Issenheim

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Issenheim
La mairie[1].
La mairie[1].
Blason de Issenheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haut-Rhin
Arrondissement Thann-Guebwiller
Canton Guebwiller
Intercommunalité C.C. de la région de Guebwiller
Maire
Mandat
Marc Jung
2014-2020
Code postal 68500
Code commune 68156
Démographie
Gentilé Issenheimois, Issenheimoises
Population
municipale
3 438 hab. (2014 en augmentation de 0,59 % par rapport à 2009)
Densité 420 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 11″ nord, 7° 15′ 17″ est
Altitude Min. 223 m
Max. 268 m
Superficie 8,18 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.issenheim.fr

Issenheim (en alsacien : Isena) est une commune française située dans le département du Haut-Rhin, en région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Issenheim se situe à une altitude moyenne de 250 m, au pied des collines sous-vosgiennes. Le ban communal s'étend sur une superficie d'environ 816 hectares et la Lauch le traverse d'Ouest en Est. Le Oberwald est la forêt communale d'Issenheim. Elle s'étend au Sud-Ouest de la commune (de la zone industrielle du Florival, jusqu'à la route départementale 83).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Issenheim
Bergholtz
Guebwiller Issenheim Merxheim
Soultz-Haut-Rhin Raedersheim

Villes et villages proches[modifier | modifier le code]

(Mesure prise à partir de la mairie)

Grandes villes de l'Est proche d'Issenheim[modifier | modifier le code]

La Lauch passant devant l'église St-André.

(Mesures prises à partir de la mairie)

Lieu-dit[modifier | modifier le code]

  • Pfleck : situé au nord-ouest d'Issenheim.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

  • La Lauch
  • Rimbach
  • Schecklenbach
  • Lachmattenbach

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En 1135, les archives mentionnent pour la première fois le nom d'Issenheim, sous la forme Ysenheim. Au fil du temps, son orthographe subit de nombreuses modifications : Isinheim en 1149, Isenheim dès 1196, Isinhen en 1233… jusqu'à Issenheim son écriture actuelle. L'immémoriale prononciation dialectale alémanique Isena ne justifie aucunement l'utilisation du deuxième "s", qu'un barbarisme orthographique a imposé voici quelque temps déjà. Durant plusieurs siècles d'ailleurs, que ce soit sous la domination autrichienne, française ou allemande, ce nom s'écrivait Isenheim.

L'origine exacte du nom est inconnue. Dans ses « Légendes du Florival »[2], l'abbé Braun y voit la trace du culte jadis dédié par les Romains à la déesse Isis, c'est-à-dire Isisheim.

Une analogie phonétique avec le mot Eisen (le fer) paraît peu vraisemblable. Jamais un minéral de ce type n'a été découvert dans les proches environs. Les étymologistes penchent plutôt en faveur du préfixe Iso, un nom d'homme germanique ; suivi du suffixe -heim, signifiant le village. Le village d'Iso en somme.

La seigneurie d'Issenheim[modifier | modifier le code]

Issenheim était autrefois une seigneurie autrichienne possédée en fief par les nobles de Hausen, qui passa au XVe siècle aux Schauenburg. Ces derniers, pendant la guerre qu'ils firent au marquis de Bade, s'emparèrent de trois frères de cette maison et les retinrent prisonniers dans le château d'Issenheim.

En 1639, cette seigneurie fut acquise par Jean de Rosen, colonel suédois, qui eut pour successeur César Pflug, gentilhomme saxon. Le roi la donna en 1659 au cardinal de Mazarin.

Issenheim fut brûlé au cours de la Guerre de Trente Ans ; en 1695 il ne restait que 12 maisons et 50 habitants. Le village avait une commanderie d'Antonites, dont dépendait le prieuré de Froideval, près de Belfort, celui des Trois-Épis et la maison des chanoines qui desservait l'Église Saint-Étienne de Strasbourg. Ce couvent fut par la suite occupé par les Jésuites qui y ont établi un noviciat.

