Brocas

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Brocas.
Brocas
Vue aérienne du centre-ville, 2013.
Vue aérienne du centre-ville, 2013.
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Canton Haute Lande Armagnac
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Albret
Maire
Mandat
Jean-Luc Blanc-Simon
2014-2020
Code postal 40420
Code commune 40056
Démographie
Gentilé Brocassais
Population
municipale
777 hab. (2014)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 02′ 41″ nord, 0° 32′ 02″ ouest
Altitude Min. 54 m – Max. 111 m
Superficie 53,46 km2
Localisation

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Liens
Site web brocas.fr

Brocas est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine). Au sein du parc naturel régional des Landes de Gascogne, Brocas est traversé par l'Estrigon.

La commune a vu sa population sensiblement augmenter au XIXe siècle à la suite de la fondation, par la famille Larreillet, des premières forges de Brocas, en 1832. Cette activité aujourd'hui révolue, fait l'objet du musée des forges de Brocas. À partir des années 1860, la population communale a lentement diminué ; cette tendance s'est inversée depuis le début des années 1980, en partie grâce à la proximité d'une base militaire.

Brocas est également une place tauromachique reconnue avec la présence des arènes de Brocas ainsi que de la ganadería de Malabat.

La commune de Brocas est engagée dans une démarche d'ouverture des données publiques ou open data[1].

Les habitants de Brocas sont les Brocassais[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située au cœur des landes de Gascogne à une quinzaine de kilomètres au nord de Mont-de-Marsan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Brocas
Vert, Labrit
Garein Brocas Bélis, Maillères
Cère Canenx-et-Réaut
Carte de la commune de Brocas.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Entourée par la forêt des Landes, la commune se trouve à la limite sud du parc naturel régional des Landes de Gascogne.

On trouve une roche très ferrugineuse, de couleur rouge, la garluche.

Le point le moins élevé se trouve à une altitude d’environ 54 mètres ; il se trouve au sud, à l’endroit où l’Estrigon sort du territoire de la commune. À l’est de la commune, deux points se situent à une altitude d’environ 111 mètres : l'un à quelques mètres de la frontière entre Brocas et Bélis, l’autre un peu plus au sud au niveau du tripoint entre Brocas, Bélis et Maillères.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les terres de la commune sont arrosées par l'Estrigon, affluent droit de la Midouze, elle-même affluent de l'Adour[3]. Ses affluents sur la commune sont :

  • le ruisseau Las Garrègues, affluent droit qui passe brièvement sur la commune[4] ;
  • le ruisseau de Biensang, affluent gauche de 6,4 km qui prend sa source sur la commune limitrophe de Labrit[5] ;
  • un ruisseau sans nom, affluent droit de 1,3 km qui coule intégralement sur Brocas[6] ;
  • le ruisseau de Champoou, affluent droit de 5 km qui coule intégralement sur Brocas[7] ;
  • le ruisseau de Barbe, affluent gauche de 6,3 km qui prend sa source sur la commune limitrophe de Canenx-et-Réaut[8] ;
  • Le Bario, affluent droit de 3 km qui coule intégralement sur Brocas[9] ;

La commune se trouve intégralement dans le bassin versant de l'Estrigon et donc dans le périmètre de l’agence de l’eau Adour-Garonne.

Environnement, paysages[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le bourg est traversé par la route départementale 651 (ancienne route nationale 651 déclassée en 1972), qui le relie à Cère puis Mont-de-Marsan au sud et Labrit au nord. Du centre du village partent les routes départementales 353 se dirigeant vers Garein et 153 se dirigeant vers Bélis. Quelques autres voies traversent la commune et relient notamment le bourg à Vert, Canenx-et-Réaut et Maillères[10].

La gare de Brocas se situait sur la ligne de chemin de fer reliant Luxey à Mont-de-Marsan, exploitée à partir de 1905 et aujourd'hui fermée[11]. Situé au nord-est du bourg, le bâtiment est devenu une habitation.

En mars 2013, la commune est desservie trois fois par semaine par la ligne 24 (Sabres - Mont-de-Marsan) du réseau de cars XL'R[12].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat des Landes.

