Convivencia

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La Mezquita de Cordoue (salle des colonnes)
Intégration de la cathédrale dans la mosquée

La Convivencia est un terme qui évoque la coexistence entre musulmans, juifs et chrétiens, un état de relative paix confessionnelle où les idées culturelles s'échangent dans un contexte de tolérance religieuse. C'est également une hypothèse académique portant sur la période historique hispanique depuis la conquête de l'Hispanie par les Omeyades jusqu'à l'expulsion des juifs en 1492 ; période correspondant à la Reconquista.

Définition[modifier | modifier le code]

En espagnol, le terme de convivencia signifie littéralement vivre avec l'autre[1]. Il suppose une plus grande proximité que coexistencia (coexistence), qui, à l'instar du français, peut impliquer une indifférence mutuelle des protagonistes. Dans tous les cas, et contrairement à son usage en Anglais, le terme est utilisé de façon indépendante du contexte religieux, historique ou social. Dans les sources espagnoles il est associé à la période qu'il décrit, et, dans le contexte de la Reconquista est souvent associé à - ou remplacé par - des termes plus précis comme tolérance, dialogue interreligieux. Dans les sources en anglais, le terme est utilisé plus spécifiquement pour décrire la coexistante pacifique des trois religions dans la péninsule ibérique durant la Reconquista, voire, seulement dans l'Andalousie musulmane.

La Convivencia se réfère à l'idée de tolérance religieuse et à l'échange d'idées entre les trois religions[2]. Le romancier James Carroll fait appel à ce concept et indique qu'il a joué un rôle important pour la diffusion de la philosophie classique en Europe, avec des traductions depuis le grec, l'arabe, le latin et l'hébreu[3]. Pour James L. Heft[4] La Convivencia est l'une des rares périodes historiques durant lesquelles les trois religions « n'ont pas pris leurs distances les unes par rapport aux autres, ni n'ont été en conflits » alors que durant l'essentiel de leur histoire commune elles ont été soit « ignorantes les unes des autres », soit « se sont attaquées mutuellement »[5].

Un exemple habituel de coexistence est celui de la ville de Cordoue sous domination musulmane, du IXe au Xe siècle. Il s'agissait « d'une des plus importantes villes du monde »« les chrétiens et les juifs étaient à la cour royale et dans la vie intellectuelle de la ville[6] ». María Rosa Menocal décrit également Cordoue comme une « référence globale sociale importante, représentant la quasi perfection[7] ».

José-Vicente Niclós y Albarrancin distingue, dans la péninsule Ibérique, 4 périodes de dialogue interreligieux[8] associées à autant de zones géographiques : au sud de la péninsule (Grenade et Cordoue) du VIIIe au XIe siècle ; la convivencia pacifica[9] des siècles XII et XIII au centre de la péninsule (Tolède) ; la fin du XIIIe siècle dans la zone méditerranéo-catalane (Barcelone) - période de naissance des universités Européennes - et la période renaissantiste et post-moyen âge, du XVe au XVIIe siècle dans la ville de Valence.


La Convivencia en Espagne à partir de 711[modifier | modifier le code]

Convivencia en territoires contrôlés par les musulmans[modifier | modifier le code]

Après la conquête de l'Hispanie Wisigothe à partir de 711, les musulmans sont en infériorité numérique massive dans les territoires conquis, faisant notamment dire à Ignacio Olagüe que « Les Arabes n'ont jamais envahi l'Espagne »[10], le titre de cet ouvrage polémique étant à la fois exact d'un point de vue numérique, et - bien entendu - faux du point de vue de l'administration[Note 1]. Leurs souverains appliquent une « politique coloniale[11] » : ils renomment les villes et les fleuves[11], réaménageant les lieux de cultes chrétiens en mosquées[11]. Chrétiens et Juifs sont soumis au régime juridique du Dhimmi : leurs droits sont réduits et ils souffrent de nombreux désavantages vis-à-vis des musulmans. En particulier, ils ne peuvent construire de nouvelle église, paient une taxe de protection[12], fonciers et per capita[13] ne leur garantissant pas toujours la tolérance, ni même l'effectivité de la protection[12]. Néanmoins, durant le règne Omeyade l'expropriation de bien chrétiens se fait « souvent » contre rétribution et dans des conditions favorables[14].

