Bergholtzzell

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Bergholtzzell
Vue du village.
Vue du village.
Blason de Bergholtzzell
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Canton Guebwiller
Intercommunalité C.C. de la région de Guebwiller
Maire
Mandat
André Welty
2014-2020
Code postal 68500
Code commune 68030
Démographie
Gentilé Bergholtzzellois, Bergholtzzelloises
Population
municipale
450 hab. (2012)
Densité 197 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 50″ N 7° 14′ 02″ E / 47.9305555556, 7.2338888888947° 55′ 50″ Nord 7° 14′ 02″ Est / 47.9305555556, 7.23388888889
Altitude Min. 238 m – Max. 573 m
Superficie 2,29 km2
Localisation

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Bergholtzzell

Bergholtzzell ou Bergholtz-Zell est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Bergholtzzellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village se situant à une altitude de 260 mètres fait partie du canton de Guebwiller et de l'arrondissement de Thann-Guebwiller. La superficie du ban de Bergholtz Zell est de 2,3 km2.

Lieux et écarts[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Le Quierenbach

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme im Bergholtz Celle en 1335[1].

Ce toponyme s'analyse à partir de trois termes issus du moyen haut allemand berg « mont, montagne », holz « bois » et zelle « ermitage ».

Un ancien ermitage[modifier | modifier le code]

Les annales de Murbach imprimées au XVe siècle rappellent que le village fut d'abord un lieu de recueillement pour des religieux irlandais ou écossais qui ont fondé un ermitage. Les moines ont ensuite gagné le vallon de Murbach, près d'un étang connu sous le nom de Pilgersweiher. En 728, saint Pirmin aurait intégré la communauté des moines à la nouvelle abbaye de Murbach qu'il a fondé. Faute de preuves historiques et archéologiques, il est difficile de confirmer cette légende, même si elle semble plausible. Jusqu'en 1827, le sort de la commune est lié à celui de Bergholtz, le village voisin, pour ne former alors qu'une seule paroisse.

la Révolution[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution, les paroissiens de Bergholtz-Zell manifestent contre le curé jureur mis en place par l'administration révolutionnaire. En 1796, le retour de l'ancien curé fidèle à Rome fait baisser la tension. Entre temps, plusieurs paroissiens ayant fait un pèlerinage à l'abbaye de Notre-Dame-de-la-Pierre à Metzerlen-Mariastein dans le canton suisse de Soleure, sont déclarés avoir quitté la commune. Ils auront le plus grand mal à faire valoir leurs droits.

Un village agricole[modifier | modifier le code]

Du XVIIIe siècle au XIXe siècle, le village est essentiellement agricole et la vie est très durement ressentie. Il y a peu d'activités industrielles et commerciales.

La population[modifier | modifier le code]

Le village connaît une extension démographique en 1821 où l'on recense 430 habitants. Par la suite, on assiste à un lent déclin de la population du fait de la diminution des revenus viticoles et, pendant la moitié du XXe siècle, du manque de terrains constructibles qui ne permet pas à la jeune génération de s'installer, en dépit de la proximité d'agglomérations plus importantes comme Guebwiller, Mulhouse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bergholtzzell

Les armes de Bergholtzzell se blasonnent ainsi :
« De gueules au triangle d'argent vidé, renfermant une croisette du même. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours André Welty    
2001 2014 Bernard Brand    
1959 1985 Paul Welty    
1945 1959 Joseph Mascha    
1945 1945 Ernest Brand    
1939 1941 Ernest Brand    
1935 1939 Jean Baptiste Galliath    
1919 1935 Édouard Brand    
1916 1919 Charles Dreyer    
1915 1916 Eugène Rothenburger    
1900 1915 Jean Baptiste Galliath    
1895 1900 Jean Baptiste Hagenmuller    
1878 1895 Sébastien Weiss    
1871 1878 Jean Baptiste Hagenmuller    
1863 1871 Michel Reck    
1851 1863 Benoit Galliath    
1841 1851 Jacques Rinkenbach    
1838 1841 Sébastien Galliath    
1837 1838 Georges Schaller    
1815 1837 Jacques Rinckenbach    
1813 1815 Benoît Rothenburger    
1803 1815 Georges Rotheburger    
1800 1803 Joseph Rothenburger    
1793 1800 Jean Rinkenbach    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 450 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1806. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861
395 430 432 411 390 411 411 404 422
1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905
422 404 386 375 379 370 410 391 409
1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
392 357 321 320 309 299 269 261 285
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012 - -
305 282 288 336 376 453 450 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Benoît[modifier | modifier le code]

L'église est reconstruite en 1873 à l'emplacement de l'ancienne église romane jugée délabrée et trop petite. L'ancienne église détruite avait été consacrée par le pape Léon IX. L'architecte opte pour le style roman-gothique, avec une grande tour-porche. À côté de la place de l'église se trouve un sarcophage bien conservé datant du haut Moyen Âge. La nouvelle église a permis le réemploi des piliers à inscriptions de l'église romane disparue. Elle abrite notamment le tableau Tobie et les trois Archanges datant du XVIIIe siècle.

L'église Saint-Benoît.
L'intérieur.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Le bourg abrite des maisons des XVIIe et XVIIIe siècles ainsi qu'une fontaine de 1800.
  • Le christ portant la croix
  • Grotte de Lourdes
  • Aux alentours, deux croix de chemin de 1856 et de 1864.
  • Maison vigneronne datant de 1726
  • Chemin de croix, dédié à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, sur le mont calvaire de l’Œlberg sur lequel on peut y voir trois chapelles et quatre oratoires abritant des sculptures en bois polychrome grandeur nature.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]