Abd al-Rahman Ier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

il était adepte de la abdelzack attitude

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Abd al-Rahman.

(756)[1]. Il sera au pouvoir durant 31 ans et sa descendance régnera sur la plus grande partie de la péninsule Ibérique pendant près de trois siècles.

Jeunesse et fuite[modifier | modifier le code]

Né près de Damas en Syrie, Abd Al-Rahman est le petit-fils d'Hisham ibn Abd al-Malik, le dixième calife omeyyade de Damas, et fils du prince omeyyade Mu'awiyah ibn Hisham et d'une concubine berbère de la tribu des Nafza[2],[3],[4],[5]. En 750 il a vingt ans lorsque sa famille est renversée par une révolte populaire connue sous le nom de révolution abbasside. Abd Al-Rahman ainsi qu'une petite partie de sa famille ayant survécu au massacre parviennent à s'échapper de Damas, capitale du califat omeyyade. Parmi ceux qui parviennent à le suivre on compte son frère Yahiya, son fils Sulayman, quelques-unes de ses sœurs et un esclave grec affranchi nommé Badr. Les rescapés de la dynastie omeyyade se dirigent vers l'Euphrate où les soldats abbassides les traquent pour les tuux frères que s'ils se rendent, il ne leur sera fait aucun mal et, contrairement à Abd Al-Rahman, Yahiya décide de se rendre. Cette décision lui est fatale puisque, ayant à peine posé les pieds sur la berge, il est décapité. Sa tête est exposée comme preuve de sa mort. Un historien du XVIIe siècle, Al Maqqari écrira qu'Abd al-Rahman, effrayé et horrifié par la scène, atteindra l'autre rive du fleuve et se mettra à courir jusqu'à épuisement.

Avec le changement de dynastie et la confusion qui s'ensuit, l'Afrique est partagée entre diverses factions locales, anciens émirs ou serviteurs des califes omeyyades. Abd al-Rahman, ne s'estimant pas en sécurité, s'enfuit encore plus vers l'ouest et trouve refuge parmi les tribus berbères de Maurétanie (chacune proposant à Abd-al-Rahman d'épouser la fille du chef). Finalement, après maintes péripéties, il se rend compte qu'il n'aura son salut que dans la péninsule Ibérique où la famille omeyyade compte encore beaucoup de partisans Maures[5].

Caché dans les environs de Ceuta, il cherche des appuis parmi les descendants des conquérants de l'Espagne et partisans des Omeyyades, nombreux dans la province d'Elvira (aujourd'hui Grenade). Le pays est alors traversé par des tensions entre tribus arabes, entre Arabes et Berbères, et aussi par la critique du règne de l'émir Yusuf al-Fihri, jugé faible et tiraillé au centre des différentes factions. Abd al-Rahman voit dans cette ambiance politique l'occasion qu'il n'avait pas trouvée en Afrique.

Au mois de juin 754, Badr, l'homme de confiance d'Abd Al-Rahman, franchit le détroit de Gibraltar avec dans les mains une lettre indiquant la volonté du prince omeyyade d'accéder au trône, si la population andalouse l'accepte. La lettre est favorablement acceptée au sein de la noblesse andalouse, qui y donne un avis positif mais préfère demander toutefois la permission du gouverneur Yusuf al-Fihri et de son subordonné Al-Sumayl[6]. Les deux hommes ont des avis divergents sur l'attitude à adopter : en tant qu'homme faible de caractère, Yusuf accepte la proposition d'Abd Al-Rahman, ce qui n'est pas le cas d'Al-Sumayl qui décide de prendre les armes.

Les envoyés d'Abd Al-Rahman font alliance avec les Arabes d'origine yéménite, adversaires d'Al-Sumayl. Fort du soutien de deux tribus arabes et doté d'un matelas financier confortable, Badr achète un bateau qui part immédiatement vers l'Afrique où le descendant omeyyade embarque pour Almuñécar (Al-Munakab), dans la province de Grenade, à l'est de Malaga[6].

Arrivée en Espagne[modifier | modifier le code]

Résumé et b[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Clot, L’Espagne musulmane : VIIIeXVe siècle, Paris, Perrin,‎ 1999, 429 p. (ISBN 2-262-01425-6)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chambers Biographical Dictionary, ISBN 0-550-18022-2, p. 2.
  2. (en) Charles Cawley, « Moorish Spain », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy,‎ 2006-2014.
  3. Marcel Durliat, Andalousie, Encyclopédie Universalis V.10
  4. The great caliphs, Amira K. Bennison, p. 25
  5. a et b André Clot op. cit. p. 40
  6. a et b André Clot op. cit. p. 41

Liens externes[modifier | modifier le code]