Haut-du-Them-Château-Lambert

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Haut-du-Them-Château-Lambert
Vue de Château-Lambert.
Vue de Château-Lambert.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Canton Mélisey
Intercommunalité Communauté de communes des mille étangs
Maire
Mandat
Hubert Claudel
2014-2020
Code postal 70440
Code commune 70283
Démographie
Gentilé Haut-du-Themois-Chaitelots, Haut-du-Themoises-Chaitelotes
Population
municipale
437 hab. (2014)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 50′ 37″ nord, 6° 43′ 24″ est
Altitude Min. 421 m – Max. 1 215 m
Superficie 25,16 km2
Localisation

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Haut-du-Them-Château-Lambert

Haut-du-Them-Château-Lambert est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont les Haut-du-Themois-Chaitelots[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le nord du département de la Haute-Saône, dans la haute vallée de l'Ognon, à 3 km du Thillot par le col des Croix, à 20 km en amont de Mélisey et à 35 km de Lure. Par la route, la mairie est distante de 4 km de Servance, de 7,5 km du Thillot par le col des Croix, de 27 km de Lure et de 42 km de Belfort.

Le point culminant de la commune (ainsi que du département de la Haute-Saône) est le ballon de Servance, situé à 1 215 m d'altitude.

La commune[modifier | modifier le code]

Elle est composée en fait de deux villages bien distincts :

  • Le Haut-du-Them (550 m ; 500 hab.) ;
  • Château-Lambert (700 m ; 17 hab. en 2010).

La commune de Château-Lambert a été réuni à celle du Haut-du-Them en 1972[2].

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Haut-du-Them-Château-Lambert
Ramonchamp (Vosges) Le Thillot (Vosges) Fresse-sur-Moselle (Vosges)
Haut-du-Them-Château-Lambert Saint-Maurice-sur-Moselle (Vosges)
Servance-Miellin Plancher-les-Mines

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La commune est première traversée par l'Ognon, qui prend sa source sur les hauteurs de Château-Lambert.

Histoire[modifier | modifier le code]

Château-Lambert[modifier | modifier le code]

À l'origine, il y avait là un poste de surveillance de l'armée romaine au col de Lestoy (aujourd'hui col des Croix, donnant accès à la Lorraine). Au XIIe siècle, le comte de Faucogney, Gislebert de Faucogney, fit ériger un château fort nommé Castrum Humberti ou Chastel-Humbert, qui devint Chasteau-Lambert à la fin du XVe siècle, puis Château-Lambert. De 1341 à 1347, la place fut occupée par les Bourguignons, puis revint à Henri de Faucogney. En 1374, l'ensemble de la seigneurie de Faucogney est cédée pour 200 000 écus d'or à Philippe le Hardi, duc de Bourgogne. Sous la domination des Bourguignons commence l'exploitation des mines aurifères, puis argentifères situées en contrebas du hameau.

La Franche-Comté passe sous la tutelle espagnole vers 1598 sous Philippe II avec le gouvernement d'Isabelle-Claire-Eugénie d'Autriche. Le roi Philippe III fait ériger Notre-Dame-de-l'Assomption, chapelle située au cœur de Château-Lambert en 1616. Le château est détruit en 1643, durant la guerre de Dix Ans. Château-Lambert et le Haut-du-Them deviennent français en 1780. Au cours de la Révolution française, la commune de Château-Lambert porta provisoirement le nom de Mont-Lambert[3].

Les mines ferment sous la Révolution française ; leur exploitation reprendra pour quelques années au début du XXe siècle (en partie sous l'occupation allemande), pour l'extraction de molybdène. Notre-Dame-des-Neiges est érigée en 1855 au sommet de la montagne où se dressait jadis le château. Elle commémore les victimes de l'épidémie de choléra de 1854 ; foudroyée en 1973, elle sera aussitôt restaurée.

Le fort de Château-Lambert, situé au-dessus du col des Croix, héberge quelques militaires durant la guerre de 14-18. Château-Lambert est libéré du joug allemand le 25 novembre 1944.

La gare du Haut-du-Them des Chemins de fer vicinaux de Haute-Saône vers 1907.

La vallée de l'Ognon était reliée à celle de la Moselle par un chemin de fer secondaire départemental (on disait « tramway ») exploité par la compagnie des chemins de fer vicinaux de Haute-Saône (CFV). La ligne, qui passait dans le tunnel creusé sous le Col des Croix avait son terminus initial au Haut-du-Them, avant d'être prolongée en 1912 au Thillot.

En 1972, Château-Lambert est rattaché à la commune du Haut-du-Them, faute de population. Le village, qui comptait en 1616 entre 600 et 700 habitants (240 en 1790), n'en compte plus en 1968 que vingt[4]..

Le Haut-du-Them[modifier | modifier le code]

Le village du Haut-du-Them est beaucoup plus récent. À l'origine, il y avait là forêts et prairies, baptisées Haut-du-Them car situées au-dessus du Them, lieu-dit de Servance.

Le Haut-du-Them naquit au XIXe siècle, et resta longtemps un quartier de Servance. Il fut érigé en commune autonome en 1841[2].

La commune a reçu, le 11 novembre 1948, la croix de guerre 1939-1945 à l'issue de la Seconde Guerre mondiale[5]. En effet, elle fut la dernière libérée de la vallée de l'Ognon, le 25 novembre 1944, après de longs combats et des dizaines de milliers d’obus tombés sur le village et 8 victimes civiles de la libération du village[6].

