Soultzmatt

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Soultzmatt
Artère principale de Soultzmatt.
Artère principale de Soultzmatt.
Blason de Soultzmatt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Canton Wintzenheim
Intercommunalité C.C.R.G.(depuis 2013)
Maire
Mandat
Jean-Paul Diringer
2014-2020
Code postal 68570
Code commune 68318
Démographie
Gentilé Soultzmattois
Population
municipale
2 372 hab. (2014)
Densité 121 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 57′ 45″ nord, 7° 14′ 20″ est
Altitude Min. 236 m – Max. 773 m
Superficie 19,57 km2
Localisation

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Soultzmatt

Soultzmatt [sult͡smat] est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Elle est connue pour ses grands terroirs viticoles dont le grand cru Zinnkoepfle.

Ses habitants sont appelés les Soultzmattois et les Soultzmattoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Entrée du village de Soultzmatt par la D 18bis.

Soultzmatt est située dans une vallée connue autrefois sous le nom de vallée de saint-Georges, également appelée « vallée noble », et sur la route d'Osenbach à Westhalten. La commune, nichée au cœur d'une vallée verdoyante à flanc de coteaux boisés, fait partie du canton de Rouffach et de l'arrondissement de Thann-Guebwiller. Elle possède une exclave située au nord-ouest d'Osenbach. Soultzmatt se trouve à 22 km au sud-est de Colmar par la RD 83 et à 30 km au nord de Mulhouse.

C'est une des 188 communes[1] du Parc naturel régional des Ballons des Vosges.

Accès[modifier | modifier le code]

Soultzmatt est situé près de la vallée de Guebwiller. En venant de Colmar comme de Belfort et Cernay, prendre la RD 83 et la quitter pour sortir par la route D 18bis qui va vers Westhalten, au pied de la colline du Bollenberg.

Villages proches[modifier | modifier le code]

Le hameau de Thannwiller.

Écarts et lieux-dits[modifier | modifier le code]

  • Wintzfelden : situé au nord-ouest de Soultzmatt, fait partie du hameau, dont dépend en outre la chapelle dite du Schaeferthal (Val-du-Pâtre), pèlerinage autrefois assez fréquenté.
  • Thannwiller : qui se compose d'une ferme et de quelques maisons et de la ferme dite Gauchmatt.
  • Dietenthal
  • Langenfurch
  • Mengenstein
  • Ziegellofen
  • Zinnkoepflé : colline ayant donné son nom au grand cru produit notamment à Soultzmatt.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Cours d'eau de l'Ochsenbach.
  • Rothbach
  • Ohmbach

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Sulzmata, 1044 ;
  • Sulzemata, 1191 ;
  • Sulzmaten, 1246 ;
  • Sultznat, 1441 ;
  • Sultzmath, 1577 ;
  • ad acidulas Sultzmatensis, 1627.

L'étymologie du nom de Soultzmatt est probablement dérivé d'une source acide qui coulait dans la prairie : Sultz = sel et matte = prairie, soit pré salé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine[modifier | modifier le code]

L'origine du nom provient de l'allemand Sultz= sel et de Matt = prairie. Le site était connu depuis l'époque néolithique, puis romaine. On doit aux troupes romaines le développement des vignes et la culture de la vigne à Soultzmatt dès le IIIe siècle (source?). Le nom de la localité est cité pour la première fois dans une charte émanant de la cour épiscopale appartenant en fief par le chanoine strasbourgeois Hunfridus de Wülflingen.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Adolphe de Nassau.
Albert Ier du Saint-Empire.
Grotte de Notre-Dame de Lourdes située à côté de l'église.
Fontaine du XVIIIe siècle située à côté de l'église.
Petit calvaire du hameau de Thannwiller.
Ruines du couvent de Schwartzenthann à Wintzfelden, hameau de Soultzmatt.