L'augmentation régulière de l'impôt pour les chrétiens et juifs, et la situation défavorable envers les non-musulmans produit des vagues de conversions[13],[15]. Une minorité reste fidèle à ses croyances[16]. Après les hésitations des débuts l'administration devient uniquement musulmane. En 752, Al Andalus devient indépendant avec l'arrivée au pouvoir d'Abd el Rahman I, même s'il accepte encore l'autorité religieuse des Abbassides pour encore deux siècles. La ville de Cordoue abrite 2000000 habitations et est fastueuse[17]. Au IXe et Xe siècles, la population musulmane qui était minoritaire devient dominante. Les monnaies, auparavant bilingues ne sont désormais frappées qu'en arabe[17]. La population était très hétérogène, au-delà des trois religions étaient distingués les hispaniques, les berbères - qui constituaient l'essentiel des troupes - et les arabes, peu en nombre mais qui constituaient une « aristocratie guerrière » très attachée au sol et respectée en raison de leur qualité de « compagnon du Prophète ». Les communautés vivaient juxtaposées, rarement en paix et jouissaient d'une large autonomie. Il n'y jamais eu d'intégration ethnique[18][Note 2] et ces différences dégénéraient régulièrement en révoltes et soulèvements[18][19].

Ramon Menendez Ridal et America Castro décrivent une situation de convivencia - pax musulmana - à partir de 929 après la proclamation par Abd al-Rahman III d'Al Andalus comme Califat indépendant, c'est à dire au moment où le souverain refuse l'autorité religieuse de Damas. La mise en place de ce qui est devenu la Convivencia résulte pour Sarah Mae-Thomas essentiellement de facteurs politiques[20]. Durant son règne, de 912 à 961, il mène une politique de réconciliation générale entre musulmans, juifs, chrétiens, berbères, arabes et hispaniques. Il travaille directement avec des mozarabes, renouvelle son administration et met au pouvoir certains anciens esclaves juifs et chrétiens. Il permet alors aux juifs et aux chrétiens de pratiquer librement leur religion et met fin aux persécutions. Il s'appuie sur les juifs pour la diplomatie et le pouvoir. Son vizir Juif, Hasdai Ibn Shapmut est emblématique de sa politique ; leur collaboration débouche sur « un pratique mariage d'idées[21] » : chacun des deux aurait eu pour ambition de couper sa propre communauté de sa base orientale pour une indépendance religieuse et une avancée de la pensée. Ils créent de nombreux centres d'études et développent l'étude d'Aristote et de la philosophie grecque[20]. Pour Robert Hillenbrand, il s'agit de la première unification sociale en Espagne[22].

Quant aux juifs, maltraités par les Wisigoths, ils accueillent bien les musulmans avec qui ils connaissent une période initiale de stabilité et de liberté religieuse. María Rosa Menocal, est d'avis que la tolérance était un aspect inhérent à la société andalouse. Les dhimmis juifs, bien que considérés comme des citoyens de seconde classe, étaient mieux traités qu'ailleurs dans le monde[23]. Al-Andalus était considéré par les Juifs, ainsi que par des chrétiens adhérant à des sectes jugées hérétiques par Rome, comme une terre d'accueil. Al Andalus concentre alors les plus grandes communautés juives d'Europe, c'est l'âge d'or de la culture juive en Espagne. De l'instauration du Califat Andalou et durant les IX et Xe siècles, il existait en Europe « deux civilisations[24] », celle chrétienne et celle d'Al-Andalus. Cette dernière se distingue par la convivencia qui est l’œuvre des Oméyades d'origine arabe.

Les juifs - pour qui l'arabe est alors une langue naturelle[14],[Note 3] - deviennent médecins, comme Abu Yusuf Hasday ben Saprut, médecin de la cour et conseiller influent du Calife. Très cultivés, maîtrisant les langues romanes et l'hébreu, ils traduisent des ouvrages scientifiques et servent d'intermédiaire avec les royaumes chrétiens.

Plusieurs juifs accèdent aux plus hautes fonctions politiques, en infraction avec leur statut de dhimmi, qui en principe n'autorise pas des non-musulmans à commander aux musulmans, ou à porter les armes.