Le territoire communal est soumis à un climat tempéré, de type océanique. Les tableaux suivants donnent les moyennes mensuelles de température et de précipitations pour la station de Mont-de-Marsan située à environ 17 km à « vol d'oiseau » de Brocas.

Relevé météorologique à Mont-de-Marsan
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,3 2,1 3,1 5,8 9,2 12,2 14,3 14 11,6 8,3 4,2 1,9 7,3
Température moyenne (°C) 5,8 7,1 8,9 11,4 14,9 18,1 20,7 20,2 18,1 14,4 9 6,2 12,9
Température maximale moyenne (°C) 10,2 12 14,6 17,1 20,6 24 27,1 26,5 24,7 19,8 13,8 10,4 18,4
Record de froid (°C)
date du record
−19,8
1985
−16,8
1956
−11,6
2005
−5,4
1996
−2,5
1945
1,4
1951
2
1947
4,1
1986
−0,5
1962
−6,2
1949
−10,4
1988
−14,5
1946
−19,8
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
22,5
1993
26,3
1990
29,2
1990
32,1
1947
35,3
1945
40,4
2003
41,2
1947
42,5
1947
36,7
1962
33,6
2004
26,4
1985
23,9
1989
42,5
1947
Ensoleillement (h) 89 107 161 173 199 217 252 223 199 153 100 80 1 953
Humidité relative (%) 88 84 77 76 75 75 73 76 78 85 88 89 80
Source : Infoclimat[Note 1]


Précipitations et phénomènes météorologiques à Mont-de-Marsan
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Nombre de jours avec gel 11,5 9,6 8,9 2,7 0,2 0 0 0 0,1 1,1 6,1 11,5 51,7
Précipitations (mm) 93,6 90 77,1 81,3 93,4 62,8 49,5 66,7 66,6 84,1 90,8 91,8 947,7
Nombre de jours avec précipitations 12 12,1 11,7 12,9 12,9 8,6 6,8 8,1 8,2 9,7 11,3 11,7 126
Nombre de jours avec neige 1,2 1,2 0,5 0,1 0 0 0 0 0 0 0,4 0,9 4,3
Nombre de jours d'orage 0,9 0,9 1,3 2,5 5,4 5,1 5,6 6,1 3,8 1,6 1 0,6 34,8
Nombre de jours avec brouillard 9,9 6,8 5,9 4,8 4,6 4,3 4,5 7 10 13 11,3 12,9 95
Source : Infoclimat[Note 1]


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logements[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 419[13]. Parmi ces logements, 82,8 % étaient des résidences principales, 9,3 % des résidences secondaires et 7,9 % des logements vacants.

Ces logements étaient pour 90,8 % d'entre eux, des maisons individuelles et pour 9,2 % des appartements. La proportion des résidences principales propriétés de leurs occupants était de 65,3 %[13].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

« Brocas » est la francisation du mot occitan Brocars (1009)[14], qui se prononce [bru'kas]. Ce nom est formé sur « bròc » (latin brocca = chose pointue > épine) + « -ar » (suffixe collectif végétal, latin -are) + « -s » (renforcement du sens collectif) : terrain à la végétation épineuse (ronces, ajoncs…)[14].

Panneau à l'entrée nord de Brocas

La ville s'appelait précédemment Brocas-Les-Forges, nom lié aux anciennes forges de Brocas. Aujourd'hui, si le nom officiel de la commune est Brocas, les panneaux d'entrée dans le village indiquent toujours « Brocas-les-Forges ».

Villages, hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs villages, hameaux, écarts, etc. Les plus importants sont les Forges (en continuité du bourg), Pinchauret (à l’est du bourg) et Bouheben (au nord).

