Jungholtz

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Jungholtz
L'école et la mairie
L'école et la mairie
Blason de Jungholtz
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Canton Guebwiller
Intercommunalité C.C. de la région de Guebwiller
Maire
Mandat
Guy Habecker
2014-2020
Code postal 68500
Code commune 68159
Démographie
Population
municipale
913 hab. (2012)
Densité 228 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 53′ 10″ N 7° 11′ 45″ E / 47.8861, 7.195847° 53′ 10″ Nord 7° 11′ 45″ Est / 47.8861, 7.1958  
Altitude Min. 297 m – Max. 881 m
Superficie 4 km2
Localisation

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Jungholtz

Jungholtz est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace. Elle fait partie de la communauté de communes de la région de Guebwiller.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village de Jungholtz et le cimetière israélite
Le village de Jungholtz sur la route de Thierenbach
Chapelle Saint-Joseph
Entrée du village de Junholtz en venant de Rimbach-Zell

Le village de Jungholtz se trouve à 2 km à l'ouest de la ville de Soultz. Il fait partie du canton de Soultz-Haut-Rhin, et de l'arrondissement de Thann-Guebwiller. Le ruisseau du Rimbach arrose le village. Les habitants de Jungholtz sont nommés les Jungholtziens.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • Le Rimbach

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Saint-Anne
  • Thierenbach

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom est vraisemblablement dérivé de l'allemand jung, jeune et de Holtz, bois. L'origine du nom désigne certainement le reboisement d'un terrain défriché. Aux VIe et VIIe siècles, le domaine est occupé par les Mérovingiens. L'abbaye d'Ebersmunster reçoit une partie de la vallée du Rimbach du duc Etichon-Aldaric. Le village fait partie, tout comme Wuenheim du canton de Soultz jusqu'en 1880 où il se sépare pour devenir une commune à part. Le village doit son nom au château attesté depuis le XIIIe siècle et servant à protéger le prieuré de Thierenbach. Entre 1455 et 1656 des rivalités opposent les autorités de Soultz et les habitants de Jungholtz concernant le territoire de la commune.

Le château de Jungholtz[modifier | modifier le code]

En 1220 le domaine est occupé par les chevalier Jungholtz qui fondent le village vers 1259. Ce château qui dominait depuis le XIIIe siècle est aujourd'hui en ruine. D'abord aux mains de la famille qui en prit le nom, il passe ensuite entre les mains de plusieurs familles nobles avant de parvenir en 1493 à Reinhart Von Schauenburg[1] et sa famille. Pendant longtemps Jungholtz fait partie de la commune de Soultz pour la partie gauche du Rimbach. La rive gauche du Rimbach relevant du fief des Habsbourg. Le château est détruit au cours de la Révolution.

Un village juif[modifier | modifier le code]

Au XVIIIe siècle, le village est occupé par des juifs sur la partie de la rive gauche du Rimbach.Le 6 mars 1655, les Juifs obtiennent l'autorisation d'inhumer leurs morts sur un terrain appartenant aux nobles des Schauenburg,connu sous le nom de Thiergarten, se trouvant dans les fossés du château.

Le démarrage de l'industrie[modifier | modifier le code]

La proximité de la rivière et la présence de la forêt vont provoquer l'implantation de l'activité industrielle:tissage et constructions métalliques. En 1856, une aiguiserie de broches est installée au lieu-dit "Bachmatten". L'intense activité industrielle va provoquer le 2 juin 1880 la création de la commune de Jungholtz et de sa séparation avec celle de Soultz.

La première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les bombardements français de 1915 et 1918 détruisent une grande partie du village. Il sera reconstruit en 1920. Jungholtz reste essentiellement un village ouvrier.

La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La proximité de la frontière amène ses cortèges de malheurs. Jungholtz subit des bombardements. Le village sera finalement libéré le 4 février 1945 par les Spahis marocains. Visitez le site dédié aux festivités du 65e anniversaire de cette libération avec de nombreux textes retraçant cette époque

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Jungholtz

Les armes de Jungholtz se blasonnent ainsi :
« Palé d'or et de gueules de six pièces. »[2]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 François Meyer    
mars 2014 en cours Guy Habecker    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 913 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1871. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1871 1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910
593 577 687 711 761 737 849 905 989
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
658 774 749 673 644 669 663 678 669
1982 1990 1999 2005 2006 2010 2012 - -
653 677 658 889 902 906 913 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'INSEE dénombre 912 habitants à Jungholtz en 2008[5].

