se qualifier pour le titre de champion de division[51]. Bart Starr termine la saison régulière avec 16 touchdowns marqués, 16 interceptions, une évaluation de 80,3 et est nommé avec Johnny Unitas comme quarterback de la conférence Ouest dans le Pro Bowl[50].

Le match de championnat pour le titre NFL oppose les Packers de Green Bay aux Giants de New York. Bart Starr réalise, selon Vince Lombardi, « une performance de champion » et lance trois touchdowns à la passe, complète 10 de ses 17 passes tentées, et dirige les Packers à une large victoire 37 à 0[50],[52]. Champion, Bart Starr commence à voir la relation avec son père s'améliorer, ce dernier pleurant en voyant son fils fêter son succès avec sa femme et sa mère[50].

Avec ses principaux receveurs Boyd Dowler et Max McGee, Bart Starr poursuit sa domination lors de la saison 1962. Après six victoires en matchs amicaux avant le début de la saison, les Packers enchaînent avec une longue série de dix victoires consécutives pour commencer la saison, dont une victoire 49 à 0 contre leurs rivaux de Chicago[53],[54]. Cette série et l'attaque de Bart sont arrêtées par la défense de Détroit qui plaque à onze reprises le quarterback des Packers[55]. De nouveau champion de la conférence, Bart Starr retrouve les Giants de New York en finale de conférence. Les Giants sont en finale pour la quatrième fois en cinq ans et n'ont toujours pas remporté le titre[56]. Dans un fort vent frais, Starr mène les Packers à un succès 16 à 7[57],[58]. Leur titre récompense une saison exceptionnelle avec une seule défaite, et une marge de 19,1 points de plus que leur adversaire par match[57].

Blessure et défaites[modifier | modifier le code]

La saison 1963 commence difficilement pour les Packers de Green Bay. Battus par une équipe de joueurs universitaires en pré-saison, et par la défense des Bears de Chicago qui masque ses schémas défensifs pour que Starr ne puisse s'adapter, les champions en titre perdent en plus Paul Hornung, suspendu pour une affaire de paris illégaux[59]. Lors du sixième match de la saison, contre les Cardinals, Bart Starr court hors de sa poche, et poursuivi par le défenseur Jim Hill, perd l'équilibre et se casse la main droite en retombant dessus[60]. John Roach remplace Starr au poste de quarterback pour le reste de la saison et manque la finale NFL en concédant une défaite de plus que les Bears de Chicago malgré une série de huit victoires consécutives[60].

Bart Starr est plus que jamais le meneur offensif des Packers de Green Bay lors de la saison 1964. Il domine les airs, terminant avec une exceptionnelle évaluation de quarterback de 97,1[61], 59,9% de passes complétées, 15 touchdowns inscrits pour seulement interceptions[61]. Malgré les fortes attentes autour de l'équipe et le retour de suspension de Paul Hornung[62], les Packers déçoivent. Les nombreux coups de pied manqués par Hornung, joueur polyvalent qui évolue comme fullback et kicker, coûtent à l'attaque des Packers qui perd cinq rencontres et manque les matchs éliminatoires[61].

Troisième finale de championnat remportée[modifier | modifier le code]

Alors que le City Stadium est renommé Lambeau Field, Starr commence la saison 1965 avec quatre victoires consécutives contre les Steelers de Pittsburgh, les Colts de Baltimore, les Bears de Chicago et les 49ers de San Francisco[63]. Lors du cinquième match contre les Lions de Détroit, les Packers de Green Bay sont dominés 21 à 3 à la mi-temps. Après le retour des vestiaires, la défense et Bart Starr élèvent leur niveau de jeu. Le quarterback marque trois touchdowns sur des passes de 62 yards, 31 yards et 77 yards[63],[64]. Starr est les Packers sont derrière les Colts de Baltimore de Johnny Unitas jusqu'à ce que dernier se blesse en 12e semaine. Lors de la rencontre décisive entre les deux équipes, Bart Starr s'impose aisément, aidé par les cinq touchdowns à la course de Paul Hornung, sur le score de 42 à 27[65]. Sa variation entre courses et passes complétées pour Hornung et Boyd Dowler lui permet de mener une attaque efficace[65]. Après un match nul contre les 49ers, les Packers terminent la saison sur un bilan de 10 victoires, 3 défaites et 1 match nul. Ils doivent affronter de nouveau les Colts, qui ont le même bilan, lors d'un barrage[65]. L'évaluation de Bart Starr s'élève à nouveau à des niveaux historiques à 89,0 et il dépasse les 2 000 yards à la passe[65].

