Jeu de quilles

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Jeu de quilles (1895).

Le jeu de quilles est une activité sportive dans laquelle le joueur fait rouler ou jette un projectile (souvent une boule) afin de les faire tomber. Il existe diverses variantes de jeux de quilles, que ce soit dans le nombre de quilles, la grosseur de la boule, les règles du jeu, la surface de jeu, etc.

Historique[modifier | modifier le code]

Jeu de quilles en Allemagne, Die Gartenlaube, 1864.

Variantes[modifier | modifier le code]

Dans le monde[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Jeu de quilles du Béarn.

Le jeu de quilles des treis soeus *
Les jeux de quilles bressanes *
Domaine Jeux
Lieu d'inventaire Cotentin
Ain
* Descriptif officiel Ministère de la Culture (France)

Les jeux de quilles bressan[modifier | modifier le code]

Le jeu de 7 quilles bressan dispose de multiples façons de jouer en fonction des localités. Le but du joueur est de faire tomber le plus de quilles possible en un lancer. Néanmoins, la condition première est de faire tomber la quille appelée « première » disposée face à l'axe de la piste. Cette pratique est inscrite à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel français[1] depuis 2012.

Le jeu de quilles des treis soeus du Cotentin[modifier | modifier le code]

Ce jeu de quilles dispose de deux règles, l'une appelée « deux lancers » et l'autre « au pari ». Le but de la règle "deux lancers" est de renverser les 3 quilles en forme de cône en un à deux coups. Une des conditions est que la boule ne doit pas rouler sur le sol, seulement éventuellement rebondir. Pour la règle « au pari », le joueur parie par exemple, qu'il fait tomber trois quilles en forme de cône pour 3 points et ainsi de suite jusqu'à arriver au nombre de points maximum décidé en début de partie par les participants. Cette pratique est inscrite à l'Inventaire du patrimoine culturel immatériel français[2] depuis 2012.

En Suisse[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Liens avec des personnalités notables[modifier | modifier le code]

Présidents américains[modifier | modifier le code]

L'unique piste de bowling située sous le portique nord de la Maison Blanche après une rénovation majeure, 2019
La double piste de bowling du Truman Bowling Alley dans le bâtiment de l'Exécutif Eisenhower, 2018
Richard Nixon en train de jouer au bowling dans ce qui était à l'époque l'Ancien Bâtiment de l'Exécutif, 1971
  • En 1948, deux pistes de bowling furent installées au rez-de-chaussée de l'aile ouest de la résidence présidentielle américaine, la Maison Blanche, en guise de cadeau d'anniversaire pour le président en exercice, Harry S. Truman[3]. Ces pistes ont été déplacées dans l'Ancien Bâtiment de l'Exécutif (aujourd'hui le bâtiment de l'Exécutif Eisenhower) en 1955, au profit des employés de la Maison Blanche[4] ; leur ancien emplacement a été converti en une salle de mimeographe, puis, bien plus tard, en salle de crise de la Maison Blanche[3]. Le 9 juillet 2014, la General Services Administration a publié, puis rapidement retiré, un appel d'offres pour remplacer les pistes de bowling Truman, considérées "irréparables" car elles n'avaient pas reçu "d'entretien, de modifications, de réparations ou d'attention professionnelle conforme aux normes de l'industrie" pendant quinze ans[4],[5].
  • En 1969, des amis du président Richard M. Nixon, réputé être un passionné de bowling, ont fait construire une piste de bowling monorail dans un espace souterrain situé sous le portique nord du bâtiment[3]. La piste de bowling monorail a subi d'importantes rénovations en 1994, puis en 2019[6].

Peintures[modifier | modifier le code]

  • Une peinture datant d'approximativement 1810, exposée au Hall de la renommée et au musée international de bowling à St. Louis, Missouri (avant son déménagement le 26 janvier 2010, sur le campus international de bowling à Arlington, Texas), dépeint des joueurs de bowling britanniques pratiquant le sport en extérieur dans la première représentation picturale connue du "ten-pin bowling" sous quelque forme que ce soit, avec une formation triangulaire de dix quilles, chronologiquement avant son apparition aux États-Unis. Une photo de cette peinture a été publiée dans les pages du magazine américain Bowlers Journal en 1988[7].
  • Le 28 janvier 1950, la peinture intitulée Bowling Strike de George Hughes (1907-1989)[8] a figuré en couverture du Saturday Evening Post[9].
  • En 1982, le peintre expressionniste américain LeRoy Neiman a réalisé une peinture célèbre représentant le million-dollar strike de la star de la PBA Earl Anthony[10].

Utilisation informelle[modifier | modifier le code]

  • On dit souvent aux enfants qui ont peur des orages que le tonnerre est le bruit de Dieu qui joue au bowling[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche d'inventaire du [1] au patrimoine culturel immatériel français, sur culturecommunication.gouv.fr
  2. Fiche d'inventaire du [2] au patrimoine culturel immatériel français, sur culturecommunication.gouv.fr
  3. a b et c « White House Bowling Alley » [archive du ], The White House Museum (consulté le )
  4. a et b M. Scott Mahaskey, « Photos: Inside the Truman Bowling Alley », Politico,‎ (lire en ligne [archive du ])
  5. Zeke J. Miller, « The White House Is Renovating Its Bowling Alley », Time,‎ (lire en ligne [archive du ])
  6. Rebecca Harrington, « Melania Trump plans to renovate the Rose Garden. See the other changes the first lady has made to the White House. », Associated Press,‎ (lire en ligne [archive du ])
  7. Bruce Pluckhahn, « Bowling Games People Play », National Bowlers Journal Inc., Chicago, Illinois,‎ , p. 121
  8. « The Art of Licensing » [archive du ], Curtis Publishing (consulté le )
  9. The Saturday Evening Post Society, « George Hughes » (consulté le )
  10. « Leroy Neiman Print – Million Dollar Strike », Rogallery.com (consulté le )
  11. Tom Banham, « Lightning Maps Channels Our Primeval Obsession With Thunder Storms », Esquire,‎ (lire en ligne [archive du ])

Voir aussi[modifier | modifier le code]