Charles II de Bade

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Charles II
(de) Karl Friedrich II.
Portrait de Charles II
Portrait de Charles II
Titre
Grand-duc de Bade

(7 ans 5 mois et 28 jours)
Prédécesseur Charles
Successeur Louis
Biographie
Dynastie Maison de Bade
Date de naissance
Lieu de naissance Karlsruhe (Bade)
Date de décès (à 32 ans)
Lieu de décès Rastatt (Bade)
Père Charles-Louis de Bade
Mère Amélie de Hesse-Darmstadt
Conjoint Stéphanie de Beauharnais
Enfants Louise de Bade
Joséphine de Bade
Alexandre de Bade
Marie-Amélie de Bade

Charles II de Bade
Grand-duc de Bade
Charles II de Bade

Charles II Frédéric de Bade, (Karl Friedrich II, von Baden), né le 8 juin 1786 à Karlsruhe, mort le 8 décembre 1818 à Rastatt, fut grand-duc de Bade de 1811 à 1818.

Famille[modifier | modifier le code]

Fils du magrave héritier Charles Louis de Bade et de Amélie de Hesse-Darmstadt, il succéda à son grand-père Charles Ier de Bade.

Charles II de Bade épousa le 8 avril 1806 Stéphanie de Beauharnais (1789-1860), (fille de Claude de Beauharnais et fille adoptive de Napoléon Ier)

Cinq enfants sont nés de cette union :

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses sœurs ont conclu des unions prestigieuses à défaut d'être heureuses : en 1793, Louise-Auguste avec le futur tsar Alexandre Ier de Russie, en 1796, Caroline avec l'héritier du trône de Bavière, en 1797 Frédérique avec le roi Gustave IV de Suède, en 1802 Marie avec le duc Frédéric-Guillaume de Brunswick, en 1808 Wilhelmine avec le grand-duc Louis II de Hesse-Darmstadt.

Si la plupart de ses beaux-frères sont des ennemis acharnés de la France révolutionnaire puis impériale, le jeune Charles affiche ouvertement son admiration pour Napoléon.

Devenu prince héritier à la mort de son père (1801), Charles, âgé de 15 ans, crut échapper à l'emprise de sa mère en se mettant sous la coupe de son oncle, le prince Louis de Bade à qui le vieux margrave avait confié la gestion de ses états.

Or le prince Louis était un homme sans scrupule, corrompu et débauché (on prétend qu'il était l'amant de la seconde épouse de son père et qu'il était le père de certains de ses demi-frères). Il entraina son jeune neveu dans ses débauches ce qui, à terme, provoqua la fin prématurée du jeune monarque. Napoléon, qui "protégeait" la Confédération du Rhin obtint que le prince Louis soit éloigné des affaires de la cour de Karlsruhe et maria le prince à Charles à une nièce de son épouse qu'il adopta et fit princesse impériale.

La margravine amélie qui craignait pour son fils un mariage indigne de son rang, avait fiancé Charles à Augusta-Amélie de Bavière. Les fiançailles furent rompues sur les instances de Napoléon Ier qui voulait marier Augusta à son fils adoptif, Eugène de Beauharnais. En compensation, l'empereur maria Charles à Stéphanie de Beauharnais, une cousine d'Eugène, qu'il adopta et fit princesse impériale (1806).

Aux commencements, le mariage ne fut pas heureux, les deux époux étant plutôt immatures. De plus Charles restait sous l'influence de son oncle, qui l'entraînait dans ses excès. Sur les instances de l'empereur des Français et non sans répugnance, les époux finirent par se rapprocher et leur premier enfant naquit en 1811, année où le jeune margrave succéda à son grand-père, Charles Ier de Bade.

Politiquement, bien que beau-frère du roi de Suède et du Tsar, il se montra un partisan fidèle de Napoléon Ier et ne l'abandonna qu'en désespoir de cause.

En 1812 naquit le prince héritier attendu mais le nourrisson mourut subitement dans des conditions étranges qui firent soupçonner une substitution d'enfant.

Le Congrès de Vienne (1814-1815) confirma les possessions acquises par son grand-père durant le règne de Napoléon Ier.

Ses mœurs débauchées altéraient déjà sa santé mais le grand-duc, qui n'avait pas trente ans, savait néanmoins faire preuve de rectitude morale et refusa de répudier sa femme après la chute de l'empire Français. Une fille était née en 1813, puis un fils en 1816 qui mourut au berceau, enfin une autre fille naquit en 1817. La santé de plus en plus chancelante du grand-duc laissait présager la fin de la dynastie Badoise.

En 1818, il octroya à ses sujets une nouvelle Constitution et fit admettre les princes de Hochberg, issus du mariage morganatique de son grand-père comme héritiers du trône.

Victime de ses excès, il mourut peu après sans héritier masculin survivant. Le prince Louis, son oncle, lui succéda sous le nom de Louis Ier de Bade (1763-1830).

Kaspar Hauser[modifier | modifier le code]

Kaspar Hauser

Kaspar Hauser serait, selon les derniers résultats[Quand ?] des analyses ADN, le fils de Charles II de Bade, qui aurait pu être enlevé par la baronne Louise Caroline Geyer von Geyersberg, comtesse von Hochberg, épouse morganatique de son grand-père Charles Ier de Bade (et peut être maîtresse de son beau-fils, le futur grand-duc Louis Ier)[réf. nécessaire].

Charles II de Bade descend de la quatrième branche de la Maison de Bade, elle-même issue de la première branche de la Maison ducale de Bade. Il appartient à la lignée de Bade-Durlach dite lignée Ernestine fondée par Ernest de Bade-Durlach. Cette lignée toujours existante est représentée par le prince Maximilien de Bade.

Il est le créateur de l'Ordre du Lion de Zaeringen le .

Ascendance[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Françoise de Bernardy : Stéphanie de Beauharnais, librairie académique Perrin, Paris 1977
  • Baden-Durlach

Notes et références[modifier | modifier le code]