Bergholtzzell

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Bergholtzzell
Bergholtzzell
Vue du village.
Blason de Bergholtzzell
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Collectivité territoriale Collectivité européenne d'Alsace
Circonscription départementale Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Intercommunalité Communauté de communes de la Région de Guebwiller
Maire
Mandat
André Welty
2020-2026
Code postal 68500
Code commune 68030
Démographie
Gentilé Bergholtzzellois, Bergholtzzelloises
Population
municipale
427 hab. (2018 en diminution de 5,11 % par rapport à 2013)
Densité 186 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 50″ nord, 7° 14′ 02″ est
Altitude Min. 238 m
Max. 573 m
Superficie 2,29 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Mulhouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Guebwiller
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Bergholtzzell

Bergholtzzell ou Bergholtz-Zell est une commune française située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Ses habitants sont appelés les Bergholtzzellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ce village se situant à une altitude de 260 mètres fait partie du canton de Guebwiller et de l'arrondissement de Thann-Guebwiller. La superficie du ban de Bergholtz-Zell est de 2,3 km2.

C'est une des 188 communes du parc naturel régional des Ballons des Vosges[1].

Communes limitrophes de Bergholtzzell
Lautenbach Orschwihr
Buhl Bergholtzzell
Guebwiller Bergholtz

Lieux et écarts[modifier | modifier le code]

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Le Quierenbach (affluent de la Lauch)[2].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bergholtzzell est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mulhouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (48,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (49,3 %), cultures permanentes (35,1 %), zones agricoles hétérogènes (9,4 %), zones urbanisées (6,2 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme im Bergholtz Celle en 1335[10].

Ce toponyme s'analyse à partir de trois termes issus du moyen haut allemand berg « mont, montagne », holz « bois » et zelle « ermitage ».

Un ancien ermitage[modifier | modifier le code]

Les annales de Murbach imprimées au XVe siècle rappellent que le village fut d'abord un lieu de recueillement pour des religieux irlandais ou écossais qui ont fondé un ermitage. Les moines ont ensuite gagné le vallon de Murbach, près d'un étang connu sous le nom de Pilgersweiher. En 728[11], saint Pirmin aurait intégré la communauté des moines à la nouvelle abbaye de Murbach qu'il a fondé[12]. Faute de preuves historiques et archéologiques, il est difficile de confirmer cette légende, même si elle semble plausible. Jusqu'en 1827, le sort de la commune est lié à celui de Bergholtz, le village voisin, pour ne former alors qu'une seule paroisse.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution, les paroissiens de Bergholtz-Zell manifestent contre le curé jureur mis en place par l'administration révolutionnaire. En 1796, le retour de l'ancien curé fidèle à Rome fait baisser la tension. Entre-temps, plusieurs paroissiens ayant fait un pèlerinage à l'abbaye de Notre-Dame-de-la-Pierre à Metzerlen-Mariastein dans le canton suisse de Soleure, sont déclarés avoir quitté la commune. Ils auront le plus grand mal à faire valoir leurs droits.

Un village agricole[modifier | modifier le code]

Du XVIIIe siècle au XIXe siècle, le village est essentiellement agricole et la vie est très durement ressentie. Il y a peu d'activités industrielles et commerciales.

La population[modifier | modifier le code]

Le village connaît une extension démographique en 1821 où l'on recense 430 habitants. Par la suite, on assiste à un lent déclin de la population du fait de la diminution des revenus viticoles et, pendant la moitié[Laquelle ?] du XXe siècle, du manque de terrains constructibles qui ne permet pas à la jeune génération de s'installer, en dépit de la proximité d'agglomérations plus importantes comme Guebwiller, Mulhouse.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Bergholtzzell

Les armes de Bergholtzzell se blasonnent ainsi :
« De gueules au triangle d'argent vidé, renfermant une croisette du même. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

La mairie.

