Digitale

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Digitalis

Les digitales forment le genre Digitalis, environ vingt espèces de plantes herbacées classiquement placées dans la famille des Scrofulariacées. Les études récentes situent désormais ce genre dans les Plantaginacées.

Les digitales sont originaires d'Europe, d'Afrique du nord-ouest et d'Asie occidentale et centrale.

Ces plantes peuvent être très toxiques. L'absorption d'environ une dizaine de feuilles provoque des troubles graves sur un sujet humain de corpulence moyenne[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom provient du latin digitus c'est-à-dire « doigt », et se réfère à la facilité avec laquelle on peut introduire un doigt dans la corolle de la fleur de Digitalis purpurea. Pour la même raison, les Anglais nomment ces plantes foxglove, « gant de renard » et les Allemands Fingerhut, « dé à coudre ». En français, d'autres appellations existent comme « Dé de Bergère », « Gant de Bergère », « queue-de-loup »[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Fleurs[modifier | modifier le code]

Les digitales, comme la digitale pourpre, ont des grandes fleurs qui sont groupées en masse sur une tige d'environ 1,5 m. Leur port spectulaire fait qu'on les retrouve également chez les horticulteurs[3].

Les autres espèces du genre peuvent avoir des fleurs d'autres couleurs : jaunes, brunâtres...

Toxicité[modifier | modifier le code]

La plante est toxique dans toutes ses parties.

Chaque plant en fonction de son exposition au soleil, contient à des doses différentes le principe actif[3]. Elle est courante à la lisière des bois ou dans les clairières des forêts. Les concentrations en alcaloïdes toxiques des digitales laineuses (Digitalis lanata) ou des digitales jaunes (Digitalis lutea) peuvent être plusieurs fois supérieures à celles trouvées dans la digitale pourpre (Digitalis purpurea)[1]. L'absorption d'environ une dizaine de feuilles de digitale pourpre (qui peuvent être confondues avec celles de la bourrache) provoque des troubles graves sur un sujet humain de corpulence moyenne[1]. Selon le Dr Georges Becker, 120 g de feuilles de digitale pourpre représentent une dose mortelle[4].

Les premiers symptômes sont les nausées, les vomissements, les diarrhées, les troubles cardiaques importants. La mort intervient rapidement[3].

Usage médical[modifier | modifier le code]

C'est William Withering, médecin et botaniste britannique, qui découvrit en 1785 par hasard la digitaline, substance contenue dans les feuilles de digitales. L'utilisation thérapeutique moderne de cette molécule sera rendue possible grâce aux travaux de cristallisation du pharmacien et chimiste français Claude-Adolphe Nativelle en 1868.

La digitaline est un cardiotonique. Le Code ATC des feuilles de digitale est C01AA03. Les hétérosides purifiés sont la digoxine et la digitoxine.

Toutes les préparations, de toutes les digitales, à partir de la plante entière, sont toxiques et donc ne sont plus employées du fait de l'impossibilité de faire un dosage exact.

Espèces du genre Digitalis[modifier | modifier le code]

Il existe plus de 20 espèces, parmi lesquelles :

Galerie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Joly A., (2010), Intoxication digitalique non médicamenteuse : un risque non négligeable, Thèse à l’université Henri Poincaré de Nancy, p. 40-44 et 97-108.
  2. François Couplan, Les plantes et leurs noms. Histoires insolite, Éditions Quae, (lire en ligne), p. 47.
  3. a b et c Hyma La Hyène, « Les plantes dont il faut se méfier », Survival n°5,‎ décembre 2016 / janvier 2017, p. 42
  4. Georges Becker, Plantes toxiques, Paris, Gründ, , 224 p. (ISBN 2-7000-1811-7), p. 92