Lège-Cap-Ferret

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Lège-Cap-Ferret
Commune entre l'océan Atlantique et le bassin d'Arcachon.
Commune entre l'océan Atlantique et le bassin d'Arcachon.
Blason de Lège-Cap-Ferret
Blason
Lège-Cap-Ferret
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Gironde
Arrondissement Arcachon
Canton Andernos-les-Bains
Intercommunalité Communauté de communes du Bassin d'Arcachon Nord Atlantique
Maire
Mandat
Michel Sammarcelli
2014-2020
Code postal 33950 et 33970
Code commune 33236
Démographie
Gentilé Lègeot ou Lègeois
Population
municipale
8 087 hab. (2014en augmentation de 7.44 % par rapport à 2009)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 47′ 42″ nord, 1° 08′ 48″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 43 m
Superficie 93,62 km2
Localisation

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Lège-Cap-Ferret

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Lège-Cap-Ferret
Liens
Site web ville-lege-capferret.fr/

Lège-Cap-Ferret (Lèja-Cap-Herret[1] en gascon) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Gironde, en région Nouvelle-Aquitaine.

Son territoire est constitué principalement par une presqu'île située entre le bassin d'Arcachon et l'océan Atlantique.

Ses habitants peuvent être appelés Lègeots ou Légeois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune est délimitée par le cap Ferret au sud, l'océan Atlantique à l'ouest, le bassin d'Arcachon à l'est et les communes du Porge (au nord) et d'Arès (à l'est).

Le territoire communal s'allonge sur une vingtaine de kilomètes entre le cap Ferret et son extrémité nord-est.

Le village principal (bourg) est situé à environ 40 km de Bordeaux et 25 km d'Arcachon par la route (seulement 10 km à vol d'oiseau) ; le cap Ferret, à 15 km du centre, est situé à 5 km du port d'Arcachon.

Relief[modifier | modifier le code]

La commune de Lège-Cap Ferret inclut la totalité de la presqu'île du Cap Ferret, qui sépare l'océan Atlantique du bassin d'Arcachon.

Cette terre de « sable et d'eau » s'est formée au cours du dernier millénaire par accumulation de bancs de sable prenant pour appuis les terres continentales de la baronnie de Lège.

Le territoire de la presqu'île et celui situé à l'ouest du canal est composée de majorité de dunes qui ont été stabilisées à partir de 1850. Le territoire du village de Lège est uniformément plat avec une altitude moyenne inférieure à 5 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'urbanisation récente modifie sensiblement le système hydrographique.

Sur la zone dunaire de la presqu'île les lettes situées entre les "dunes blanches" sont devenues des zones constructibles, ce qui implique la disparition de la forêt qui ne joue plus son rôle de régulation du système hydraulique.

Sur le village de Lège, les zones humides se sont asséchées et sont urbanisées. Dans ces zones, la nature reprend en partie ses droits, en période pluvieuse l'eau affleure la surface.

Dans ce village, le ruisseau "la berle d'Ignac" (devenu la Machinotte) reste le seul encore reconnaissable. Il avait autrefois un rôle utilitaire, il servait pour le lavoir communautaire d'Ignac.

Le ruisseau descendant du Grand Ousteau (servant pour le lavoir situé à la jonction de l'avenue du Moulin et de celle du Médoc) a en grande partie disparu (remplacé par un étroit fossé couvert). Il se jette dans la Machinotte.

Le ruisseau venant du Riou et traversant le centre du village se transforme en une conduite en béton de faible diamètre en passant sous la maison de retraite et sous le collège. Il servait pour le lavoir dit "de la mairie". Il avait une fonction économique, il servait au forgeron du village jusque dans les années 1950.

Un ruisseau que l'on peut comparer au courant d'huchet (dans les landes) qui prend naissance aux étangs de Le Porge et se jette dans le Bassin d'Arcachon. Ce ruisseau que l'on appelle le canal des étangs (sans aucune référence historique) était dénommé dans certains journaux régionaux la Leige il y a plus de 120 ans

Villages de la presqu'île du Cap Ferret.

On trouve une douzaine de villages, situés le long du bassin d'Arcachon (alors que le littoral atlantique est inhabité), du nord au sud :

  • Lège
  • Claouey
  • Le Four (port ostréicole)
  • Les Jacquets (port ostréicole)
  • Petit Piquey
  • Grand Piquey
  • Piraillan (port ostréicole, réservoirs naturels)
  • Le Canon (village de pêcheurs qui organise la Fête de la mer aux alentours du 15 août)
  • L'Herbe (village ostréicole)
  • La Vigne (port de plaisance)
  • Le Cap Ferret
Le port de La Vigne.

Communications et transports[modifier | modifier le code]

La principale voie de communication est la D 106 qui va de Bordeaux (porte Judaïque) à la pointe du cap Ferret.

Une liaison maritime permanente existe entre l'embarcadère de Bélisaire et le port d'Arcachon.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Il n'existe ni étude ni hypothèse pour expliquer le nom de « Lège », qui au fil des siècles, a été écrit de façons diverses : « Leyge », « Liège » ou « Lège ».