Ainsi, Samuel ibn Nagrela devient vizir juif et chef d'armée du sultan pendant plus de vingt-cinq ans au XIe et gère une transition politique du Califat vers les Taïfas. Yekoutiel ben Isaac ibn Hassan fut au XIe siècle ministre du roi taïfa de Saragosse, Ahmad ibn Sulayman al-Muqtadir, et Abu al-Fadl Hasdai, vizir de l'émir houdide de Saragosse, Ahmad Ier al-Muqtadir.

Convivencia en territoires contrôlés par les chrétiens[modifier | modifier le code]

Synagogue de Tolède.

Dans la plupart des territoires passés sous domination des rois chrétiens, les musulmans continuent à vivre, de même que d'importantes communautés juives. Il se produit ainsi des échanges culturels importants entre ces religions. Dans un premier temps, les rois chrétiens adaptent le schéma musulman de communautés juxtaposées, favorisant alors les chrétiens. Les musulmans sont alors soumis au statut de Mudéjar très semblable à celui du Dhimi. Chacune jouit de ses propres lois, contraintes et impôts. Les rois chrétiens profitent également de la culture des conquis pour leur propre usage – administration, traduction du grec, du latin, médecine. C’est notamment vrai pour les zones densément peuplées à l’arrivée des chrétiens. Tolède est l'exemple le plus classique de coexistence pacifique des trois religions aux XIIe et XIIIe siècles. A la chute de la Taïfa, la ville était peuplée de 30000 personnes environ. A sa conquête en 1085 commence une période connue comme convivencia pacifica . Entre autre exemple classique, le roi autorise la construction d’une synagogue en 1180 et sa réfection en 1260, édifice qui est construit par des ouvriers maures. Cette période marque profondément les villes de Séville, Tolède, Saragosse et cette architecture est connue sous le nom d'architecture mudéjare.

« Les chrétiens reconquérants n'ont pas tous les atouts en main. Ils ont les atouts militaires ; ils sont les maîtres. En revanche, ils ont besoin d'intermédiaires musulmans - mais les élites musulmanes se sont exilées - et surtout juifs. D'où le rôle majeur des juifs dans la traduction de la science gréco-arabe, et dans des fonctions d'administration en particulier financière à partir des XIIe et XIIIe siècles », selon Gabriel Martinez-Gros[25].

« Les Espagnols chrétiens donnent dans un premier temps aux juifs les mêmes privilèges que la dhimma [sous la domination musulmane] parce qu'ils pensaient que les juifs effectueraient le relais du régime musulman au régime chrétien », affirme également Esther Benbassa[25].

« La reconquête chrétienne donne lieu ainsi pendant une période à une nouvelle forme de Convivencia entre les communautés religieuses. Dans les royaumes d'Aragon, de Navarre et de Castille, juifs et musulmans sont plutôt bien traités. »

Fin de la convivencia[modifier | modifier le code]

En terres musulmanes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre civile en al-Andalus.

La situation se dégrade avec la fin du règne d'Al Mansur, les dissensions, l'éclatement du Califat et le règne de seigneurs d'origine berbère[14].

En 1011, la prise de Cordoue par les troupes de Sulayman ben al-Hakam (Omeyades) reversant le Calife Hisham II al-Hakam (Omeyade également) donne lieu à un premier massacre de la population juive et chrétienne.

Mais un événement de plus grande ampleur va survenir alors que Joseph, qui succède à son père, se rend impopulaire (par son arrogance, si l'on en croit les témoignages de l'époque). Il provoque une émeute au cours de laquelle il est assassiné durant le massacre de Grenade en 1066. Selon l'historien Bernard Lewis, le massacre est « généralement imputé à une réaction de la population musulmane contre un vizir juif puissant et ostentatoire »[26].


La situation se détériore avec l'arrivée au pouvoir des Almoravides, souverains berbères « mal arabisés et mal islamisés » qui considèrent les arabes Omeyades comme des envahisseurs[14] ; ce changement de pouvoir marque la fin de la Convivencia, civilisation originale, selon Michel del Castillo. Si, dans l'administration et dans les sphères culturelles la présence de juifs se maintient, la situation sociale se délite rapidement.

