Lège-Cap-Ferret

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Lège-Cap-Ferret
Commune entre l'océan Atlantique et le bassin d'Arcachon.
Commune entre l'océan Atlantique et le bassin d'Arcachon.
Blason de Lège-Cap-Ferret
Blason
Lège-Cap-Ferret
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Arcachon
Canton Andernos-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin d'Arcachon Nord Atlantique
Maire
Mandat
Michel Sammarcelli
2014-2020
Code postal 33950 et 33970
Code commune 33236
Démographie
Gentilé lègeot ou lègeois
Population
municipale
8 099 hab. (2012)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 47′ 42″ N 1° 08′ 48″ O / 44.7951, -1.146844° 47′ 42″ Nord 1° 08′ 48″ Ouest / 44.7951, -1.1468
Altitude Min. 0 m – Max. 43 m
Superficie 93,62 km2
Localisation

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Lège-Cap-Ferret
Liens
Site web ville-lege-capferret.fr/

Lège-Cap-Ferret (Lèja-Cap-Herret[1] en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde (région Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les lègeots ou légeois (appellation fournie par la mairie)

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Lège-Cap Ferret est une commune de la Gironde s'étendant en partie sur la presqu'île du même nom, presqu'île séparant l'océan Atlantique du bassin d'Arcachon. Au nord elle est limitrophe de la commune du Porge et à l'est de celle d'Ares.

Le territoire de la commune comprend la totalité de la presqu'île sur laquelle se trouvent de nombreux « villages » dont le dernier, à la jonction de l'océan Atlantique (côté nord des passes) se trouve celui du Cap-Ferret qui, en 1981, fut rattaché à la commune de Lège à la demande de ses habitants.

Cette commune se trouve en Guyenne. Contrairement à certaines affirmations, cette terre ne se trouve pas en pays de Buch (territoire qui traditionnellement se trouve au sud et à l'ouest de La Teste et maintenant d'Arcachon).

Les archives font remonter l'existence du village de Lège au début de l'an mil alors que la presqu'île n'existait pas.

Géographie et relief[modifier | modifier le code]

Cette terre de « sable et d'eau » s'est formée au cours du dernier millénaire par accumulation de bancs de sable prenant pour appuis les terres continentales de la baronnie de Lège.

Le territoire de la presqu'île et celui situé à l'ouest du canal est composée de majorité de dunes qui ont été stabilisées à partir de 1850. Le territoire du village de Lège est uniformément plat avec une altitude moyenne inférieure à 5 mètres.

À la Révolution, les quelques dizaines de fermes occupaient les points hauts situés sur un vaste territoire (c'est pour cela qu'il n'y a pas de « centre de village »). C'est vers 1630 que cette occupation a eu lieu après l'envahissement par les sables des terres qu'ils occupaient. Cette situation s'est présentée aussi vers 1400 et 1500.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'urbanisation récente modifie sensiblement le système hydrographique.

Sur la zone dunaire de la presqu'île les lettes situées entre les "dunes blanches" sont devenues des zones constructibles, ce qui implique la disparition de la forêt qui ne joue plus son rôle de régulation du système hydraulique.

Sur le village de Lège, les zones humides se sont asséchées et sont urbanisées. Dans ces zones, la nature reprend en partie ses droits, en période pluvieuse l'eau affleure la surface.

Dans ce village, le ruisseau "la berle d'Ignac" (devenu la Machinotte) reste le seul encore reconnaissable. Il avait autrefois un rôle utilitaire, il servait pour le lavoir communautaire d'Ignac.

Le ruisseau descendant du Grand Ousteau (servant pour le lavoir situé à la jonction de l'avenue du Moulin et de celle du Médoc) a en grande partie disparu (remplacé par un étroit fossé couvert). Il se jette dans la Machinotte.

