Bazar de la Charité

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Ne doit pas être confondu avec la série télévisée Le Bazar de la Charité.

Bazar de la Charité
« Incendie du Bazar de la Charité. Le sinistre ». Gravure de Fortuné Méaulle d'après un dessin d'Osvaldo Tofani. Une du Supplément illustré du Petit Journal du dimanche 16 mai 1897.
« Incendie du Bazar de la Charité. Le sinistre ». Gravure de Fortuné Méaulle d'après un dessin d'Osvaldo Tofani. Une du Supplément illustré du Petit Journal du dimanche 16 mai 1897.

Type Incendie
Pays Drapeau de la France France
Localisation rue Jean-Goujon, Paris
Date
Site web « Mémorial des victimes de l'incendie », sur Le Bazar de la Charité.fr
Bilan
Morts plus de 125

Le Bazar de la Charité est une vente de bienfaisance organisée à partir de 1885 à Paris par le financier Henri Blount et présidée par le baron de Mackau[1]. Il s'agissait de vendre des objets — objets d’arts, bibelots, tableaux, bijoux, livres et toutes pièces provenant de dons[2] — au profit des pauvres.

L'histoire de cette manifestation mondaine a été marquée par la catastrophe du , due à un incendie causé par la combustion des vapeurs de l'éther utilisé pour alimenter la lampe d'un projecteur de cinéma[3]. Il en résulta en effet le décès de plus de cent vingt personnes, pour la plupart des femmes de la haute société parisienne, parmi lesquelles Sophie-Charlotte, duchesse d'Alençon (sœur de l'impératrice « Sissi »), la peintre et céramiste Camille Moreau-Nélaton et Madame de Valence et ses deux filles.

Cette tragédie, qui a marqué bien des esprits de l'époque, a suscité de nombreuses réactions, dont certaines mettaient en question l'avenir du cinéma, un loisir encore très récent (1895) et considéré comme un simple divertissement de foire[4].

Origines de la manifestation[modifier | modifier le code]

Vue d'ensemble du Bazar de la Charité avant l'installation des comptoirs.
Reconstitution d'une rue du « vieux Paris ». D'anciens décors de théâtre sont pour l'occasion réutilisés. L'enseigne au premier-plan porte le nom d'« À la truie qui file ». Photos parues originellement dans L'Illustration.

Le Bazar de la Charité est, à l'origine, un consortium de plusieurs œuvres de bienfaisance, qui louent un local ou un espace d'exposition en commun, afin de réduire leurs dépenses et de permettre de grouper acheteurs et invités. Installé, de 1885 à 1887, rue du Faubourg-Saint-Honoré, en 1889 place Vendôme et, en 1888 et de 1890 à 1896, rue La Boétie[5], il est transféré en 1897 aux no numéros 15 et 17 de la rue Jean-Goujon dans le 8e arrondissement, sur un terrain mis gracieusement à disposition par le banquier Michel Heine[6].

Ce terrain était alors occupé par un hangar en pitchpin de quatre-vingts mètres de long sur treize de large, loué le 20 mars 1897 par le baron de Mackau au curé Delamaire[7],[8].

Installation[modifier | modifier le code]

Le Bazar de la Charité avant l'incendie. Illustration tirée du Supplément illustré du Petit Journal du 16 mai 1897. Il ne s'agit en réalité que d'un hangar où sont installés des décors de théâtre figurant un Paris du Moyen Âge.

Le 6 avril 1897, le baron de Mackau réunit les responsables du Bazar de la Charité : la duchesse d'Alençon, duchesse en Bavière et sœur de l'impératrice d'Autriche, sa belle-fille, la duchesse de Vendôme – née Henriette de Belgique, nièce du roi Léopold II et du roi Carol Ier de Roumanie –, la duchesse d'Uzès, la marquise de Saint-Chamans, la comtesse Greffuhle, la générale Février, la marquise de Sassenay, et leur annonce que le Bazar sera décoré pour représenter une rue de Paris au Moyen Âge avec ses éventaires, ses échoppes aux enseignes pittoresques, ses étages en trompe-l'œil, ses murs tapissés de lierre et de feuillage.

Le bâtiment, d’une longueur de 80 mètres et d'une largeur de 13 mètres, est organisé de la façon suivante : deux portes à double battant ouvrent sur une vaste allée centrale, bordée le long des murs de vingt-deux comptoirs en bois ; Les comptoirs portent des noms évocateurs : « À la tour de Nesle », « À la truie qui file », « Au lion d’or », « Au chat botté ».

A gauche de l’entrée, une loggia accueille les bureaux, à droite se trouve le « salon des dames », en face se trouve un buffet, assorti d’une cuisine et d’une cave.