« Si cette civilisation [Al Andalus] échoua, il ne faut pas rejeter la responsabilité sur la barbarie chrétienne. Al Andalus succomba à son inertie délicieuse, à ses certitudes maléfiques, mais d'abord à ses divisions internes, à ses rivalités ethniques. L'ordre imposé par les Oméyades s'écroula avec l'avènement de princes trop faibles qui abandonnèrent leur pouvoir entre les mains de leurs vizirs et de leurs favoris. [...] La foudroyante expansion de l'Islam explique pour partie cette implosion »

— Michel del Castillo[14]

La conquête des territoires d'Al Andalus par les Almohades renversant les Almoravides, appliquant la religion avec un rare intégrisme et associée à une grande violence, des destructions, des déportations et des conversions forcées, marque un point de non retour : « On tua des dizaines de milliers de juifs, on les persécuta, les obligeant à prendre le chemin de l'exil en direction de la Castille et de l'Aragon où les chrétiens les accueillirent à bras ouverts[14]. ». De nombreux juifs s'exilent, parmi eux le célèbre philosophe Maïmonide, qui trouve refuge en Egypte à la cour de Saladin, roi musulman ouvert et tolérant. Certains juifs migrent vers l'Afrique du nord (où existent des communautés juives importantes), d'autres au nord de la péninsule ibérique[15].

En terres chrétiennes[modifier | modifier le code]

Philippe III.

Dans le royaume d'Aragon, et particulièrement dans le royaume de Valence, une longue série de révoltes a lieu à à partir de 1244, s'intensifiant en 1276 et jusqu'en 1304[27]. De même, en 1264, la révolte des Mudéjar provoque des expulsions et expropriations dans toute la Castille.

La situation se dégrade irrémédiablement à la fin du XIVe siècle : les juifs et les musulmans sont alors sommés de se convertir.

La politique de pureté du sang et de christianisation de la société est appliquée dans le royaume de Castille, puis, après l'union des Rois Catholiques, dans le nouveau Royaume d'Espagne et enfin dans tout l'Empire espagnol après la découverte des Amériques. Les persécutions durant cette transition politique ont donné lieu à des conversions forcées et à des phénomènes sociaux particuliers. Les descendants à partir de 1492 sont appelés morisques. Ce sont les musulmans restés en Espagne catholique après la reconquête de Grenade. Ils sont convertis de force au catholicisme et représentent entre 200 000 à 300 000 personnes dans la région de Valence et en Andalousie. Ils sont expulsés et déportés à la fin du XVIe siècle par Philippe III. Les marranes ou conversos sont les juifs convertis officiellement au catholicisme (souvent sous la contrainte) et qui continuent à "judaïser" secrètement. Persécutés par l'Inquisition, ils émigrent petit à petit ou abandonnent complètement leur judaïsme, à l'exception de quelques-uns au Portugal soumis à une politique plus clémente. Les séfarades sont au sens strict du terme les descendants des juifs émigrés d'Espagne à la suite du décret de l'Alhambra pris par Isabelle la Catholique.

La prise tardive de Grenade en 1492, la même année que la découverte des Amériques, clôt la Reconquista[Note 4] alors que cette transition politique se termine. Les Morisques sont expulsés en 1609, le siècle suivant.

La Convivencia et l'essor culturel et scientifique de l'Andalousie[modifier | modifier le code]

L'architecture[modifier | modifier le code]

La philosophie[modifier | modifier le code]

Les traductions[modifier | modifier le code]

Les sciences et techniques[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Mirhab, point focal de la mosquée de Cordoue

L'historicité d'un tel âge d'or culturel a souvent été contestée et traitée de mythe dépendant d'extrapolations et de documentation trop peu fiable[28],[29][30]. Si Al Andalus est à son apogée sous Abd al Rahman III une « civilisation » opulente, pacifique dans ses frontières, voire présentée comme l'héritière de Rome pour ce qui est de l'esclavage[31] et des villes[32], la convivencia reste un mythe aussi faux que son contraire, celui du fanatisme islamique[33], point commun qu'elle partage avec l'Europe contemporaine[33].

En particulier, des appels d'œcuménistes contemporains ont appelé au retour à la situation de Convivencia de Cordoue des Xe et XIe siècles - sous domination musulmane - sans en interroger sérieusement les fondements « et dans des termes qui ont peu ou pas de lien avec la réalité d'alors »[34].

