Lucette Michaux-Chevry

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Lucette Michaux-Chevry
Illustration.
Fonctions
Présidente de la communauté d'agglomération Grand Sud Caraïbe[a]

(7 ans et 30 jours)
Réélection
Prédécesseur Intercommunalité créée
Successeur Joël Beaugendre
Maire de Basse-Terre

(6 ans, 1 mois et 25 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Guy Georges
Successeur Marie-Luce Penchard

(5 ans, 8 mois et 26 jours)
Élection
Prédécesseur Jérôme Cléry
Successeur Pierre Martin
Sénatrice française

(15 ans, 11 mois et 28 jours)
Élection 24 septembre 1995
Réélection 26 septembre 2004
Circonscription Guadeloupe
Ministre déléguée chargée de l'Action humanitaire et des Droits de l'homme

(2 ans, 1 mois et 11 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Édouard Balladur
Gouvernement Balladur
Prédécesseur Claude Malhuret (Droits de l'homme, indirectement)
Successeur Xavier Emmanuelli (Action humanitaire, indirectement)
Rama Yade (Droits de l'homme, indirectement)
Présidente du conseil régional de la Guadeloupe

(12 ans et 5 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Félix Proto
Successeur Victorin Lurel
Députée française

(4 ans, 10 mois et 8 jours)
Élection 12 juin 1988
Réélection 21 mars 1993
Circonscription 4e de la Guadeloupe
Législature IXe et Xe (Cinquième République)
Groupe politique RPR
Prédécesseur Scrutin proportionnel
Successeur Philippe Chaulet
Secrétaire d'État chargée de la Francophonie

(2 ans, 1 mois et 20 jours)
Président François Mitterrand
Premier ministre Jacques Chirac
Gouvernement Chirac II
Successeur Thierry de Beaucé
Présidente du conseil général de la Guadeloupe

(2 ans, 11 mois et 25 jours)
Élection
Prédécesseur Lucien Bernier
Successeur Dominique Larifla
Conseillère générale de la Guadeloupe

(9 ans et 8 jours)
Élection 17 mars 1985
Réélection 29 mars 1992
Circonscription Canton de Gourbeyre
Prédécesseur Canton créé
Successeur Luc Adémar

(9 ans et 2 jours)
Élection 14 mars 1976
Réélection 21 mars 1982
Circonscription Canton de Saint-Claude
Prédécesseur Lucien Gerville-Réache
Successeur Robert Tamas
Biographie
Date de naissance (91 ans)
Lieu de naissance Saint-Claude (Guadeloupe)
Nationalité Française
Parti politique RPR (1986-2002)
UMP (2002-2015)
LR (depuis 2015)
Enfants Marie-Luce Penchard
Profession Avocate

Lucette Michaux-Chevry, née le à Saint-Claude (Guadeloupe), est une femme politique française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Situation personnelle[modifier | modifier le code]

Avocate de profession, elle est la mère de Marie-Luce Penchard, secrétaire d'État puis ministre chargée de l'Outre-mer de 2009 à 2012 et qui lui succède à la mairie de Basse-Terre en 2014[1].

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Elle est conseillère générale de la Guadeloupe (élue dans le canton de Saint-Claude puis dans le canton de Gourbeyre) de 1976 à 1994 et présidente du conseil général de 1982 à 1985.

Élue députée lors des élections législatives de 1986, elle n’exerce pas ce mandat, étant nommée secrétaire d'État chargée de la Francophonie du gouvernement Chirac II, du au [2]. Elle devient ensuite présidente du conseil régional de la Guadeloupe en 1992[b], puis ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de l'Action humanitaire et des Droits de l'homme du gouvernement Édouard Balladur, du au [2].

Elle est élue sénatrice de la Guadeloupe le , puis réélue le . Au Sénat, elle est membre de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, du Groupe français de l'Union interparlementaire (UIP) et du Comité directeur du Fonds pour l'emploi dans les départements d'outre-mer et la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon (FEDOM). Elle décide de ne pas se représenter lors des élections sénatoriales de 2011[3].

En 2002, elle est condamnée à payer 20 000 euros pour « favoritisme dans l’attribution de marchés publics »[4]. Toujours en 2002, elle est condamnée pour usage de faux ; dans une autre affaire, elle est condamnée avec sursis pour abus de confiance[5].