On peut faire les constatations suivantes :

La baronnie de Lège n'avait aucun débouché sur le baie d'Arcachon, il y avait la baronnie d'Ignac entre les deux. Elle ne communiquait avec ce plan d'eau que par un ruisseau, un estey permettant l'écoulement des eaux venant des étangs du Porge.

Au XVIe siècle, il existait un port à Lège. Ce port est devenu le port d'Arès. L'emplacement de ce port semble avoir été déplacé lors des travaux exécutés pour la création des réservoirs actuels. Il existait un port d'Ignac qui semble avoir été confondu avec le « port de Lège ».

Pour le ruisseau reliant les étangs du Porge et le bassin, on a :

  • ruisseau du Porge au bassin d'Arcachon
  • la Leige au XIXe siècle
  • le canal depuis le début du XXe siècle
  • « le fond de Lège » sur d'anciennes cartes (en général les villages portent le nom d'un élément physique les caractérisant[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Déplacement du village de Lège[modifier | modifier le code]

Le village de Lège aurait été déplacé trois fois au cours des siècles pour échapper à l’invasion des sables[4].

  • Premier village (de l'an 1000 au XIVe siècle). Il y a plus de 2000 ans, le Bassin d’Arcachon n’existait pas. À sa place, l’embouchure de la rivière La Leyre formait un large delta. A l’époque de la conquête romaine, la rive nord de l’estuaire correspondait à une ligne située approximativement dans le prolongement de la côte nord actuelle. Les bateaux moulaient au port d’Ignac. Vers l’an 1000, pour garder ce débouché nord, un ouvrage militaire, du type motte castrale munie d’une barbacane, fut probablement construit aux environs de l’actuel Crohot des Cavalles[5] (situé sur la commune du Porge). Les premières cabanes de Lège et sa première et rustique église s’élevèrent à proximité. Le village fut abandonné à l’offensive des sables datée du XIVe siècle et les habitants se replièrent en direction de l’est.
  • Deuxième village (du XIVe siècle au XVIe siècle). Le deuxième emplacement se situait probablement à la dune du Pas de Cazeaux, en limite avec la seigneurie de Castelnau (commune du Porge). Il comportait une tour de défense fortifiée par une enceinte dénommé le « château » et une deuxième église de style roman. Ces deux édifices construits en pierre pour durer cédèrent cependant à une nouvelle offensive des sables, celle-ci datée du XVIe siècle. Aussi les habitants se transportèrent vers le sud à l’emplacement actuel du bourg, situé entre la dune de Campagne et le port d’Ignac.
  • Troisième village (à partir du XVIe siècle). Une nouvelle et troisième église, plus vaste que la seconde, fut donc construite vers 1520[6], avec les pierres des édifices abandonnés sur le second emplacement. Elle ne fut achevée qu’au XVIIe siècle comme en attesterait une pierre gravée du millésime 1666[7], réemployée dans la quatrième église. En effet, la vieille église du bourg de Lège fut démolie en 1925, et dans la construction de l’actuelle église l’architecte conserva de la précédente certains éléments. Parmi ceux-ci, figurent, en outre, un chapiteau roman du XIIe siècle historié[8] et deux pierres rassemblant sous une couronne les armoiries du baron et de la baronne de Lège[9]. Il n’y eut pas de troisième château fort mais une habitation modeste qui servie de « château » aux barons de Lège.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les archives font remonter l'existence du village de Lège au début de l'an mil alors que la presqu'île n'existait pas.

  • Les chanoines des Saint-André de Bordeaux, seigneurs de Lège de 1027 à 1572

Les ducs de Guyenne possèdent un manoir particulier à Lège, manoir qu'il donneraient en 1027[10],[11] au Chapitre de chanoines de la Cathédrale Saint-André de Bordeaux afin de fournir à cette église des ressources pour faire face aux ravages que les Normands ont provoqué au cours du IXe siècle dans la province de Bordeaux[12].

Le Chapitre a pour représentant sur place trois personnes : le curé, un juge et le bayle ; ce dernier est en quelque sorte l’homme d’affaire du Chapitre ; un lieu-dit de la commune porte ce nom[13].

Au fil des siècles, différents documents parlent du Chapitre de Saint-André sur Lège :