Au Moyen Âge, Soultzmatt appartient au Haut-Mundat des évêques de Strasbourg. Le village est alors le centre de la Talgemeinde, communauté regroupant les localités de la vallée de l'Ohmbach à partir de Westhalten. Un prévôt, secondé par un greffier et quelques conseillers, administre et s'occupe de la justice. En 1481,cette fonction est assurée par Jean Nessel, prévôt de la vallée entre 1489 et 1497. Un autre personnage important à ce poste fut Martin Kriegelstein. On lui doit notamment l'ouvrage "Talbuch" contenant les us et coutumes de la ville de Soultzmatt et constituant encore aujourd'hui une source importante pour les historiens de la région. De nombreuses familles nobles semblent s'être fixées dans le vallon, d'où le nom de Vallis preanobilis, vallée noble. Le dernier représentant de cette famille habitant la vallée semble être Frédéric de Soultzmatt connu dès 1295. Il existait autrefois, à l'emplacement du village une petite agglomération connue sous le nom de Girsperg qui a été entièrement détruite au XVe siècle. Il existait au fond de la vallée le couvent de Schwartzenthann[2] occupée dès 1117 par des chanoinesses[3] de la congrégation Saint-Augustin.La vallée eut beaucoup à souffrir vers 1298, pendant la guerre opposant l'empereur Adolphe de Nassau(1250-1298) et le duc Albert Ier (1255-1308) landgrave de la Haute Alsace, et fils de Rodolphe de Habsbourg. Le village est pillé et incendié par les paysans du Sundgau emmenés par Thiébaut de Ferrette qui se rangera au côté d'Adolphe de Nassau. Soultzmatt est de nouveau pris pour cible par les Routiers anglais en 1375 puis par les Armagnacs en 1444 et par les Navarrais en 1571.

La guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Le village subit à nouveau des razzias pendant la guerre des Suédois. En 1640, la misère fut telle, et les décès si nombreux, qu'un exode de la population encore valide vers d'autres contrées amena une diminution importante de ses habitants. En 1676 ce sont les troupes de Turenne de passage et de brandebourgeoises qui semèrent la panique. Les habitants se réfugièrent dans les bois, le curé emportant l'eucharistie et les vases sacrés.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Les habitants de Soultzmatt poussés par les troubles de la Révolution participent activement à l'agitation révolutionnaire avec à sa tête un certain Joseph Nithard, administrateur des biens des nobles de Landenberg jusqu'en 1790 devenu un révolutionnaire fanatique. Élu maire en 1791, il fut ensuite commissaire auprès de l'administration départementale en 1792. Le 29 avril 1792 la population de Soultzmatt entrainée par Joseph Nithard, assiègera et saccagera le château du baron de Spon (Wassersteltzen). Ce personnage sera ensuite nommé maire de Rouffach, où il mena une dure répression. La Révolution aura une autre conséquence: le petit bourg de Wintzfelden (aujourd'hui un hameau de 500 habitants) est rattaché administrativement à Soultzmatt.

L'épidémie de choléra[modifier | modifier le code]

En 1855, une épidémie de choléra endeuillera la commune. Plus de 328 personnes y laisseront la vie. Après la fin de l'épidémie quelques rescapés, avec le concours de la commune, installeront une statue de saint Grégoire[Lequel ?] commémorant cet évènement.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Bien que le village ait été épargné par la guerre, les Allemands installeront un camp de travail pour les Roumains au lieu-dit de la Gauchmatt. Après la guerre un cimetière militaire roumain regroupant 678 victimes, morts à la suite de privations verra le jour. Le terrain sera offert gratuitement par la municipalité à la Roumanie pour y enterrer ses morts. Ce cimetière sera inauguré en 1927 en présence du roi Ferdinand de Roumanie et la reine Marie. Cette nécropole est aujourd'hui l'un des plus importants cimetières roumains de France où les officiels roumains de passage en France viennent se recueillir. Au cours de la Première Guerre mondiale la commune a eu à déplorer la mort de 57 personnes originaires de la commune.

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le second conflit mondial marqua le départ au Service du travail obligatoire de plusieurs jeunes gens et l'incorporation de force de nombreuses personnes, dont 47 ne reviendront plus. On doit aussi déplorer une victime civile ou des civils expulsés, ou placés en camps de concentration. Soultzmatt est libéré par le 1er R.E.C. (Général Miquel) le 6 février 1945.

