Joué-sur-Erdre

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Joué-sur-Erdre
Église de Joué-sur-Erdre.
Église de Joué-sur-Erdre.
Blason de Joué-sur-Erdre
Blason
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Ancenis
Canton Nort-sur-Erdre
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Ancenis
Maire
Mandat
Jean-Pierre Belleil
2014-2020
Code postal 44440
Code commune 44077
Démographie
Gentilé Jovéens
Population
municipale
2 326 hab. (2013)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 47″ Nord 1° 25′ 08″ Ouest / 47.4963888889, -1.41888888889
Altitude Min. 7 m – Max. 66 m
Superficie 54,53 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Joué-sur-Erdre est une commune du canton de Nort-sur-Erdre, dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire, en France. Le village fait partie du pays d'Ancenis (lui-même au sein du pays nantais et de la Bretagne historique). Elle se trouve à environ 32,4 km au nord de la ville de Nantes[1] et à 25 km au sud de Châteaubriant[2].

La population jovéenne, stabilisée aux environs de deux mille habitants depuis plus d'un siècle, dispose de peu de services et activités secondaires et tertiaires. Joué-sur-Erdre est un village qui a toujours été à orientation agricole, même s'il tend peu à peu à accueillir des résidences.

Sommaire

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Joué-sur-Erdre a été adopté par le Conseil municipal le 3 septembre 1846 puis officialisé le 30 mai 1847[3].

À l'origine, la commune portait simplement le nom de Joué. Ce nom aurait deux origines possibles. La première le ferait provenir du nom « Joseio » attesté en 1186[4],[5]. Ce mot proviendrait lui-même du nom latin « Gaudiacus », formé à partir du nom de personne « Gaud[-ius] », signifiant « le bienheureux », et de la terminaison « -[i]acum », qui indiquerait la propriété[4]. Ce terme est confirmé par le chanoine Ernest Nègre dans son ouvrage Toponymie générale de la France[6]. La seconde origine possible serait le nom latin « Jove », ablatif singulier de la troisième déclinaison du nom latin de Jupiter[3].

Le second terme, l'hydronyme « Erdre », aurait pour origine le mot celtique *ered, en rapport avec un écoulement ou une petite rivière. La plus ancienne forme conservée date de 1072 (Erda)[7]. En breton, l'Erdre se dit Erzh[8].

Le nom breton de Joué est Yaoued et le gentilé de ses habitants est Yaouedad et Yaouedadez. Joué possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale : Jóae (écriture ELG, prononcé [ ʒuə])[9].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Joué-sur-Erdre est situé à 30 km au nord-est de Nantes, 25 km au nord-ouest d'Ancenis et 25 km au sud de Châteaubriant.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Joué-sur-Erdre est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Nantes et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Plus précisément, la commune se trouve dans l'arrondissement d'Ancenis et dans ce dernier, au sein du canton de Nort-sur-Erdre. Avant 2015, la commune faisait partie du canton de Riaillé.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont les suivantes :

Rose des vents Abbaretz La Meilleraye-de-Bretagne Riaillé Rose des vents
Saffré N Trans-sur-Erdre
O    Joué-sur-Erdre    E
S
Nort-sur-Erdre Les Touches Trans-sur-Erdre

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief est relativement plat, accentué par la présence de quelques collines entre lesquels l'eau s'écoule vers l'Erdre qui s'écoule vers le sud-ouest formant un léger creux.

La commune s'étend entre 7 (au niveau de l'Erdre) et 66 mètres d'altitudes. L'altitude moyenne est de 37 mètres[10].

Le sol est, comme dans le bocage angevin, principalement limoneux, ce qui représente 85 % des sols, et de limon sur argile (10 % de la surface)[11].

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sol est composé de micro-granulites schisteuses, présents dans l'ensemble du bassin d'Ancenis. Ces roches sont accompagnées, à Joué-sur-Erdre, de schistes et grès sériciteux[12].

Deux carrières sont indiquées dans une délibération du Conseil communal du 3 décembre 1911 : la carrière de la Roche-du-Chêne et la carrière de la Malmandière[13].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Erdre et Grand réservoir de Vioreau.

La commune est traversée par l'Erdre et l'Isac. Parmi les cours d'eau mineurs se trouve aussi le Baillou qui s'écoule parallèlement au canal, le ruisseau du Gouard, et le ruisseau Belloutières qui se jette dans l'Erdre. Le ruisseau de la Vallée est sa frontière avec le nord de Trans-sur-Erdre[14].

