Claude Malhuret

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Claude Malhuret
Illustration.
Fonctions
Président du groupe LIRT au Sénat
En fonction depuis le
(2 ans, 10 mois et 3 jours)
Élection
Prédécesseur Groupe créé
Sénateur français
En fonction depuis le
(5 ans, 10 mois et 4 jours)
Élection 28 septembre 2014
Circonscription Allier
Groupe politique LR (2014-2017)
LIRT (depuis 2017)
Maire de Vichy

(28 ans, 5 mois et 17 jours)
Prédécesseur Jacques Lacarin
Successeur Frédéric Aguilera
Député

(4 ans et 19 jours)
Élection 21 mars 1993
Circonscription 4e de l'Allier
Législature Xe (Cinquième République)
Prédécesseur Jean-Michel Belorgey
Successeur Gérard Charasse
Député européen

(3 ans, 8 mois et 22 jours)
Élection 15 juin 1989
Législature 3e
Groupe politique LDR
Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé des Droits de l'homme

(2 ans, 1 mois et 20 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Chirac II
Successeur Lucette Michaux-Chevry (indirectement)
Biographie
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance Strasbourg (Bas-Rhin)
Nationalité française
Parti politique UMP (2002-2015)
LR (2015-2017)
Agir (depuis 2017)
Diplômé de université Paris V
Profession Médecin, Avocat

Claude Malhuret, né le à Strasbourg (Bas-Rhin), est un médecin et homme politique français.

Président de Médecins sans frontières de 1978 à 1986 et cofondateur du site Doctissimo, il est maire de Vichy de 1989 à 2017. Il est également député européen de 1989 à 1993, député de 1993 à 1997 et secrétaire d'État chargé des Droits de l'homme de 1986 à 1988. Sénateur depuis 2014, il préside le groupe Les Indépendants – République et territoires (LIRT) au Sénat depuis .

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Claude Malhuret est le fils de Robert et Simone Malhuret, respectivement dermatologue à Vichy et pharmacienne à Cusset[1]. Il suit sa scolarité au collège de Cusset[1] puis au lycée de Vichy. Il fait ensuite des études de médecine en 1966 à la faculté Cochin-Port-Royal de l'université Paris V[1]. Docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux, il est également avocat, après des études de droit à la faculté de droit de l'université Paris I.

Engagement humanitaire[modifier | modifier le code]

Il effectue son service militaire en 1973-1974 au titre de la coopération comme médecin-chef des hôpitaux d’El Aïoun et de Taourirt, au nord-est du Maroc. En 1975, il est médecin épidémiologiste pour l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en Inde, au Bengale-Occidental[2].

En 1976 et 1977, il est coordinateur des équipes médicales de l'association Médecins sans frontières (MSF) dans les camps de réfugiés cambodgiens, laotiens et vietnamiens à la frontière thaïlandaise. En 1978, il est élu président de l'association malgré l’opposition de Bernard Kouchner, l'un de ses co-fondateurs, qui quitte alors MSF, en désaccord sur le programme de développement proposé. Claude Malhuret dirige l’association pendant huit ans.

Engagement politique[modifier | modifier le code]

En 1984, il fonde et préside « Liberté sans frontières », un groupe de réflexion destiné à remettre en question les thèses tiers-mondistes sur le développement économique et social et à lutter contre les régimes totalitaires. Jean-François Revel, Alain Besançon, Emmanuel Le Roy Ladurie, François Fejtő, Ilios Yannakakis font partie de son conseil d’administration.

En 1986, sur la proposition d’Alain Madelin, Jacques Chirac, alors Premier ministre du premier gouvernement de cohabitation, nomme Claude Malhuret secrétaire d’État chargé des Droits de l’homme, un poste similaire au poste d'Assistant Secretary of State for Democracy, Human Rights, and Labor (en) aux États-Unis.

Dans les années 1980, il fait partie de la « bande à Léo », des libéraux proches de François Léotard[2].

Député européen de 1989 à 1993, puis député en 1993, il est battu lors de la défaite de la majorité lors des élections législatives qui suivent la dissolution de 1997.

En 1989, Claude Malhuret est élu maire de Vichy. Il est réélu en 1995, 2001, 2008 et 2014. Cette même année il est élu président de la communauté d'agglomération de Vichy Val d'Allier (puis de Vichy Communauté le [3]). Il a également été élu conseiller régional d’Auvergne de 2004 à 2014.

Le , il est élu sénateur de l'Allier.

Il est président de la fédération départementale de l’Allier du parti Les Républicains à partir de 2007.

En 2016, il soutient Alain Juppé pour la primaire de la droite et du centre. Le , dans le contexte de l'affaire Fillon, il décide de ne plus apporter son soutien au candidat LR, François Fillon, à l'élection présidentielle[4]. Membre fondateur du nouveau parti Agir, la droite constructive, créé en novembre 2017 à la suite de la refonte du paysage politique qui a suivi l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, il quitte dans la foulée Les Républicains[5].

La loi sur le cumul des mandats ne permettant plus d'être à la fois maire et parlementaire, Claude Malhuret décide, le , d'abandonner son mandat de maire de Vichy (remplacé par son troisième adjoint Frédéric Aguilera) et de rester au Sénat[6]. Il annonce par ailleurs la constitution d'un groupe « Constructifs »[7].

En novembre 2017, il participe à la création d'Agir, la droite constructive.

En juillet 2019, il demande l'interdiction des chaînes de télévision russes Russia Today et de Sputnik, avançant que « ce ne sont pas des médias, ce sont des organes d’influence, et c’est le président de la République qui l’a dit très clairement »[8].

Doctissimo[modifier | modifier le code]

En 1999, entamant une nouvelle carrière professionnelle, il conçoit et lance avec Laurent Alexandre (également médecin) le site web Doctissimo[9], seul portail-santé à survivre à la bulle internet du début des années 2000. Succès de l'internet français, Doctissimo est vendu au groupe Lagardère en 2008.

Autres activités[modifier | modifier le code]

De 2006 à , Claude Malhuret est le directeur du développement éthique de Korian[10],[11].

Publication[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Alain Carteret, Histoire de Vichy : Histoire de Cusset, t. I, Vichy, Alain Carteret, (ISBN 2-9516948-0-6), p. 96.
  2. a et b Carl Meeus, « Claude Malhuret, nouvelle star », Le Figaro,‎ , p. 16 (lire en ligne).
  3. « Claude Malhuret élu président », sur lamontagne.fr, (consulté le 20 janvier 2017).
  4. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », sur liberation.fr, .
  5. « Claude Malhuret quitte Les Républicains », sur Le Figaro, (consulté le 17 avril 2018).
  6. Emmanuel Moreau, « Claude Malhuret abandonne son mandat de maire de Vichy et choisit le Sénat », sur francebleu.fr, (consulté le 22 septembre 2017).
  7. Cyrille Genet, « Vichy : Claude Malhuret veut constituer et présider un groupe des Constructifs au Sénat », sur francetvinfo.fr, (consulté le 22 septembre 2017).
  8. Radu Portocală, « Est/Ouest: La guerre sans fin des antennes », Causeur,‎ (lire en ligne).
  9. Titiou Lecocq et Diane Lisarelli, Encyclopédie de la webculture, Groupe Robert Laffont, , 250 p. (ISBN 978-2-221-12960-9, lire en ligne), p. 52
  10. Pierre Bienvault, « Claude Malhuret, soucieux de bientraitance », sur La Croix, (consulté le 4 mai 2020).
  11. « Déclaration d'intérêts et d'activités : Malhuret Claude », sur Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, (consulté le 4 mai 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]