Le Tuzan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le Tuzan
Le Tuzan
La mairie (fév. 2010)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Langon
Intercommunalité Communauté de communes du Sud Gironde
Maire
Mandat
Christiane Benich
2020-2026
Code postal 33125
Code commune 33536
Démographie
Gentilé Tuzannais
Population
municipale
268 hab. (2018 en augmentation de 4,28 % par rapport à 2013)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 27′ 02″ nord, 0° 34′ 30″ ouest
Altitude Min. 66 m
Max. 87 m
Superficie 18 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Bordeaux
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton des Landes des Graves
Législatives Neuvième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Le Tuzan
Géolocalisation sur la carte : Gironde
Voir sur la carte topographique de la Gironde
City locator 14.svg
Le Tuzan
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Tuzan
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Tuzan

Le Tuzan (Lo Tusan en gascon) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Tuzannais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la forêt des Landes au cœur du parc naturel régional des Landes de Gascogne, dans le sud-sud-ouest du département de la Gironde, en limite de celui des Landes, à 48 km au sud de Bordeaux, chef-lieu du département, à 35 km au sud-ouest de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à 7,5 km à l'ouest de Saint-Symphorien, chef-lieu de canton[2].

Les communes limitrophes en sont Louchats au nord-est, Saint-Symphorien à l'est et au sud, Mano (Landes) au sud-ouest et Hostens à l'ouest.

Communes limitrophes de Le Tuzan
Louchats
Hostens
 
Le Tuzan
Mano
(Landes)
Saint-Symphorien

La principale voie de communication routière qui traverse la commune est la route départementale D3 qui mène, vers l'est, à Saint-Symphorien puis Villandraut et Bazas et, vers l'ouest, à Belin-Béliet et au-delà au bassin d'Arcachon.

L'accès à l'autoroute A62 peut se faire à la « sortie » Sortie 2 Podensac qui est distante de 28 km.
L'accès à l'autoroute A63 se fait à la « sortie » Sortie 21 Salles distante de 26 km vers l'ouest.

La gare SNCF la plus proche est celle, distante de 35 km, de Langon sur la Bordeaux-Sète du TER Nouvelle-Aquitaine.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[5]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 12,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 987 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,3 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Symphorien », sur la commune de Saint-Symphorien, mise en service en 1954[9] et qui se trouve à 7 km à vol d'oiseau[10],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 12,5 °C et la hauteur de précipitations de 990 mm pour la période 1981-2010[11]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Bordeaux-Mérignac », sur la commune de Mérignac, mise en service en 1920 et à 44 km[12], la température moyenne annuelle évolue de 13,3 °C pour la période 1971-2000[13], à 13,8 °C pour 1981-2010[14], puis à 14,2 °C pour 1991-2020[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Le Tuzan est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[16],[17],[18].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bordeaux, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 275 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[19],[20].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (93,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (93,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (51,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (42,2 %), terres arables (4,5 %), zones urbanisées (1,8 %)[21].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour l'état de la commune au XVIIIe siècle, voir l'ouvrage de Jacques Baurein[22].

À la Révolution, la paroisse Saint-Jean du Tuzan, annexe de la paroisse Saint-Jean d'Origne, forme la commune du Tuzan[23].

La commune a longtemps vécu de l'exploitation forestière mais cette activité n'est plus aussi florissante qu'autrefois.
À titre d'exemple, une scierie répertoriée sur l'inventaire général du patrimoine culturel fut construite en 1926 pour un exploitant forestier. Elle était spécialisée dans la fabrication des poteaux de mines destinés à l'exportation vers l'Angleterre. En 1947, l'entreprise agrandit ses installations et électrifia le parc de machines et réorientera alors sa production vers les caisses pour l'emballage des vins du bordelais et pour le transport des sardines. Elle possédait aussi des installations de traitement du bois et sa propre distillerie de résine. La scierie est désaffectée depuis 1981 et la distillerie de résine est détruite[24].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Vanden Boeche    
mars 2008 mars 2014 Daniel Palseur    
mars 2014 2020 Jimmy Marchal   Artisan
2020 En cours Christiane Benich    
Les données manquantes sont à compléter.

Communauté de communes[modifier | modifier le code]

Le , la communauté de communes du Pays paroupian ayant été supprimée, la commune du Tuzan s'est retrouvée intégrée à la communauté de communes du Sud Gironde siégeant à Mazères.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[26].

En 2018, la commune comptait 268 habitants[Note 6], en augmentation de 4,28 % par rapport à 2013 (Gironde : +6,4 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
273257237262303300276264296
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
292300319283287281275256262
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
268269248177161164153144177
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
128116127127153161184224273
2018 - - - - - - - -
268--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

message galerie Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr, consulté le 21 juin 2011.
  2. Distances les plus courtes par la route - Les distances orthodromiques sont respectivement de 43,6 km pour Bordeaux, 28,2 km pour Langon et 7,3 km pour Saint-Symphorien. Données fournies par Lion1906.com, consulté le 21 juin 2011.
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Station Météo-France Saint-Symphorien - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Le Tuzan et Saint-Symphorien », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France Saint-Symphorien - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  12. « Orthodromie entre Le Tuzan et Mérignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Station météorologique de Bordeaux-Mérignac - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  16. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  18. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  22. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 3, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne), article 5.XXVIII, pages 184-188 et pages 131-132
  23. Historique des communes, p. 66, sur GAEL (Gironde Archives en ligne) des Archives départementales de la Gironde, consulté le 8 avril 2013.
  24. « Historique et description de la scierie », notice no IA00135938, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 24 février 2010.
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.