Le ruisseau venant du Riou et traversant le centre du village se transforme en une conduite en béton de faible diamètre en passant sous la maison de retraite et sous le collège. Il servait pour le lavoir dit "de la mairie". Il avait une fonction économique, il servait au forgeron du village jusque dans les années 1950.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Aucune étude ni aucune proposition n'a été faite pour la toponymie du nom qu'au fil des siècles, par écriture, transcription et traduction, on a : « Leyge », « Liège », « Lège » ou encore « Lège Cap Ferret ».

On peut faire les constatations suivantes :

La baronnie de Lège n'avait aucun débouché sur le baie d'Arcachon, il y avait la baronnie d'Ignac entre les deux. Elle ne communiquait avec ce plan d'eau que par un ruisseau, un estey permettant l'écoulement des eaux venant des étangs du Porge.

Au XVIe siècle, il existait un port à Lège. Ce port est devenu le port d'Arès. L'emplacement de ce port semble avoir été déplacé lors des travaux exécutés pour la création des réservoirs actuels. Il existait un port d'Ignac qui semble avoir été confondu avec le « port de Lège ».

Pour le ruisseau reliant les étangs du Porge et le bassin, on a :

  • ruisseau du Porge au bassin d'Arcachon
  • la Leige au XIXe siècle
  • le canal depuis le début du XXe siècle
  • « le fond de Lège » sur d'anciennes cartes (en général les villages portent le nom d'un élément physique les caractérisant[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Lège a été créée (loi du 14 décembre 1789) par la réunion de la baronnie de Lège et de celle d'Ignac (la baronnie de Lège et l'ancienne paroisse étaient confondues mais aucune certitude que la baronnie d'Ignac fasse partie de la paroisse). 

En 1976, à la demande des habitants du lieu l'extrémité de la presqu'île (qui dépendait de la commune de La Teste) passe dans le domaine communal et la commune prend le nom de Lège-Cap-Ferret. Aucune délibération municipale n'ayant abordé le changement d'appellation des habitants, l'ancien nom doit rester, ce sont des Lègeots où des lègeois.

Cette anomalie de l'appartenance du Cap-Ferret à la commune de La Teste date d'avant le XIVe siècle. C'est une décision du « Captal de Buch » qui avait décidé que les îles de la mer d'Arcachon feraient partie de son domaine. Ce fut le cas de l'île Matok qui au fil des siècles a été rattachée au cordon dunaire en quelques dizaines d'années entre la fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe siècle pour devenir le Cap-Ferret.

Le territoire de la commune se trouve en Guyenne. Certains disent qu'elle est en pays de Buch, mais géographiquement ce territoire se trouve au sud d'Arcachon. Cette zone n'a jamais dépendu du « captal de Buch » (sauf pendant le XVIIIe siècle avec la famille d'Epernon qui s'empara de cette baronnie d'une manière étrange[Laquelle ?]).

La paroisse (fabrique) était riche car il y avait une église en pierre et elle racheta des droits de chasse et de pêche pour ses habitants. C'est grâce à cette opération que la commune de Lège est devenue propriétaire des dunes en 1789.

Pendant la guerre de Cent Ans, la baronnie passe sous la tutelle anglaise et il semble que pendant les dernière années de guerre, des troupes anglaises débarquèrent sur la côte océane et traversèrent la zone (présence de noms anglais dans la forêt).

L'histoire de la baronnie est très ancienne, elle remonte aux alentours de l'an mille.

Le duc de Guyenne possède un manoir particulier à Lège, manoir qu'il donne en 1027 au chapitre de la Cathédrale Saint-André de Bordeaux. Au fil des siècles, différentes chartes parlent de Lège :