Postérité[modifier | modifier le code]

La Maison de la Sagesse de Grenade est créée en 2012 en vue de réactualiser la Convivencia. Elle est une initiative de paix née d'une initiative de Khal Torabully et des citoyens et citoyennes de Grenade, dont le but est de favoriser la culture de paix promue par l'Unesco.


Le roman Le Médecin de Cordoue relate une version romancée de la vie de Maïmonide, médecin philosophe juif. En déroulant la vie de Maïmonide dans cette Andalousie du 12e siècle, puis en Egypte où sa réputation lui ouvre les portes de la charge de médecin particulier de Saladin, le roman nous replonge dans ce passé et fait percevoir ce que l’interaction des cultures peut engendrer de meilleur pour l’épanouissement social, politique et religieux de ces communautés. Le Médecin de Cordoue a été couronné par le Prix des Libraires (1975), traduit en plusieurs langues.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La population est estimée au Xe siècle à 7 millions de personnes, moins de 1% d'arabes originaires de l'actuelle Syrie et Irak, un peu moins de 1% de berbères, un minorité juive, et environ 98% d'hispano-wisigoths incluant une majorité de muladis et une minorité mozarabe.
  2. En Espana musulmana no se puede pasar por alto la arabisacion etnica

    « Dans l'Espagne musulmane on ne peut pas faire l'impasse sur l'arabisation ethnique »

  3. et qu'ils parlent avec aisance, contrairement aux berbères qui prennent le pouvoir au XIe siècle.
  4. La reconquête de la Navarre, en 1512 est incluse par certaines sources dans la Reconquista.

Références[modifier | modifier le code]

