Bergholtzzell

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Bergholtzzell
Vue du village.
Vue du village.
Blason de Bergholtzzell
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Canton Guebwiller
Intercommunalité C.C. de la région de Guebwiller
Maire
Mandat
André Welty
2014-2020
Code postal 68500
Code commune 68030
Démographie
Gentilé Bergholtzzellois, Bergholtzzelloises
Population
municipale
450 hab. (2013)
Densité 197 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 50″ Nord 7° 14′ 02″ Est / 47.9305555556, 7.23388888889
Altitude Min. 238 m – Max. 573 m
Superficie 2,29 km2
Localisation

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Bergholtzzell

Bergholtzzell ou Bergholtz-Zell est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitants sont appelés les Bergholtzzellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village se situant à une altitude de 260 mètres fait partie du canton de Guebwiller et de l'arrondissement de Thann-Guebwiller. La superficie du ban de Bergholtz Zell est de 2,3 km2.

C'est une des 188 communes[1] du Parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Lieux et écarts[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Le Quierenbach (affluent de la Lauch)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme im Bergholtz Celle en 1335[3].

Ce toponyme s'analyse à partir de trois termes issus du moyen haut allemand berg « mont, montagne », holz « bois » et zelle « ermitage ».

Un ancien ermitage[modifier | modifier le code]

Les annales de Murbach imprimées au XVe siècle rappellent que le village fut d'abord un lieu de recueillement pour des religieux irlandais ou écossais qui ont fondé un ermitage. Les moines ont ensuite gagné le vallon de Murbach, près d'un étang connu sous le nom de Pilgersweiher. En 728[4], saint Pirmin aurait intégré la communauté des moines à la nouvelle abbaye de Murbach qu'il a fondé[5]. Faute de preuves historiques et archéologiques, il est difficile de confirmer cette légende, même si elle semble plausible. Jusqu'en 1827, le sort de la commune est lié à celui de Bergholtz, le village voisin, pour ne former alors qu'une seule paroisse.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution, les paroissiens de Bergholtz-Zell manifestent contre le curé jureur mis en place par l'administration révolutionnaire. En 1796, le retour de l'ancien curé fidèle à Rome fait baisser la tension. Entre temps, plusieurs paroissiens ayant fait un pèlerinage à l'abbaye de Notre-Dame-de-la-Pierre à Metzerlen-Mariastein dans le canton suisse de Soleure, sont déclarés avoir quitté la commune. Ils auront le plus grand mal à faire valoir leurs droits.

Un village agricole[modifier | modifier le code]

Du XVIIIe siècle au XIXe siècle, le village est essentiellement agricole et la vie est très durement ressentie. Il y a peu d'activités industrielles et commerciales.

La population[modifier | modifier le code]

Le village connaît une extension démographique en 1821 où l'on recense 430 habitants. Par la suite, on assiste à un lent déclin de la population du fait de la diminution des revenus viticoles et, pendant la moitié du XXe siècle, du manque de terrains constructibles qui ne permet pas à la jeune génération de s'installer, en dépit de la proximité d'agglomérations plus importantes comme Guebwiller, Mulhouse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Bergholtzzell

Les armes de Bergholtzzell se blasonnent ainsi :
« De gueules au triangle d'argent vidé, renfermant une croisette du même. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

La mairie.

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[6] :

  • total des produits de fonctionnement : 521 000 €, soit 1 131 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 271 000 €, soit 588 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 250 000 €, soit 543 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 214 000 €, soit 463 € par habitant.
  • endettement : 122 000 €, soit 264 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 8,64 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 9,25 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 53,83 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1915 Jean Baptiste Galliath    
1915 1916 Eugène Rothenburger    
1916 1919 Charles Dreyer    
1919 1935 Édouard Brand    
1935 1939 Jean Baptiste Galliath    
1939 1941 Ernest Brand    
1945 1945 Ernest Brand    
1945 1959 Joseph Mascha    
1959 1985 Paul Welty    
2001 2014 Bernard Brand    
2014 en cours André Welty DVD Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 450 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1806. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861
395 430 432 411 390 411 411 404 422
1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905
422 404 386 375 379 370 410 391 409
1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
392 357 321 320 309 299 269 261 285
1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 2013 -
305 282 288 336 376 443 453 450 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Benoît[modifier | modifier le code]

L'église est reconstruite en 1873[9] à l'emplacement de l'ancienne église romane jugée délabrée et trop petite[10],[11],[12]. L'ancienne église détruite avait été consacrée par le pape Léon IX. L'architecte opte pour le style roman-gothique, avec une grande tour-porche. À côté de la place de l'église se trouve un sarcophage bien conservé datant du haut Moyen Âge. La nouvelle église a permis le réemploi des piliers à inscriptions de l'église romane disparue. Elle abrite notamment le tableau Tobie et les trois Archanges datant du XVIIIe siècle[13].

L'orgue actuel est de Joseph Callinet vers 1830[14],[15].

L'église Saint-Benoît.
L'intérieur.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Le bourg abrite des maisons des XVIIe et XVIIIe siècles[16] ainsi que deux fontaines (bassin) de fin 18e début 19e siècle[17],[18] et la fontaine de Claude Bonnot[19].
  • Le christ portant la croix.
  • Grotte de Lourdes.
  • Aux alentours, deux croix de chemin de 1856[20] et de 1864[21].
  • Monument aux morts[22].
  • Maisons de vignerons du XVIIIe -XIXe siècles[23].
  • Chemin de croix, dédié à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, sur le mont calvaire de l’Œlberg sur lequel on peut y voir trois chapelles et quatre oratoires abritant des sculptures en bois polychrome grandeur nature[24],[25],[26].
  • Borne de 1739[27],[28] .

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3ème Charte 2012 - 2024
  2. 5-La Lauch, p.69
  3. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6)
  4. « L'origine du village remonte au 8e siècle », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. Les annales de Murbach imprimées au XVe siècle rappelle que le village fut d'abord un lieu de recueillement pour des religieux irlandais ou écossais qui ont fondé un ermitage
  6. Les comptes de la commune
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  9. L'église paroissiale Saint-Benoît
  10. « Eglise catholique Saint-Benoit », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Eglise paroissiale Saint-Benoît », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Eglise paroissiale Saint-Benoît », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no PM68000021 », base Palissy, ministère français de la Culture tableau, cadre : Tobie et les trois archanges
  14. L'orgue Callinet de Bergholtz-Zell
  15. Inventaire de l'orgue
  16. « Exploitations de vigneron des 17e et 18e siècles », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Fontaine place Principale », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « rue des Suisses », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Sculpture "Des Hauts du Geilenberg"
  20. « Croix de chemin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Croix de chemin », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Monument aux Morts
  23. Maisons de vignerons
  24. Le calvaire de l'Oelberg, 1/3, présentation du site
  25. Le calvaire de l'Oelberg, 2/3, les chapelles
  26. Le calvaire de l'Oelberg, 3/3, les oratoires
  27. « Borne », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Notice no IM68002391 », base Palissy, ministère français de la Culture Borne