Saint-Symphorien (Gironde)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Saint-Symphorien
Saint-Symphorien (Gironde)
La mairie (août 2007)
Blason de Saint-Symphorien
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Gironde
Maire
Mandat
Bruno Gardère
2020-2026
Code postal 33113
Code commune 33484
Démographie
Gentilé Paroupians
Population
municipale
1 834 hab. (2018 en augmentation de 1,55 % par rapport à 2013)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 25′ 45″ nord, 0° 29′ 20″ ouest
Altitude Min. 45 m
Max. 86 m
Superficie 106,29 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bordeaux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Landes des Graves
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Saint-Symphorien
Géolocalisation sur la carte : Gironde
Voir sur la carte topographique de la Gironde
City locator 14.svg
Saint-Symphorien
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Symphorien
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Symphorien
Liens
Site web www.mairie-saint-symphorien-gironde.fr

Saint-Symphorien (Sent Sefrian en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Paroupians[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située ,sur la rivière La Hure, dans la forêt des Landes au cœur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, dans le sud du département de la Gironde, en limite de celui des Landes, à 52 km au sud de Bordeaux, chef-lieu du département, et à 27 km au sud-ouest de Langon, chef-lieu d'arrondissement[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes en sont Balizac au nord-est, Saint-Léger-de-Balson à l'est, Bourideys au sud-est, Argelouse (Landes) au sud-sud-ouest, Mano (Landes) au sud-ouest, Le Tuzan à l'ouest, Louchats au nord-ouest et Origne au nord.

Communes limitrophes de Saint-Symphorien
Louchats Origne Balizac
Le Tuzan Saint-Symphorien Saint-Léger-de-Balson
Mano
(Landes)
                         Argelouse
                         (Landes)
Bourideys                

Communications et transports[modifier | modifier le code]

Les principales voies de communications routières qui traversent la commune sont la route départementale D3 qui mène, vers l'est, à Villandraut puis Bazas et, vers l'ouest, à Belin-Béliet et au-delà au bassin d'Arcachon , puis la Route départementale D220 qui vers le Sud de la Commune mène Dans le Departement des Landes et a la Commune de Sore et au-dela dans la Region de la Ville de Mont-de-Marsan Prefecture du Departement des Landes.Vers le nord, la route départementale D11 conduit à Balizac et, au-delà, à Podensac et Cadillac.
L'accès à l'autoroute A62 peut se faire soit au no 3, dit de Langon, soit au no 2, dit de Podensac, qui sont, l'un comme l'autre, distants de 26 km.
L'accès à l'autoroute A63 se fait au no 21, dit de Salles, distant de 33 km vers l'ouest.
L'accès à l'autoroute A65 se fait au no 1, dit de Bazas, distant de 23 km vers l'est.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 28 km vers le nord-est, de Langon sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Nouvelle-Aquitaine.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Symphorien est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (82,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (83,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (59 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (23,9 %), terres arables (13,1 %), zones agricoles hétérogènes (1,5 %), zones urbanisées (1,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,1 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour l'état de la commune au XVIIIe siècle, voir l'ouvrage de Jacques Baurein[9].

Entête du registre des naissances à compter du 1er vendémiaire de l'an II de la commune de Lahure (fév. 2010)

À la Révolution, la paroisse Saint-Symphorien forme la commune de Saint-Symphorien[10].

En 1793, pendant la période révolutionnaire de la Convention, la commune a porté le nom de La Hure ou Lahure, nom du ruisseau qui traverse le village[11].

En 1873, l'ouverture de la ligne de chemin de fer Le Nizan - Saint-Symphorien - Sore, mise en service pour l'exploitation forestière des pins des Landes, entraîne la construction d'un atelier de réparation de wagons et de fabrication et usinage des pièces métalliques. En 1886, cette entreprise privée est vendue à la Société générale des chemins de fer économiques de la Gironde. Cette ligne, très attendue, est capitale pour l'écoulement des produits forestiers. L'atelier, qui assure la maintenance des wagons, est agrandi en 1940. Il restera en activité jusqu'en 1977[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Saint-Symphorien se blasonnent ainsi :