Le barrage contre les Colts de Baltimore tourne court pour Bart Starr, blessé sur un contact après avoir lancé une passe complétée pour Bill Anderson. Starr doit être porté pour quitter le terrain, il a une côte cassée et ne peut lever son bras droit au dessus de son épaule[66]. Son remplaçant Zeke Bratkowski mène difficilement l'attaque mais arrive à obtenir la prolongation suite à un coup de pied de Don Chandler assisté par Bart Starr accordé alors que la balle passe à droite des poteaux[66]. Une nouvelle pénalité de Chandler en prolongations permet aux Packers de se qualifier pour la finale de la National Football League.

Opposé aux Browns de Cleveland, dans des conditions météorologiques difficiles, Bart Starr commence la finale 1965 de la NFL par une série de courtes passes pour Jim Taylor et Paul Hornung. Il feinte ensuite la passe pour Hornung et lance une longue passe pour Carroll Dale qui inscrit le premier touchdown de la rencontre[67]. Souffrant aux côtes, il grimace à de nombreuses reprises lorsque les défenseurs des Browns le percutent[67]. Malgré la douleur, il mène l'attaque, surtout par le jeu de course, à une victoire 23 à 12 pour remporter son troisième titre de la National Football League en cinq saisons[67],[68].

Starr, étoile des deux premiers Super Bowls (1966-1967)[modifier | modifier le code]

Meilleur joueur et vainqueur du Super Bowl I[modifier | modifier le code]
Article connexe : Super Bowl I.

La saison 1966 de la NFL consacre le talent de Bart Starr. En décembre, lors d'un choc contre les Colts de Baltimore, Bart Starr souffre de douleurs au dos et doit manquer la deuxième mi-temps[69]. En plus d'être le meneur des Packers, il est élu meilleur joueur de l'année. Il termine la saison avec un bilan de 12 victoires pour 2 défaites, 62,2 % de passes complétées, 14 touchdowns inscrit et seulement trois interceptions[70].

La finale de la NFL oppose les Packers aux Cowboys de Dallas de Tom Landry. Devant 75 000 spectateurs au Cotton Bowl, Bart Starr trouve Elijah Pitts d'abord pour 32 yards puis pour 17 yards et un touchdown[70]. Le quarterback des Cowboys, Don Meredith, donne du fil à retordre à Starr et reste accroché au score à la mi-temps (21 à 17)[71],[72]. Pendant la deuxième mi-temps, Bart Starr confirme son statut de meilleur joueur de la saison. Il avance pour 304 yards à la passe et marque un touchdown avec trois receveurs différents : Carroll Dale, Boyd Dowler et Max McGee[71],[72],[73]. Les Packers remportent leur deuxième titre de champion NFL de suite.

Pour la première fois de l'histoire du football américain, et à la suite de la lutte entre la NFL et l'American Football League (AFL), la première finale entre les deux championnats a lieu en 1966. Cette finale, qui est reconnue comme le premier Super Bowl, se déroule au Los Angeles Memorial Coliseum contre les Chiefs de Kansas City[74]. Favoris contre l'équipe championne de la nouvelle ligue, les Packers et Starr sous pression ont le support de toute la NFL[74],[75]. Bart Starr inscrit le premier touchdown de l'histoire du Super Bowl sur une passe de 37 yards pour son receveur Max McGee[76],[77]. La passe est lancée derrière McGee mais le receveur plonge pour réaliser une réception à une main, se relève et court pour le touchdown[78]. Alors que la rencontre est encore serrée et qu'il s'oppose à une troisième tentative et un yard à gagner, et envoie une longue passe pour Carroll Dale pour 64 yards et le touchdown[76]. En deuxième mi-temps, il trouve à plusieurs reprises Max McGee, héros surprise de la rencontre et lui donne une passe pour un touchdown de 13 yards[77],[79]. Starr termine avec 16 passes complétées sur 23 tentatives pour 250 yards gagnés[80]. Il est élu meilleur joueur du premier Super Bowl[81] et reçoit une Corvette cabriolet 1967[79]. Les Packers remportent la rencontre 35 à 10. Après la rencontre, Vince Lombardi dit de Bart Starr : « Il est un bon quarterback et je suis ravi de voir qu'il obtienne finalement la reconnaissance qu'il mérite depuis longtemps »[81],[A 2].

Victoires historiques : Ice Bowl et Super Bowl II[modifier | modifier le code]
Articles connexes : Ice Bowl et Super Bowl II.