Après une longue période de stabilité, la population a fortement augmenté (+ 39 %) dans les années 2000. La densité a donc elle aussi fortement augmenté de 164 hab/km², en 1999, à 228 hab/km2, en 2008, soit + 39 %. La densité est supérieure à celle de la moyenne du département du Haut-Rhin (211,6).

Politique[modifier | modifier le code]

Au 1er tour de la présidentielle de 2007, le taux de participation des citoyens résidents à Jungholtz a été de 86,3 % (contre 82,8 % en moyenne dans le Haut-Rhin), soit seulement 13,6 % d'abstention[6].

Aux élections municipales de 2008, le taux de participation au 1er tour a été de 78,5 %, soit 21,5 % d'abstention[7].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Prieuré de Thierenbach[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prieuré de Thierenbach.

Chapelle Sainte Anne[modifier | modifier le code]

Cimetière israélite de Jungholtz

Cette chapelle aurait été d'abord construite à une date inconnue, par des ermites, puis restaurée en 1685. Elle sera ensuite, en 1728 complètement reconstruite par le fils du bourgmestre de Soultz, François-Maurice Schmidt. Un ancien soldat, Peter Lugenbihler devenu franciscain va occuper le lieu qu'il rachètera finalement en 1791. Le gendre de Lingenbihler, transforme la chapelle en auberge vers 1878, puis en 1894 elle est agrandie et aménagée en pension. L'ensemble est détruite au cours de la première guerre mondiale, puis reconstruit en 1920-1922. En 1928 elle devint une maison de convalescence.

Cimetière israélite[modifier | modifier le code]

Tombe de Reinau Abraham Jehuda à l'origine de la création du cimetière israélite de Jungholtz.Décédé en 1715

La présence d'un cimetière israélite est évoquée dès le XIIIe siècle[8].

En 1623, l'évêque de Strasbourg dont dépend la ville de Soultz, interdit aux Juifs de posséder une synagogue ou une école confessionnelle. Les juifs ont cependant l'autorisation de pratiquer leur culte à condition que cela se fasse dans la discrétion et dans leur demeure. Les seigneurs laïcs sont cependant plus tolérants envers les juifs que l'abbé de Murbach et l'évêque de Strasbourg qui mettent des barrières infranchissables envers les juifs. La famille de Schauenburg, propriétaire du château de Jungholtz accorde aux communautés juives de Jungholtz, Ribeauvillé, Soultz et Guebwiller, le 4 février 1655, le droit d'inhumer leurs morts dans le fossé du château appelé "Thiergarden". Tout près de là, à Uffholtz les choses ne se passent pas aussi bien. En 1673, les juifs de Uffholtz sont accusés d'entretenir une synagogue sur les terres faisant partie de la principauté de Murbach. Le cimetière de Jungholtz (47° 53′ 03″ N 7° 11′ 46″ E / 47.88419, 7.196023 (Cimetière israélite de Jungholtz)) fut agrandi à plusieurs reprises et est actuellement le plus ancien conservé dans le Haut-Rhin. Entre 1798 et 1804 les communautés juives vont acquérir par lots successifs l'ensemble du cimetière. Mais à partir du XIXe siècle plusieurs autres communautés juives font finir par acquérir d'autres cimetières. Celui de Jungholtz ne sert alors plus qu'aux défunts de la commune et des environs proches. Le cimetière est vandalisé entre 1940 et 1945 par les Nazis. Quatre cent pierres sont détruites. En 1952 un mémorial est érigé en souvenir des Juifs déportés de la région.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Baquol: L'Alsace ancienne et moderne. Dictionnaire topographique, historique et statistique du Haut-Rhin et du Bas Rhin,1865
  • Bloch, Maurice: L'Alsace juive depuis la Révolution de 1789, 1907
  • Bloch, G.R. Joseph : Les écoles juives en Alsace, 1932

Liens externes[modifier | modifier le code]

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