Le lac de Vioreau fut agrandi en 1835 pour atteindre 200 ha tandis que les étangs du Pas Chevreuil et de la Vallée furent asséchés au XIXe siècle. Avant cela, l'ensemble couvrait une superficie d'environ 85 hectares[15].

Climat[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la zone d’influence du tempéré océanique, humide et doux. L'influence de ce climat est largement facilitée par l'estuaire de la Loire et l'absence de relief notable[16]. Les hivers sont doux (min --5 °C / max 10 °C) et pluvieux et les étés relativement beaux et doux également (min 17 °C / max 35 °C). Les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les précipitations annuelles varient d'environ 650 mm à 800 mm[11]. Les chutes de neige y sont exceptionnelles.

Joué-sur-Erdre est sous les vents de dominante ouest liés aux dépressions cyclonales de l'Atlantique. Leur direction est généralement de nord, nord-ouest et d'ouest. Les vents de sud-ouest et nord-est sont plutôt rares. Une brume matinale se forme dans les vallées.

La station météo la plus proche est celle de Nantes, dont les relevés sur la période 1961-1990 sont les suivants[17] :

Relevé météorologique de Joué-sur-Erdre
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,8 4 5,9 9 11,9 13,9 13,5 11,8 8,9 5,1 3 7,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,2 8,1 10,4 13,6 16,9 19,1 18,7 16,8 13,1 8,6 6 11,9
Température maximale moyenne (°C) 8,4 9,6 12,2 14,9 18,2 21,9 24,4 24 21,8 17,3 12 9 16,1
Précipitations (mm) 86,6 70,2 69,1 49,9 64,1 45 46,4 44,8 62,2 79,2 86,9 84,1 788,5
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
50,1
1961
31,9
1981
46,8
1986
36,4
1964
46,7
1969
35,9
1965
94,9
1978
53,4
1975
48,2
1973
42,5
1961
39
1961
35,8
1978
Source : Climatologie mensuelle de 2007 - Nantes, France


La commune est concernée par le réchauffement climatique et la montée des eaux car son altitude moyenne est de 37 mètres. Joué-sur-Erdre fait partie des 69,68 % de communes concernées par la remontée des eaux dans le département, alors que 88,69 % des municipalités du département seront touchées par une élévation de la mer de 30 mètres[18],[19].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est composée d'un bourg principal et d'autres lieux-dits, hameaux et écarts listés ci-dessous[14] :

  • Allon
  • Beau-Soleil
  • Bellevue
  • Bimboire
  • Boursicaud
  • Bry
  • Bry Gautier
  • Château de la Chauvelière
  • Choiseau
  • Franchaud
  • l'Auvinière
  • l'Écotais
  • l'Hordonnière
  • l'Isle
  • l'Orgerais
  • l'Ouche
  • la Basse Sauvagère
  • la Bolinière
  • la Boustière
  • la Braudrière
  • la Butte
  • la Case
  • la Cassière
  • la Close
  • la Concorderie
  • la Corbinerie
  • la Cormerais
  • la Cornilleterie
  • la Cour de la Haye
  • la Croix Forget
  • la Déhouzerie
  • la Demenure
  • la Fortinière d'Erdre
  • la Fortinière des Landes
  • la Freulière
  • la Fumerie
  • la Gicquelière
  • la Gouderie
  • la Guinaudière
  • la Haie Porcher
  • la Haie-de-Thély
  • la Haudinière
  • la Haute Boustière
  • la Haute Sauvagère
  • la Haute Tissonière
  • la Haute-Folie
  • la Haye[Note 1]
  • la Haye[Note 1]
  • la Herse
  • la Jalletière
  • la Lande
  • la Malmandière
  • la Mare
  • la Mélatais
  • la Mercerie
  • Mouzinière[Note 2]
  • la Mulonnière
  • la Nantaiserie
  • la Noue
  • la Noulière
  • la Pavillon
  • la Roche
  • la Romeraye
  • la Tissonière
  • la Vallée
  • Langerais
  • le Bas Rouvray
  • le Bas-Ray
  • le Bois
  • le Bois Jean
  • le Bois Rideau
  • le Breil
  • le Brossais
  • le Champ des Bois
  • le Cheminet
  • le Chêne de la Haye
  • le Cormier Raimbaud
  • le Garais
  • le Gatz
  • le Gros-Beil
  • le Haut Bois
  • le Haut Rouvray
  • le Haut Vioreau
  • le Jarrier
  • le Launay
  • le Marais
  • le Mortray
  • le Moulin de Bel-Air
  • le Pavois
  • le Plessis
  • le Poirier vert
  • le Pré de l'Isle
  • le Roti
  • le Tertre
  • le Verger
  • le Vieil-Essart
  • les Ajots
  • les Auberdières
  • les Belloutières
  • les Bois Touchas
  • les Bondies
  • les Boufetières
  • les Champs blancs
  • les Defas
  • les Douves
  • les Écobuts
  • les Friches
  • les Huctières
  • les Jarretière
  • les Landes
  • les Martinières
  • les Moulins
  • les Moulins de Bellevue
  • les Raudières
  • les Ronderais
  • les Varennes[Note 3]
  • les Varennes[Note 3]
  • Lorière
  • Lucinière
  • Notre-Dame-des-Langueurs
  • Pas de la Musse
  • Rouelle
  • Rouylle
  • Saint-Jean-Baptistes des Landes
  • Saint-Joseph
  • Saint-Joseph-du-Chêne
  • Saint-Léger
  • Saint-Michel
  • Sainte-Pauline
  • Saite-Marie
  • Thély
  • Vioreau

