Edmond Alphandéry

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Edmond Alphandéry
Fonctions
Ministre de l'Économie
16e ministre des Finances de la Ve République

(2 ans, 1 mois et 11 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Édouard Balladur
Prédécesseur Michel Sapin
Successeur Alain Madelin
Député de la troisième circonscription de Maine-et-Loire

(15 ans, 1 mois et 12 jours)
Prédécesseur Paul Boudon
Successeur Christian Martin
Biographie
Date de naissance (75 ans)
Lieu de naissance Avignon (Vaucluse)
Nationalité Française
Parti politique UDF

Edmond Alphandéry, né le à Avignon (Vaucluse), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudie à l'Institut d'études politiques de Paris (Bourse Fulbright (1967-1968)) puis à l'Université de Chicago et est agrégé d'économie politique en 1971.

Docteur d'État en sciences économiques, professeur émérite à l'Université Paris II - Panthéon Assas, il est député UDF de Maine-et-Loire de 1978 à 1993.

Conseiller général du Canton de Longué-Jumelles (Maine-et-Loire) de 1976 à mars 2008, Président du conseil général de Maine-et-Loire (1994-1995) il fut maire de Longué-Jumelles (Maine-et-Loire) de 1977 à mars 2008.

Ministre de l'Économie[modifier | modifier le code]

Il a été ministre de l'Économie de 1993 à 1995 au sein du gouvernement Balladur. Il a eu pour directeurs de cabinet Christian Noyer, plus tard gouverneur de la Banque de France puis Patrice Vial, ancien inspecteur général des finances.

Les principaux faits notables de son mandat sont :

  • émission d'un grand emprunt 6 % (succès : 110 milliards de francs de souscription en partie dû à la possibilité de convertir ses titres en actions des sociétés en voie de privatisation) ;
  • loi du 19 juillet 1993 : programme de privatisation (Crédit local de France, Rhône-Poulenc, Banque nationale de Paris, Elf-Aquitaine, l'Union des assurances de Paris, Seita) ;
  • augmentation de la participation de l'État dans le capital de Renault ;
  • plan de restructuration d'entreprises publiques en situation financière critique (Air France, Crédit lyonnais);
  • modification du statut de la Banque de France (loi du 4 août 1993) ;
  • stimulation de la consommation des ménages (prime de l'État pour l'achat de véhicules automobiles neufs) ;
  • développement de l'épargne (ouverture du marché des obligations assimilables du Trésor aux particuliers) ;
  • participation aux négociations finales du Cycle d'Uruguay qui aboutissent, avec le traité de Marrakech (15 avril 1994), à la création de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ;
  • convainc les pays membres de la zone franc d'accepter une dévaluation substantielle du franc CFA ;
  • publication du code de la consommation.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]