Lors du match d'ouverture de la saison 1967, Bart Starr est plaqué quatre fois par Alex Karras et se fait intercepter à quatre reprises[82]. Malgré un pouce douloureux, il obtient un match nul contre les Lions de Détroit[82]. Le match suivant est aussi difficile et Starr lance cinq nouvelles interceptions, remportant tout de même la partie 13 à 10 contre les Bears de Chicago[82]. Il ne souhaite pas parler aux journalistes des blessures qui le handicapent[83]. Une semaine plus tard, Bart Starr se fait percuter au niveau de l'aisselle droite par le linebacker des Falcons d'Atlanta Tommy Nobis et doit quitter ses partenaires[82],[84].

Après avoir manqué deux rencontres, Barr Starr revient contre les Giants de New York au Yankee Stadium[85]. Lors de ce retour, il joue blessé, et, malgré la douleur, mène une attaque inarrêtable qui inscrit 38 points en seconde mi-temps et gagne 48 à 21[85],[86]. La saison se poursuit avec des difficultés pour Starr, qui est frappé à la tête lors d'un match contre les 49ers de San Francisco et doit sortir du terrain[87]. Il ne souvient pas de ce qu'il s'est passé[87]. Après une série de victoires pour finir la saison, l'équipe de Green Bay se qualifie pour les matchs éliminatoires. Les nombreuses blessures se font sentir dans les statistiques de l'année de Starr, il marque touchdowns et se fait intercepter à 17 reprises[87]. Il ne complète que 54,8 % de ses passes pour seulement 1 823 yards[88].

Lors de la finale de la conférence ouest, les Packers affrontent les Rams de Los Angeles. Dans ce match, Bart Starr adopte une tactique offensive plus agressive que lors des deux semaines précédentes où il a subi la loi de la défense des Rams[89],[90]. Grâce à un touchdown pour Dale, il mène avec un score de 14 à 7[87]. Il réalise sa meilleure performance en nombre de passes de la saison terminant avec 17 passes complétées sur 23 tentatives pour 222 yards[87],[89]. La victoire par 28 à 7 des Packers les qualifie pour une sixième finale NFL en huit saisons[89].

Pour la finale de la NFL, les Packers retrouvent les Cowboys de Dallas le . Le match est l'un des plus froids de l'histoire de la ligue, avec -25 C°, et un vent frais qui donne une température ressentie de -38 C°[91],[92]. Il reste dans l'histoire comme l'Ice Bowl. Bart Starr réalise une performance historique, marque un premier touchdown de 8 yards pour Boyd Dowler puis un autre de 46 yards pour Carroll Dale[91],[92],[93]. Alors que son équipe est menée 17 à 14 et qu'il a déjà été mis au sol à huit reprises, Bart Starr conduit un drive pour la victoire[92]. Il prend son temps pour ne pas rendre la balle aux Cowboys[94]. Alors qu'il reste 20 secondes, il est à 1 yard de la ligne d'en-but de Dallas. Starr annonce une course « 13 Wedge »[Note 3] et choisit de courir lui-même sans en informer son coureur et sa ligne offensive pour marquer un touchdown décisif[94],[92],[95],[96]. Cette action reste comme l'une des plus belles des années 1960[95],[97]. Les Packers se qualifient pour leur deuxième Super Bowl consécutif.

Lors du Super Bowl II, les Packers affrontent le champion de l'American Football League, les Raiders d'Oakland, au Miami Orange Bowl. Bart Starr montre à nouveau qu'il est présent lors des matchs importants[98]. Il marque un touchdown de 62 yards sur une passe pour Dowler en première mi-temps et continue de dominer en deuxième mi-temps, mener son attaque jusqu'à un touchdown à la course de Donny Anderson[98]. Il termine la rencontre avec 202 yards de gains à la passe, un touchdown et aucune interception[99]. Les Packers gagnent sur le score de 33 à 14 en Super Bowl II et offrent à Vince Lombardi son dernier trophée pour son dernier match à la tête de la franchise de Green Bay[98]. Bart Starr est de nouveau élu meilleur joueur de la rencontre[98].

Après Lombardi et fin de carrière (1968-1972)[modifier | modifier le code]

Après le départ de Vince Lombardi des Packers de Green Bay, la rigueur dans le vestiaire n'est plus la même[100]. Son remplaçant, Phil Bengtson, laisse plus de libertés à ses joueurs. Bart Starr en profite pour avoir une émission de radio[100]. Le début de la saison 1968 est difficile pour Bart qui se blesse à l'auriculaire, au biceps et aux côtes à nouveau[100]. Il manque de nombreuses rencontres et continue à multiplier les blessures, avec un traumatisme crânien et une douleur chronique dans son épaule droite[100]. Entre les différentes blessures, il arrive tout de même à inscrire quatre touchdowns contre les Cowboys de Dallas. Touchés par les multiples absences de leur quarterback, les Packers terminent la saison avec le premier bilan négatif depuis une décennie : 6 victoires, 7 défaites et un match nul[101].

