Digitale

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Digitalis

image illustrant la flore
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Les digitales forment le genre Digitalis, environ vingt espèces de plantes herbacées classiquement placées dans la famille des Scrofulariacées. Les études récentes situent désormais ce genre dans les Plantaginacées. Elles sont originaires d'Europe, d'Afrique du nord-ouest et d'Asie occidentale et centrale. Le nom provient du latin digitus c'est-à-dire « doigt », et se réfère à la facilité avec laquelle la fleur de Digitalis purpurea peut s'adapter à l'extrémité d'un doigt humain. En français, d'autres appellations existent comme « Dé de Bergère », « Gant de Bergère », « queue-de-loup ».

Ces plantes peuvent être très toxiques. L'absorption d'environ 8 g de feuilles s'avère être létale sur un sujet humain de corpulence moyenne[1].

Usage médical[modifier | modifier le code]

C'est William Withering (1741-1799), médecin et botaniste britannique, qui découvrit un peu par accident la digitaline en 1785, substance contenue dans les feuilles de digitales. L'utilisation thérapeutique moderne de cette molécule sera rendue possible grâce aux travaux de cristallisation du pharmacien et chimiste français Claude-Adolphe Nativelle (1812-1889).

Toutes les préparations, de toutes les digitales, à partir de la plante entière, sont toxiques et donc ne sont plus employées du fait de l'impossibilité de faire un dosage exact.

Espèces du genre Digitalis[modifier | modifier le code]

Il existe plus de 20 espèces, parmi lesquelles :

Galerie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Joly A., (2010), Intoxication digitalique non médicamenteuse : un risque non négligeable, Thèse à l’université Henri Poincaré de Nancy, p. 40-42.