  1. convivencia : Accion de convivir ; convivir intr. Vivir en compañía de otro u otros. Real Academia de la Lengua Española
  2. « http://www.chemins-compostelle.co/files/Convivencia/convivenciad1110.pdf »
  3. Carroll, James (2001), Constantine's Sword: The Church and the Jews, Chapter 33. Houghton Mifflin, Co., Boston.
  4. Alton Brooks Professor of Religion at USC
  5. James L. Heft, “The Necessity of Inter-Faith Diplomacy: The Catholic/Muslim Dialogue” The First Sheridan-Campbell Lecture Given at the Mediterranean Academy of Diplomatic Studies, Malta, May 20, 2011.
  6. Amir Hussain, “Muslims, Pluralism, and Interfaith Dialogue,” in Progressive Muslims: On Justice, Gender, and Pluralism, ed. Omid Safi, 257 (Oneworld Publications, 2003).
  7. Menocal, María Rosa (2002), "The Ornament of the World: how Muslims, Jews, and Christians created a culture of tolerance in medieval Spain", Little, Brown, Boston.
  8. Tres culturas, tres religiones : convivencia y dialogo entre Judios, musulmanes y cristianos en la peninsula iberica. Prologo. P 11 [url=https://books.google.fr/books?id=2iADYsDCw5QC&pg=PA11&dq=convivencia+en+Castilla+al+siglo+XII&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiejsDo25HSAhXKDcAKHbG3DBYQ6AEINjAE#v=onepage&q=convivencia%20en%20Castilla%20al%20siglo%20XII&f=false]
  9. https://books.google.fr/books?id=Wfg-ggr0B7oC&pg=PA191&dq=convivencia+en+Castilla+al+siglo+XII&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiejsDo25HSAhXKDcAKHbG3DBYQ6AEIKDAC#v=onepage&q=convivencia%20en%20Castilla%20al%20siglo%20XII&f=false Julio Valdeon Baruque Judios y conversos en la Espana medieval Universidad de Valladolid
  10. (fr) R. Le Tourneau, « Ignacio Olague, Les Arabes n'ont jamais envahi l'Espagne », Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, vol. 8, no 1,‎ (lire en ligne)
  11. a, b et c https://www.newcriterion.com/articles.cfm/Acts-of-faith-8489
  12. a et b http://newramblerreview.com/book-reviews/history/andalusia-or-the-legend-of-islamic-spain
  13. a et b http://www.mmisi.org/ir/41_02/fernandez-morera.pdf
  14. a, b, c, d, e et f Michel del Castillo, Dictionnaire amoureux de l'Espagne, El Andalus, p46
  15. a et b https://profeaventuras.wordpress.com/2013/12/13/desmontando-mitos-la-tolerancia-de-la-al-andalus-multicultural/
  16. « San Eulogio de Córdoba » (consulté en 2 de enero de 2017)
  17. a et b p19
  18. a et b p.20
  19. En outre différentes sources mentionnent des « pogroms anti-chrétiens fréquent » avec « cruxifiction » « empalement » et vol d'enfants. (en) « Andalusia or the legend of islamic spain »
  20. a et b http://www.fountainmagazine.com/Issue/detail/the-convivencia-july-2013
  21. Lewis 1984
  22. Robert Hillenbrand the Ornament of the World, Medieval Cordoba as a Culture Centre 1992
  23. M.R. Menocal, The Ornament of the World: How Muslims, Jews, and Christians Created a Culture of Tolerance in Medieval Spain, Little, Brown and Company, 2002, (ISBN 978-0-316-56688-9)
  24. Le terme est utilisé par la plupart des spécialistes, notamment : Levi-Provençal, Joseph Perez, Reinhart Dozy, Americo Castro, Sanchez Albornoz.
  25. a et b Juifs et musulmans (DVD), K. Miské, E. Blanchard, édition Collector, 2013, 2ème épisode (dans le DVD1)
  26. (en): Bernard Lewis (1984): The Jews of Islam. Princeton University Press. p.54.
  27. Torró Abad, Josep "El problema del hábitat fortificado en el sur del Reino de Valencia después de la segunda revuelta mudéjar (1276-1304)". Anales de la Universidad de Alicante. Historia Medieval. N. 7 (1988-1989). ISSN 0212-2480, p. 53-81
  28. (en) Nirmal Dass, « Review of The Myth of the Andalusian Paradise: Muslims, Christians, and Jews Under Islamic Rule in Medieval Spain », Intercollegiate Studies Institute,‎ (lire en ligne)
  29. [1], Qurtuba: Algunas reflexiones críticas sobre el califato de Córdoba y el mito de la convivencia [Qurtuba: Some Critical Reflections on the Caliphate of Cordova and the Convivencia Myth], by Eduardo Manzano Moreno, Awraq n.° 7. 2013, p. 226-246
  30. « Christophe Cailleaux, « Chrétiens, juifs et musulmans dans l’Espagne médiévale. La convivencia et autres mythes historiographiques », Cahiers de la Méditerranée [En ligne], 86 | 2013, mis en ligne le 15 décembre 2013, consulté le 14 février 2017. URL : http://cdlm.revues.org/6878 »
  31. Castillo, p26
  32. Joseph Perez
  33. a et b Castillo 114
  34. Aaron W. Hughes, Abrahamic Religions: On the Uses and Abuses of History (Oxford University Press, 2012), 7.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Reinhart Pieter Anne Dozy, Histoire des Musulmans d’Espagne : jusqu’à la conquête de l’Andalousie par les Almoravides (711-1110), Brill (1861)
  • Évariste Lévi-Provençal, Histoire de l'Espagne musulmane, Paris, Maisonneuve & Larose (1950)
    • Tome I : La Conquête et l'Émirat hispano-umaiyade (710-912)
    • Tome II : Le Califat umaiyade de Cordoue
    • Tome III : Le Siècle du califat de Cordoue
  • María Rosa Menocal, Culture in the Time of Tolerance: Al-Andalus as a Model for Our Time (2000)
  • María Rosa Menocal, The literature of Al-Landaus (2000)
  • James Carroll, Constantine's Sword: The Church and the Jews, Houghton Mifflin, Co., Boston (2001)
  • María Rosa Menocal, The Ornament of the World: How Muslims, Jews, and Christians Created a Culture of Tolerance in Medieval Spain (2002)
  • María Rosa Menocal, The Arts of Intimacy: Christians, Jews, and Muslims in the Making of Castilian Culture (2008)
  • Lucy K. Pick, Conflict and Coexistence: Archbishop Rodrigo and the Muslims and Jews of Medieval Spain
  • Norman Roth, Jews, Visigoths, and Muslims in Medieval Spain: Cooperation and Conflict
  • David Bensoussan, L'Espagne des trois religions: grandeur et décadence de la convivencia
  • Connie Scarborough, Revisiting Convivencia in Medieval and Early Modern Iberia
  • Vivian B. Mann, Thomas F. Glick et Jerrilyn D. Dodds, Convivencia, Jews, Muslims and Christians in Medieval Spain

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]