Le , Bart Starr annonce qu'il va jouer une 17e saison NFL malgré la lente récupération de ses deux opérations au bras[102]. Trois semaines plus tard, le 20 juillet, après avoir consulté plusieurs médecins, il change d'avis et met fin à sa carrière à cause de la douleur causée par ses blessures. Dès sa conférence de presse de fin de carrière, les médias lui demandent s'il est intéressé par devenir entraîneur et il répond que « ce serait un bon défi »[102],[A 3].

Carrière d’entraîneur de football américain[modifier | modifier le code]

Entraîneur des quarterbacks (1972)[modifier | modifier le code]

Dès la fin de sa carrière, les Packers proposent à Bart Starr de se reconvertir en tant qu'entraîneur. Le joueur garde une bonne relation avec son entraîneur principal Dan Devine, et son remplaçant au poste de quarterback, le jeune Scott Hunter. Starr devient entraîneur des quarterbacks[103]. Ensemble, ils remportent le titre de division de la NFC Central en 1972 avec un bilan de 10 victoires pour 4 défaites. À la fin de la saison, Starr quitte son poste pour devenir consultant pour la CBS. Il y reste deux saisons. Il vit alors également de discours, de contrats de promotion de produits, des revenus de sa société de distribution à Green Bay et d'un partenariat avec des concessions automobiles dans l'Alabama[104].

Entraîneur principal (1975-1983)[modifier | modifier le code]

Lorsque Dan Devine quitte le poste d'entraîneur principal des Packers après la saison 1974, Starr revient dans l'organigramme des Packers de Green Bay. Il signe un contrat de trois ans pour les postes d'entraîneur principal et de manager général de l'équipe[104],[105]. Les attentes sont très importantes et la pression est tout de suite haute pour lui. Comme quarterback historique de la dynastie des Packers et de Vince Lombardi, les 1 728 actionnaires de la franchise attendent des victoires avec Bart[104]. Touchée par les blessures, l'équipe termine les saisons 1979 et 1980 sur des bilans négatifs et se coupe de ces supporteurs[106]. Après un début de saison 1981 médiocre, il mène l'équipe à une série de succès, remporte six de ses huit dernières rencontres et manque de peu les matchs éliminatoires[106]. Il obtient alors une prolongation de contrat de deux saisons et un soutien éphémère de la direction de la franchise[106]. Il atteint les rencontres éliminatoires en 1982, une saison raccourcie par une grêve des joueurs, pour la première et unique fois de sa carrière d'entraîneur. Après la saison 1983, le président des Packers Robert Parins démet Bart Starr et tous ces adjoints de leurs postes d'entraîneurs[107]. Cinq jours plus tard, son ancien coéquipier Forrest Gregg le remplace.

Sans emploi, Bart Starr et sa femme Cherry déménagent à Phoenix où il rejoint un groupe qui espère créer une nouvelle franchise NFL dans la ville lors d'une expansion de la ligue[108]. Cette franchise n'aboutit pas et Bart Starr met fin à sa carrière d'entraîneur.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Bart Starr se marie avec Cherry Louis Morton le dans le secret[34]. Dans les années 1960, le couple Starr contribue à la création et au développement du Rawhide Boys Ranch, un ranch dont l'objet est d'aider les adolescents à problèmes dans le Wisconsin[34]. La femme de Bart Starr s'investit fortement dans le domaine et ils utilisent la notoriété du vainqueur du Super Bowl pour collecter des fonds[34]. Bart Starr vend la Corvette cabriolet qui lui est donnée en tant que meilleur joueur du Super Bowl II pour aider à l'achat du terrain du ranch[34]. En 2003, Bart Starr se voit attribuer le AmVets Humanitarian Award, récompensant son action humanitaire pour le ranch[109].

Ensemble, le couple a deux enfants : Bart Jr. né le et Bret Michael né le . Le plus jeune d'entre eux, Bret, a des problèmes d'addiction à la cocaïne alors qu'il vit à Tampa en Floride. Le couple déménage à Clearwater en Floride afin de suivre les soins de leur enfant[34]. Le traitement ne suffit pas, Bret meurt en 1988 à l'âge de 24 ans d'une overdose[110],[111]. Bart trouve le corps sans vie de son fils dans la maison de la famille[34]. En honneur de leur enfant, la famille crée le Bret Starr Memorial Fund afin d'aider les jeunes hommes du Rawhide Boys Ranch à entrer dans la vie adulte[34]. Après la mort de Bret, Bart Starr et sa femme déménage à Birmingham pour être plus proche de leur autre fils et de leurs petit-enfants : Shannon, Jennifer, et Lisa[30],[112]. Bart Starr devient alors président d'une filiale de HealthcareRealty, un fond d'investissement immobilier[112].