  • 1169 : confirmation par l'évêque de Bordeaux d'un accord fait entre le chapitre de Saint André et les hommes de Lège ;
  • 1173 : le chapitre exerce les droits de basse et haute justice, il a le droit de pêche et de bris de naufrage (Julian, histoire de Bordeaux) ;
  • 1273 : accord entre le chapitre et noble Pierre de Bordeaux seigneur de Castelnau. Pierre (de Castelnau) payera au chapitre pour les moulins de l'estey de Campane la somme de 12 deniers payables devant la barbacane du château de Lège ;
  • 1420 : le chapitre donne à Pierre Castro, chantre, les revenus de la terre de Lège ;
  • 1422 : le chapitre porte plainte devant Romulphe de Blaye, lieutenant du sénéchal, contre Gaston de Foix (captal de Buch) qui a fait emprisonné 3 hommes de Lège ;
  • 1426 : à la demande de Tristan de l'île, le chapitre pardonne aux ravisseurs d'une fille de Lège, à condition qu'ils fassent amende honorable ;
  • 1427 : le chapitre décide de poursuivre pour injures et vols le capitaine de Certes (qui dépendait du captal de Buch) ;
  • 1451 : la guerre de Cent ans se termine et une partie de la Guyenne est encore sous la domination anglaise. Le chapitre a des démêlés avec les français en ce qui concerne la seigneurie de Lège ;
  • Vers 1500 : le chapitre permet aux habitants de Lège de prendre des pierres du château pour la construction de la nouvelle église (il semble que le château, le village primitif et l'église se trouvaient entre le canal et l'océan), la nouvelle église se trouvera dans la région du Riou et de Campagne. Cette opération est due à l'avancement des sables ;
  • Vers 1572 : le chapitre vend la baronnie de Lège à la famille d'Ogier de Gourgue qui était trésorier général en la généralité de Guyenne et ce pour la somme de 1225 écus ;
  • 1584 : la fabrique de Lège acquiert à titre onéreux auprès du seigneur de Gourgue le droit de chasse et de pêche entre l'océan et le bassin d'Arcachon ;
  • À la mort du trésorier général, un grand seigneur de l'époque proche du pouvoir royal et de Mazarin s'intéresse a la baronnie de Lège, fait casser la vente pour que ce domaine entre dans ses propriétés. C'est le duc d'Epernon. Les terres resteront dans le domaine du captal de Buch pendant un siècle.
  • 1620 : le village (devant l'envahissement de ces terres par le sable) change de place et construit une nouvelle église (emplacement actuel) ;
  • 1628 : la fabrique achète au duc d'Epernon de nouveaux droits pour la somme de 2400 livres. C'est ce qui fait qu'au moment de la Révolution, la commune de Lège devint propriétaire de ses dunes ;
  • Fin du XVIIe siècle : la baronnie devient la propriété de Raymond de Sallegourde (elle quitte la famille d'Epernon et le captal de Buch) ;
  • 1751 : la baronnie est achetée par monsieur Marbotin (baron de Conteneuil et de Sauvia) du parlement de Bordeaux ;
  • 1789 : création des communes, celle de Lège est voisine de celle d 'Andernos (qui comprend le territoire d'Arès). La séparation est matérialisée par un ruisseau, la « berle d'Ignac ») ;
  • 1834 : l'État envisage l'ensemencement des dunes de campagne. La commune propose d'effectuer le travail pour 50 % moins cher que celui des entreprises. Refus du préfet. L'État devient alors abusivement propriétaire des surfaces concernées ;
  • 1848, 1851, 1852, 1855 : différents décrets impériaux concernant l'ensemencement en pin ; il est précisé que les droits des propriétaires sont conservés ;
  • 1851 : création de la commune d'Arès ; les limites communales sont celles qui étaient antérieurement fixées avec la commune d'Andernos ;
  • 1855 : Monsieur Javal nouveau propriétaire d'une importante partie du territoire d'Ares , fort de ses appuis politiques et financiers veut faire modifier les limites territoriales et annexer une partie du territoire de Lège. Par décret impérial n°3051 du 8 août 1855, « la limite du rivage sur la partie de la plage du bassin d'Arcachon contiguë à des terrains dont Monsieur Javal est propriétaire dans les communes de Lège et d'Ares est et demeure fixée conformément à la ligne tracée en bleue sur le plan annexée au décret. Ce tracé comprend entre les bornes 18 et 27 neuf lignes droites et se confond à partir de la borne 27 avec les digues des réservoirs, traverse le grand chemin d'Arès et coïncide de nouveau jusqu'au pont du même nom avec d'autres digues. Rien ne change.
  • 1857 : « une décision ministérielle fixe les bases d'un projet à exécuter, en vue du dessèchement des terrains marécageux situés sur le littoral de l'océan entre l'extrémité nord de l'étang d'Hourtin et l'extrémité sud de l'étang de Langouarde ». Les ingénieurs du service hydrographique arrêtent les dispositions de détail de l'entreprise. Le projet consiste à réaliser deux canaux :
    • - étang d'Hourtin, étang de Lacanau ;
    • - étang de Lacanau, étang de Langouarde au débouché du chenal de Lège, qui se jette dans le bassin d'Arcachon ;
  • 1859 : décret déclarant l'œuvre d'utilité publique, la concession est donnée à messires Clerc, Tessier et compagnie ;
  • 1873 : décret créant l'association syndicale chargée de veiller à l'entretien des canaux ainsi créés Le chenal de Lège (ou la Leige) n'est pas dans le décret car aucun travaux n'a été exécuté sur ce tronçon (l''entretien doit être considéré comme étant à la charge des propriétaires riverains si l'on considère que c'est un ruisseau, ou a la charge de la communauté nationale si l'on considère que c'est un chenal « appellation d'origine  »).;
  • 1875 : concession d'un chemin de fer partant d'Arès à destination du Cap Ferret en passant par Claouey. Les terrains seront fournis gratuitement par les communes. Le concessionnaire recevra 100 hectares de terrain à 50 francs l'hectare sur le Cap Ferret, 1 000 000 francs de subvention du département et 300 000 francs de l'administration des eaux et forêts. Le projet ne verra jamais le jour ;
  • 1877 : dans une géographie de la Gironde d'Adolphe Joanne, on peut lire « la Lège ou chenal des étangs, navigable, mène au Bassin les eaux des étangs d'Hourtin et de Lacanau et celles des crastes d'une partie des landes girondines » ;
  • 1884 : décret donnant le cahier des charges de  la prolongation du chemin de fer menant de Facture à Ares en direction de Lacanau et de Lesparre. La gare de Lège sera située à l'est du moulin Guitard ;
  • 1890 : dans le Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies, on lit : « les étangs d'Hourtin et de Carcan communiquent avec l'étang de Lacanau par un canal d'assèchement, par de multiples étangs asséchés ou en voie d'assèchement celui ci communique avec le Bassin par le chenal des étangs ou Lège ».