L’arrière du hangar donne sur une cour intérieure d'environ 15 mètres de profondeur, cernée de murs dont ceux de l’« Hôtel du Palais » et de l'imprimerie du journal « La Croix » ; adossé à la façade arrière du hangar se trouve un local abritant le cinématographe.

En effet, le Bazar proposera, sous un appentis, un spectacle de cinématographe où l'on pourra, pour cinquante centimes, voir les images animées des frères Lumière projetées par un appareil de 35 mm Normandin et Joly : La Sortie de l'usine Lumière à Lyon, L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat et L'Arroseur arrosé.

Monsieur Normandin, l'entrepreneur chargé des représentations cinématographiques, n'est cependant pas très satisfait de ce local et s'en ouvre au baron de Mackau :

« — Je n'ai pas assez de place pour loger mes appareils, les tubes d'oxygène et les bidons d'éther de la lampe Molteni. Il faut aussi séparer le mécanicien du public. Les reflets de la lampe risquent de gêner les spectateurs.
— Nous ferons une cloison en toile goudronnée autour de votre appareil. Un rideau cachera la lampe.
— Et mes bouteilles et mes bidons ?
— Vous n'aurez qu'à les laisser sur le terrain vague, derrière votre local. »

La tragédie[modifier | modifier le code]

L'événement[modifier | modifier le code]

La duchesse d'Alençon, victime de l'incendie.

Les ventes sont organisées pour avoir lieu les 3, 4, 5 et 6 mai 1897.

La première journée, le lundi 3 mai, sera honorée par la présence de Mlle de Flores, fille de l'ambassadeur d'Espagne.

La vente, durant les 4 jours, est aussi honorée de la présence d'une Altesse Royale, la duchesse d'Alençon. Membre de la Maison royale de Bavière, sœur de l'impératrice d'Autriche et de l'ex-reine des Deux-Siciles, petite-fille par alliance du roi des Français, Louis-Philippe Ier, la princesse, qui vient de fêter ses cinquante ans, est apparentée à tout le gotha européen.

Les 22 comptoirs ainsi que le Buffet sont tenus par des dames appartenant à la plus haute aristocratie française ou à la grande bourgeoisie. Ils comptent en général une dizaine de femmes chacun.

Le Bazar est béni par le nonce apostolique Mgr Eugenio Clari à 15 heures : celui-ci, après un tour rapide, s'en va sans que la foule qui se presse là s'en rende bien compte.

On évoque entre 1200 et 1700 personnes présentes lors de la présence du nonce. Après son départ, quelques minutes avant l'incendie, il en restait de 800 à 1200 dont une quarantaine d'hommes, essentiellement les organisateurs du Comité.

Vers 16 heures, la duchesse d'Alençon, qui préside le stand des noviciats dominicains situé à une extrémité de la galerie, murmure à l'une de ses voisines, Mme Belin :

« — J'étouffe… »
Mme Belin répond : « Si un incendie éclatait, ce serait terrible ! »

L'incendie[modifier | modifier le code]

Vers 16 h 15 survient l'accident fatal : la lampe de projection du cinématographe a épuisé sa réserve d'éther et il faut à nouveau la remplir. Monsieur Bellac, le projectionniste, demande à son assistant Grégoire Bagrachow[9] de lui donner de la lumière. Plutôt que d'ouvrir le rideau en toile goudronnée, celui-ci fait l'erreur d'allumer une allumette, l’appareil est mal isolé et les vapeurs d'éther s’enflamment.

Quelques instants après, alors que les organisateurs — parmi lesquels figurent le duc d'Alençon — ont été informés de l'accident et commencent déjà à faire évacuer, dans le calme, les centaines de personnes présentes dans le hangar, le rideau prend feu, enflamme les boiseries, puis se propage au velum goudronné qui sert de plafond au Bazar. Un témoin dira[10] :

« Comme une véritable traînée de poudre dans un rugissement affolant, le feu embrasait le décor, courait le long des boiseries, dévorant sur son passage ce fouillis gracieux et fragile de tentures, de rubans et de dentelles. »

Au grondement de l'incendie répondent les cris de panique des 1 200 invités qui tentent de s'enfuir en perdant leur sang-froid. Certaines personnes tombent et ne peuvent se relever, piétinées par la foule tâchant désespérément d'échapper aux flammes.

La duchesse d'Alençon dit à la jeune comtesse Mathilde d'Andlau :

« Partez vite. Ne vous occupez pas de moi. Je partirai la dernière. »

À l'extérieur, les pompiers arrivent sur les lieux en à peine 10 minutes pendant que des grappes humaines surgissent du bazar transformé en brasier, par les 2 seules portes d'accès dont celle de gauche sera rapidement bloquée par des corps.