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[13] :

  • total des produits de fonctionnement : 521 000 , soit 1 131  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 271 000 , soit 588  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 250 000 , soit 543  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 214 000 , soit 463  par habitant ;
  • endettement : 122 000 , soit 264  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 8,64 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 9,25 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 53,83 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1915 Jean Baptiste Galliath    
1915 1916 Eugène Rothenburger    
1916 1919 Charles Dreyer    
1919 1935 Édouard Brand    
1935 1939 Jean Baptiste Galliath    
1939 1941 Ernest Brand    
1945 1945 Ernest Brand    
1945 1959 Joseph Mascha    
1959 1985 Paul Welty    
2001 2014 Bernard Brand    
2014 En cours
(au 31 mai 2020)
André Welty [14]
Réélu pour le mandat 2020-2026
DVD Cadre
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1806. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2018, la commune comptait 427 habitants[Note 3], en diminution de 5,11 % par rapport à 2013 (Haut-Rhin : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861
395430432411390411411404422
1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905
422404386375379370410391409
1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
392357321320309299269261285
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018 -
305282288336376453440427-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Benoît[modifier | modifier le code]

L'église est reconstruite en 1873[19] à l'emplacement de l'ancienne église romane jugée délabrée et trop petite[20],[21],[22]. L'ancienne église détruite avait été consacrée par le pape Léon IX. L'architecte opte pour le style roman-gothique, avec une grande tour-porche. À côté de la place de l'église se trouve un sarcophage bien conservé datant du haut Moyen Âge. La nouvelle église a permis le réemploi des piliers à inscriptions de l'église romane disparue. Elle abrite notamment le tableau Tobie et les trois Archanges datant du XVIIIe siècle[23].

L'orgue actuel est de Joseph Callinet vers 1830[24],[25].

Divers[modifier | modifier le code]

  • Le bourg abrite des maisons des XVIIe et XVIIIe siècles[26] ainsi que deux fontaines (bassin) de fin XVIIIe début XIXe siècle[27],[28] et la fontaine de Claude Bonnot[29].
  • Le christ portant la croix.
  • Grotte de Lourdes.
  • Aux alentours, deux croix de chemin de 1856[30] et de 1864[31].
  • Monument aux morts[32].
  • Maisons de vignerons du XVIIIe – XIXe siècle[33].
  • Chemin de croix, dédié à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, sur le mont calvaire de l’Œlberg sur lequel on peut y voir trois chapelles et quatre oratoires abritant des sculptures en bois polychrome grandeur nature[34],[35],[36].
  • Borne de 1739[37],[38].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  2. 5-La Lauch, p. 69
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 3 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 3 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Mulhouse », sur insee.fr (consulté le 3 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 3 avril 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 20 mai 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 20 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6).
  11. « L'origine du village remonte au VIIIe siècle », notice no IA00055091, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. Les annales de Murbach imprimées au XVe siècle rappelle que le village fut d'abord un lieu de recueillement pour des religieux irlandais ou écossais qui ont fondé un ermitage
  13. Les comptes de la commune
  14. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 septembre 2020).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. L'église paroissiale Saint-Benoît
  20. « Eglise catholique Saint-Benoit », notice no PA00125231, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « Eglise paroissiale Saint-Benoît », notice no IA00054978, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. « Eglise paroissiale Saint-Benoît », notice no IA00054799, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  23. Notice no PM68000021, base Palissy, ministère français de la Culture tableau, cadre : Tobie et les trois archanges
  24. L'orgue Callinet de Bergholtz-Zell
  25. Inventaire de l'orgue
  26. « Exploitations de vigneron des XVIIe et XVIIIe siècles », notice no IA00054964, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. « Fontaine place Principale », notice no IA00054897, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  28. « rue des Suisses », notice no IA00054898, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. Sculpture "Des Hauts du Geilenberg"
  30. « Croix de chemin », notice no IA00054895, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  31. « Croix de chemin », notice no IA00054894, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  32. Monument aux Morts
  33. Maisons de vignerons
  34. Le calvaire de l'Oelberg, 1/3, présentation du site
  35. Le calvaire de l'Oelberg, 2/3, les chapelles
  36. Le calvaire de l'Oelberg, 3/3, les oratoires
  37. « Borne », notice no IM68002391, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. Notice no IM68002391, base Palissy, ministère français de la Culture Borne