Lors d'une réunion du conseil municipal en date du a été traitée la question d'un partage du village de Notre-Dame des Langueurs en plusieurs villages. La population d'alors s'élevait dans ce village à 650 personnes dont 225 électeurs. Le conseil approuva la division et les sections suivantes furent créées[20] :

  • la Delongère
  • Franchaud
  • la Lande porée
  • le Poirier vert
  • les Fresches
  • le Bois-Monnet
  • les Bondies
  • l'Écotais
  • le Moulin du Chateau
  • le Gros-Breuil
  • Thély
  • Langerais
  • Notre-Dame des Langueurs
  • la Dehouserie
  • Vioreau
  • la Noue
  • le Châtellier
  • la Champ des Bois
  • la Haie-de-Thély
  • le Pavois
  • Bellevue
  • le Lirais
  • la Roche
  • la Garais
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Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La D 178 traversant Joué.
La gare de Saffré-Joué, à Joué-sur-Erdre.
Transports routiers[modifier | modifier le code]

La D 178 traverse Joué-sur-Erdre du nord au sud. La D 33 part de Joué et se dirige vers l'est en direction du bourg de Riaillé. La D 31 relie le bourg de Joué et celui des Touches.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Une voie ferrée traverse l'extrême ouest de la commune de Joué-sur-Erdre au niveau du lieu-dit du Gros-Breil. Auparavant, Joué était desservie par la gare de Saffré - Joué.

Depuis 2013, la commune est traversée par le tram-train de Nantes (sur la ligne Nantes-Châteaubriant). Cependant, la gare de Saffré-Joué n'a pas été rouverte, la commune n'est donc pas desservie[21]. La gare la plus proche est la gare de Nort-sur-Erdre.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

L'aérodrome d'Ancenis est la piste la plus proche du bourg de Joué. Cependant, l'aéroport international le plus proche est l’aéroport international Nantes Atlantique, situé au sud-ouest de Nantes.

Logement[modifier | modifier le code]

L'habitat traditionnel est constitué de murs en moellons et de toitures en ardoise. Les ouvertures sont encadrées de briquettes ou de tuffeau (typiquement angevin) pour les habitations, et de schiste pour les bâtiments utilitaires. Les façades sont soit enduites à la chaux pour les habitations bourgeoises, soit en pierres apparentes.

En 2007, le nombre de logements est évalué à 971. Parmi ceux-ci 79,5 % (soit 773) sont des résidences principales, 10,2 % des résidences secondaires et enfin 10,3 % des logements sont vacants[22].

Évolution du nombre de logements par catégorie
Année 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007
Résidences principales 532 523 568 613 669 759 773
Résidences secondaires,
logements occasionnels
153 181 146 161 137 97 99
Logements vacants 19 28 29 82 57 98 99
Total 704 732 743 856 863 954 971
Sources des données : Insee[23]

De même, la même année, 80,0 % des personnes sont propriétaires et 18,1 sont locataires[22].

Les logements se répartissent entre maison individuelle et appartement représentant respectivement 96,8 % et 2,6 %. Enfin le parc immobilier se compose de 1,3 % de 1 pièce, 7,6 % de 2 pièces, 18,6 % de 3 pièces, 25,6 % de 4 pièces et 46,9 % de 5 pièces ou plus[22].