D'autres visiteurs tentent de se sauver par la cour intérieure. Une partie, moins d'une centaine, par un passage étroit, qui ramène à la rue Jean Goujon, sur la gauche du bâtiment en feu. Mais la fumée, la chaleur, l'amoncellement des corps finira par le rendre inaccessible. Une autre partie, environ une cinquantaine de personnes, par des échelles de près de 10 mètres, plaquées au mur de l'imprimerie La Croix, par ses ouvriers. Et une dernière partie, environ 150 personnes, sera sauvée grâce à l’intervention des cuisiniers de l’hôtel du Palais. MM. Gomery et Édouard Vaudier descellent trois barreaux sur quatre d'une lucarne des cuisines à 1,80 mètre du sol et passent des chaises dans la cour pour aider les rescapés à s’extirper de la fournaise. L'hôtel du Palais était la possession de la famille Roche-Sautier[11],[12].

Un quart d’heure à peine après le début de l’incendie, tout est consumé : le hangar n’offre plus l’aspect que d’un amoncellement de poutres de bois calcinées, mêlées de cadavres atrocement mutilés et carbonisés.

« On vit un spectacle inoubliable dans cet immense cadre de feu formé par l'ensemble du bazar, où tout brûle à la fois, boutiques, cloisons, planchers et façades, des hommes, des femmes, des enfants se tordent, poussant des hurlements de damnés, essayant en vain de trouver une issue, puis flambent à leur tour et retombent au monceau toujours grossissant de cadavres calcinés[13]. »

— Le Figaro du 5 mai 1897

Les 112 corps calcinés[14] des victimes de l'incendie sont portés au Palais de l'Industrie afin que les familles puissent les identifier.

Mort de la duchesse d'Alençon[modifier | modifier le code]

Les derniers instants de la duchesse, rapportés notamment par une religieuse rescapée, montrent sa grandeur d’âme et son abnégation. Demeurée au comptoir du Noviciat en compagnie de quelques personnes, elle se préoccupe d’abord d’organiser la sortie des plus jeunes, des clientes et de ses vendeuses par une petite porte derrière le comptoir.

On l’entend dire : « Les jeunes d’abord, puis les visiteuses ». Puis elle ajoute : « Partez ! Ne vous occupez pas de moi, je partirai la dernière ». Lorsque la duchesse songe enfin à partir, elle se dirige vers la porte principale,

car c’est là qu’elle a aperçu son mari pour la dernière fois. Mais le chemin est impraticable, ainsi que la petite porte derrière le comptoir.

Une religieuse vient s'effondrer à ses pieds : « Ô Madame, quelle mort ! » ; elle lui répond : « Oui, mais dans quelques minutes, pensez que nous verrons Dieu ! », qui seront ses dernières paroles[15].

Elle meurt en compagnie de la vicomtesse de Beauchamp, qu'elle prend dans ses bras pour lui masquer la mort qui l'attend.

Nul ne sait si elle mourut asphyxiée ou brûlée vive, mais la dépouille montre les contractions de son corps. La dépouille est identifiée par son dentiste qui reconnaît ses dents et son bridge en or.

Après une messe funèbre célébrée le 14 mai en l'église Saint-Philippe-du-Roule, elle est inhumée dans la chapelle royale de Dreux.

Les victimes : presque toutes des femmes[modifier | modifier le code]

Le nombre de victimes directes de l'incendie varie suivant les sources :

  • Le site officiel de l'association Mémorial du Bazar de la Charité donne 126 victimes[16] et une liste nominative de 125 victimes (118 femmes et 7 hommes)[17],
  • Dans La Terrible Catastrophe du 4 mai 1897. Liste complète des victimes, des blessées et des blessés, des sauveteurs et des bienfaiteurs, ouvrage publié en juillet 1897, sont cités les noms de 132 victimes (123 femmes et 9 hommes), auxquelles il faut ajouter 3 corps non identifiés[18]
  • Dans son édition du 14 mai 1897, Le Petit Journal publie les statistiques officielles des victimes, service de la statistique municipale, liste arrêtée au 8 mai au soir, 106 morts pendant l'incendie et identifiés, 10 morts des suites de l'incendie, 5 morts pendant l'incendie et non identifiés au 8 mai, soit un total de 121 personnes (110 femmes, 6 hommes, 5 non identifiés)[19].

Parmi les morts, on compte une très large proportion de femmes, majoritairement de souche aristocratique ou de la grande bourgeoisie, dix-sept mineurs (la majorité est alors à vingt-et-un ans) dont cinq enfants de moins de dix ans et une petite poignée d'hommes sept en tout, dont un groom de quatorze ans et un garçon de cinq ans, correspondant à la faible proportion d'hommes présents sur le site au moment de l'incendie [20].

Parmi les institutions victimes de cette tragédie se trouvait, au comptoir no 17, l’Œuvre des saints-anges dont la présidente, la baronne douairière de Saint-Didier, et plusieurs autres membres périrent dans l’incendie. L’Œuvre des saints-anges survécut à ce drame et compte aujourd’hui parmi les rares institutions présentes lors de l'incendie du Bazar de la Charité encore en activité.