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la Révolution, la baronnie de Lège-en-Buch appartient au Pays-de-Buch sans pour autant dépendre du Captalat de Buch, seigneurie uniquement composée des trois paroisses de La Teste, Gujan et Cazaux. Avec la seigneurie voisine d'Ignac, cette baronnie constitue la paroisse de Lège.

Avant la formation géologique de la péninsule du Cap-Ferret, tant que l'estuaire de la Leyre - comme actuellement celui de la Gironde - reste largement ouvert sur l'océan, en face d'Eyrac sur la rive gauche Ignac est sur la rive droite un port vraisemblablement important dont on note l'existence au XVIIe siècle quand, en 1600, des officiers du Captal de Buch y ramènent un galion récupéré sur la plage de Lège, le mettant ainsi hors de portée du baron de Lège[3]. Les terres de cette baronnie sont alors limitées par celles de la paroisse d'Arés à l'est, par des terres appartenant au Captal de Buch au nord et par l'océan à l'ouest et au sud. Au fur et à mesure du temps avec la réunion au continent des bancs de sables qui s'y déposent, une péninsule se forme, allongeant le territoire de la baronnie vers le sud ; les seigneurs de Lège en profitent pour s'approprier ces lais de mer, « espaces de dunes blanches et trous d'eau (crohots) » constituant le Cap-Ferret (ou Cap-Herret), espace intéressant pour la capture au filet de quantité de gibiers d'eau.