Projets d'aménagements : développement éolien[modifier | modifier le code]

En 2009, la COMPA a confié l'étude d'une zone de développement éolien (ZDE) au Conseil général, lequel a financé un bureau d'études pour sa réalisation. Le dossier élaboré a proposé deux ZDE dans la commune de Joué-sur-Erdre (11 en tout dans la COMPA)[24].

Les onze propositions (donc celles de Joué-sur-Erdre) ont été approuvées par 70 voix et une abstention fin 2010. Puis le conseil municipal a, à son tour, voté, le par 15 voix pour, 1 contre et deux abstentions. La COMPA a alors déposé le dossier à la Préfecture pour qu'il soit instruit par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement dans un délai maximum de 6 mois.

Les deux zones validées par le Conseil municipal sont :

  • le canal de l'Isac, dans la zone est appelée ZDE Notre Dame des Langueurs Nord. La puissance maximale représenterait 30 mégawatts ;
  • le périmètre de La Fortinière d’Erdre – Saint-Jean-Baptiste des Landes– Ruisseau des Belloutières, dans la zone est appelée ZDE Joué-sur-Erdre Sud. La puissance maximale représenterait 24 mégawatts.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, afin de contrer les vagues d'invasion normandes, une motte castrale, le curtis alentis (ou « château d'Alon ») est élevée sur les bords escarpés de l'Erdre au lieu-dit d'« Alon », au sud du bourg de Joué[25],[15]. Il s'agit d'une motte castrale ronde dominant un bras de l'Erdre[25].

Au début du XIIIe siècle la châtellenie de Vioreau était désigné par le nom de « Joué » en référence au seigneur qui s'y trouvait, Hervé de Joué. Le château, où se sont succédé, jusqu'à la Révolution, les familles Ancenis, Chateaubriand de Dinan, Montfort-Laval, Montmorency, Bourbon Condé, était en fait une des résidences de chasse de ces grands seigneurs. À partir de 1630, le château inhabité, tombe en ruines.

À cette époque, Joué était le cœur de la plus vaste seigneurie de la région nantaise, avec une extension maximale sur près de vingt paroisses au XVIe siècle[Note 4]. Jusqu'en 1554, Joué exerçait un droit de haute justice. Plus tard elle fut assimilée par la baronnie de Châteaubriant[15]. Elle fut par la suite absorbée par la baronnie de Châteaubriant. Le château de Vioreau se trouvait alors au centre de la forêt, près d'un étang lequel faisait fonctionner un moulin à blé.

Deux autres châteaux étaient et sont encore présents dans la paroisse, celui de Lucinière et de La Chauvelière. Le premier a appartenu pendant trois siècles à la famille Cornulier. Le château de Lucinière devint par la suite la forteresse où demeuraient les évêques nantais du XVe siècle au XVIe siècle. Le château de la Chauvelière appartenait quant à lui au chancelier de Bretagne[15].

Le 13 août 1487, après l'échec du siège de Nantes (du 19 juin au 6 août 1487) tenu par le duc de Bretagne, le roi Charles VIII et Anne de Beaujeu campent avec leurs troupes aux alentours du château de Lucinière, dans la paroisse de Joué[26],[15].

Renaissance[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, une chapelle fut construit au lieu dit de Notre-Dame-des-Langueurs (du nom d'une Pietà découverte à l'endroit de son édification)[27].

De 1515 à 1525, Françoise de Foix, maîtresse de François Ier, réside au château de Vioreau où elle se trouve lors de l'union de la Bretagne à la France.

Le 15 octobre 1565, Charles IX dormit au « château de Joué » lors de son Grand tour de France[28].

En 1592, durant la Sainte Union, Joué-sur-Erdre et Nort-sur-Erdre servent de foyer à 12 000 Français et Espagnols sous le commandement du duc de Mercœur[15].

En 1637, une chapelle est construite à Notre-Dame-des-Langueurs[29].

Le 16 juin 1644, un contrat d'échange de parcelles de terre et de prés localisés près de l'Erdre est signé entre Jean de Cornulier, chevalier et seigneur de Lucinière, et Bonaventure Lepetit, sieur de la Guillotière[30].

En 1683, la paroisse abritait une école ouverte aux garçons[31].

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Joué-sur-Erdre sur la carte de Cassini.

De 1784 à 1787, des levés topographiques ont été effectués dans la région afin d'établir la carte de France. La zone actuellement occupé par le centre du lac de Vioreau est alors occupé par le lieu-dit de « la Bouchenere ».