Parmi les toponymes et lieux-dits, on trouve : Barbon, Bécut, Béron, Bertet, Berthoumiou, Biensang, Bonvin, Branens, Cabannes, Camayou, Carrot, Cavin, Champoou, le Coy, Clavé, Coutry, Curron, Espagne, l’Esparbé, Garbay, Gouhuron, le Grand Esquerle, Guiraout, Hourats, Huroucat, Lagun, Laouillerat, Lassalle, les Laurens, Lavigne, Layot, Libon, Loustalet, Loustaou de Haout, Luas, Luc, Maisonnave, Malabat, Marquesot, Maurans, Marquin, Maysouet, Meysouot, Mongin, Mounic, Pepon, Perroutat, le Piada, le Pin, Pouchouta, Poumès, le Ras, Sauques, Tapiot, Toupié, Tuc de Pouy Nègue, Versailles, etc.

Carte postale de l'intérieur d'une ferme landaise à Barbon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des traces de présence humaine sont attestées de longue date. Des vestiges du Néolithique ont été découverts à Labrit et dans la haute vallée de l’Estrigon à Brocas il y a quelques années. A. Chabas rapporte qu'en 1818 « on y détruisit [à Brocas] un tumulus où on trouva plusieurs sarcophages en pierre étrangère au pays que les fossoyeurs cassèrent avec leurs pioches. » (Saintourens, Statistique des Landes, 1847.)[15].

La présence d'une villa gallo-romaine est supposée par la découverte d'une mosaïque au XIXe siècle aujourd'hui perdue. Voir plus bas.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L’église de Brocas-les-Forges est sous le vocable de Saint-Jean Évangéliste ; saint Babile y fut vénéré[16].

Le dominus militiae de Brocars est un fief très ancien. En effet, au Xe siècle, des membres de la Maison de Lusignan étaient les possesseurs du fief de Brocas. Dans la période 988-996[17] Raimond de Lusignan, accorde une charte au comte Guillaume Sanche de Gascogne, concernant une cour dite de Brocas. Ce dernier fit donation de cette cour (curtem de Brocares) à l’abbaye de Saint-Sever qui possédait la dîme de Brocas. Cette dîme appartenait tout entière à l’abbé qui percevait à peu près 2 sols morlans et demi de fief.

À la fin du XIe siècle et au tout début du XIIe siècle, en 1105, un membre de la Maison d'Albret, Guillaume-Amanieu fils de Bernard-Ezy Ier, frère d'Amanieu II d'Albret, est seigneur de Brocas. Arnaud de Brocas, son fils, est seigneur de Brocas au début de XIIe siècle. Il sera la souche principale de la Famille de Brocas.

Il est bon de noter, que dans l'aire de résidence des Albret, le curtis dominus militiae de Brocars est le principal fief d'importance près de Labrit distant de sept kilomètres. En effet, de nouvelles découvertes ont démontré que le château de Labrit ne fut construit qu'au XIIIe siècle, entre 1225 et 1230.

XIXe siècle et XXe siècle[modifier | modifier le code]

Mémorial de la catastrophe du 15 janvier 1843, à Brocas.

En 1832, Adolphe Larreillet et son frère Camille (1796 - 1848) fondent les forges de Brocas[18]. Le 15 janvier 1843, une crue de l'Estrigon est à l'origine de la noyade d'Adolphe Larreillet et de dix-sept ouvriers des forges de Brocas[19]. Son corps n'ayant jamais été retrouvé, une rumeur locale a rapproché sa disparition et le fait qu'il aurait été ce jour-là, porteur de la paye des ouvriers de l'usine[19]. Ce rapprochement est à l'origine d'une chanson nommée La chanson de la noyade de Brocas[19]. Cette chanson retrace l'épisode de la noyade qui causa la mort d'Adolphe Larreillet et constitue un élément oral de la culture locale[20]. Une transcription a été réalisée par Bernard Manciet (poète gascon, né en 1923[21]) sous la dictée de son père Étienne[18]. Bernard Manciet a également réalisé un enregistrement de cette chanson, disponible à la phonothèque de l'Institut d’Études Méridionales de la Faculté des Lettres de Toulouse[20]. Il existe à Brocas un monument en fonte commémorant la catastrophe de 1843[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Place Robert-Bézos de Brocas : à droite, la mairie ; en face, l'église Saint-Jean-Baptiste.