Les châteaux disparus[modifier | modifier le code]

Il existait sept châteaux forts dont le château du Wagenbourg. Il fut construit dans la première moitié du XVe siècle par la famille noble de Stoer de Storenbourg et servait de défense pour protéger l'entrée de la vallée. Il passa dès le XVIe siècle aux nobles de Breitenlandenberg puis aux nobles de Landenberg. Le château est actuellement une propriété privée viticole. Un autre château, le château dit de Wasserstelz, fief oblat relevant de l'évêque de Strasbourg, était possédé par les nobles de Jestett qui devaient leur nom à un petit castel qui existait près de Soultzmatt[4],[5].

Le hameau de Wintzfelden[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Wintzfelden.

Les eaux de source[modifier | modifier le code]

Ancien établissement de bains et de cure Nessel[6].

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason de Soultzmatt

Les armes de Soultzmatt se blasonnent ainsi :
« D'or au coq de sable becqué, crêté, barbé et membré de gueules, passant sur un mont de trois coupeaux de sinople. »[7]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[8] :

  • total des produits de fonctionnement : 2 607 000 €, soit 1 095 € par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 2 136 000 €, soit 897 € par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 4 345 000 €, soit 1 824 € par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 3 665 000 €, soit 1 539 € par habitant.
  • endettement : 6 372 000 €, soit 2 675 € par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 8,92 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 8,59 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 51,91 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Paul Diringer UMP conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 372 habitants, en augmentation de 4,13 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : 1,52 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 200 2 088 2 486 2 682 3 139 3 045 2 807 2 892 2 957
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
2 537 2 718 2 698 2 798 2 716 2 856 2 807 2 680 2 589
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 619 2 542 2 533 2 409 2 335 2 281 2 071 2 082 2 026
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 124 2 057 2 040 1 924 1 997 2 138 2 172 2 278 2 372
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sébastien[modifier | modifier le code]

L'église remonte au XIIe siècle, à l'époque où les terres de cette vallée faisaient partie du Haut Mundat appartenant aux évêques de Strasbourg et dépendant spirituellement de la collégiale de Lautenbach. Érigé vers 1130, le clocher est un bel exemple de l'art roman. L'église fut placée sous le patronage de saint Sébastien à partir de 1309. Saint Sébastien est un militaire romain converti au christianisme et mort en martyr sous l'empereur Dioclétien. On l'invoque contre la peste et les épidémies[13],[14],[15],[16].

Chapelle Saint-Nicolas[modifier | modifier le code]

Située au milieu d'une forêt, la chapelle fut construite pour éviter aux habitants logés dans les écarts de se déplacer jusqu'au village. Mentionnée dès 1394, cette chapelle a depuis été restaurée et se trouve sur un ancien emplacement d'une chapelle dédiée à Saint-Nicolas[Lequel ?]. L'édifice conserve encore de nos jours deux anciens autels, l'un consacré à saint Jacques[Lequel ?], l'autre à sainte Catherine[Laquelle ?][17].

Oratoire de la Vierge[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre Dame-Auxiliatrice[modifier | modifier le code]

Cette petite chapelle construite à l'initiative du conseil de fabrique de Wintzfelden se trouve rue du Ritzenthal. C'est la famille Hunold qui exploitait une ferme qui a offert les terrains. Les habitants de Soultzmatt ont participé au financement et aux travaux. Vers les années 1950, au moment des rogations, une procession partait de l'endroit pour se rendre jusqu'à l'église Sainte-Odile et à la chapelle Notre-Dame-Auxiliatrice.

