Bélis

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Bélis
Bélis
Le village pendant les fêtes.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Landes
Arrondissement Mont-de-Marsan
Canton Haute Lande Armagnac
Intercommunalité Communauté de communes Cœur Haute Lande
Maire
Mandat
Michel Poulain
2014-2020
Code postal 40120
Code commune 40033
Démographie
Gentilé Bélisiens
Population
municipale
164 hab. (2015 en augmentation de 10,07 % par rapport à 2010)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 03′ 52″ nord, 0° 27′ 36″ ouest
Altitude Min. 62 m
Max. 111 m
Superficie 20,46 km2
Localisation

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Bélis est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département des Landes (région Nouvelle-Aquitaine).

Les habitants de Bélis sont appelés Bélisiens/Bélisiennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

À 1 h de la côte atlantique et 2 h de la chaîne pyrénéenne, la commune de Bélis est située au cœur de la forêt de pins maritimes des Landes, au sein du parc naturel régional des Landes de Gascogne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bélis[1]
Labrit Cachen
Brocas Bélis
Maillères Arue

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

D'une superficie de 20 km2, la commune est composée de plusieurs quartiers, chacun comportant de nombreuses maisons landaises traditionnelles sur leur airial.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le bourg de Bélis est traversé par le ruisseau le Lamole ; la commune est bordée à l'est par la Gouaneyre (aqua negre, « eau noire »), affluent droit de la Douze.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom est sans doute formé sur le nom d'homme latin Belicius (« domaine de Belicius »)[réf. nécessaire].

Selon l'abbé Raphaël Lamaignère[2], la localité aurait honoré le dieu Bel, d'où le nom Bélis.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges gallo-romains ont été retrouvés sur la commune : sarcophages, poteries et colliers en bronze, et témoignent d'une activité humaine à cette époque.

La paroisse de Bélis est mentionnée au XIIe siècle par l'évêché d'Aire, à laquelle elle appartient après les guerres de religion.

Sur le territoire de la Gascogne (IXe au XIIe siècle), puis de la Guyenne sous domination anglaise (XIIe au XVe siècle), la commune faisait partie du Pays d'Albret, duché au XVIe siècle sous Henri II.

Faits marquants[modifier | modifier le code]

1923[modifier | modifier le code]

L'affaire Petit-Louis ou le double assassinat de Bélis[3].

Meurtre d'un couple de métayers de Bélis, les époux Vital, un matin de janvier 1923. Bernard-Louis Bordes, dit Petit-Louis, un habitant du village, sera rapidement soupçonné de par sa mauvaise réputation déjà établie.

Il sera confondu par le témoignage de la jeune domestique et une bougie consumée, malgré l'alibi qu'il avait essayé de se forger en dormant cette nuit là dans plusieurs villages alentour.

Il avouera finalement les faits et sera condamné en avril 1923 à la guillotine par le tribunal de Mont-de-Marsan.

Tempête Klaus[modifier | modifier le code]

Le 24 janvier 2009, la commune a été durement touchée par la tempête Klaus, qui a détruit 100 % des forêts communales[4], principale source de revenus de la municipalité (sylviculture).

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Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Michel Poulain PS Retraité éducation spécialisée
1977 mars 2008 Jacques Descacq   Huissier de justice retraité
    M. Meyrous    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 164 habitants[Note 1], en augmentation de 10,07 % par rapport à 2010 (Landes : +4,92 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
585418523545504472491498530
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
547557550540555535536519491
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
478484483416385381316285287
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
272227170150128137139139162
2015 - - - - - - - -
164--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Notre-Dame de Bélis datant du XIVe siècle, au centre du bourg. Église à double nef, portail roman du XIVe siècle, retable en bois doré. Tableau « Sainte-Marie-Madeleine » (XVIIIe). Vantaux en chêne sculpté classés au titre des Monuments Historiques (depuis 1977).
  • Le Jardin Partagé de Bélis et le Jardin de l'Abbé-Tauziède : À l'ombre des vieux murs de l'église, au cœur de l'espace du jardin communal de l'Abbé-Tauziède, un jardin partagé a été créé en février 2013 par une association locale. Il est inscrit au réseau des Jardins de Noe.
  • École communale du début du XXe siècle, Elle accueille la classe de CM2 du R.P.I. Labrit.

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Abbé Maurice Tauziède, résistant déporté à Dachau en 1944, libéré puis rapatrié en 1945. Il fut le curé de la paroisse de Bélis et Maillères de 1946 à son décès en 1990. Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1966 par le ministre Edmond Michelet, il était l'un des membres fondateurs de l'Association des déportés internés et des familles de disparus[9]. Un espace communal a été créé près de l'église et porte son nom depuis août 2012.
  • Bernard-Louis Bordes, dit Petit-Louis[3].


Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

  • Fêtes patronales : le week-end du 15 août, organisées par le comité des fêtes de la commune, avec vide-grenier, jeu de quilles, concours de pétanque, animation musicale, etc.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Le Jardin Partagé de Bélis et le Jardin de l'Abbé-Tauziède : À l'ombre des vieux murs de l'Église, au cœur de l'espace du Jardin communal de l'Abbé Tauziède, un jardin partagé a été créé en février 2013 par une Association Locale, Bélistou'art (lire « Bellehistoire ») . Sur le thème symbolique du jardin de curé, il est un lieu de partage, d'échanges et de convivialité. Il est surtout un lieu où se cultive la biodiversité. Inscrit au réseau des Jardins de Noe, ce jardin ambassadeur respecte la charte des Jardins respectueux du vivant.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Origine des noms de lieux dans les Landes, Abbé Raphaël Lamaignère, curé de Saint Aubin, avril 1942.
  3. a et b Sylvain Larue, Petit Louis ou le double assassinat de Bélis, dans Les Grandes Affaires Criminelles de Gascogne, Éditions De Borée. Romagnat, France, septembre 2006. (ISBN 2-84494-443-4). p. 126-138.
  4. a et b @.com.@albret, bulletin d'information de la Communauté de Communes du Pays d'Albret, no 8, juillet 2009. Labrit, France. D. Coutière. Dépôt légal en cours.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. Blog de Jean-Marie Tinarrage - Un jardin de mémoire pour l'Abbé Tauziede. août 2012.