Une autre institution présente, de la famille de saint Vincent de Paul, n'a pas été épargnée : treize Dames de la Charité et trois Filles de la Charité ont péri dans les flammes[21].

Liste des victimes[modifier | modifier le code]

D'après « La terrible Catastrophe du 4 mai 1897. Liste complète des victimes, des blessées et des blessés, des sauveteurs et des bienfaiteurs » qui donne de plus 5 victimes indirectes, et présente dans l'ordre « les Dames » (femmes mariées ou religieuses), « les Damoiselles », et « les Messieurs »[18] :

Religieuses[modifier | modifier le code]

Les cadavres retirés des décombres. Supplément illustré du Petit Journal du 16 mai 1897.
  • Julie Garivet, sœur Marie-Madeleine des Sœurs aveugles de Saint Paul (1853-1897)
  • Marguerite Rémond, sœur Sainte Claire des sœurs aveugles de Saint Paul (1835-1897)

Princesse[modifier | modifier le code]

Hommes[modifier | modifier le code]

  • Joseph Donon (1883-1897)
  • Docteur Henri Feulard (1858-1897)
  • Alfred David (1892-1897)
  • Albert Masure (1832-1897)
  • Général Gustave-Joseph Munier (1827-1897)
  • Victor Potdevin (1825-1897)
  • Docteur Ernest Rochet (1830-1897)

Jeunes filles[modifier | modifier le code]

  • Hélène Bernard-Dutreil (1880-1897)
  • Madeleine de Clercq (1887-1897)
  • Ester Cuvillier (1892-1897)
  • Germaine Feulard (1887-1897)
  • Hélène Delaune (1876-1897)
  • Angèle (1877-1897) et Zoë Gosse (1878-1897) et leur mère (voir plus bas)
  • Marie Louise (1876-1897) et Yvonne Hatte de Chevilly (1879-1897),
  • Alice Jacqmin (1880-1897)
  • Antoinette de Mandat-Grancey (1876-1897)
  • Christiane Meilhac (1882-1897)
  • Suzanne Nitot (1886-1897)
  • Antoinette (1877-1897) et Marguerite de Valence de Minardière (1880-1897) et leur mère (voir plus bas),
  • Élodie Van Biervliet (1877-1897)
  • Valérie Verhasselt (1876-1897)

