Vincent de Tinténiac

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Vincent de Tinténiac
Image illustrative de l'article Vincent de Tinténiac

Surnom Le loup blanc
Naissance vers 1764
à Quimper
Décès (à ~31 ans)
à Coëtlogon
Mort au combat
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Flag of the Kingdom of France (1814-1830).svg Association bretonne
Flag of Royalist France.svg Chouan
Arme Infanterie
Grade Maréchal de camp
Années de service -1795
Conflits Guerre de Vendée
Chouannerie
Faits d'armes Bataille de Quiberon
Bataille de Coëtlogon

Vincent de Tinténiac, né vers 1764 à Quimper, paroisse de Saint-Julien (la famille de Tinténiac possédait le château de Quimerc'h en Bannalec)[1], tué au château de Coëtlogon le , était un général français qui s'est illustré pendant la chouannerie et est connu sous le nom de "Chevalier de Tinténiac" et son surnom "Le loup blanc". Il était le fils de François-Hyacinthe de Tinténiac[2] et de Anne Antoinette de Kersulgen et le frère de Hyacinthe de Tinténiac[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution française, il avait servi comme lieutenant dans la Marine royale mais avait démissionné.

En 1791, il rejoignit l'Association bretonne de Armand Tuffin de La Rouërie, où il servit comme agent de liaison entre la Bretagne et Jersey.

La chute de l'association ne mit pas fin à ses activités, en 1793, lors de la guerre de Vendée, il transmit aux Vendéens les dépêches qui proposaient l'aide britannique aux Vendéens si ceux-ci parvenaient à prendre un port.

En 1794, Tinténiac aida Joseph de Puisaye à prendre la tête de la chouannerie. Il participa activement au Débarquement des émigrés à Quiberon et fut nommé pour l'occasion maréchal de camp, et prit la tête d'une division de chouans.

Chargé lors de la bataille de prendre les républicains à revers, il dut se détourner, sur ordre, vers Saint-Brieuc. Ce fut lors de ce trajet que Tinténiac fut tué lors d'une escarmouche au château de Coëtlogon, le . Car Tinténiac qui, dès les premiers coups de fusils était sortit prendre la tête de ses hommes, fut frappé au cœur par une balle républicaine et tué sur le coup[4].

Un roman historique de Théophile Briant Les Amazones de la Chouannerie, paru en 1938, s'inspire de la vie du chevalier de Tinténiac et de son amour avec l’héroïne légendaire Jacquemine, au travers des épisodes tragiques des combats de la chouannerie bretonne[5].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://grandterrier.net/wiki/index.php?title=Noblesse_de_Tint%C3%A9niac_propri%C3%A9taire_du_manoir_du_Cleuyou_avant_la_R%C3%A9volution
  2. François-Hyacinthe de Tinténiac, né le à Quimper, capitaine de la noblesse de Quimper en 1784 puis lieutenant général des armées du roi, émigra à Londres et ses biens furent saisis pendant la Révolution française ; il décéda ruiné en 1794 à Paris
  3. Hyacinthe de Tinténiac, né le , guidon des chevau-legers de la garde du roi en 1782, décédé le à Paris
  4. Jean-François Chiappe, Georges Cadoudal, ou la liberté, p.24-27
  5. http://www.bannalec.fr/vincent-de-tinteniac-1764-1795/

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]