Bart Starr est un bon golfeur et joue souvent, tout comme son entraîneur Vince Lombardi sur les parcours de Oneida Golf et Riding Club à Green Bay[104]. Il entraîne son fils Bart Jr. dans la compétition et celui-ci obtient une bourse d'étude dans le golf à l'université de l'Alabama[111].

En 2014 et 2015, Bart multiplie les problèmes de santé. En septembre 2014, il souffre d'une crise et de plusieurs attaques cardiaques[113]. Il est également atteint d'une infection bronchique à l'été 2015, et passe près de la mort[113]. Il peine à marcher et à se nourrir[113]. Une grande partie de ses soins se déroule à Tijuana, au Mexique[114].

Malgré ces problèmes physiques, Bart Starr arrive néanmoins à assister à la cérémonie qui honore la carrière du quarterback des Packers de Green Bay Brett Favre dont le maillot numéro 4 est retiré[115],[116]. La cérémonie est retardée d'une année afin que Starr puisse y assister[30]. Son état de santé ne lui permet pas d'assister à la cérémonie lors du Super Bowl 50 qui célèbre tous les meilleurs joueurs de chaque Super Bowl[113].

Palmarès et records[modifier | modifier le code]

Bart Starr a l'un des plus beaux palmarès du football américain. Il a remporté le titre de champion de la National Football League (NFL) à cinq reprises en 1961, 1962, 1965, 1966 et 1967. Starr a complété ses titres en remportant les deux premiers Super Bowls à l'issue des saisons 1966 et 1967 : les Super Bowls I et II. Il est élu le meilleur joueur de ces deux éditions. De fait, il est également le premier quarterback à remporter trois titres consécutifs de NFL et deux Super Bowls.

Au début des années 1960, le talent individuel de Starr est reconnu par des sélections au Pro Bowl (1960, 1961, 1962, 1966) et surtout après son troisième titre en 1965. Il est élu l'année suivante, lors de la saison 1966, le meilleur joueur de la NFL et est membre de la première-équipe All-Pro de l'Associated Press. Il fait également partie de la deuxième-équipe All-Pro de l'Associated Press en 1962 et 1964.

Membre de l'équipe NFL de la décennie 1960, il reste comme l'un des meilleurs quarterbacks des années 1960 avec Johnny Unitas, Joe Namath et Len Dawson. Entre les saisons 1963 et 1964, Bart Starr lance 294 passes complétées sans interception, un record de la NFL[117].

Le , lors d'une rencontre contre les Cardinals de Saint-Louis au Lambeau Field, les Packers retirent le numéro 15 de Starr, faisant de lui le troisième joueur de l'histoire de la franchise à recevoir cet honneur[118],[119]. Depuis, son nom et son numéro sont présents dans les tribunes du Lambeau Field. Il est également membre du Hall of Fame des Packers.

Intronisé au Pro Football Hall of Fame, Bart Starr est également resté comme l'un des meilleurs joueurs de l'histoire du football américain, étant classé au 51e rang des meilleurs joueurs de tous les temps dans le classement de la NFL[1].

Style de jeu et personnalité[modifier | modifier le code]

Sur le terrain, l'attaque de Bart Starr est difficile à contrer. Quand il est en forme, il sait tout faire ; des passes courtes, des passes dans le cœur du jeu, des passes longues en profondeur[120]. Si au début de sa carrière, on le pense incapable de faire des passes à longue distance, il prouve au fur et à mesure des saisons qu'il est plus que capable[120]. Il envoie les passes avec précision et vitesse, faisant de lui l'un des quarterbacks les plus difficiles à contrer et l'un des plus efficaces[120]. Dans les années 1960, Bart Starr a le plus faible taux d'interception par passe tentée et en même temps un gain moyen de 7,85 yards par tentative[121]. Au besoin, il sait également courir en dehors de sa poche[120].

Au début de sa carrière, Bart Starr a peu confiance en lui. Il est même extrêmement timide[122]. Année après année, il s'affirme[23], arrive à lire les défenses adverses et connaît de mieux en mieux ses partenaires[123]. Starr forge son caractère, mène son équipe et est capable de contrôler ses coéquipiers comme lorsqu'il calme Paul Hornung lors de la finale de la saison 1966[72]. Son jeu est axé sur les feintes de courses pour lancer ensuite des longues passes[124].