Dames[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Rosalie, Paris. Plaque commémorative.
Registre d'état civil des décès aux Archives de Paris en date du 5 mai 1897 dans le 8e arrondissement.
Actes de décès marqués d'un « X », de trois des six femmes inconnues mortes dans l'incendie et transportées à l'ancienne morgue de Paris dans le 4e arrondissement. Les descriptions détaillées des personnes devaient permettre une identification ultérieure éventuelle. Source : Archives de Paris.
  • Hélène Barassé (1874-1897)
  • Antonie de Bésiade d'Avaray, comtesse Audéric de Moustier (1825-1897)
  • Claire Beucher de Saint-Ange, générale Eugène Chevals (1829-1897) et sa sœur :
  • Laure Beucher de Saint-Ange (1827-1897),
  • Élise Blonska (1835-1897)
  • Louise Boissié, Madame Eugène Chalmel (1835-1897)
  • Camille Moreau-Nélaton, Madame Adolphe Moreau (1840-1897), artiste peintre et céramiste
  • Edmée Braun, Madame Étienne Moreau-Nélaton (1864-1897), belle-fille de la précédente
  • Clémence Capitaine, marquise d'Isle de Beauchêne (1847-1897) et sa fille :
  • Hélène d'Isle de Beauchêne (1875-1897),
  • Cécile Carrière, Madame Edmond Cuvillier (1847-1897) et sa sœur :
  • Pauline Carrière, Madame Frédéric Dillaye (1855-1897)
  • Jeanne Carteron (1862-1897)
  • Camille Chabot (1874-1897)
  • Marie de Commeau (1838-1897)
  • Dona Adélaïda Corradi y Anduga, Madame Florez (1847-1897)
  • Marguerite de Cossart d'Espiès (1847-1897)
  • Caroline Cosseron de Villenoisy (1828-1897)
  • Laure de Crussol d'Uzès, comtesse d'Hunolstein (1838-1897)
  • Louise Dagneau, Madame Alphonse Gosse (1846-1897)
  • Amélie Daireaux, Madame Hugues de Carbonnel (1853-1897)
  • Claire Dalloyau, Madame Auguste Bouvyer (1838-1897)
  • Flore Damiens dit Fortin, Madame Paul Hauducœur (1845-1897)
  • Suzanne Dephieu, Madame Alexandre Rabèry (1849-1897)
  • Berthe Deschamps, Madame Alfred Gohin (1862-1897)
  • Valérie Demazières, Madame Léopold Germain (1841-1897)
  • Thérèse Donon, baronne Maurice de Saint-Didier (1857-1897)
  • Marie du Quesne, vicomtesse de Bonneval (1857-1897)
  • Alphonsine Fortin, Madame Eugène Vimont (1829-1897)
  • Jeanne Frémyn, Madame Léon Le Normand (1858-1897)
Église Saint-Philippe-du-Roule, Paris. Plaque commémorative de Marie Hoskier, Madame Eugène Roland-Gosselin, morte dans l'incendie du Bazar de la Charité.
  • Annette Gabiot, Madame Firmin Goupil (1851-1897)
  • Eulalie Gariel, Madame Ferdinand Jauffred (1847-1897)
  • Louise Gérondeau (1870-1897)
  • Marie Gillet, Madame Louis Borne (1863-1897)
  • Marie Glandaz, Madame Gustave Laneyrie (1854-1897)
  • Agnès de Gosselin, comtesse Mimerel (1874-1897)
  • Élisabeth Green de Saint-Marsault, baronne Caruel de Saint-Martin (1836-1897)
  • Marguerite Gros, Madame Gaston de Clermont (1850-1897)
  • Blanche Grossier, Madame Achille Chouippe (1852-1897)
  • Hélène Guérard, Madame Fernand Duclos de Varanval (1873-1897)
  • Marie Guérin, Madame Benjamin Delaune (1853-1897)
  • Elizabeth de Guillebon (1873-1897)
  • Léonie Guillemain (1868-1897)
  • Amélie Guyard-Delalain, Madame Alfred Carteron (1829-1897)
  • Hélène de Haber, comtesse de Horn (1831-1897)
  • Jenny Hartmann, Madame Nicolas Schlumberger (1828-1897)
  • Madeleine Hauducœur (1870-1897)
  • Henriette d'Hinnisdael (1874-1897)
  • Marie Hoskier, Madame Eugène Roland-Gosselin (1858-1897)
  • Emma Hubert, Madame Eugène Legrand (1833-1897)
  • Emma Jaume, Générale Warnet (1830-1897)
  • Cécile Jullian, Madame François Buchillet (1845-1897)
  • Jeanne de Kergolay, vicomtesse de Saint-Périer (1849-1897)
  • Angélique de la Briffe, Madame Eugène Huzar (1833-1897)
  • Isabelle de Lassus, Madame Joseph de Carayon-Latour (1834-1897)
  • Mathilde de Juigné, vicomtesse de Damas (1828-1897)
  • Lina Lefèvre-Finucane (1873-1897)
  • Laure Lejeune, Madame Abel Brasier de Thuy (1828-1897)
  • Marie Le Royer de la Tournerie, vicomtesse de Malézieu (1869-1897)
  • Suzanne Le Sourd, Madame Pierre Cordoën (1869-1897)
  • Alix Loubaresse, Madame Adolphe Rivière (1848-1897)
  • Louise Lourmand (1868-1897)
  • Isabelle Maison, Madame Albert Lefèvre de Vatimesnil (1845-1897)
  • Marie de Marbot, Madame Victor de Valence (1848-1897)
  • Eugénie Marlé, Madame Louis Chapuis (1853-1897)
  • Laura Meinell, vicomtesse d'Avenel (1855-1897)
  • Mathilde Michel, Madame Jules Pierre (1866-1897)
  • Claire Moisson (1855-1897)
  • Ernestine Moreau (1862-1897)
  • Jeanne Odart de Rilly d'Oysonville, comtesse Haward de la Blotterie (1850-1897)
  • Lydie Panon Desbassayns de Richemont, Madame Léon de Gosselin (1841-1897)
  • Louise Pedra, baronne de Saint-Didier (1816-1897)
  • Amélie Pellerin de Lastelle, comtesse Serurier (1839-1897), veuve du comte Charles Sérurier
  • Marguerite Peretti, Madame Léon Valentin (1856-1897)
  • Pénélope Pétrocochino, Madame Vlasto (1836-1897)
  • Marie-Louise Picqué (1863-1897)
  • Hélène de Poggenpohl, Madame Jacques Haussmann (1854-1897)
  • Berthe Rabéry, Madame Louis Gentil (1873-1897)
  • Aline Ramboug, Madame Anatole Le Brun de Sesseval (1826-1897)
  • Louise de Rivière, comtesse Joseph-Louis de Luppé (1844-1897)
  • Marie Roubaud de Cournand, fille de Marie Roubaud de Cournand, Madame Maurice Lafitte de Canson (1844-1897)
  • Joséphine Saintin, Madame Charles Monti (1851-1897)
  • Antoinette Senez, Madame Auguste du Verdier de Suze (1842-1897)
  • Marie-Thérèse Simon (1874-1897)
  • Émilie Stiebel, Madame Louis Kann (1849-1897)
  • Louise Terre (1849-1897)
  • Lucy Touttain, Madame Émile Nitot (1863-1897)
  • Valèrie Turquet de La Boisserie, vicomtesse de Beauchamp (1867-1897)
  • Sabine de Vallin (1838-1897)
  • Julia de Villiers de La Noue, marquise de Bouthillier-Chavigny (1844-1897)
  • Justine Waller, comtesse Jules Couret de Villeneuve (1857-1897)
  • Mathilde de Weisweiller, Madame Théodore Porgès (1854-1897)
  • Élise Weyer, Madame Émile Hoskier (1836-1897)
  • Germaine d'Yrenne de Lalanne, comtesse d'Isoard-Vauvenargues (1867-1897)

