Lucette Michaux-Chevry

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Lucette Michaux-Chevry
Image illustrative de l'article Lucette Michaux-Chevry
Fonctions
Présidente de la Communauté d'agglomération du Sud Basse-Terre
En fonction depuis le
(5 ans, 6 mois et 19 jours)
Réélection
Successeur nouvelle intercommunalité
Maire de Basse-Terre

(6 ans, 1 mois et 25 jours)
Prédécesseur Guy Georges
Successeur Marie-Luce Penchard

(5 ans, 8 mois et 26 jours)
Prédécesseur Jérôme Cléry
Successeur Pierre Martin
Sénatrice de la Guadeloupe

(15 ans, 11 mois et 28 jours)
Élection 24 septembre 1995
Réélection 26 septembre 2004
Ministre déléguée chargée de l'Action humanitaire et des Droits de l'homme

(2 ans, 1 mois et 11 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Édouard Balladur
Prédécesseur Claude Malhuret (Droits de l'homme, indirectement)
Successeur Xavier Emmanuelli (Action humanitaire, indirectement)
Présidente du Conseil régional
de la Guadeloupe

(12 ans et 5 jours)
Élection 22 mars 1992
Prédécesseur Félix Proto
Successeur Victorin Lurel
Secrétaire d'État chargée de la Francophonie

(2 ans, 1 mois et 20 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Jacques Chirac II
Successeur Thierry de Beaucé
Députée de la Guadeloupe
Élue dans la 4e circonscription

(4 ans, 10 mois et 19 jours)
Prédécesseur scrutin proportionnel
Successeur Philippe Chaulet

(16 jours)
Prédécesseur scrutin d'arrondissement
Successeur Édouard Chammougon
Présidente du Conseil général
de la Guadeloupe

(2 ans, 11 mois et 25 jours)
Élection 21 mars 1982
Prédécesseur Lucien Bernier
Successeur Dominique Larifla
Conseillère générale de la Guadeloupe
Élue dans le canton de Saint-Claudepuis de Gourbeyre

(9 ans et 8 jours)
Successeur Luc Adémar

(9 ans et 2 jours)
Prédécesseur Lucien Gerville-Réache
Successeur Robert Tamas
Biographie
Date de naissance (88 ans)
Lieu de naissance Saint-Claude (Guadeloupe)
Nationalité Française
Parti politique RPR (1986-2002)
UMP (2002-2015)
Les Républicains (depuis 2015)
Enfants Marie-Luce Penchard
Profession Avocate
Ministres de l'Action humanitaire
Ministres français des Droits de l'homme

Lucette Michaux-Chevry, née le à Saint-Claude (Guadeloupe), est une femme politique française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avocate de profession, elle est élue conseillère générale (apparentée socialiste) dans le canton de Saint-Claude en 1976, puis nommée secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargée de la francophonie du gouvernement Chirac II du au , puis ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée de l'Action humanitaire et des Droits de l'Homme du Gouvernement Édouard Balladur du au .

Elle est élue sénatrice de la Guadeloupe le , puis réélue le . Elle perd la présidence du conseil régional de la Guadeloupe en 2004[1]. La défaite de Lucette Michaux-Chevry en 2004 suivie de celles de Jacques Lafleur en Nouvelle-Calédonie en 2007 et de Gaston Flosse en Polynésie française en 2005 marquent la fin d'une époque des proches de Jacques Chirac au pouvoir dans les territoires d'outre-mer français.

La querelle a toujours été très vive entre Gabrielle Louis-Carabin (députée-maire du Moule) et Lucette Michaux-Chevry. Les deux femmes ont depuis quelques années, multiplié les attaques. Amie personnelle de Jacques Chirac, Lucette Michaux-Chevry a toujours refusé de créer une section locale du RPR ou de l’UMP en Guadeloupe. À l’inverse, la députée-maire du Moule se prévalant du soutien personnel de Nicolas Sarkozy est passé outre. Lors de ses meetings en Guadeloupe, Nicolas Sarkozy, alors président de l’UMP a dû batailler ferme et multiplier les appels à l’union et l’unité derrière lui. Depuis les querelles entre les deux femmes ont quelque peu diminué.

Au Sénat, elle est membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, membre du Groupe français de l'Union interparlementaire (UIP) et membre du Comité directeur du Fonds pour l'emploi dans les départements d'outre-mer et la collectivité territoriale de Saint-Pierre-et-Miquelon (FEDOM). Elle décide de ne pas se représenter lors des sénatoriales de 2011.

Elle est la mère de Marie-Luce Penchard (née en 1959), secrétaire d'État (puis ministre) chargée de l'outre-mer de 2009 à 2012 et qui lui succède à la mairie de Basse-Terre en 2014.

Aux élections départementales de 2015, le binôme qu'elle forme avec Simon Barlagne est éliminé au premier tour dans le nouveau canton de Basse-Terre incluant désormais la commune de Saint-Claude, dirigée par le Parti Socialiste[2].

Justice[modifier | modifier le code]

En 2001, elle est condamnée par la cour de discipline budgétaire et financière[3].

En 2002, elle est condamnée à payer 20 000 euros pour « favoritisme dans l’attribution de marchés publics »[4].

Toujours en 2002, elle est condamnée pour usage de faux; puis dans une autre affaire, elle est condamnée avec sursis pour abus de confiance[5].

Le 26 avril 2017, elle est placée en garde à vue pour « détournement de fonds publics, association de malfaiteurs, escroquerie en bande organisée, prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux de documents administratifs » présumés[6],[7].

Grève générale des Antilles françaises de 2009[modifier | modifier le code]

Lors de la grève générale des Antilles françaises de 2009, Lucette Michaux-Chevry appelle tous les élus de la Guadeloupe de monter un front uni dans le dialogue avec le président Sarkozy et de modifier profondément la politique mise en place dans les départements d'outre-mer par le gouvernement et les relations avec la métropole[8].

Détail des fonctions et des mandats[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

Conseil régional
  • 1992 - 1998 : Présidente du conseil régional de la Guadeloupe
  • 1998 - 2004 : Présidente du conseil régional de la Guadeloupe
Conseil général
Communauté de communes
Communes

Mandats parlementaires[modifier | modifier le code]

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

  • -  : Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de la francophonie
  • -  : Ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargée de l'action humanitaire et des droits de l'homme

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Le tombeur de Lucette", L'Express, 5/04/2004.
  2. Départementales Outre-mer : les gagnants et les perdants
  3. Revue française de droit constitutionnel. Numéros 53 à 56. Presses universitaires de France, 2003. Page 140
  4. "20.000 euros d'amende pour Lucette Michaux-Chevry", Le Nouvel Observateur, 25/11/2002.
  5. L'Argent des politiques: Les enfants gâtés de la République. Christophe Dubois, Marie-Christine Tabet, éditions Albin Michel, Paris,2009
  6. « Guadeloupe : l'ancienne ministre Lucette Michaux-Chevry placée en garde à vue », bfmtv.com, 27 avril 2017.
  7. http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/04/27/detournement-de-fonds-en-guadeloupe-une-ex-ministre-placee-en-garde-a-vue_5118250_1653578.html
  8. Lucette Michaux-Chevry propose un front uni contre Sarkozy

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]