  • 1169 : confirmation par l'évêque de Bordeaux d'un accord fait entre le Chapitre de Saint André et les hommes de Lège concernant la chasse sur la côte ; mais cette bonne entente ne dure pas[14] ;
  • 1173-1228 : le Chapitre exerce les droits de basse et haute justice, il a les droits de pêche et de chasse, mais surtout de côte (notamment la récolte de l’ambre gris, sécrétion des baleines, de grande valeur en raison de sa rareté et utilisée en parfumerie)[15], de bris et de naufrage[16] en raison des nombreuses épaves qui s’échouent sur ce littoral[15] ;
  • 1273 : accord entre le chapitre et noble Pierre de Bordeaux seigneur de Castelnau qui payera au Chapitre pour les moulins de l'estey de Campane la somme de 12 deniers payables devant la barbacane du château de Lège ;
  • 1420 : le Chapitre donne à Pierre Castro, chantre, les revenus de la terre de Lège ;
  • 1422 : le Chapitre porte plainte contre le Captal de Buch, Gaston de Foix qui a fait emprisonné 3 hommes de Lège[14] ;
  • 1426 : à la demande de Tristan de l'île, le Chapitre pardonne aux ravisseurs d'une fille de Lège, à condition qu'ils fassent amende honorable ;
  • 1427 : le Chapitre décide de poursuivre pour injures et vols le capitaine de Certes (qui dépendait du captal de Buch)[14] ;
  • 1451 : la guerre de Cent ans se termine et une partie de la Guyenne est encore sous la domination anglaise. Le chapitre a des démêlés avec les Français en ce qui concerne la seigneurie de Lège ;
  • Vers 1500, le Chapitre permet aux habitants de Lège de prendre des pierres du château pour la construction de la nouvelle église (il semble que le château, le village primitif et l'église se trouvaient entre le canal et l'océan), la nouvelle église se trouvera dans la région du Riou et de Campagne. Cette opération est due à l'avancement des sables.

L’existence du port d’Ignac et le droit d’épave sont attestés par un document daté d’environ 1600. En effet, le Chapitre de Saint-André, seigneur de Lège, écrit au duc d'Epernon, captal de Buch et seigneur de Castelnau, ayant droit d'épaves sur les côtes du Porge, concernant un galion naufragé et une baleine échouée sur la côte de Lège dont les hommes du duc se sont emparés de nuit dans le port d'Ignac pour les emmenés dans celui de La Teste alors que ces épaves revenaient de droit au seigneur de Lège[17].

Les Temps modernes[modifier | modifier le code]

  • Ogier de Gourgues et sa veuve Dame d’Aspremont, seigneurs de Lège de 1572 à 1600

Vers 1572 le Chapitre doit vendre la baronnie de Lège à Ogier de Gourgues qui était président du Bureau des Finances de Guyenne, et ce pour la somme de 1225 écus. En 1584, Ogier de Gourgue, fut le premier seigneur de Lège à concéder contre paiement, le droit de chasse au gibier d'eau à 22 habitants de La Teste sur une pièce de terre à sable blanc, dite « terre blanque » située sur la presqu’ile (entre « grande et petite mer ») localisée actuellement aux Jacquets[18]. À sa mort en 1583[19], le duc d’Epernon, Captal de Buch, seigneur de Lesparre et de Castelnau, convoite la baronnie de Lège qui lui permettrait d’être maître du rivage de l’estuaire de la Gironde au Bassin d’Arcachon. Or la veuve d’Ogier de Gourgue, Finette de Pellegrue, Dame d’Aspremont refuse de vendre[20].

  • Les ducs d’Epernon, Captaux de Buch, seigneurs de Lège de 1600 à 1664

Jean-Louis de Nogaret(1554-1642), premier duc d’Epernon, grand seigneur de l'époque proche du pouvoir royal de Louis XIII, parvient à faire casser la vente avec la complicité du Chapitre qui rentrera en possession de la baronnie de Lège, indemnisera Dame d’Aspremont pour 1225 écus et revendra la baronnie au duc d’Epernon pour 15 000 livres. Ainsi, Lège entrera dans le domaine du Captal de Buch en 1600. Ce n’est qu’en 1628 que le premier duc d’Epernon concéda la chasse au gibier d’eau, notamment dans les lettes à des gens de Lège[18]. C'est ce qui fait qu'au moment de la Révolution, des habitants de Lège devinrent propriétaires de ces lettes. Au décès de Jean-Louis d’Epernon en 1642, Bernard d’Epernon, prendra la suite de son père, comme Captal jusqu’à son décès survenu en 1661. Le Captalat passe à Jean-Baptiste Gaston de Foix-Candale(1638-1665).

  • De 1664 à 1751, les Durfort et les Sallegourde

En 1664, la baronnie quitte le Captalat de Buch et est vendu à Guy Alphonse de Durfort, chevalier des ordres du roi, marquis de Duras et de Blanquefort[21]. Puis au début du XVIIIe siècle, la baronnie passe à Gabriel de Raymond, chevalier, marquis de Sallegourde, marquis d’Ayran, conseiller au Parlement de Bordeaux[22],[23] Le 16 août 1751, la baronnie est achetée par Jean-François de Marbotin.

  • Les Marbotin, seigneurs de Lège de 1751 à 1789

Jean-François I de Marbotin (1706-1764) est Conseiller au parlement de Bordeaux[24]. Les Marbotin[25] tenaient leurs biens, non de la puissance féodale, mais d’un achat régulier. Cela leur permett ra, après la Révolution qui met fin au système féodal (nuit du 4 août 1789), de faire valoir leur droit de propriété devant les tribunaux[26]. Jusqu'à la Révolution, la baronnie de Lège-en-Buch appartient au Pays-de-Buch sans pour autant dépendre du Captalat de Buch, seigneurie uniquement composée des trois paroisses de La Teste, Gujan et Cazaux. Avec la seigneurie voisine d'Ignac, cette baronnie constitue la paroisse de Lège[27].