À l'époque des premiers essais de fixation des dunes littorales, et désirant obtenir celles du lieu-dit Piquey pour y planter des pins, François Amanieu de Ruat le Captal de Buch du moment, en obtient la concession par arrêt du Conseil du Roi. Cet arrêt du 23 mars 1779 a pour effet de faire passer toute la péninsule sous la juridiction du Captal. Lors de la réorganisation territoriale de 1790, qui voit le remplacement des paroisses par les communes, ladite concession de 1779 est à l'origine du rattachement du Cap-Ferret et des hameaux qui s'y trouvent, à la commune de La Teste. C'est seulement le 23 mars 1807 que la limite séparant la commune de Lège et celle de La Teste est définie selon une ligne droite allant du « Truc vert » côté océan à la « Pointe aux chevaux » côté bassin d'Arcachon.

Le Cap-Ferret quartier éloigné de La Teste demeure un lieu sauvage et inhabité (Jacques Ragot). Dès la fin du XVIIIe siècle, des pêcheurs à la senne venant principalement du sud du bassin (de La Teste, de Mestras ou de Meyran) y aménagent chaque été des logis temporaires (huttes ou rudimentaires cabanes adossées aux dunes) pour être au plus près de leurs lieux de pêche.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Sous le Premier Empire, en 1807, pour prévenir un possible débarquement anglais, on fortifie la Pointe par une batterie de quatre canons et un mortier servis par 30 à 50 hommes. Un sémaphore est construit à la même époque. En 1810, sous le commandement d'un sergent, 50 soldats du 9e régiment polonais y tiennent garnison.

Se résumant jusque là par la cueillette à pied ou le dragage en eau profonde d'huîtres sauvages, l'ostréiculture s'organise avec méthode dès le milieu du XIXe siècle. L'adoption d'une technique innovante de captage du naissain d'huîtres mise au point par l'arcachonnais Jean Michelet et la création des premiers parcs d'huîtres plates (Ostrea edulis) sont à l'origine d'une activité promise à un brillant avenir. Vers 1880-1890, l'ostréiculture est en plein essor et les ostréiculteurs de La Teste, Gujan et Arès obtiennent de nouvelles concessions sur le rivage nord du bassin. Pour se rapprocher de leur lieu de travail et s'épargner de longs déplacements à la rame ou à la voile depuis leurs ports d'attache, ils amènent des pontons ou construisent des cabanes (souvent sans permission) sur les plages de L'Herbe, du Canon, de Pirailhan, de Claouey, des Jacquets ou de Piquey. Certains y séjournent de plus en plus longtemps jusqu'à constituer, au fil du temps, un habitat permanent.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Une ancienne piste (en fait un mauvais chemin de sable) permet de relier ces hameaux à la commune de Lège, avant l'aménagement d'une véritable route au début du XXe siècle, favorisant la venue des premiers touristes parmi lesquels Jean Cocteau et Raymond Radiguet ne sont pas les moins célèbres.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, comme toute la bande du littoral français allant de Belgique à l'Espagne, le Cap-Ferret se trouve en « zone interdite » et quelques blockhaus du mur de l'Atlantique y sont édifiés. Celui qui se trouve au plus près de l'entrée du Bassin est « maquillé » par les artistes de l'Organisation Todt pour ressembler à une villa : de fausses tuiles et des fenêtres factices sont peintes sur le béton. Au moment de leur retraite, fin août 1944, en plus que divers sabotages affectant les lignes électrique et téléphoniques, les occupants allemands font sauter le phare qui, depuis 1840, signale l'entrée du Bassin.

Dès les années 1950, de nombreux habitants de la péninsule, permanents ou estivants, réclament de plus en plus d'attention de la part de la commune de La Teste en ce qui concerne (entre autres) l'entretien de la voirie, la collecte des ordures ménagères, un assainissement adapté et une présence administrative correspondant à leurs besoins.