D'après des titres qui remontent au XIIe siècle, la seigneurie d'Issenheim appartenait primitivement à l'abbaye de Murbach qui l'avait reçue de l'archiduc Albert en échange de la ville de Lucerne, qui y possédait aussi le château d'Ostein. Ce château, qui datait du XIe siècle et qui n'existe plus, a donné son nom à la famille noble Hennemann d'Ostein qui était au XIVe siècle, vassale de l'abbaye de Murbach. Pierre était prince-abbé de Murbach en 1430.

Les Ostein donnèrent à l'évêché de Bâle un prélat, Jean-Henri, qui administra son église de 1628 à 1646. Son petit-neveu Jean Sébastien fut l'heureux père d'une nombreuse postérité dont est sorti Jean-Frédéric Charles, promu archevêque de Mayence en 1743.

Le hameau d'Ostein a été détruit à l'époque des Armagnacs, en 1375, mais n'a entièrement disparu qu'en 1800. Beaucoup de tombes mérovingiennes y ont été trouvées et les coffres en pierre ont servi d'abreuvoir pour le bétail. Une pierre tumulaire rappelant Rudolf d'Ostein décédé en 1594 a été transférée dans l'église du village.

La Maison Saint-Michel[modifier | modifier le code]

Couvent d'Antonins Saint-Joseph dite maison Saint-Michel.

En 1277 fut fondé à Issenheim un préceptorat de l'ordre de Saint-Antoine, ordre réputé pour traiter le mal des ardents (nommé par la suite « feu de Saint-Antoine ») : cette maladie due à l'ergot de seigle, champignon toxique, était caractérisée par d'intenses brûlures intestinales puis généralisées. Cette spécialité fit la fortune des Antonins d'Issenheim qui couvrirent au XVe siècle le bâtiment d'œuvres d'art (Hans Holbein l'ancien, Martin Schongauer…), dispersées ou détruites par la Révolution et l'incendie de 1831[3].

La Maison Saint-Michel reconstruite par la suite à son emplacement par les sœurs de la divine providence de Ribeauvillé, conserve le porche de l'ancien couvent, dont une clef de voûte représente Saint-Antoine et une autre Sainte-Véronique. D'autres œuvres, et notamment le retable d'Issenheim de Mathias Grünewald, sont visibles au musée Unterlinden de Colmar.

Histoire moderne[modifier | modifier le code]

Issenheim a vécu un temps grâce aux usines textiles[4],[5],[6]qui ont créé de nombreux emplois pour les habitants de Issenheim.

C'est le village natal de Georges Spetz : industriel, collectionneur et artiste[7]. On y retrouve sa villa et on y trouvait jusqu'en 2010 la villa Carpentier de son beau-frère qui a été démolie par le collège Champagnat avec l'accord de la mairie et malgré les différentes propositions d'achat pour y agrandir son parking.

Héraldique[modifier | modifier le code]


Blason d'Issenheim

Les armes d'Issenheim se blasonnent ainsi :
« D'or au fer à cheval de sable, un sautoir de même posé en abîme. »[8]

Activités[modifier | modifier le code]

La ville dispose de nombreux clubs et associations sportives. Il y a le club de football, le Tennis de Table Issenheim, le club de danse, etc.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[9] :

  • total des produits de fonctionnement : 3 655 000 , soit 1 041 par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 2 462 000 , soit 702 par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 2 369 000 , soit 675 par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 2 559 000 , soit 729 par habitant.
  • endettement : 2 993 000 , soit 853 par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 11,58 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 14,53 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 57,01 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2005 Albert Reinbold   Démissionnaire pour raison de santé
14 octobre 2005 en cours Marc Jung DVD Géomètre expert
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2014, la commune comptait 3 438 habitants[Note 1], en augmentation de 0,59 % par rapport à 2009 (Haut-Rhin : +1,54 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
748 720 906 1 034 1 214 1 395 1 436 1 543 1 558
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
1 567 1 728 1 776 1 869 1 718 1 809 1 671 1 770 1 887
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 919 1 969 1 947 1 806 1 966 1 942 1 818 1 437 1 945
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
1 782 1 947 2 241 2 856 2 838 3 296 3 415 3 451 3 438
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Photo de la nouvelle salle à vocation sportive
  • Église paroissiale Saint-André[14], sa cloche de 1654[15] et son orgue de Joseph Callinet de 1835[16],[17].
  • Couvent d'antonins Saint-Joseph (préceptorat) dite maison Saint-Michel[18].
  • Château[19].
  • Croix monumentales[20].
  • Monument aux Morts[21].
  • Chapelle funéraire de la famille Spetz[22].
  • Salles. En 2010 a été inaugurée une nouvelle salle à vocation sportive[23] destinée à accueillir les clubs de Tennis de Table et de Danse. Elle se situe derrière l'"École des Châtaigniers" et du multi-accueil ""La Récré"".