Les terres de cette baronnie sont alors limitées par celles de la paroisse d'Arès à l'est, par des terres appartenant au Captal de Buch au nord et par l'océan à l'ouest et au sud. Au fur et à mesure du temps avec la réunion au continent des bancs de sables qui s'y déposent, une flèche sableuse se forme, allongeant le territoire de la baronnie vers le sud ; les seigneurs de Lège en profitent pour s'approprier ces lais de mer, « espaces de dunes blanches et trous d'eau (crohots) » constituant le Cap-Ferret (ou Cap-Herret), espace intéressant pour la capture au filet de quantité de gibiers d'eau.

  • Revendication de la presqu’île du Cap Ferret par le Captal de Buch et le baron de Lège

À l'époque des premiers essais de fixation des dunes littorales, et désirant obtenir celles du lieu-dit Piquey pour y planter des pins, François Amanieu de Ruat le Captal de Buch du moment, en obtient la concession par arrêt du Conseil du Roi Louis XVI. Cet arrêt du 23 mars 1779 a pour effet de faire passer toute la péninsule sous la juridiction du Captal. Lors de la réorganisation territoriale de 1790, qui voit le remplacement des paroisses par les communes, ladite concession de 1779 est à l'origine du rattachement du Cap-Ferret et des hameaux qui s'y trouvent, à la commune de La Teste. C'est seulement sous le règne de Louis XVIII, le 23 mars 1807 que la limite séparant la commune de Lège et celle de La Teste est définie selon une ligne droite allant du « Truc vert » côté océan à la « Pointe aux chevaux » côté bassin d'Arcachon.

Le Cap-Ferret quartier éloigné de La Teste demeure un lieu sauvage et inhabité (Jacques Ragot). Dès la fin du XVIIIe siècle, des pêcheurs à la senne venant principalement du sud du bassin (de La Teste, de Mestras ou de Meyran) y aménagent chaque été des logis temporaires (huttes ou rudimentaires cabanes adossées aux dunes) pour être au plus près de leurs lieux de pêche.

La Révolution et l'Empire[modifier | modifier le code]

La commune de Lège est créée au début de la Révolution (création des communes et départements en 1789) sur le territoire de la paroisse de Lège qui incluait le territoire des baronnies de Lège et d'Ignac[28].  À cette époque, Lège est limitrophe d'Andernos (qui comprend le territoire d'Arès), dont elle est séparée par un ruisseau, la « berle d'Ignac ».

En 1807, sous le Premier Empire, pour prévenir un possible débarquement anglais, on fortifie la Pointe par une batterie de quatre canons et un mortier servis par 30 à 50 hommes. Un sémaphore est construit à la même époque. En 1810, sous le commandement d'un sergent, 50 soldats du 9e régiment polonais y tiennent garnison.

A la mort de l'ancien baron de Lège en 1793, la commune de Lège s'empara de toutes les propriétés des Marbotin. Les héritiers ne protestèrent pas mais, à la Restauration, ils attaquèrent la commune, avant la prescription trentenaire, et obtinrent définitivement la restitution de leurs biens en 1826. Ils vendirent la même année la totalité de leurs terres, soient environ 2000 ha de landes rases et 1800 ha de lettes, grevées de droits d'usage, à la Société des Landes de Gascogne[26].

  • De 1826 à 1855, la Société des Landes de Gascogne.

La Société des Landes de Gascogne a été créé le 4 février 1825 par Pierre Balguerie-Stuttenberg, et il en confia la gérance à son frère aîné Jacques Balguerie (1773-1850). Elle avait pour objet social « l’acquisition et la revente de terrains incultes ou landes situées entre la Garonne et l’Adour, vulgairement appelées Landes de Gascogne ». Les 3 actionnaires en sont la maison Balguerie & Co, la banque Oppermann Mandrot de Paris et les 3 frères Louis, James et Frédéric de Pourtalès de Neuchâtel en Suisse. Pierre Balguerie-Stuttenberg décédera fin 1825, année de la création de cette société de spéculation foncière. La Société des Landes de Gascogne est liquidée en 1855 à la mort de James de Pourtalès[29].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