Découpage administratif et intercommunalité[modifier | modifier le code]

Brocas fait partie du canton de Labrit au sein de l'arrondissement de Mont-de-Marsan au sein du département des Landes et de la région Nouvelle-Aquitaine.

La commune a rejoint en 1999 la communauté de communes du Pays d'Albret. Elle fait également partie du pays des Landes de Gascogne.

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Brocas compte 15 élus[22].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[23]
Période Identité Étiquette Qualité
1948 1987 Camille Lugardon PRRRS Conseiller général du Canton de Labrit (1951-1967)
1987 2000 Michel Simon RPR Conseiller général du Canton de Labrit (1992-1998)
2000 2008 Jean-Louis Maisonnave    
mai 2008 août 2010 Michel Fourcade   (décédé le 29 août 2010)[24]
novembre 2010 en cours Jean-Luc Blanc-Simon DVD[25] Agriculteur

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[27],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 777 habitants, en diminution de -2,26 % par rapport à 2009 (Landes : 5,28 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
810 793 755 806 855 1 025 981 1 105 1 166
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 280 1 261 1 390 1 272 1 337 1 251 1 325 1 293 1 294
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 341 1 103 1 164 1 065 1 083 1 038 972 914 860
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
838 718 639 616 656 700 766 779 777
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Brocas en 2009 en pourcentage[30]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
9,3 
75 à 89 ans
11,4 
17,8 
60 à 74 ans
16,7 
19,1 
45 à 59 ans
23,4 
18,8 
30 à 44 ans
16,9 
14,6 
15 à 29 ans
13,9 
22,4 
0 à 14 ans
20,8 
Pyramide des âges du département des Landes en 2008 en pourcentage[31].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,5 
8,0 
75 à 89 ans
11,5 
15,9 
60 à 74 ans
16,6 
21,6 
45 à 59 ans
21,2 
20,6 
30 à 44 ans
19,7 
15,5 
15 à 29 ans
13,4 
17,9 
0 à 14 ans
16,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il y a à Brocas, une école maternelle et une école primaire qui accueillent environ 70 élèves[32].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Vue du fronton de Brocas.

Il y a à Brocas, le terrain de football Raoul-Danné[Note 3], deux terrains de tennis, un fronton, une salle de sports et un terrain de pétanque.

Médias[modifier | modifier le code]

Le journal Sud Ouest évoque régulièrement l'actualité locale. De plus, la commune édite un bulletin municipal d'information, consultable en ligne.

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Évènements[modifier | modifier le code]

En avril 2013, s'est tenue à Brocas, l'« Opération libre »[33],[34],[35] destinée à travailler collectivement autour de l'exploitation de données ouvertes relatives à la commune. Cette démarche était conduite par des associations investies dans la culture libre.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Selon l'enquête de l'Insee[13], le revenu moyen net par foyer était en 2009 de l'ordre de 20 337 euros par an. 50,8 % des foyers fiscaux de la commune étaient alors imposables.

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population de Brocas se répartissait ainsi : 74,3 % d'actifs et 10.5 % de retraités. En 2009 toujours, le taux de chômage était de 6,1 % contre 5,9 % en 1999.

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La carrière de Brocas en 2013.

Au 1er janvier 2011, le territoire de Brocas accueille 66 entreprises. Deux entreprises ont été créées (hors agriculture) en 2011, dont une entreprise individuelle[13].

Répartition des établissements par domaines d'activité au 1er janvier 2009

  Ensemble Agriculture Industrie Construction Transports et
services divers
Administration publ., enseignement, santé
Nombre d'établissements 73 21 8 7 31 6
Part en % 100,0 % 28,8 % 11,0 % 9,6 % 42,5 % 8,2 %
Sources des données : INSEE[13]

La commune compte un certain nombre de commerces de proximité. Une carrière extrayant du sable se situe au sud-ouest de la commune, et a été active au moins entre 1990 et 1995[36].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Tourisme dans les Landes.

La ville dispose d'un d'hôtel de neuf chambres[13] et d'un terrain de camping nommé le « camping de l'étang ».

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Il existe plusieurs zones naturelles protégés sur le territoire de la commune. La plus importante est le parc naturel régional des Landes de Gascogne mais il existe aussi deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) : d'une part la vallée de l’Estrigon qui s’étend sur 1 928 hectares[41] et d'autre part le moulin de Brocas de 2 hectares[42].

Il existe aussi deux sites du réseau Natura 2000 de type site d'intérêt communautaire (SIC) : le réseau hydrographique des affluents de la Midouze s’étendant sur 4 914 hectares[43] et le site des lagunes de Brocas s'étendant sur 6 hectares[44].

À noter également l'étang de retenue situé à l'entrée du village, qui constitue un lieu de plaisance, en particulier l'été.

Mosaïque de Brocas[modifier | modifier le code]

icône image Image externe
Guienne monumentale : mosaïque trouvée à Brocas aux forges de M. l'Areillet (Landes) - lith. par P. B. (1842-1844)

En faisant des travaux dans un pré en 1840, sur le bord de l'Estrigon à proximité de l’étang et des anciennes forges, une mosaïque a été découverte et marque probablement l’emplacement des vestiges d'une villa romaine.

La mosaïque est décrite dans une lettre envoyée le , par le capitaine d'artillerie V. Brongniart à Raoul Rochette[45] (secrétaire perpétuel de l'Académie des Beaux-Arts) : composée de marbres blanc, bleu et jaune et de briques rouge pâle et rouge brun ; 3,10 m par 3,50 m environ, composé de pierres d'un centimètre cube.

L'endroit est désormais le lieu-dit nommé Pré de la mosaïque[46].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

[modifier | modifier le code]

Logo de Brocas

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...