Chapelle du Val du Pâtre (Schaeferthal)[modifier | modifier le code]

Chapelle de style gothique se trouvant sur un méplat de la Gauchmatt, sur les hauteurs boisées à l'ouest de la commune sur la route reliant Wintzfelden (hameau) et Orschwihr. La clairière aménagée près de la Gauchmatt semble déjà connu à l'époque des Mérovingiens. Selon la tradition la chapelle est mentionnée dès le XIIIe siècle à l'emplacement d'un ancien ermitage. Ce lieu historique est connu dès 1339, lorsque les Laubgassen originaire de Suntheim, village aujourd'hui disparu en furent propriétaire. Cette famille noble reçu en sous fief le Schaeferthal des Sires de Ribeaupierre. La chapelle dédiée à la Sainte Vierge devient alors un lieu de pèlerinage fort fréquenté qui est restaurée au XVIe siècle. D'autres travaux furent réalisés en 1511, puis à nouveau dès 1745.Pour les travaux on a utilisé les pierres provenant du couvent Augustin de Schwartzenthann construit en 1117 et en ruine depuis 1543. La chapelle dispose d'un clocheton à bulbe qui est caractéristique du baroque allemand. Les vitraux du XIXe siècle sont l'œuvre d'un maître verrier, Weckerlin[18],[19],[20].

Chemin de croix[modifier | modifier le code]

À côté de la chapelle du Val du Pâtre se trouve un ancien de chemin de croix, sur le chemin reliant Soultzmatt au Schaeferthal. L'origine de ce chemin de croix remonte à 1778 et fut érigé par de pieux bourgeois-vignerons de Soultzmatt pour demander à la Vierge Marie de préserver les récoltes. Ce chemin de croix comporte quinze stations dont la dernière relate l'invention de la croix par Sainte Hélène, la mère de l'empereur Constantin. Cette croix fut offerte par une dame noble de Wassersteltzen[21].

Ruines du couvent du Schwartzenthann[modifier | modifier le code]

Voir la commune de Wintzfelden[23].

Statue de Saint-Grégoire[modifier | modifier le code]

Statue de saint Grégoire (1857).
Vitrail de l'église Saint Sébastien représentant saint Ambroise et saint Grégoire.
Sarcophages se trouvant autour de l'église.

Une épouvantable épidémie de choléra frappa le village entre juillet et septembre 1855. Alors qu'en moyenne le nombre de décès excédait rarement plus de 60 par an, le choléra avait touché plus de 800 personnes, causant 299 décès. Les rescapés, pour remercier le ciel de les avoir protégés, érigèrent une statue en l'honneur de Saint-Grégoire[Lequel ?]. Selon une ancienne légende, le choléra a été stoppé à l'endroit où fut érigé cette statue, c'est-à-dire entre les rues de la Vallée et la rue du Dr Kubler. Le haut du village et Wintzfelden ne furent pas épargnés et on déplora dans ces endroits des décès dû au choléra. Grégoire le Grand (540-604) ou Grégoire Ier est célèbre pour avoir mis un terme à la propagation du choléra qui sévissait à Rome au VIe siècle.

Sarcophages[modifier | modifier le code]

L'ancien cimetière chrétien entourant l'église, devenu trop petit, fut abandonné après la grande épidémie de choléra en 1855. Des fouilles ont permis de découvrir plusieurs sarcophages très anciens et d'époques différentes. Leurs caractéristiques donnent à penser qu'il s'agit de tombes chrétiennes, dont certaines sont postérieures à l'époque mérovingienne et antérieures à la grande époque romane (entre le VIIIe et XIe siècle). On peut découvrir les anciens monuments funéraires autour de l'église. Devant le porche de l'église, une coquille de saint Jacques matérialise au sol le passage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Menhir du Langenstein[modifier | modifier le code]

Menhir du Langenstein.

Le menhir du Langenstein est un monolithe en grès rose extrêmement caillouteux (poudingue) qui se dresse dans un sentier boisé, non loin du cimetière roumain de la Gauchmatt, au lieu-dit Grosser Pfingtsberg. Il fut érigé à cet endroit en 1906 par l'industriel Kessler de Soultzmatt, également archéologue passionné. Propriété de la commune, il a été classé Monument Historique le 18 juillet 1938[24].

Le menhir mesure 3,75 mètres, et possède une base presque carrée. Il semblerait être placé dans l'alignement de l'Appenthal.

Une légende raconte que durant les nuits de pleine lune, les fées ou des Dames blanches, viennent danser autour du "Langenstein". Durant cette cérémonie, la pierre se mettrait à tourner sur elle-même.