En 1972, la commune de Château-Lambert fut rattaché à celle du Haut-du-Them, qui devint Haut-du-Them-Château-Lambert[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Carte départementale représentant en rouge la communauté de communes des mille étangs.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

Elle fait partie depuis sa création en 1841 du canton de Mélisey[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton s'est agrandi, passant de 13 à 34 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes des mille étangs depuis le .

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs du Haut-du-Them
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1953 Charles Claudel[réf. nécessaire]    
1953 1972 Albert Côme (1910-2007)[réf. nécessaire]   Devenu maire de la commune fusionnée
Liste des maires successifs de Château-Lambert
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Liste des maires successifs du Haut-du-Them-Château-Lambert[7]
Période Identité Étiquette Qualité
1972 mars 1989 Albert Côme
(1910-2007)
  Ancien maire du Haut-du-Them
mars 1989 juin 2001 Fernand Claudel[8]
(1930-2014)
  Enseignant au CEG du Thillot
juin 2001 janvier 2004 Suzanne Lamboley    
avril 2004[9] en cours
(au 12 octobre 2016)
Hubert Claudel   Retraité
Frère de Fernand Claudel[8]
Réélu pour le mandat 2014-2020[10]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1841. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 437 habitants, en diminution de -7,02 % par rapport à 2009 (Haute-Saône : -0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881
1 554 1 507 1 410 1 240 1 295 1 385 1 292 1 330 1 237
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
1 268 1 222 1 234 1 216 1 212 1 193 969 929 851
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
838 719 754 766 643 562 521 465 502
2005 2010 2014 - - - - - -
512 449 437 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006 [13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Services à la population[modifier | modifier le code]

La mairie accueille une Maison des services publics où est implanté un point « Visioservices », système interactif qui permet aux habitants d'entrer en contact avec notamment la mutualité sociale agricole (MSA), la caisse d'allocations familiales (CAF), la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) et pôle emploi[14].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Musée départemental de la Montagne Albert-Demard créé en 1977, situé à Château-Lambert ;
  • la chapelle Notre-Dame-de-l'Assomption (1616), située à Château-Lambert, et qui porte toujours l'inscription (restaurée) « Érigée aux frais des Rois d'Espagne » ;
  • le cimetière conserve une croix de fonte de 1743, ornée de fleurs de lys ;
  • la statue de Notre-Dame des Neiges (élevée en 1855, foudroyée en 1970 et remplacée), sur l'emplacement de l'ancien château, à 808 m d'altitude ;
  • l'Espace Nature Culture inauguré en 2009, à Château-Lambert ;
  • la Maison de la Nature des Vosges Saônoises, à Haut-du-Them, dans l'ancienne École de Belmont (fermée en 1972) : lieu de départ de « sorties nature ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Haut-du-Them-Château-Lambert Blason D’argent au mont à trois coupeaux de sinople chargé d’une source du champ d'où s’écoule vers la pointe une rivière de même, le mont surmonté d’un pic de mineur et d’un marteau de gueules passés en sautoir, sur lesquels broche un briquet d’or accostés de deux digitales de sinople fleuries de pourpre, mouvantes des coupeaux des flancs.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Château-Lambert, plaquette de G.Cugniert et J.Christin, Association pour la Restauration de l'Église de Château-Lambert, non daté

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Réhabiliter le presbytère », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  2. a, b, c, d et e Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Château-Lambert », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 10 janvier 2013)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Château-Lambert », sur EHESS, École des hautes études en sciences sociales (consulté le 17 novembre 2016)
  5. « Communes de Haute-Saône ayant reçu la croix de guerre 1939-1945 ».
  6. « Victimes de guerre », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Au Monument aux morts, le maire Hubert Claudel déposait une nouvelle gerbe et procédait à l’appel du nom des 8 victimes civiles de la Libération du village : Maria Mougenot, 67 ans ; Auguste Jeanblanc, 36 ans ; Albert Mougenot, 21 ans ; Marthe Lamboley, 19 ans ; Jules Faivre, 68 ans ; Monique Guerre, 13 ans ; Thérèse Hans, 37 ans ; Jean-Marie Perrin ».
  7. « Les maires de Haut-du-Them-Château-Lambert », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 16 novembre 2016).
  8. a et b « Décès de Fernand Claudel », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Il entre au conseil municipal comme 1er adjoint en 1977 et il est élu maire en 1989. Une fonction qu’il arrête en 2001. Il est à l’origine de nombreux travaux communaux et pendant plus de trente ans, il a occupé la charge de trésorier du foyer rural. L’heure de la retraite sonne en 1992, mais il continue ses activités ».
  9. « Hubert Claudel se représente », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « À la tête de la municipalité depuis 2004, Hubert Claudel avait bien songé à raccrocher, mais son successeur n’ayant pas encore la disponibilité nécessaire souhaitée par tous les deux, il repart « d’un commun accord et pas l’un sans l’autre » avec sa première adjointe, Sylviane Valdenaire, dans son équipe depuis la même date ».
  10. « Hubert Claudel sans surprise », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Samedi dernier, Hubert Claudel, maire sortant a procédé à l’installation du nouveau conseil et plus ancien de l’assemblée, il a fait procéder à l’élection du maire. Sans surprise il a été reconduit dans ses fonctions ».
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  14. « La borne des conférences », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Le but étant de rapprocher les services publics des territoires qui en sont dépourvus. Le système se substitue aux permanences que ces services tenaient régulièrement dans les gros bourgs et qui progressivement disparaissent au nom de la rentabilité. L’objectif, outre l’aspect environnemental, tout en réduisant les dépenses, est de faciliter la vie quotidienne de la population ».