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ce document provient du site internet Infoclimat : [1] - Les droits de reproduction sont réservés »
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Raoul Danné est un ancien joueur de football du club local, puis un de ses dirigeants.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La presse en parle », sur http://opendata.brocas.fr/.
  2. « Brocas », sur lion1906.com (consulté le 7 avril 2013).
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Estrigon (Q25-0430) » (consulté le 28 mars 2013)
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau Las Garrègues (Q2520520) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Biensang (Q2530500) »
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau (Q2531020) »
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Champoou (Q2530520) »
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau de Barbe (Q2530530) »
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Bario (Q2530540) »
  10. Visualisation sur Géoportail (consulté le 7 avril 2013)..
  11. Serge Lerat, Landes & Chalosses, t. II, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales et de diffusion, , 1155 p. (ISBN 2-904-61002-2)
  12. Fiche horaire ligne 24, consultée le 7 avril 2013.
  13. a, b, c, d, e et f [PDF]« Évolution et structure de la population », sur insee.fr, Insee (consulté le 5 avril 2013).
  14. a et b Bénédicte Boyrie-Fénié, Institut occitan, Dictionnaire toponymique des communes des Landes et bas-Adour, Pau, Éditions Cairn, , 288 p. (ISBN 2-35068-011-8, présentation en ligne), p. 70-71.
  15. Op. cit. en bibliographie p. 85.
  16. Revue de Gascogne; tome 18, 1877, p. 382.
  17. Chartes et documents hagiographiques de l'abbaye de Saint-Sever (Landes) (988-1359); Texte édité, traduit et annoté par Georges PON et Jean CABANOT; Comité d'études sur l'histoire et l'art de la Gascogne; Dax; 2010; tome I; p. 124.
  18. a et b Ouvrage collectif (sous la direction de Bernadette Suau), Mémoire des Landes : Dictionnaire biographique, Mont-de-Marsan, C.E.H.A.G, , 308 p. (ISBN 2-9501584-2-0), p. 202-203.
  19. a, b et c D. Chabas, Villes et villages des Landes, Bayonne, , p. 85-89.
  20. a, b et c Xavier Ravier., « La chanson de la noyade de Brocas : contribution à la connaissance de la littérature orale de la grande lande de Gascogne », Via Domitia, Faculté des Lettres et Sciences humaines de Toulouse,‎ .
  21. « Biographie Bernard Manciet », sur whoswho.fr.
  22. « Les élus », sur brocas.fr, Mairie de Brocas, (consulté le 7 avril 2013)
  23. Archives municipales de Brocas. Consultées le 6 avril 2013.
  24. « Brocas (40) : le maire est mort ce matin », Sud Ouest,‎ (lire en ligne).
  25. http://operations.evenement.lemonde.fr/aquitaine-limousin-poitou-charentes/landes,40/brocas,40056/
  26. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  30. « Évolution et structure de la population à Brocas en 2009 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 avril 2013)
  31. « Résultats du recensement de la population des Landes en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 5 avril 2013)
  32. Présentation de l'établissement sur le site du ministère de l'Éducation nationale
  33. Jean-Marie Tinarrage, « À vos archives ! », sur sudouest.fr, Sud Ouest, (consulté le 9 avril 2013).
  34. « Conférences et tables rondes », sur sudouest.fr, Sud Ouest, (consulté le 9 avril 2013).
  35. « Brocas, laboratoire de l’open data des petites communes », La Gazette des communes,‎ (lire en ligne).
  36. Fiche AQI4009090 sur la base BASIAS (inventaire historique de sites industriels et activités de service). Consulté le 14 avril 2013.
  37. Notice no PA40000061, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. Notice no IA40001477, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  40. Sud Ouest
  41. ZNIEFF 720014256 - vallée de l’Estrigon sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN..
  42. ZNIEFF 720014221 - moulin de Brocas sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN..
  43. FR7200722 - Réseau hydrographique des affluents de la Midouze.
  44. FR7200728 - Lagunes de Brocas.
  45. Bulletin de la Société de Borda, Dax (Landes) : 17e année (1892), (lire en ligne)
  46. Solange Wydmusch, La Toponymie, un Patrimoine à Préserver, Éditions L'Harmattan, , 176 p. (ISBN 978-2296371910, lire en ligne), p. 69.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de références pour l'histoire de Brocas
  • Bulletin de la société de Borda, , chap. 67, 129e année
  • DuCourneau, La Guienne Historique et Monumentale, t. II, Bordeaux,
  • Charles Bémont, Recueil d’actes relatifs à l’administration des rois d’Angleterre en Guyenne au XIIIe siècle,
  • Histoire de la Gascogne, Monlezin, « Broquas », vicomté de Marsan., t. II,
  • D. Chabas, Villes et Villages des Landes, vol. 1, Bayonne, , p. 85-89
  • (la) Du Buisson, Histori Sancti Severi, t. II, Aire-sur-Adour, , p. 127
  • Renée Mussot-Goulard, Histoire de la Gascogne, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », , 127 p. (ISBN 2130475191 et 9782130475194), p. 68, carte de « St Sever Cap de Gascogne en 988 »
  • Jean de Jaurgain, La Vasconie : étude historique et critique sur les origines du royaume de Navarre, du duché de Gascogne, des comtés de Comminges, d'Aragon, de Foix, de Bigorre, d'Alava & de Biscaye, de la vicomté de Béarn et des grands fiefs du duché de Gascogne, t. 1, PyréMonde (Ed.Régionalismes), , 447 p. (ISBN 2846181446 et 9782846181846, OCLC 492934726, lire en ligne), p. 116 et 118
Articles
  • « Saints et Martyrs », Journal Diocésain, Aire-sur-Adour,‎
    Article sur Saint Babil et Saint Sever.
  • Jean-Bernard Marquette et Y. Laborie, « L'Aquitaine Ducale », Histoire Médiévale, no 7 (hors-série),‎
  • Jean-Bernard Marquette, « Les Albret, les origines XIe siècle – 1240 », Cahiers du Bazadais,‎
    Extrait des numéros 30 et 31, 3e et 4e trimestre 1975.
Revue de Gascogne
  • « Saint Babile. », Revue de Gascogne, vol. 18 « tome 18 »,‎ , p. 382 (lire en ligne)
  • « Brocas, seigneurie au Xe siècle », Revue de Gascogne, no 32 « tome 32 »,‎

Articles connexes[modifier | modifier le code]