En 1981, la municipalité de La Teste consent à céder à la commune de Lège le territoire qu'elle détient sur la péninsule. C'est ainsi que la commune de Lège Cap-Ferret voit le jour, sans que pour autant - en matière d'accessibilité pour certains aux droits de la forêt usagère de La Teste - soient rompus les liens ancestraux établis avec les communes ayant succédé aux paroisses de l'ancien Captalat de Buch.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Lège-Cap-Ferret se blasonnent ainsi :

De gueules à la chèvre d'or surmontée en chef de trois besants du même rangés en face.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Si actuellement les maires sont issus d'une volonté populaire et caractérisés par leur appartenance politique, cela n'a pas toujours été le cas.

De 1789 à 1799, ils sont élus pour 2 ans par les actifs payant un certain niveau d'impôt.

De 1799 à 1848 ils sont nommés par le préfet et administrent seul la commune (aucune obligation de consulter le conseil municipal). Nomination politique

De 1848 à 1851 ils sont élus par le conseil municipal

De 1851 à 1871 ils sont nommés pour 5 ans par le préfet. Nomination politique

Nous avons la liste suivante:

- an 12 Pauillac

- 1808 à 1809 Elies

- 1810 à 1830 Ducamin Jean

- 1831 à 1840 Gassian

- 1841 à 1848 Ducamin Jean

- 1849 à 1869 Despujols Martin

- 1870 Ducamin Henri

- 1871 à 1874 Guerin Armand

- 1875 à 1876 Ducamin Henri

- 1877 à Maurére Pierre

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Michel Sammarcelli DVD Conseiller régional
         
1986 1996 Robert Cazalet RPR Député
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 8 099 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
271 300 320 324 375 357 370 410 423
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
465 472 499 504 548 636 690 741 783
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
825 903 1 110 997 1 196 1 253 1 309 1 182 1 735
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
3 605 4 232 4 318 4 981 5 564 6 307 7 193 7 321 8 099
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village ostréicole du Canon.

Les villages[modifier | modifier le code]

Villages de la presqu'île du Cap Ferret.

La presqu'île du Cap Ferret, située sur la commune de Lège-Cap-Ferret, s'étire sur 20 à 30 km et est composée d'une douzaine de villages :

Dans l'ordre, en partant de Lège (bourg) et en allant vers le Cap Ferret :

  • Lège
  • Claouey
  • Le Four (port ostréicole)
  • Les Jacquets (port ostréicole)
  • Petit Piquey
  • Grand Piquey
  • Piraillan (port ostréicole, réservoirs naturels)
  • Le Canon (village de pêcheurs qui organise la Fête de la mer aux alentours du 15 août)
  • L'Herbe (village ostréicole)
  • La Vigne (port de plaisance)
  • Le Cap Ferret

Précisions[modifier | modifier le code]

Le port de La Vigne.
  • L'Herbe constitue un petit port d'ostréiculteurs où l'on peut admirer :
    • la chapelle de la villa algérienne, dernier vestige de la "Villa algérienne", grande demeure construite en style mauresque dans les années 1930 par Léon Lesca, une fois fortune faite en Afrique et détruite dans les années 1960 pour faire place à une résidence.
    • une ancienne cantine itinérante qui suivait les forestiers sur leurs chantiers qui s'y est sédentarisée, devenant un petit hôtel restaurant.
    • une des dernières cabanes de pêcheurs échouées avec la coque du bateau comme fondation.

Le Cap Ferret se situe à l'extrémité sud de la presqu'île, célèbre pour son phare.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lège-Cap-Ferret sur Gasconha.com, consulté le 2 février 2010.
  2. Pourquoi ne pas admettre que le nom de Lège provient d'un ruisseau qui était dénommé « la Leige » ? Cela pourrait correspondre avec la dénomination  « fond de Lège » et port sur la Lège
  3. Archives de la Gironde, tome XXX, page 464.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  6. Annuaire des villes jumelées

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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08 Coquille.jpg
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