Starr est responsable des choix de jeu, en tant que quarterback, ce qui est, dans les années 1960, une responsabilité liée au poste[125]. Plus que pour ses ajustements offensifs, il a toute la confiance de son entraîneur Vince Lombardi pour choisir quelle action, course ou balle jouer[126]. Starr utilise régulièrement des ajustements offensifs pour s'adapter à la défense[51]. Alors qu'il est calme en dehors des terrains, il est très communicatif dans le jeu, contrôlant le jeu par la parole[124]. Avant de lancer le jeu par un cri « Hut », il donne deux nombres : le premier correspondant au moment du lancement de jeu, le second au numéro de la formation choisie[Note 4],[51],[127]. Il est même le seul joueur à pouvoir répondre ouvertement aux critiques de Lombardi sur le bord du terrain[128].

Pour Bart Starr, la préparation physique est très importante pendant l'inter-saison lors de laquelle il fait des joggings avec Zeke Bratkowski[129]. Il est obsédé par son alimentation qu'il veut la plus diététique possible[129].

Starr dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Bart Starr Award.

Le , le président Richard Nixon prononce un discours lors d'une réception en hommage à Bart Starr à Green Bay, dans le Wisconsin : « La meilleure manière dont je puisse présenter Barr Starr à ses amis est de dire simplement que les années 60 seront décrites comme la décennie lors de laquelle le football [américain] est devenu le sport numéro un en Amérique, dans laquelle les Packers étaient l'équipe numéro une, et Bart Starr était fièrement le Packer numéro 1. »[A 4],[130].

Depuis 1989, le Bart Starr Award est une récompense décernée annuellement à un joueur de la National Football League pour son comportement exemplaire et ses qualités de leader dans sa ville, que ce soit sur le terrain ou dans sa communauté. Bart Starr participe au vote.

Le 6e épisode de la saison 9 de la série télévisée d'animation américaine Les Simpson, intitulé Fou de foot en français, est dans sa version originale appelé Bart Star en hommage au joueur Bart Starr[131]. Il est diffusé pour la première fois aux États-Unis en novembre 1997[131].

À Green Bay, une route à proximité du Lambeau Field a été renommée « Bart Starr Road »[132].

Statistiques[modifier | modifier le code]

Joueur[modifier | modifier le code]

En 196 matchs de saison régulière en tant que joueur, Bart Starr a lancé 152 passes de touchdowns et en a marqué 15 à la course. Le tableau suivant reprend les statistiques complètes de Starr en saison régulière au cours de sa carrière[133] :

Statistiques de Bart Starr en saison régulière
Année Équipe Passes Courses
Réussies Tentées Yards  TD Interceptions Évaluation Tentées Yards Moyenne  TD
1956 Packers de Green Bay 44 24 325 2 3 65,1 5 35 7,0 0
1957 Packers de Green Bay 215 117 1 489 8 10 69,3 31 98 3,1 3
1958 Packers de Green Bay 157 78 875 3 12 41,2 25 113 4,5 1
1959 Packers de Green Bay 134 70 972 6 7 69,0 16 83 5,2 0
1960 Packers de Green Bay 172 98 1 358 4 8 70,8 7 12 1,7 0
1961 Packers de Green Bay 295 172 2 418 16 16 80,3 12 56 4,7 1
1962 Packers de Green Bay 285 178 2 438 12 9 90,7 21 72 3,4 1
1963 Packers de Green Bay 244 132 1 855 15 10 82,3 13 116 8,9 0
1964 Packers de Green Bay 272 163 2 144 15 4 97,1 24 165 6,9 3
1965 Packers de Green Bay 251 140 2 055 16 9 89,0 18 169 9,4 1
1966 Packers de Green Bay 251 166 2 257 14 3 108,3 21 104 5,0 2
1967 Packers de Green Bay 210 115 1 823 9 17 64,4 21 90 4,3 0
1968 Packers de Green Bay 171 109 1 617 15 8 104,3 11 62 5,6 1
1969 Packers de Green Bay 148 92 1 161 9 6 89,9 7 60 8,6 4
1970 Packers de Green Bay 255 140 1 645 8 13 63,9 12 62 5,2 1
1971 Packers de Green Bay 45 24 286 0 3 45,2 3 11 3,7 1
Totaux 3 149 1 808 24 718 152 138 80,5 247 1 308 5,3 15

En 10 matchs de rencontres éliminatoires, le quarterback a lancé 15 passes de touchdowns et en a marqué un à la course. Le tableau suivant reprend les statistiques complètes de Starr en rencontres éliminatoires au cours de sa carrière[133] :