  • 1834 : l'État envisage l'ensemencement des dunes de campagne. La commune propose d'effectuer le travail pour 50 % moins cher que celui des entreprises. Refus du préfet ;
  • 1848, 1851, 1852, 1855 : différents décrets impériaux concernant l'ensemencement en pin ; il est précisé que les droits des propriétaires sont conservés ;
  • 1851 : création de la commune d'Arès ; les limites communales sont celles qui étaient antérieurement fixées avec la commune d'Andernos ;
  • 1855 : Léopold Javal, nouveau propriétaire d'une importante partie du territoire d'Arès, fort de ses appuis politiques et financiers, veut faire modifier les limites territoriales et annexer une partie du territoire de Lège. Par décret impérial n°3051 du 8 août 1855, « la limite du rivage sur la partie de la plage du bassin d'Arcachon contiguë à des terrains dont Monsieur Javal est propriétaire dans les communes de Lège et d'Ares est et demeure fixée conformément à la ligne tracée en bleue sur le plan annexée au décret. Ce tracé comprend entre les bornes 18 et 27, neuf lignes droites et se confond à partir de la borne 27 avec les digues des réservoirs, traverse le grand chemin d'Arès et coïncide de nouveau jusqu'au pont du même nom avec d'autres digues ». Rien ne change.
  • 1857 à 1873 : création du Canal des étangs[30],[31]
    • « une décision ministérielle fixe les bases d'un projet à exécuter, en vue du dessèchement des terrains marécageux situés sur le littoral de l'océan entre l'extrémité nord de l'étang d'Hourtin et l'extrémité sud de l'étang de Langouarde ». Les ingénieurs du service hydrographique arrêtent les dispositions de détail de l'entreprise. Le projet consiste à réaliser deux canaux :
      • - étang d'Hourtin, étang de Lacanau ;
      • - étang de Lacanau, étang de Langouarde au débouché du chenal de Lège, qui se jette dans le bassin d'Arcachon ;
    • 1859 : décret déclarant le canal d'utilité publique, la concession est donnée à messires Clerc, Tessier et compagnie ;
    • 1873 : décret créant l'association syndicale chargée de veiller à l'entretien des canaux ainsi créés. Le chenal de Lège (ou la Leige) n'est pas dans le décret car aucuns travaux n'ont été exécutés sur ce tronçon (l'entretien doit être considéré comme étant à la charge des propriétaires riverains si l'on considère que c'est un ruisseau, ou a la charge de la communauté nationale si l'on considère que c'est un chenal « appellation d'origine »).
  • 1875 : concession d'un chemin de fer partant d'Arès à destination du Cap Ferret en passant par Claouey. Les terrains seront fournis gratuitement par les communes. Le concessionnaire recevra 100 hectares de terrain à 50 francs l'hectare sur le Cap Ferret, 1 000 000 francs de subvention du département et 300 000 francs de l'administration des eaux et forêts. Le projet ne verra jamais le jour ;
  • 1877 : dans une géographie de la Gironde d'Adolphe Joanne, on peut lire « la Lège ou chenal des étangs, navigable, mène au Bassin les eaux des étangs d'Hourtin et de Lacanau et celles des crastes d'une partie des landes girondines » ;
  • 1890 : dans le Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies, on lit : « les étangs d'Hourtin et de Carcan communiquent avec l'étang de Lacanau par un canal d'assèchement, par de multiples étangs asséchés ou en voie d'assèchement celui-ci communique avec le Bassin par le chenal des étangs ou Lège ».

Se résumant jusque là par la cueillette à pied ou le dragage en eau profonde d'huîtres sauvages, l'ostréiculture s'organise avec méthode dès le milieu du XIXe siècle. L'adoption d'une technique innovante de captage du naissain d'huîtres mise au point par l'arcachonnais Jean Michelet et la création des premiers parcs d'huîtres plates appelées localement la « gravette » (Ostrea edulis) sont à l'origine d'une activité promise à un brillant avenir. Vers 1880-1890, l'ostréiculture est en plein essor et les ostréiculteurs de La Teste, Gujan et Arès obtiennent de nouvelles concessions sur le rivage nord du bassin. Pour se rapprocher de leur lieu de travail et s'épargner de longs déplacements à la rame ou à la voile depuis leurs ports d'attache, ils amènent des pontons ou construisent des cabanes (souvent sans permission) sur les plages de L'Herbe, du Canon, de Pirailhan, de Claouey, des Jacquets ou de Piquey. Certains y séjournent de plus en plus longtemps jusqu'à constituer, au fil du temps, un habitat permanent.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Une piste ancienne de mauvaise qualité reliait les villages au bourg de Lège, avant l'aménagement d'une véritable route au début du XXe siècle, favorisant la venue des premiers touristes parmi lesquels se trouvent Jean Cocteau et Raymond Radiguet.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, comme tout le littoral français allant de Belgique à l'Espagne, le Cap-Ferret se trouve en « zone interdite » et quelques blockhaus du mur de l'Atlantique y sont édifiés. Celui qui se trouve au plus près de l'entrée du Bassin devant chez « Hortense », est « maquillé » par les artistes de l'Organisation Todt pour ressembler à une villa : de fausses tuiles et des fenêtres factices sont peintes sur le béton. Au moment de leur retraite, fin août 1944, en plus que divers sabotages affectant les lignes électrique et téléphoniques, les occupants allemands font sauter le phare qui, depuis 1840, signale l'entrée du Bassin.

C'est en 1976 que le territoire actuel de la commune prend le nom de "Lège-cap-Ferret" lors du rattachement du sud de la presqu'île (appartenant à la commune de La Teste de Buch) à la commune de Lège. Sur ce territoire se trouvaient les villages de Grand Piquey, Piraillan, Le Canon, L'Herbe, La Vigne, Le Cap Ferret.

Le mot Cap Ferret que l'on trouve dans la nouvelle entité géographique ne provient pas du nom du village du même nom mais de l'extrême sud du territoire qui est un lieu géographique dont la position géographique a bougé de plusieurs kilomètres en 5 siècles.