Enseignement[modifier | modifier le code]

Issenheim a un collège privé d'enseignement secondaire, « l'Institution Champagnat », une école publique « les Chataîgniers » et deux écoles maternelle « La colombe » et « Fridoline ».

Activités et développement[modifier | modifier le code]

Zone d'Aménagement Concerté[modifier | modifier le code]

En 2006, le conseil municipal d'Issenheim a décidé de créer une ZAC (Zone d'Aménagement Concerté), la « ZAC des Antoinins », afin de pouvoir maîtriser le développement d'Issenheim. Le logement, le fonctionnement de la ville, le cadre de vie constituent autant d'enjeux au cœur de ce projet. L'écologie viendra se mêler à ce projet, pour préserver les écosystèmes existants.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Issenheim est desservie par deux voies rapides à proximité : la voie rapide D 83 avec deux sorties (nord-est via le rond-point au nord de la ville et sud-est via l'échangeur D 83/D 430), et la voie rapide D 430 au rond-point du Florival. On rejoint donc assez rapidement les deux autoroutes traversant l'Alsace A35 et A36. Issenheim est traversée par la route départementale D 5, elle rejoint Soultzmatt à Cernay. Cet axe routier est très fréquenté en journée. La D 5 est l'artère principale de la ville (Rue de Soultz, Rue de Guebwiller à partir du rond-point entre la D 5 et la D 4bis et Rue de Rouffach).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le Prince Albert II de Monaco (1958-), seigneur d'Issenheim[24].
  • Georges Spetz (1844-1914), industriel[25], collectionneur et artiste.
  • Alphonse Roellinger (1849-1918), chanoine honoraire et abbé de Guebwiller[26].
  • Les deux frères Zimmermann : Thiébaut Zimmermann (1772-1869) et Joseph Zimmermann (1778-1863), fondateurs de l'hospice d'Issenheim[27].
  • Sœur Fridolin (1880-1969), institutrice de l'école maternelle d'Issenheim[28].
  • Auguste Biecheler (1869-1943), poète, collectionneur et homme d'œuvres. Il fut le premier président de l’ « Elsaessicher Turnerbund » (ETB)[29].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Mairie », notice no IA00111894, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Laissez-vous conter les légendes
  3. Histoires extraordinaires et lieux mystérieux d'Alsace, Guy Trendel, éditions du belvédère, p. 158-159
  4. « filature Gast », notice no IA00111906, base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Filature Gast », notice no PA68000043, base Mérimée, ministère français de la Culture, inscrite sur l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 10 octobre 2005
  6. « Filature Zimmermann et Baeumlin », notice no IA00111907, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Georges Spetz :Un artiste hors du commun
  8. Archives Départementales du Haut-Rhin
  9. Les comptes de la commune
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  14. « Eglise paroissiale Saint-André », notice no IA00111891, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Notice no PM68001473, base Palissy, ministère français de la Culture Cloche de l'église Saint-André
  16. Notice no IM68003819, base Palissy, ministère français de la Culture orgue (grand orgue)
  17. Orgue de l'église Saint-André
  18. « Couvent d'antonins Saint-Joseph (préceptorat) dite maison Saint-Michel », notice no IA00111893, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Château », notice no IA00111896, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Chapelle funéraire de la famille Spetz », notice no IA00111892, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Monument aux Morts
  22. « Dolmen de la Gastée », notice no PA00081562, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. La nouvelle Salle à vocation Sportive
  24. Le prince de Monaco, comte de Ferrette, de Thann et de Rosemont, baron d’Altkirch et seigneur d’Issenheim se marie
  25. « Maison, villa Spetz », notice no IA00111899, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. Le Chanoine Alphonse Roellinger
  27. Les deux frères Zimmermann
  28. Sœur Fridolin
  29. Regroupement de sections de gymnastique en une ligue