Parti, au premier coupé, au I d'azur au bâton de pasteur d'argent posé en barre et au II de sinople aux trois glands renversés d'or, au second de gueules au pin parasol arraché d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1977 1995 Gérard Lagors
(1927-2005)[13]
PS Principal de collège, conseiller général (1979-1998)
juin 1995 2020 Guy Dupiol[14] PS Retraité Fonction publique
Conseiller général (1998-2004),
5e vice-président de la CC du Sud Gironde (2014-2020)
mai 2020 En cours Bruno Gardère    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Le , la Communauté de communes du Pays paroupian ayant été supprimée, la commune de Saint-Symphorien s'est retrouvée intégrée à la Communauté de communes du Sud Gironde siégeant à Mazères.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2018, la commune comptait 1 834 habitants[Note 3], en augmentation de 1,55 % par rapport à 2013 (Gironde : +6,4 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3251 4231 3721 5581 6851 7251 7291 8151 837
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9181 8902 1751 9482 0111 9822 0301 9781 996
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1251 9951 9881 9141 9811 8481 7821 8101 650
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 5371 3851 3851 4141 3961 3981 4741 7291 829
2018 - - - - - - - -
1 834--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg L'église Saint-Symphorien de style gothique date du XVIe siècle et est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1925[18].
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg L'atelier des Chemins de fer économiques de la Gironde, usine de réparation de matériel ferroviaire, (cf. chapitre Histoire) est inscrite au titre des monuments historiques depuis 1989[12].
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Une grange muletière destinée à héberger les mules et animaux servant au transport du bois brut et manufacturé est inscrite au titre des monuments historiques depuis 2010[19].
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg La maison Siclis, de style approchant celui de l'art déco, réalisée entre 1934 et 1938 par l'architecte Charles Siclis, est inscrite au titre des monuments historiques depuis 2007[20].
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg Une usine de distillation de produits résineux, un ensemble de bâtiments représentatifs d'une activité industrielle disparue a été plus ou moins détruite par une tempête en 2011 et se trouve dans un état fort délabré ; elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis 2000[21].
  • Logo monument historique - rouge ombré, encadré.svg La maison Martin-Travet et son four, depuis 2017.
  • Le « chalet François-Mauriac », demeure où l'écrivain a vécu une partie de sa jeunesse, est propriété du conseil régional d'Aquitaine et peut être visité.
  • La piste cyclable de Villandraut à Mios qui traverse le village a été construite sur l'emplacement de l'ancienne ligne de chemin de fer Le Nizan - Saint-Symphorien - Sore en usage pour l'exploitation forestière (cf. chapitre Histoire).
  • Cercle Ouvrier : créé en 1898, il retrace le monde de la gemme et de ses ouvriers disparus de la forêt landaise. Les statuts du Cercle Ouvrier ont fait l’objet de l’arrêté préfectoral du . La liste des fondateurs est établie le . Créé par les propriétaires forestiers de Saint-Symphorien, le Cercle Ouvrier avait pour but « de resserrer les liens de fraternités qui unissent déjà ses membres et de leur faciliter leur pouvoir d’achat ». Ces notables locaux, républicains anti-cléricaux, parfois francs-maçons (?), tenaient à conserver un soutien populaire auprès des bergers et résiniers très pauvres à cette époque qui résidaient dans de nombreuses métairies. Voilà plus de cent ans que le Cercle Ouvrier de Saint-Symphorien existe. C'est un bar associatif qui rassemble plus de 230 membres mais qui est ouvert à tous. C'est aussi un lieu de rencontre qui propose dans sa vaste salle de la rue Carnot de grands festins gourmands et culturels. On s'y rend pour prendre un verre, sonder l'air de la Haute Lande, rencontrer l'inconnu, voir le voisin, discuter avec l'ami. On y retrouve une profonde connaissance des hommes et des femmes de ce pays entre Bordeaux et les Pyrénées et une grande qualité de vie. La maison qui abrite le cercle est une vaste demeure bourgeoise du XIXe siècle toute en pierre de Frontenac entourée d'une belle cour où poussent l'arbre de la sérénité et de la justice, le tilleul paroupian, et des immortelles et autres fleurs du sud. Le cercle est ouvert du mardi au dimanche à partir de 17 heures et en fin de semaine le samedi et le dimanche aux alentours de 12 heures. Cette « maison commune » est l'une des plus anciennes associations ouvrières de France, autogérée, et fonctionne avec des sociétaires bénévoles.

Problèmes environnementaux[modifier | modifier le code]

  • En 2015, un projet d'extension de l'élevage de 7000 à 11000 porcs est mené par la société SAS Le Lay. Ce projet, entraînant une augmentation des surfaces d'épandages de lisier, a reçu un avis défavorable lors de l'enquête publique[22],[23].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Mauriac, né à Bordeaux, passe son adolescence dans plusieurs lieux girondins qui marqueront profondément son œuvre : les Landes de Gascogne autour de Langon, Verdelais et Saint-Symphorien, bourgs dominés par la bourgeoisie viticole ou l'exploitation forestière, lourde de secrets étouffés qu'il peindra dans la plupart de ses romans.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gabriel Karnay, Carte géologique de la France à 1/50 000 - Saint-Symphorien, Éditions du BRGM Service géologique national, Orléans, 1993, (ISBN 2-7159-1875-5) (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 18 avril 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 17 juin 2011.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 46,5 km pour Bordeaux et 23,4 km pour Langon. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 17 juin 2011.
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 27 mars 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 27 mars 2021).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 27 mars 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 18 avril 2021)
  9. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 3, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne), article 6.X, pages 265-269
  10. Historique des communes, p. 60, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 8 avril 2013.
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. a et b « Historique et inscription de l'usine de matériel ferroviaire », notice no IA00135937, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 14 février 2010.
  13. Courte bio de Gérad Lagors sur un blog, consulté le 10 juillet 2014.
  14. Commune de Saint-Symphorien sur le site de l'AMF, Association des Maires de France, consulté le 17 juin 2011.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. « Inscription de l'église », notice no PA00083810, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 14 février 2010.
  19. « Inscription de la grange muletière », notice no PA33000135, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 10 juillet 2014.
  20. « Inscription de la maison Siclis », notice no PA33000097, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 10 juillet 2014.
  21. « Inscription de l'usine de distillation de produits résineux », notice no PA33000026, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 10 juillet 2014.
  22. « enquête Publique relative à la demande d'autorisation d'augmenter les effectifs de l'élevage de porcs de la société SAS Le Lay à Saint-Symphorien », Sous-Préfecture de Langon.
  23. En Gironde, la colère monte contre une ferme-usine de 12 000 porcs, 1°juin 2015, Reporterre, [1]