Rustenhart

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Rustenhart
La mairie
La mairie
Blason de Rustenhart
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Canton Ensisheim
Intercommunalité C.C. Essor du Rhin
Maire
Mandat
Mario Hegy
2014-2020
Code postal 68740
Code commune 68290
Démographie
Population
municipale
825 hab. (2012)
Densité 68 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 56′ 33″ N 7° 27′ 43″ E / 47.9425, 7.461947° 56′ 33″ Nord 7° 27′ 43″ Est / 47.9425, 7.4619  
Altitude Min. 203 m – Max. 210 m
Superficie 12,22 km2
Localisation

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Rustenhart est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rustenhart est situé dans la plaine d'Alsace à mi-chemin entre Ensisheim (à 13 km) et Neuf-Brisach (à 12 km) au carrefour des routes départementales n°2 (Ensisheim - Neuf-Brisach) et n°18 bis (Balgau - Rouffach). Mulhouse et Colmar sont à 25 km et les transports collectifs, par car, sont assurés par la ligne Fessenheim-Colmar, gérée par le département du Haut-Rhin.

La commune comprend également le hameau de Rheinfelderhof constitué au XIXe siècle par une communauté d'anabaptistes de confession mennonite dont les membres répondent principalement au nom de famille "Peterschmitt". Dans ce hameau, Limagrain exploite une station de recherche majoritairement dans le domaine du maïs.

Le ban communal est traversé par le canal du Rhône au Rhin. Cette section du canal, déclassée depuis 1966 entre Kunheim et Mulhouse offre une ripisylve intéressante tant du point de vue paysager que pour la faune qu'elle héberge ou nourrit. À l'est, la commune est également traversée par le canal de la Hardt qui est un fossé d'irrigation de moindre intérêt écologique.

Les communes limitrophes sont Hirtzfelden au sud, Niederentzen et Oberhergheim à l'ouest, Dessenheim au nord, Heiteren, Nambsheim et Balgau à l'est.

Le paysage est dominé par les terres agricoles essentiellement vouées à la culture du maïs ; les champs occupent plus de 92 % de la surface communale. Au XIXe siècle, on pouvait encore trouver quelques parcelles de vignes, remplacées jusque dans les années 1960 par des vergers. Des zones particulièrement sensibles du point de vue écologique sont concernées par différentes mesures environnementales (Zone d'intérêt communautaire pour la conservation des oiseaux (ZICO) et inventaire Natura 2000) en raison de la présence notamment du pic noir, du milan royal, du pic cendré et de clairières sèches en bordure des petites forêts de la commune.

À Rustenhart, les maisons sont relativement récentes puisque 15 % des logements a été construit après 1949. On constate une forte augmentation de la construction, de type pavillonnaire, depuis 25 ans (40 % du parc des logements date d'après 1982). La quasi-totalité de l'habitat est individuel et près de 9 occupants sur 10 sont propriétaires de leur maison.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village a été bâti en 1693 par le comte de Deux-Ponts, seigneur de Ribeaupierre à l'emplacement d'un précédent bourg nommé Ruechheim détruit au XIVe siècle. Les trente premiers chefs de famille, venus de Suisse, ont dû fournir au seigneur un certificat de bonne vie et mœurs avant de recevoir des terres. À la veille de la Révolution française, Rustenhart est administrée par un Schutheis und Amtmann nommé Philippe Elsser.

bibliographie : Rustenhart renaît de ses cendres, Louis Schlaefli, Almanach Saint-Odile, 1983

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rustenhart

Les armes de Rustenhart se blasonnent ainsi :
« Fascé d'argent et d'azur à l'étoile de six rais d'or brochant sur le tout. »

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique principale reste l'agriculture avec des caractéristiques communes à l'ensemble des communes rurales de la plaine d'Alsace, à savoir une diminution du nombre d'exploitations et une augmentation de leur taille moyenne. Ce secteur d'activité absorbe l'essentiel de la population active travaillant dans la commune et est expliquée par l'absence d'autres pourvoyeurs d'emplois hormis une entreprise de construction et un commerce de proximité.

Proche de la frontière allemande (via Neuf-Brisach), nombre de salariés vont travailler sur le bassin d'emploi de Fribourg-en-Brisgau. Les autres salariés travaillant hors de la commune se répartissent sur les pôles d'emploi de Colmar et de Mulhouse. La faiblesse de l'emploi offert sur Rustenhart conjugué à la proximité des pôles d'emploi accessibles facilement contribuent à faire de la commune essentiellement un lieu de résidence de ménages actifs.

Services à la population[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école maternelle et primaire. En revanche, les élèves doivent se rendre au collège de Fessenheim et à Colmar ou Guebwiller pour le lycée. Les principaux services médicaux de proximité se trouvent dans un rayon de 10 km autour de Rustenhart.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Raymond Kuhn    
mars 2008 mars 2014 Agnès Kieffer    
mars 2014 en cours Mario Hégy    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 825 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
325 335 366 386 490 553 588 644 637
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
656 701 703 706 662 733 650 659 611
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
605 608 601 555 519 539 526 526 533
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
553 587 589 587 665 759 778 760 821
2012 - - - - - - - -
825 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Barthélemy.
  • Église Saint-Barthélemy, datée de la fin XVIIe - début XVIIIe siècle, remaniée et agrandie au XIXe siècle.

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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