Statistiques de Bart Starr en rencontres éliminatoires
Année Équipe Passes Courses
Réussies Tentées Yards  TD Interceptions Évaluation Tentées Yards Moyenne  TD
1956 Packers de Green Bay N'est pas qualifié
1957 Packers de Green Bay N'est pas qualifié
1958 Packers de Green Bay N'est pas qualifié
1959 Packers de Green Bay N'est pas qualifié
1960 Packers de Green Bay 21 34 178 1 0 85,2 1 0 0,0 0
1961 Packers de Green Bay 10 17 164 3 0 130,9 0 0 0 0
1962 Packers de Green Bay 9 21 85 0 0 54,7 1 4 4,0 0
1963 Packers de Green Bay N'est pas qualifié
1964 Packers de Green Bay N'est pas qualifié
1965 Packers de Green Bay 11 19 157 1 1 80,4 0 0 0 0
1966 Packers de Green Bay 35 51 554 6 1 135,6 2 -1 -0,5 0
1967 Packers de Green Bay 44 71 615 4 1 102,7 4 23 5,8 1
1968 Packers de Green Bay N'est pas qualifié
1969 Packers de Green Bay N'est pas qualifié
1970 Packers de Green Bay N'est pas qualifié
1971 Packers de Green Bay N'est pas qualifié
Totaux 130 213 1 753 15 3 104,8 8 26 3,3 1

Entraîneur[modifier | modifier le code]

En 131 matchs de saison régulière en tant qu'entraîneur, Bart Starr en a remporté 52 et en a perdu 76, soit un pourcentage de victoires de 40,8 %. Le tableau suivant reprend les statistiques complètes de Starr saison après saison au cours de sa carrière d'entraîneur[134] :

Statistiques de Bart Starr en tant qu'entraîneur
Année Équipe Saisons régulières Séries éliminatoires
Gagnés Perdus Nuls  % Vict. Classement Gagnés Perdus  % Vict. Résultats
1975 Packers de Green Bay 4 10 0 28,6 3e de NFC Central - - - -
1976 Packers de Green Bay 5 9 0 35,7 4e de NFC Central - - - -
1977 Packers de Green Bay 4 10 0 28,6 4e de NFC Central - - - -
1978 Packers de Green Bay 8 7 1 53,1 2e de NFC Central - - - -
1979 Packers de Green Bay 5 11 0 31,3 4e de NFC Central - - - -
1980 Packers de Green Bay 5 10 1 34,4 5e de NFC Central - - - -
1981 Packers de Green Bay 8 8 0 50,0 2e de NFC Central - - - -
1982 Packers de Green Bay 5 3 1 61,1 3e de NFC[Note 5] 1 1 50,0 Victoire contre les Cardinals au 1er tour
Défaite contre les Cowboys au 2e tour
1983 Packers de Green Bay 8 8 0 50,0 2e de NFC Central - - - -
Total 52 76 3 40,6 - 1 1 50,0 -

Notes et références[modifier | modifier le code]

Citations originales[modifier | modifier le code]

  1. « I think the Packers are a better team than Philly, but they are a little weak at quarterback ».
  2. « He's a fine quarterback, and I'm delighted that he's finally getting the recognition he has long deserved ».
  3. « I know that would be a great challenge ».
  4. « But I think the best way that I can present Bart Starr to his friends is to say very simply that the sixties will be described as the decade in which football became the number one sport in America, in which the Packers were the number one team, and Bart Starr was proudly the number one Packer ».

