Digitale

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Digitalis

Les digitales forment le genre Digitalis, environ vingt espèces de plantes herbacées classiquement placées dans la famille des Scrofulariacées. Les études récentes situent désormais ce genre dans les Plantaginacées. Elles sont originaires d'Europe, d'Afrique du nord-ouest et d'Asie occidentale et centrale. Le nom provient du latin digitus c'est-à-dire « doigt », et se réfère à la facilité avec laquelle la fleur de Digitalis purpurea peut s'adapter à l'extrémité d'un doigt humain. En français, d'autres appellations existent comme « Dé de Bergère », « Gant de Bergère », « queue-de-loup ».

Ces plantes peuvent être très toxiques. L'absorption d'environ 8 g de feuilles s'avère être létale sur un sujet humain de corpulence moyenne[1].

Caractéristiques et localisation[modifier | modifier le code]

Fleurs[modifier | modifier le code]

Grandes fleurs, souvent pourpres, mais aussi avoir d'autres couleurs.

Elles sont groupées en masse sur une tige d'environ 1,5 m. Leur port spectulaire fait qu'on les retrouve également chez les horticulteurs[2].

Localisation[modifier | modifier le code]

La digitale est très courante en région parisienne. On la trouve aussi beaucoup en Normandie, en Bretagne, mais aussi dans toutes les autres régions françaises à l'exception de la Méditerranée[2].

Elle est courante à la lisière des bois ou dans les clairières des forêts.

Toxicité[modifier | modifier le code]

La plante est toxique dans toutes ses parties.

Chaque plant en fonction de son exposition au soleil, contient à des doses différentes le principe actif[2].

Usage médical[modifier | modifier le code]

C'est William Withering, médecin et botaniste britannique, qui découvrit en 1785 par hasard la digitaline, substance contenue dans les feuilles de digitales. L'utilisation thérapeutique moderne de cette molécule sera rendue possible grâce aux travaux de cristallisation du pharmacien et chimiste français Claude-Adolphe Nativelle.

La digitaline est un Cardiotonique. Le Code ATC des feuilles de digitale est C01AA03. Les hétérosides purifiés sont la digoxine et la digitoxine.

Toutes les préparations, de toutes les digitales, à partir de la plante entière, sont toxiques et donc ne sont plus employées du fait de l'impossibilité de faire un dosage exact.

Intoxication[modifier | modifier le code]

Les premiers symptômes sont les nausées, les vomissements, les diarrhées, les troubles cardiaques importants. La mort intervient rapidement[2].

Espèces du genre Digitalis[modifier | modifier le code]

Il existe plus de 20 espèces, parmi lesquelles :

Galerie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Joly A., (2010), Intoxication digitalique non médicamenteuse : un risque non négligeable, Thèse à l’université Henri Poincaré de Nancy, p. 40-42.
  2. a, b, c et d Hyma La Hyène, « Les plantes dont il faut se méfier », Survival n°5,‎ décembre 2016 / janvier 2017, p. 42