Le rattachement en 1976 à la commune de Lège s'est fait à la demande des habitants des villages concernés, après acceptation de la commune de La Teste, autorisation du ministère de l'intérieur et accord du conseil municipal de Lège

Il faut savoir que par 3 fois, en 1905, en 1945, en 1954 les habitants du village du Cap ferret avaient reçu des autorités une fin de non recevoir à leur demande de devenir une commune de plein exercice.

. Aucune délibération municipale n'ayant eu lieu sur un changement d'appellation des habitants, les noms traditionnels restent en vigueur (Lègeots ou Lègeois).

Cependant, en ce qui concerne les droits d'accès à la forêt usagère de La Teste, les droits traditionnels sont maintenus pour les habitants du cap Ferret[32].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes

Les armes de Lège-Cap-Ferret se blasonnent ainsi : De gueules à la chèvre d'or surmontée en chef de trois besants du même rangés en face.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

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Si actuellement les maires sont issus du suffrage universel, cela n'a pas toujours été le cas.
De 1789 à 1799, ils sont élus pour 2 ans par les actifs payant un certain niveau d'impôt (suffrage censitaire).
De 1799 à 1848, ils sont nommés par le préfet — nomination politique —et administrent seuls la commune (aucune obligation de consulter le conseil municipal).
De 1848 à 1851, ils sont élus par le conseil municipal.
De 1851 à 1871, ils sont nommés pour 5 ans par le préfet — nomination politique.

Ce qui donne la liste suivante :