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La rencontre Blue-Gray ou Blue–Gray Football Classic est une rencontre de football américain jouée annuellement entre 1939 et 2003 disputée entre des joueurs universitaires sélectionnés pour l'occasion. Les joueurs étant payés pour disputer cette rencontre, ils ne peuvent être qu'en dernière année universitaire. Le match s'est joué le plus souvent à l'université d'Alabama le jour de Noël. L'équipe grise ou Gray comprend des joueurs issus des université des États confédérés d'Amérique et l'équipe bleue ou Blue comprend les joueurs issus des universités du nord des États-Unis.
  2. Sur les vingt précédentes drafts, seulement 17 joueurs sur les 213 choisis au 17e tour ou après ont joué au moins un jeu sous le maillot des Packers de Green Bay.
  3. La formation 13 Wedge est une formation prévue pour course puissante du fullback qui doit courir sur la droite du terrain, entre le centre (joueur n°1) et l'offensive guard gauche (joueur n°3), d'où le numéro 13. Le terme Wedge correspond à une formation en V, le fullback doit être assisté dans sa course par les autres running backs qui doivent l'aider à entrer dans la end zone.
  4. Par exemple, lorsque Bart Starr souhaite annuler un jeu annoncé avant la mise en place et en choisir un nouveau, il crie à ses coéquipiers : « 2 » puis la formation, une course « 46 » par exemple, c'est-à-dire une course entre les joueurs de ligne 4 et 6, à gauche de la ligne offensive, puis « Hut, Hut » pour demander le snap à son centre. Le premier chiffre correspond au nombre de « Hut » qu'il doit dire avant que l'équipe lance le jeu.
  5. Lors de la saison 1982, les classements sont établis en conférence et non en division suite à grève des joueurs qui empêche la tenue de sept des seize journées.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Bethany Bradsher, Super Bowl 50 : Celebrating Fifty Years of America's Greatest Game, JKR Ventures,‎ , 329 p. (ISBN 978-0986085000), « Players and Coaches - Bart Starr », p. 160.
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  3. a, b et c Claerbaut 2004, « Faith and Will », p. 18.
  4. a et b Dunnavant 2012, « Bubba's Ghost », p. 14.
  5. a et b Claerbaut 2004, « Faith and Will », p. 21.
  6. a, b et c Claerbaut 2004, « Unlikely Hero », p. 23.
  7. Dunnavant 2012, « Bubba's Ghost », p. 10.
  8. Dunnavant 2012, « Bubba's Ghost », p. 11.
  9. Claerbaut 2004, « Unlikely Hero », p. 24.
  10. a, b et c Claerbaut 2004, « College Bound  », p. 31.
  11. Claerbaut 2004, « College Bound  », p. 32.
  12. a, b et c Claerbaut 2004, « College Bound  », p. 33 et 34.
  13. a, b, c, d, e et f Claerbaut 2004, « High and Low Tide », p. 37.
  14. a, b et c (en) « Wife: Bart Starr's back issues arose from hazing incident », sur ESPN.com,‎ (consulté le 1er mars 2016).
  15. (en) « Bart Starr's back injuries due to 'brutal' hazing beating, says wife », sur http://www.theguardian.com/,‎ (consulté le 8 mars 2016).
  16. (en) Matt Bonesteel, « Bart Starr’s family finally reveals truth about his college hazing injury », sur www.washingtonpost.com,‎ (consulté le 8 mars 2016).
  17. a et b Claerbaut 2004, « High and Low Tide », p. 41.
  18. a, b et c Claerbaut 2004, « High and Low Tide », p. 42.
  19. a et b Dunnavant 2012, « Tide Pride », p. 47.
  20. a et b Claerbaut 2004, « Character Triumphs », p. 46.
  21. a et b Dunnavant 2012, « Tide Pride », p. 49.
  22. a, b et c Claerbaut 2004, « Character Triumphs », p. 47.
  23. a, b et c (en) Tex Maule, « Heated Pursuit of the Packers : While Green Bay romped to a 56-3 laugher over hapless Atlanta, the old pro battery of the Colts—Johnny Unitas to Raymond Berry—produced a victory that kept Baltimore on the heels of the western division leader », Sports Illustrated,‎ (consulté le 8 mars 2016).
  24. Dunnavant 2012, « The Tenth Quarterback », p. 65.
  25. a et b Dunnavant 2012, « The Tenth Quarterback », p. 66.
  26. Claerbaut 2004, « Character Triumphs », p. 49.
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  28. a et b Claerbaut 2004, « Humble Beginnings », p. 52.
  29. a, b, c et d Dunnavant 2012, « The Tenth Quarterback », p. 70.
  30. a, b et c (en) Ian O'Connor, « From The Mag: Inside Bart Starr's drive to honor fellow Packer great Brett Favre », sur ESPN.com,‎ (consulté le 31 mars 2016).
  31. a et b Claerbaut 2004, « Humble Beginnings », p. 54.
  32. a et b Claerbaut 2004, « Illusion », p. 59.
  33. a, b et c Claerbaut 2004, « Illusion », p. 60 et 61.
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  35. a et b Claerbaut 2004, « Illusion », p. 62 et 63.
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  40. Claerbaut 2004, « Sudden Impact », p. 95.
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  43. a, b et c Claerbaut 2004, « Sudden Impact », p. 98 et 99.
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  47. a, b, c, d, e, f et g Dunnavant 2012, « Four Little Words », p. 102 et 103.
  48. Claerbaut 2004, « Titletown's Quarterback », p. 115.
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Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) John Devaney, Bart Starr, Scholastic Book Service,‎ , 143 p.
  • (en) David Claerbaut, Bart Starr : When Leadership Mattered, Taylor Trade Publishing,‎ (ISBN 1-58979-117-7) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Keith Dunnavant, Bart Starr : America's Quarterback and the Rise of the National Football League, Macmillan,‎ , 384 p. (ISBN 978-1-4668-1577-3) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • (en) NFL America's Game: 1966 (Super Bowl I), avec Bart Starr, Bill Curry, Willie Davis, NFL Network, 2012, 55 minutes.
  • (en) NFL America's Game: 1967 (Super Bowl II), avec Jerry Kramer et Chuck Mercein, NFL Network, 2012, 55 minutes.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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