Oberhergheim

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Oberhergheim
L'église Saint-Léger
L'église Saint-Léger
Blason de Oberhergheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Arrondissement Guebwiller
Canton Ensisheim
Intercommunalité C.C. du Centre Haut-Rhin
Maire
Mandat
Corinne Sick-Thomann
2014-2020
Code postal 68127
Code commune 68242
Démographie
Population
municipale
1 195 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 02″ N 7° 23′ 46″ E / 47.9672, 7.3961 ()47° 58′ 02″ Nord 7° 23′ 46″ Est / 47.9672, 7.3961 ()  
Altitude Min. 197 m – Max. 207 m
Superficie 19,86 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin

Voir sur la carte administrative du Haut-Rhin
City locator 14.svg
Oberhergheim

Géolocalisation sur la carte : Haut-Rhin

Voir sur la carte topographique du Haut-Rhin
City locator 14.svg
Oberhergheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Oberhergheim

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Oberhergheim

Oberhergheim est une commune française rurale située dans le département du Haut-Rhin, en région Alsace.

Ses habitants sont appelés les Oberhergheimois et les Oberhergheimoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Oberhergheim fait partie du canton d'Ensisheim et de l'arrondissement de Guebwiller. Les communes qui l'entourent sont Niederentzen, Biltzheim, Niederhergheim, Oberentzen et Sainte Croix en Plaine. La grande ville la plus proche est Colmar, distante de 15 kilomètres[1]. Le parc naturel régional des Ballons des Vosges se trouve à environ 8 kilomètres de la commune.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • L'Ill
  • Le canal de Vauban

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce site a été occupé pendant la période gauloise et romaine comme l'attestent d'ailleurs les objets trouvés sur place. Au XIIIe siècle le village d'Hergheim est scindé en deux, Niederhergheim et Oberhergheim. À cette époque le village d'Oberhergheim fait partie du domaine de l'abbaye de Murbach et par la suite à la seigneurie des Habsbourg, mais l'abbaye y conserve encore des biens. Il a ensuite été concédé aux nobles deHattstatt. Ils l'ont gardé assez longtemps pour le céder à M. Klinglin jusqu'à la Révolution. En 1478, Guillaume de Ribeaupierre fait emprisonner trente villageois et exige une rançon pour les libérer. En 1585, à l'extinction des Hattstat le domaine passe à leurs héritiers, les Schauenbourg, qui construisent un château considéré comme l'un des plus beaux d'Alsace qui sera remanié au XVIIIe siècle par le prêteur royal François-Joseph de Klinglin et nouveau propriétaire de la famille Klingen. Entre 1814 et 1815 les villageois demandent le départ de leur maire, lui reprochant son attitude pendant l'occupation des Alliés. Pendant la Seconde Guerre mondiale les allemands installent un atelier de pièces détachées d'avion. Le village est libéré le 5 février 1945.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason d'Oberhergheim

Les armes d'Oberhergheim se blasonnent ainsi :
« D'argent à la fasce de gueules accompagnée de trois tourteaux de même, deux et un. »[2]

Les armoiries du village ont été achetées en 1696[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1971 décembre 2002 Gérard Wiss    
janvier 2003 mars 2014 Paul Hegy    
mars 2014 en cours Corinne Sick    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 195 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 007 1 001 1 100 1 337 1 559 1 656 1 660 1 588 1 501
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 560 1 661 1 610 1 559 1 386 1 431 1 286 1 191 1 072
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 077 1 054 1 042 971 1 002 1 041 973 869 809
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
874 894 903 957 1 071 1 102 1 151 1 161 1 176
2011 - - - - - - - -
1 195 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Léger[modifier | modifier le code]

L'église se trouve sur le même emplacement que l'ancien édifice mentionné dès le XIIIe siècle ayant appartenu à l'abbaye de Murbach. En 1811 le clocher de cette très vétuste église menace de s'écrouler. La construction d'une nouvelle église est alors envisagée. Cependant les travaux ne commenceront que bien plus tard pour des raisons budgétaires. La nouvelle église Saint-Léger est finalement élevée en 1844 sous la direction de M. Laubser, architecte à Colmar. Les frais de construction se sont montés à 142 000 francs. À l'époque, le village qui comptait 1664 habitants était essentiellement de confession catholique. On y dénombre cependant 43 israélites. Le bâtiment est une belle église à colonnes de l'ordre dorique et à trois nefs. L'église Saint-Léger accueille une statue de procession de la Vierge à l'Enfant dont certains éléments ont disparu. le maître-autel est orné d'un tableau représentant Saint-Léger recevant la palme du martyr. Sur cette peinture qui date probablement de la première moitié du XIVe siècle on aperçoit l'ancienne église telle qu'elle existait à l'époque. L'autel latéral nord possède un tableau reproduisant la mort de Saint-Joseph où le saint apparaît sous les traits d'un vieillard, assisté par le Christ et la Vierge. Elle abrite des vitraux réalisés en 1886 qui représentent les 14 saints guérisseurs ou auxiliaires. Son orgue, fabriqué en 1852, a été classé Monument historique en 1977[3].

Pietà du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Route de Rouffach. Construite au IXe siècle, elle a été fabriquée en plâtre et elle est protégée par un oratoire en grès. On peut voir le Christ et la Vierge.

Mairie[modifier | modifier le code]

La mairie se dresse sur un emplacement ayant appartenu à l'ancien château et ayant appartenu à la famille du prêteur royal, Joseph Klingen. Situé non loin de l'église, cette bâtisse a abrité le presbytère jusque dans les années 1980. À la même époque une partie de l'ancien bâtiment fut consacrée à l'enseignement scolaire.

Stèle géodésique[modifier | modifier le code]

Tombeau de Anna Maria Hoffmeier[modifier | modifier le code]

Epouse de Frantz Joseph Lach, meunier au moulin de Biltzheim, elle est née le 22/09/1770 à Oberhergheim et décédée le 05/04/1840 à Oberhergheim.

Croix d'indulgence (1902)[modifier | modifier le code]

Ancienne forge de 1745 en pan de bois[modifier | modifier le code]

Située rue principale. La construction a un premier niveau en pierre alors que le deuxième niveau est en bois et en torchis.

Ferme du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

24 rue principale. Elle date du XVIIe siècle et a été rénovée en 2002.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Martin Drolling, peintre né en 1752 à Oberhergheim et décédé à Paris en 1817. Avec son fils Michel, il avait installé un atelier à Paris, fréquenté par Jean-Jacques Henner. Un de ses tableaux "Joueur de violon à une fenêtre" se trouve au Louvre.
  • Joseph Saur, sculpteur.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :