Château de Jägerhof

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Château de Jägerhof
Image illustrative de l’article Château de Jägerhof
Façade du château.
Nom local Schloss Jägerhof
Période ou style Rococo
Architecte Johann Joseph Couven
Début construction 1749
Fin construction 1763
Propriétaire initial Charles-Théodore de Bavière
Destination initiale résidence princière
Destination actuelle Musée Goethe
Site web http://www.goethe-museum.de/de Goethe Museum Düsseldorf
Coordonnées 51° 13′ 52″ nord, 6° 47′ 17″ est
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land (Allemagne) Flag of North Rhine-Westphalia.svg Rhénanie-du-Nord-Westphalie
Localité Düsseldorf
Géolocalisation sur la carte : Rhénanie-du-Nord-Westphalie
(Voir situation sur carte : Rhénanie-du-Nord-Westphalie)
Château de Jägerhof
Géolocalisation sur la carte : Allemagne
(Voir situation sur carte : Allemagne)
Château de Jägerhof

Le château de Jägerhof est un château de plaisance du XVIIIe siècle qui abrite, depuis 1987, un musée dédié à Goethe, situé à l'ouest du parc Hofgarten, au cœur de Düsseldorf, en Allemagne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les plans initiaux du château de Jägerhof sont dus à l'architecte de la cour Johann Joseph Couven qui les conçoit en 1749[1]. Entre 1749 et 1763, les plans primitifs sont quelque peu modifiés et simplifiés par le directeur général des travaux, le français Nicolas de Pigage, surintendant des jardins et des fontaines, pour donner naissance à une bâtisse dans le style rococo[2]. Entouré de jardins remarquables, l'édifice, conçu comme un palais d'agrément, est bâti pour le compte de l'électeur Charles-Théodore de Bavière et à l'usage du premier maître des chasses.

Sous la direction de Johann Ludwig von Goltstein, gouverneur et président de la cour d'appel supérieure du duché de Jülich-Berg, la partie ancienne du jardin de la cour et l'allée d'équitation sont reconverties en parc public entre 1769 et 1771. En 1770, le Hofgärtnerhaus (logement officiel du jardinier de la cour) et un restaurant sont ajoutés à la propriété.

Ruiné par les troupes révolutionnaires françaises, en 1795, le parc est défriché afin de s'approprier le bois des arbres abattus, tandis que le Jägerhof est converti en hôpital à l'usage des Français. Il demeure dans un état déplorable jusqu'à la visite de l'empereur Napoléon Ier qui loge, avec l'impératrice Marie-Louise, dans le palais, nouvellement restauré en leur honneur, pendant leur séjour de quatre jours dans la ville en 1811.

En 1815, à l'issue du Congrès de Vienne, le Jägerhof, situé en territoire rhénan, tombe entre les mains de la Prusse et devient, en 1821, la résidence du prince Frédéric de Prusse qui vient d'être nommé commandant divisionnaire à Düsseldorf. Il fait ajouter deux ailes au bâtiment initial, comme le prévoyaient les plans de Johann Joseph Couven, sous la direction d'Anton Schnitzler. Le prince Frédéric et sa femme Wilhelmine-Louise d'Anhalt-Bernbourg jouent un important rôle de mécénat et favorisent la vie culturelle de Düsseldorf. Lors de la Révolution de 1848, Frédéric de Prusse est rappelé à Berlin et doit donc quitter Düsseldorf avec sa famille.

En 1852, le prince Charles-Antoine de Hohenzollern-Sigmaringen, investi de nouveaux commandements militaires dans les provinces rhénanes, et son épouse Joséphine de Bade s'installent avec leurs six enfants au Jägerhof[3]. Le prince Charles-Antoine et sa famille y demeurent jusqu'à la fin de l'année 1871[4].

L'État vend, en 1909, le Jägerhof et ses jardins à la ville de Düsseldorf qui fait procéder à la démolition des deux ailes empiétant sur la Jacobistraße. Durant l'occupation militaire française, le bâtiment est utilisé comme quartier général du commandant en 1925. Le consistoire de l'Église évangélique de Rhénanie s'installe dans les lieux, avant de devoir céder la place au siège du sous-groupe de la Section d'assaut de Düsseldorf. En 1943, le Jägerhof est gravement endommagé après un raid aérien et n'est restauré qu'en 1950 par Helmut Hentrich. Certaines réceptions de la nouvelle République fédérale Allemande y sont données.

Le musée de la ville de Düsseldorf prend place au Jägerhof, qui abrite ensuite les collections d'art de Rhénanie-Westphalie.

Depuis 1987, le château est devenu un musée dédié à Goethe et abrite la Fondation Ernst Schneider.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Roland Kanz et Jürgen Wiener, Architekturführer Düsseldorf, Berlin, Dietrich Reimer, , 208 p. (ISBN 978-3-4960-1232-0), p. 44.
  2. Marie-Claude Chaudonneret, Les artistes étrangers à Paris : de la fin du Moyen Âge aux années 1920, Berlin, Peter Lang, , 110 p. (ISBN 978-3-0391-1192-3), p. 108.
  3. Damien Bilteryst, Philippe Comte de Flandre : Frère de Léopold II, Bruxelles, Éditions Racine, , 336 p. (ISBN 978-2-87386-894-9, lire en ligne), p. 168.
  4. Damien Bilteryst, Philippe Comte de Flandre : Frère de Léopold II, Bruxelles, Éditions Racine, , 336 p. (ISBN 978-2-87386-894-9, lire en ligne), p. 214.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Carl Vossen, Schloß Jägerhof erzählt : Von Kaisern, Prinzessinnen, Sebastianern, Diplomaten und Künstlern sowie einer denkwürdigen Familie, Düsseldorf, Triltsch-Verlag, , 119 p. (ISBN 978-3-7998-0057-0).
  • (de) Roland Kanz et Jürgen Wiener, Architekturführer Düsseldorf, Berlin, Dietrich Reimer, , 208 p. (ISBN 978-3-4960-1232-0).
  • (de) Ludger Fischer, Die schönsten Schlösser und Burgen am Niederrhein, Wartberg, Gudensberg-Gleichen, , 80 p. (ISBN 978-3-8313-1326-6).