Mairie (1912)[modifier | modifier le code]

La mairie actuelle a été construite entre 1912 et 1913 au cours du mandat de Charles Héberlé. Le bâtiment fut inauguré en 1913 et se trouve au milieu du village dont on aperçoit sans peine son édifice. On distingue sur sa façade, deux angelots représentant les secteurs économiques de la vallée: roue et grappe de raisin. Au-dessus de la porte principale de la mairie on remarque le coq, emblème héraldique de la commune à partir du XVe siècle[25].

Fontaine de la Vierge (XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

La fontaine de la Vierge de 1663[26].

Château de Wagenbourg (25 rue de la vallée)[modifier | modifier le code]

Construit vers 1506 par la famille noble des Stoer de Storenbourg, cet édifice est racheté au milieu du XVIe siècle par Jacob Koerner de Soultzmatt. Puis c'est sa fille, qui fait passer le château en dot à la famille Breitenlandenberg. On y rajoute au XVIIIe siècle une aile au sud-ouest de l'édifice. Après la Révolution, le château change plusieurs fois de mains, puis est finalement acheté par une famille de viticulteurs en 1905. Le château a une structure carrée et était à l'origine entouré d'un fossé[4],[5].

Cimetière militaire roumain de la Gauchmatt[modifier | modifier le code]

Cimetière militaire roumain (1914-1918) situé à la Gauchmatt.
  • Pendant la Première Guerre mondiale, la Roumanie, alliée de la France est en guerre contre l'Allemagne. De nombreux Roumains sont faits prisonniers par les Allemands et doivent travailler sur le front français dans des conditions très difficiles. C'est ainsi que 687 soldats roumains trouveront la mort en Alsace, soit par mort violente soit du fait des privations subies, de la faim et du froid.

Après la fin du conflit, la commune de Soultzmatt octroie gratuitement un terrain à la Roumanie, au lieu-dit de la Gauchmatt, pour y enterrer ses morts.

  • Le Cimetière militaire roumain du Val-du-Pâtre[28] est inauguré en 1924 en présence du roi Ferdinand de Roumanie et de la reine Marie. Cette nécropole rassemble 687 corps dont 562 en tombes individuelles et 125 en ossuaires. Elle constitue aujourd'hui un haut-lieu de pèlerinage où des officiels roumains viennent se recueillir au mois une fois par an. Un pèlerinage est organisé chaque année le premier dimanche qui suit l'Ascension[29].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Isidore Loeb (1839-1892), philologue et historien, né à Soultzmatt.
  • Dinah Faust, née en 1926, actrice du Barabli dont le père est originaire de la commune.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Vue panoramique de Soultzmatt et du Zinnkoepflé.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des 188 communes adhérentes au parc naturel régional des ballons des Vosges, 3e Charte 2012 - 2024
  2. Antiguum oratorium Swartcendan vers 1124
  3. « prieuré de chanoinesses de saint Augustin », notice no IA68004409, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. a et b « Château Wagenbourg », notice no PA00085688, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. a et b « Château fort de Wagenbourg », notice no IA68004361, base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Ancien établissement de bains et de cure Nessel », notice no PA00135162, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Archives Départementales du Haut-Rhin
  8. Les comptes de la commune
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « Eglise catholique Saint-Sébastien », notice no PA00085689, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « église paroissiale Saint-Sébastien », notice no IA68004357, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. L'église Saint-Sébastien, l'extérieur
  16. L'église Saint-Sébastien, l'intérieur
  17. La chapelle Saint-Nicolas
  18. « Chapelle Sainte-Marie dite chapelle du Schaefertal ou Val du Pâtre », notice no PA00085687, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « chapelle Notre-Dame du Schaefertal », notice no IA68004408, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. La chapelle Notre Dame du Schaeferthal
  21. Le chemin de croix du Val à Soultzmatt
  22. La chapelle Notre-Dame des Sources
  23. « Ancien couvent de Schwartzenthann », notice no PA68000060, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Menhir dit Langenstein près du cimetière roumain », notice no PA00085692, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « mairie », notice no IA68004359, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. La fontaine de la Vierge
  27. « Fontaine du 17e siècle », notice no PA00085690, base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. Nécropole nationale
  29. Camp du Val du Pâtre - Cimetière roumain