Victimes indirectes[modifier | modifier le code]

  • le général Léon de Poillouë de Saint Mars, une des têtes de turc favorites d'Alphonse Allais, meurt d'une crise cardiaque en apprenant la mort de sa sœur dans l'incendie. Il s'est avéré plus tard qu'elle avait survécu.
  • le duc d'Aumale est terrassé par une crise cardiaque le 7 mai, après avoir rédigé une vingtaine de lettres de condoléances aux familles des victimes de la noblesse. Il venait d'apprendre le décès de sa nièce par alliance, la duchesse d'Alençon, dans cette catastrophe.

Réactions et hommages[modifier | modifier le code]

Le 8 mai 1897, un service funéraire a lieu en la cathédrale Notre-Dame de Paris en présence du président de la République Félix Faure et du gouvernement.

Réactions de la presse et des contemporains[modifier | modifier le code]

Le comte de Montesquiou survécut à l'incendie

L'incendie s'est propagé très rapidement, en moins d'un quart d'heure, du fait de l'absence totale de règles de sécurité, de la nature des matériaux des décors reconstituant une rue médiévale (bois blanc, papier-mâché, toile goudronnée, rideaux et, surtout, un velum goudronné, suspendu au-dessus du décor et qui, en flammes, est tombé sur la foule). La majorité des victimes sont des femmes[22].

La presse populaire exalte les sauveteurs et ironise sur les « chevaliers de la Pétoche », les « marquis de l'Escampette[23] ». À cette récupération politique s'ajoute la vision de la journaliste féministe Séverine qui titre un article « Qu'ont fait les hommes ? » en une de L'Écho de Paris du 14 mai 1897[24] et écrit dans Le Journal à propos de la fuite des hommes présents lors de la catastrophe. Le comte Robert de Montesquiou fut accusé de s'être frayé un passage en frappant les femmes et les enfants avec sa canne. Le comte se battit en duel pour sauver son honneur (en réalité, Montesquiou n'était pas présent lors de l'incendie).

En réaction, des journaux comme Le Gaulois ou le Journal du Loiret soulignent le rôle positif de certains hommes pendant l'évacuation[25].

Cet incendie est à l'origine des réglementations sur la sécurité, l'évacuation et les matériaux de construction des lieux publics[22].

Interrogations de nature théologique[modifier | modifier le code]

Dans son Journal, Léon Bloy, sur un ton qui détonne franchement par rapport aux différents hommages rendus aux victimes (il va même se réjouir de l'incendie, y voyant l'action de Dieu contre le matérialisme et l'irréligion de l'époque[26]), écrit :

« Tant que le Nonce du Pape n'avait pas donné sa bénédiction aux belles toilettes[27], les délicates et voluptueuses carcasses que couvraient ces belles toilettes ne pouvaient pas prendre la forme noire et horrible de leurs âmes. Jusqu'à ce moment, il n'y avait aucun danger. Mais la bénédiction, la Bénédiction, indiciblement sacrilège de celui qui représentait le Vicaire de Jésus-Christ et par conséquent Jésus-Christ lui-même, a été où elle va toujours, c'est-à-dire au Feu, qui est l'habitacle rugissant et vagabond de l'Esprit-Saint. Alors, immédiatement, le Feu a été déchaîné, et tout est rentré dans l'ordre…[28] »

— Léon Bloy, Mon journal (1892-1917)

Dans ses mémoires d'enfance intitulées Comment j'ai vu 1900, la comtesse de Pange, qui avait neuf ans lors de la tragédie, écrit :

« J'entendis âprement discuter le sermon que fit le père Ol[l]ivier à la cérémonie funèbre à Notre-Dame. Profitant de la présence des ministres et des ambassadeurs, il présenta le désastre comme un nécessaire holocauste offert au ciel en réparation des crimes du gouvernement. […] Les journaux d'opposition soutenaient cette thèse avec violence, mais je me souviens que mon père blâmait le père Ol[l]ivier, disant que c'était maladroit de critiquer le gouvernement alors que les ministres anticléricaux faisaient un geste méritoire en assistant officiellement à une cérémonie religieuse. »

— Pauline de Broglie, Comment j'ai vu 1900

Chapelle Notre-Dame-de-Consolation[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-de-Consolation, mémorial du Bazar de la Charité.