Elle perd la présidence du conseil régional en 2004 contre le socialiste Victorin Lurel[6]. Sa défaite est suivie de celles de Gaston Flosse en Polynésie française en 2005 et de Jacques Lafleur en Nouvelle-Calédonie en 2007, marquant la fin d'une époque des proches de Jacques Chirac au pouvoir dans les territoires d'outre-mer français.

La querelle a toujours été très vive entre Gabrielle Louis-Carabin (députée et maire du Moule) et Lucette Michaux-Chevry. Les deux femmes multiplient les attaques. Amie personnelle de Jacques Chirac, Lucette Michaux-Chevry a toujours refusé de créer une section locale du RPR ou de l’UMP en Guadeloupe. À l’inverse, la députée-maire du Moule, se prévalant du soutien personnel de Nicolas Sarkozy, est passée outre. Lors de ses meetings en Guadeloupe, Nicolas Sarkozy, alors président de l’UMP, a dû multiplier les appels à l’union et l’unité derrière lui. Depuis, les querelles entre les deux femmes ont quelque peu diminué.

Lors de la grève générale aux Antilles françaises en 2009, Lucette Michaux-Chevry appelle tous les élus de la Guadeloupe à monter un front uni dans le dialogue avec le président Nicolas Sarkozy et à modifier profondément la politique mise en place dans les départements d'outre-mer par le gouvernement et les relations avec la métropole.

La liste qu'elle mène à Basse-Terre lors des élections municipales de 2014 l'emporte avec 56,4 % des voix dès le premier tour de scrutin. Réélue à la présidence de la communauté d'agglomération du Sud Basse-Terre, elle quitte ses fonctions de maire, comme elle l'avait annoncé peu avant son élection[7].

Aux élections départementales de 2015, le binôme qu'elle forme avec Simon Barlagne est éliminé au premier tour dans le nouveau canton de Basse-Terre incluant désormais la commune de Saint-Claude, dirigée par le Parti socialiste[8].

En , elle démissionne de la présidence de la communauté d'agglomération Grand Sud Caraïbe et annonce, à près de 90 ans, mettre un terme à sa carrière politique[9]. Elle conserve toutefois sa fonction d'adjointe à la maire de Basse-Terre (sa fille Marie-Luce Penchard), qu'elle exerce de 2014 à 2020[10].

Affaires judiciaires[modifier | modifier le code]

Lucette Michaux-Chevry est placée en garde à vue en , avec sa fille Marie-Luce et son petit-fils Alexandre Penchard, dans le cadre d'une affaire de détournement de fonds présumé[11].

En , à 91 ans, elle est entendue par la justice de Basse-Terre et placée en garde à vue pour une affaire de financement lors de la campagne d'Ary Chalus pour les élections régionales de 2015[12],[13].

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Au gouvernement[modifier | modifier le code]

Au Parlement[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Communauté d’agglomération du Sud Basse-Terre jusqu’en 2014.
  2. Elle est, avec Marie-Christine Blandin, la première femme élue à la présidence d’un conseil régional en France.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Penchard devient maire de Basse-Terre », sur Le Figaro, .
  2. a et b « Archives d'Outre-mer : qui sont les ministres d'Outre-mer de la Ve République ? », sur La Première, .
  3. « Les candidats en vue, les personnalités sortantes », sur Les Échos, (consulté le 26 avril 2020).
  4. « Justice : Lucette Michaux-Chevry condamnée pour favoritisme », sur Le Monde, .
  5. Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet, L'Argent des politiques : les enfants gâtés de la République, Paris, Éditions Albin Michel, .
  6. « Le tombeur de Lucette », sur L'Express, .
  7. « Lucette Michaux-Chevry abandonne son fauteuil de maire », sur guadeloupe.franceantilles.fr, .
  8. « Départementales Outre-mer : les gagnants et les perdants », sur La Première, .
  9. « Lucette Michaux-Chevry met fin à sa carrière politique », sur La Première, .
  10. « Guadeloupe: l'ancienne ministre Lucette Michaux-Chevry devant la justice », sur Le Figaro, .
  11. « Lucette Michaux-Chevry, Marie-Luce et Alexandre Penchard en garde à vue », sur rci.fm, .
  12. « Lucette Michaux-Chevry, ministre sous Chirac, placée en garde à vue », sur lepoint.fr, (consulté le 10 juillet 2020).
  13. « L’ancienne ministre Lucette Michaux-Chevry placée en garde à vue », sur 20minutes.fr (consulté le 10 juillet 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]