  • an 12 : Pauillac
  • de 1808 à 1809 : Elies
  • de 1810 à 1830 : Jean Ducamin
  • de 1831 à 1840 : Gassian
  • de 1841 à 1848 : Jean Ducamin
  • 1849 à 1869 : Martin Despujols
  • 1870 : Henri Ducamin
  • de 1871 à 1874 : Armand Guerin
  • de 1875 à 1876 : Henri Ducamin
  • 1877 : Pierre Maurére
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1995 Robert Cazalet[33] UDF Entrepreneur de travaux publics en retraite
Député (1986-1997)
mars 1995 en cours Michel Sammarcelli UMP puis DVD Conseiller régional
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[35],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 8 087 habitants, en augmentation de 7,44 % par rapport à 2009 (Gironde : 5,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
271 300 320 324 375 357 370 410 423
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
465 472 499 504 548 636 690 741 783
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
825 903 1 110 997 1 196 1 253 1 309 1 182 1 735
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
3 605 4 232 4 318 4 981 5 564 6 307 7 321 8 099 8 087
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Le village ostréicole du Canon.
  • Les réservoirs de Piraillan.
  • La réserve naturelle nationale des prés salés d'Arès et de Lège-Cap-Ferret.
  • Les plages de la presqu'île, 25 km de plages le long des dunes.
  • La Conche du Mimbeau, une plage avec sa végétation à la fois dunaire et lagunaire.
  • Le port de plaisance de La Vigne.
  • Le phare du Cap-Ferret (52 m, 258 marches) qui offre un panorama sur le bassin d'Arcachon, l'océan Atlantique et la Maison du Bassin.
  • Le lotissement de Lège, premières villas à toiture terrasse par Le Corbusier appelé « le quartier marocain ».
  • La chapelle Sainte-Marie, chapelle mauresque de la villa algérienne ou chapelle de L'Herbe, située dans le village du même nom. Construite dans les années 1930, elle est le dernier témoin d'un domaine mauresque détruit en partie en 1965 pour faire place à une nouvelle résidence. Elle est la seule chapelle de style mauresque destinée au culte catholique en France. Sur le clocher de la chapelle se trouvent la croix et le croissant, symboles des cultes chrétien et musulman. Elle est l'œuvre de l'architecte Jean-Eugène Ormières et a été commandée par Léon Lesca, conseiller général de La Teste (de 1873 à 1897), qui avait fait fortune en Afrique[38].
  • Dans le petit port d'ostréiculteurs de L'Herbe : une ancienne cantine itinérante qui suivait les forestiers sur leurs chantiers et qui s'y est sédentarisée, devenant un petit hôtel restaurant, et l'une des dernières cabanes de pêcheurs échouées avec la coque du bateau comme fondation.
  • Le tramway du Cap-Ferret, appelé aussi « petit train du Cap-Ferret », chemin de fer touristique et historique.
  • L'église Notre-Dame-des-Flots.
  • Eglise Saint-Pierre. L’église actuelle de Lège est récente et a été construite à partir de 1928[39]. Elle remplace la très ancienne église construite entre le XVIe siècle, sous le règne de François Ier, et le XVIIe siècle, sous le règne de Louis XIV et qui aurait été la troisième église de Lège (voir ci-dessus « Déplacement du village de Lège »). Depuis des siècles, Lège est une étape des pèlerins se rendant à Saint-Jacques de Compostelle par la « voie de Soulac »[40]. Au XIIe siècle, le guide du pèlerin situe les tombeaux de plusieurs compagnons de Roland aux abords de l’église Saint-Pierre de Lège. Cette ancienne église, de style fortifié avec des petites ouvertures, devint trop petite et fut donc démolie en 1925. Bâtie au même emplacement, l’actuelle église Saint-Pierre de Lège contient encore des vestiges du bâtiment précédent : pierre gravée[7], armoiries des seigneurs locaux [9]et chapiteau roman[8]. Elle est de style néo-roman et se distingue par une imposante tour-clocher munie de corbeaux.
  • Ancienne mairie. Après la révolution de 1789, faute de bâtiment public, le conseil municipal se réunissait tantôt chez le maire, tantôt chez un conseiller ou bien dans une grange. Il fallut attendre près de soixante-dix ans, pour que la nouvelle commune achète un terrain et fasse construire une mairie. Ainsi en 1868, Lège disposait enfin d’un bâtiment constituait de deux pièces, dont l’une servait d’école. En 1888, une pièce supplémentaire est rajoutée vers l’avant au centre de l’édifice précédent pour agrandir la mairie. Cette date d’agrandissement figure sur l’un des trois frontons qui ornent le bâtiment. En 1877, pour séparer les sexes, une école des filles est construite dans la cour de récréation (désormais de l’autre côté de la route). En 1912, ce bâtiment sera affecté, comme indiqué sur le fronton, à la section des « petites ». En 1992, la mairie bénéficiera d’un nouvel « hôtel de ville » édifié par l’architecte Jean-Jacques Lacaze à l'emplacement de la « Maison du Baron » en face de la mairie[41]. L’ancienne mairie sera restaurée et reconvertie pour accueillir le club de loisirs et autres associations[42],[43].
  • Foyer « Alice Girou ». Lieu de vie de résidents IMC, ce foyer a été inauguré le 1er mars 1987. Il est administré par une association loi 1901 de parents d’enfant atteints d’IMC[47]. Il porte le nom d’Alice Girou (1904-1987) qui était assistante sociale, résistante et administratrice de l’association gestionnaire, décédée l’année de l’ouverture du foyer. Celui-ci a été installé sur un terrain de 4 hectares, cédé par l’ancien maire, Robert Cazalet, lui-même grand-père d’un jeune garçon IMC. La configuration architecturale a été conçue pour être un lieu ouvert sur l’espace communal. Cette réalisation a été primée par un prix national d’architecture et l’édifice a été classé pour préserver ses qualités architecturales[48].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Lège-Cap-Ferret sur Gasconha.com, consulté le 2 février 2010.
  2. Information fournie par la mairie
  3. Pourquoi ne pas admettre que le nom de Lège provient d'un ruisseau qui était dénommé « la Leige » ? Cela pourrait correspondre avec la dénomination  « fond de Lège » et port sur la Lège
  4. (Ragot 1980, p. 20-26)
  5. D'après les sondages de recherche pétrolière, la limite entre les sables marins, correspondant aux sédiments déposés au débouché du delta de la Leyre, et les sols plus anciens, se situe au Crohot des Cavalles ; source :(Cottin 2003, p. 239)