Peu de temps après l'incendie, le terrain de la rue Jean-Goujon sera racheté à Michel Heine par le baron de Mackau[29].

Une souscription est lancée, à l'initiative du cardinal Richard, archevêque de Paris, pour acheter le terrain où avait eu lieu l'incendie, afin d’y construire une chapelle commémorative. Celle-ci sera édifiée par l’architecte Albert Guilbert.

La première pierre est posée le 4 mai 1898, et la Chapelle Notre-Dame-de-Consolation est inaugurée le 4 mai 1900 sous l’égide du cardinal Richard[30].

Cette chapelle d'expiation appartient à l'association Mémorial du Bazar de la Charité[31], composée de descendants des victimes de l'incendie du 4 mai 1897, et fait l’objet d’un classement au titre de monument historique depuis le 19 février 1982[32].

Abritant les 86 000 objets sortis des décombres, elle est dédiée aux victimes dont cent vingt-six noms sont inscrits sur six plaques de marbre noir en lettres d'or dans la chapelle[17], et accueille la communauté catholique de langue italienne de Paris de 1953 à fin 2012. Le bail de location est alors renouvelé avec le prieuré Saint-Denis (communément appelé chapelle Sainte-Germaine de Wagram) de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X[33].

Monument au cimetière du Père-Lachaise[modifier | modifier le code]

Monument au cimetière du Père-Lachaise dédié « aux victimes non reconnues de l’incendie du Bazar de la Charité - 4 mai 1897 ».

L'arrêté préfectoral en date du 28 février 1899 octroie une concession gratuite aux victimes de l'incendie du 4 mai 1897.

La Ville de Paris fait élever un monument « Aux victimes non reconnues de l’incendie du Bazar de la Charité - 4 mai 1897 » au cimetière du Père-Lachaise dans la 92e division. Le monument est entretenu par la ville de Paris.

Impact sur le cinématographe[modifier | modifier le code]

Une fois les résultats de l'enquête connus, beaucoup considèrent la carrière du cinéma comme terminée. Sous la pression de la haute société, les projections sont d'ailleurs interdites un temps[réf. nécessaire][34] [35]avant que l'intérêt de l'invention et son développement à l'étranger ne passent outre le ressentiment des victimes endeuillées.

Les frères Lumière mirent également au point un système de lampe électrique qui supprima le risque d'incendie[36].

Œuvres inspirées par la tragédie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • 2019 : documentaire La tragique histoire du Bazar de la Charité écrit et réalisé par Dominique Eloudy, produit par ADLTV et la chaîne Histoire.

Radio[modifier | modifier le code]

  • 2016 : émission sur France Culture consacrée aux catastrophes à Paris par Odile Joëssel, de la Documentation de Radio France. Diffusion de l'archive radiophonique de Soyez témoin en 1956 avec le témoignage d'une rescapée du drame de 1897 : À Paris, l'incendie du Bazar de la Charité : Je suis sortie en flammes ! [37]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Huret, La Catastrophe du Bazar de la Charité (4 mai 1897), Paris, F. Juven, 189?, 192 p., p. 5. – en ligne sur Gallica.
  2. Jules Huret, La Catastrophe du Bazar de la Charité (4 mai 1897), Paris, F. Juven, 189?, 192 p., p. 8. – en ligne sur Gallica.
  3. Gustave Guiches, Le spectacle, trois étapes du théatre et de la vie parisienne de 1887 à 1914, Spes, , p. 136
  4. Cf. notamment l'article Sociologie du cinéma.
  5. Jules Huret, La Catastrophe du Bazar de la Charité (4 mai 1897), Paris, F. Juven, 189?, 192 p., p. 6. – en ligne sur Gallica.
  6. Journal des débats politiques et littéraires, 6 mai 1897, p. 1. – sur Gallica
  7. Journal des débats politiques et littéraires, 20 août 1897, p. 4, col. 3-4, « Dernière heure. Tribunaux ». – sur Gallica.
  8. Journal des débats politiques et littéraires, 25 août 1897, p. 3, col. 4, « Tribunaux ». – sur Gallica.
  9. Par jugement rendu le 24 août 1897, Bagrachow est condamné à 8 mois de prison et 200 francs d’amende pour homicide par imprudence, mais il bénéficie du sursis pour sa bravoure pendant l’incendie. Par la suite, il mènera des recherches pour améliorer la sécurité des appareils de projections et d’éclairage : « Biographoscope populaire Bagrachow » avec lampe à incandescence en 1898, plaques photographiques remplaçant les pellicules hautement inflammables en 1899, etc.
  10. Jean Mitry, Histoire du cinéma. Art et industrie, Delarge, , p. 111
  11. Dominique Ernst, « Louise-Marie Roche-Sautier, une Viroise héroïque ! », Le Messager,‎ (lire en ligne)
  12. Dominique Ernst, « De l'Eluiset à Paris, l'étonnant destin de Louise-Marie Roche-Sautier », Le Messager,‎ (lire en ligne).
  13. « Figaro du 5 mai 1897 », sur gallica.bnf.fr
  14. 6 corps calcinés non identifiés sont placés dans une concession perpétuelle offerte par la ville de Paris au cimetière du Père-Lachaise, dans la 92e division. Cf Bruno Fuligni, L'Incendie du Bazar de la Charité, Archipel, , p. 187.
  15. Mathilde de Robien, « La mort héroïque de la duchesse d’Alençon, sœur de Sissi », sur Aleteia : un regard chrétien sur l’actualité, la spiritualité et le lifestyle, (consulté le 16 novembre 2019)
  16. « La chapelle Notre-Dame de Consolation sur le site officiel de l'association Mémorial du Bazar de la Charité », sur http://bazardelacharite.fr/
  17. a et b « Liste des victimes sur le site officiel de l'association Mémorial du Bazar de la Charité », sur http://bazardelacharite.fr/
  18. a et b « La Terrible Catastrophe du 4 mai 1897. Liste complète des victimes, des blessées et des blessés, des sauveteurs et des bienfaiteurs - H. Perret (Paris) - 1897 », sur gallica.bnf.fr
  19. « Petit Journal du 14 mai 1897 », sur gallica.bnf.fr
  20. « Les hommes au Bazar de la Charité »
  21. « ÉPHÉMÉRIDES de la Congrégation de la Mission et de la Compagnie des Filles de la Charité (4 mai 1897) » (sur l'Internet Archive), sur www.famvin.org
  22. a et b L’incendie du bazar de la charité : une terrible leçon
  23. Eure-et-Loir. L'incroyable histoire du gisant de la duchesse d'Alençon
  24. « L'Écho de Paris du 14 mai 1897 », sur gallica.bnf.fr
  25. « Catastrophe de la rue Jean-Goujon/Les Hommes et la catastrophe », Journal du Loiret,‎ (lire en ligne)
  26. Pascal Bruckner, Le fanatisme de l'Apocalypse, Grasset, 2011, page 97.
  27. Le nonce apostolique Monseigneur Eugenio Clari ayant donné la bénédiction papale quelques minutes avant le sinistre.
  28. Léon Bloy, Mon journal (1892-1917)
  29. « Le bazar de la Charité. Suivant acte reçu par MM. Meignen et Bertrand, notaires à Paris, le 6 août dernier, M. Michel Heine, M. Achille Fould, député, et Mme Achille Fould, née Heine, ont vendu à la Société civile immobilière de la rue Jean-Goujon représentée par le baron de Mackau, un terrain rue Jean-Goujon, no 23 présumé, d'une contenance de 800 mètres, moyennant le prix de 400 000 fr ». Journal des débats politiques et littéraires, 4 octobre 1897, p. 2, col. 6, « Nouvelles diverses ». – sur Gallica.
  30. Philippe Krief, Paris en histoires, C. Massin, , p. 45
  31. « CHAPELLE NOTRE-DAME-DE-CONSOLATION ET MÉMORIAL DU BAZAR DE LA CHARITÉ » (sur l'Internet Archive), sur www.culture.fr
  32. Notice no PA00088810, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. Installée depuis 1974 par Mgr François Ducaud-Bourget dans un ancien local commercial transformé en chapelle au fond d'une cour, 19, avenue des Ternes, la « communauté de Wagram » cherchait depuis près de dix ans un nouveau lieu de culte plus digne de la Messe tridentine qu'elle célèbre. L'installation de la communauté traditionaliste est prévue pour le 17 mars 2013, après qu'elle a effectué les travaux nécessaires et procédé à un ravalement. Elle entend y installer une véritable « paroisse », pendant de Saint Nicolas du Chardonnet sur la rive droite de la Seine, célébrant plusieurs messes chaque dimanche et également en semaine, et assortie de tous les services connexes : catéchismes, conférences, groupes de formation, etc.
  34. Arnaud Le Marchand, « De 1895 à 1912 : Le cinéma forain français entre innovation et répression », 1895, no 75,‎ , p. 48–63 (ISSN 0769-0959 et 1960-6176, DOI 10.4000/1895.4956, lire en ligne, consulté le 5 décembre 2019)
  35. « L'incendie du Bazar de la Charité | Le blog de Gallica », sur gallica.bnf.fr (consulté le 5 décembre 2019)
  36. La catastrophe du Bazar de la Charité
  37. « À Paris, l'incendie du Bazar de la Charité : Je suis sortie en flammes ! », sur France Culture.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]