  6. Luc Frédefon, Lège en accordéon (partie II), coll. « Côte et Terre » (no 28), automne-hiver 2016-2017
  7. a et b « Pierre gravée au millésime de 1666 ; l’église de Lège (texte et photo) », sur visites.aquitaine.fr (consulté le 4 juillet 2016)
  8. a et b « Chapiteau du XIIe siècle figurant « le diable conduisant les âmes en enfer » dans l’église de Lège (texte et photo) », sur visites.aquitaine.fr (consulté le 4 juillet 2016)
  9. a et b « Pierres aux armoiries du baron et de la baronne de Lège du XIIe siècle dans l’église de Lège (texte et photo) », sur visites.aquitaine.fr (consulté le 4 juillet 2016)
  10. (Ragot 1980, p. 29)
  11. D’après l’hypothétique Charte de Sanche datée entre 1027 et 1032 : Sanche VI Guillaume de Gascogne, seigneur sans héritier, aurait probablement pu faire don de ces quelques terres de Lège aux représentants de l'Eglise, pour obtenir leurs bonnes grâces, 5 ans avant sa mort, en 1027. La donation de Guillaume IX, duc d’Aquitaine, datée de 1089-1090 est plus certaine
  12. Jacques Baurein, Variétés Bordeloises, t. 3, Bordeaux, , 2e éd. (1re éd. 1786) (lire en ligne)
  13. (Ragot 1980, p. 33)
  14. a, b et c (Ragot 1980, p. 32)
  15. a et b (Ragot 1980, p. 51)
  16. « Histoire de Bordeaux de Camille Jullian ; pp. 196-197 », sur 1886.u-bordeaux-montaigne.fr, (consulté le 28 juin 2016)
  17. « Article du bulletin n°19 de la Société Historique et Archéologique d’Arcachon et du pays de Buch (SHAA) p. 33 concernant une lettre du Chapitre de Saint-André au sujet du droit d’épave sur la côte de Lège », sur shaa.fr, (consulté le 29 juin 2016)
  18. a et b (Ragot 1980, p. 50)
  19. « Autographe des personnages ayant marqué dans l’histoire de Bordeaux et de la Guyenne ; tome 30 des Archives Historiques du département de la Gironde ; Ogier de Gourgue ; p. 84 », sur gallica.bnf.fr, (consulté le 28 juin 2016)
  20. A noter que les armoiries d’Olivier de Gourgue et de Dame d’Aspremont, se retrouvent gravées dans des pierres de réemploi au-dessus des portes latérales de l’église Saint-Pierre de Lège ; voir chapitre église Saint-Pierre
  21. (Ragot 1980, p. 35)
  22. (Baumann 1992, p. 9)
  23. « Tableau des chambres du Parlement de Bordeaux à la rentrée de 1705 ; association des Amis des Patrimoines du Pays de Landescot », sur asso-a2pl.fr (consulté le 1er juillet 2016)
  24. Pierfit, « Généalogie de Jean-François I de Marbotin », sur gw.geneanet.org (consulté le 28 juin 2016)
  25. La famille de Marbotin, établie en France au milieu du XVe siècle, est originaire de Florence, où, dès le IXe siècle, elle tenait un rang distingué, sous le nom de Tornaquinci, puis de Marabottini. Les barons de Lège furent Jean-François I (1706-1764), Jean-François II (1728-?) et Joseph (?-1793) « Famille de Marbotin », sur Dictionnaire des familles nobles du Sud-Ouest (consulté le 15 août 2016)
  26. a et b (Ragot 1980, p. 94)
  27. (Ragot 1980, p. 7)
  28. La baronnie de Lège et l'ancienne paroisse étaient confondues, mais il n'existe aucune certitude que la baronnie d'Ignac fît partie de la paroisse de Lège.
  29. « Grands propriétaires terriens à Andernos aux XVIIIe et XIXe siècles », Bulletin de la Société Historique et Archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch, no 156,‎ , p. 60-71 (lire en ligne)
  30. Claude Courau, « Le canal des étangs du Médoc (de Carcans au Bassin d'Arcachon) », Bulletin de la Société Historique et Archéologique d'Arcachon et du Pays de Buch, no 147,‎ , p. 53-68
  31. Claude Courau, Le canal des étangs du Médoc : Témoignages et documents, 131 p. (présentation en ligne)
  32. « Samedi, le Cap-Ferret fête l’usage et le bois », sur sudouest.fr, (consulté le 14 août 2016)
  33. http://www.sudouest.fr/2012/10/19/robert-cazalet-n-est-plus-854027-2742.php
  34. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  35. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  36. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  37. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  38. « Les Lesca, bienfaiteurs du bout du monde », L'Express, 21 mai 2009.
  39. « Eglise Saint-Pierre de Lège », sur visites.aquitaine.fr (consulté le 6 juillet 2016).
  40. « La voie de Soulac », sur compostelle33.online.fr (consulté le 19 juillet 2016).
  41. (Baumann 1992, p. 42)
  42. (Baumann 1992, p. 35)
  43. « Ancienne mairie de Lège », sur visites.aquitaine.fr (consulté le 6 juillet 2016).
  44. Moulin à vent, appartenant à Jean Guittard, situé vers la route du Moulin, démoli en 1900, Isablle Verdier, « Les possesseurs du Moulin de Lège de 1865 à 1900 », bulletin de la Société Historique et Archéologique d'Arcachon et du pays de Buch, no 10,‎ , p. 12-13 (lire en ligne)
  45. (Baumann 1992, p. 44-45)
  46. « Les chasseurs de Lège sont prêts pour l'ouverture », sur sudouest.fr, (consulté le 6 juillet 2016)
  47. « Foyer Alice Girou (historique, finalité, admission », sur agimc.fr (consulté le 10 juillet 2016).
  48. Thomas Beaune, Présentation du foyer « Alice Girou » pp. 14-15 in Redéfinir le projet d’établissement en foyer de vie pour répondre à la spécificité des personnes IMC vieillissantes (Mémoire de l’Ecole Nationale de la Santé publique), , 111 p. (lire en ligne)
  49. Annuaire des villes jumelées
  50. Sylvie Santini, « La déesse et les génies », Vanity Fair n°15, septembre 2014, page 182-191.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Ragot, Le Cap-Ferret, de Lège à la Pointe, La Teste, édité par l’auteur, , 205 p. ; réimpression en 1 seul volume des tome 1 « Des origines à la fixation des dunes » et tome 2 « De l’ensemencement des dunes à nos jours », 1973
  • Jacques Ragot et avec la participation de Max Baumann, La Presqu’île Lège Cap-Ferret : Évocation historique, vol. 1, La Teste, Editions de l’Equinoxe, coll. « Le temps retrouvé », , 87 p. (ISBN 2-908-209-53-5)
  • Max Baumann et avec la participation de Jacques Ragot, La Presqu’île Lège Cap-Ferret : Lège, Claouey, Les Jacquets, Piquey, Piraillan, Le Canon, L’Herbe, vol. 2, Marguerittes, Editions de l’Equinoxe, coll. « Métamorphoses », , 107 p. (ISBN 2-908-209-54-3)
  • François et Françoise Cottin, Le Bassin d'Arcachon à l'âge d'or des villas et des voiliers, Editions L’Horizon chimérique, , 364 p. (ISBN 9782907202657, présentation en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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