Période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Le la garde nationale de Riaillé rencontra l'opposition de 300 habitants jovéens.

Une brigade a été détaché à Joué et les villages de Nort et de Les Touches en décembre 1793 afin de contenir les chouans[32]. Sous le Directoire, de par le conflit avec les chouans, un arrêté du 12 prairial an IV (31 mai 1796) fit de Joué-sur-Erdre le chef-lieu du canton de Riaillé. Un cantonnement de soldats y fut alors détaché. Ce déplacement provisoire du canton à Joué-sur-Erdre dura 3 ans et demi[33].

À cette période, dans la région de Riaillé, les signatures sont rares sur les registres d'état civil sauf à Riaillé même et à Joué où les ouvriers spécialistes souhaitaient faire instruire leurs enfants.

En 1799, le colonel René Palierne de La Haudussais, qui commandait une troupe de 300 cavaliers, se rendît maître de Joué et imposa un lourd tribut à la population sous la menace de mettre le bourg à feu et à sang si, dans les 24 heures, l'argent, la nourritures, les sacs de grains et d'autres denrées n'était pas rassemblés sur la place publique. Le calme ne revint qu'en 1800 en partie grâce à l'influence de certains citoyens[34].

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'activité de la commune était au départ orienté vers l'industrie du fer, à l'instar de Riaillé, avec le haut-fourneau de La Vallée. Par la suite, elle s'est réorienté vers l'élevage et le pâturages.

Premier Empire[modifier | modifier le code]

Sous les ordres de Napoléon Ier ont commencé les travaux permettant de maintenir le niveau du canal de Nantes à Brest toute l'année pour déjouer le blocus anglais. C'est ainsi qu'en 1811 ont commencé les travaux. Le réservoir du lac de Vioreau fut creusé par des prisonniers espagnols et le barrage fut érigé en 1835. Le , le canal fut ouvert à la navigation.

En 1817, soixante moines de Melleray reçurent l'hospitalité de la famille Cornulier lors de leur rentrée d'Angleterre en 1817.

Sous la monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Le 30 mai 1847, la commune prend son nom définitif de Joué-sur-Erdre[15].

Troisième République[modifier | modifier le code]

En 1886, la commune de Joué-sur-Erdre comptait 1,04 hectares de vignes dont 0,4 était atteint de phylloxéra[35].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le , le Conseil municipal délibère sur la question de séparation de l'Église et de l’État. Considérant que ce projet avait pour conséquence d'augmenter les dépenses des habitants de la commune et de diminuer les possibilités d'embellissement de celle-ci, il vota le maintien du concordat. Par arrêté du Préfet de Loire-Inférieure, la décision du Conseil est annulée sur le fondement qu'il sortait de ses attributions[20].

Le 25 juillet 1905, le Tour de France 1905 traverse la commune dans le cadre de la neuvième étape « La Rochelle – Rennes »[36].

Après l'adoption, le 9 décembre 1905, de la loi sur la séparation des Églises et de l’État, des listes des biens ayant appartenu aux établissements publics du culte ont été publiées. La liste concernant le département de Loire-Inférieure a été publiée au journal officiel le 27 avril 1909. À la suite de cette publication, un décret a attribué les biens ayant appartenu aux menses de l'église de Joué-sur-Erdre sont attribués à la commune, en l'absence de bureau de bienfaisance et à la condition que ces biens soient affectés à l'accomplissement de telles œuvres[37]. La question des biens immeubles de la fabrique de l'église de Joué-sur-Erdre est abordée lors du conseil municipal du 3 septembre 2011, après réception d'un courrier du préfet le 30 août 1911, lors duquel la commune refuse la proposition du ministre de l'Intérieur et des cultes de reprendre à sa charge le passif de l'établissement ecclésiastique[38]. Un décret publié le 2 février 1912 attribut cependant les biens du conseil de fabrique à Joué-sur-Erdre[39].

Le 4 juillet 1912, le député Henri de La Ferronnays a posé une question au ministre de l'Intérieur et des cultes à propos de la création d'un poste d'adjoint spécial à la section des Langueurs, demandé plusieurs fois par le Conseil municipal de Joué depuis 1906[40]. Le journal officiel transcrit ainsi :

« M. le Marquis de La Ferronnays, député, expose à Monsieur le ministre de l'Intérieur que le Conseil municipal de Joué-sur-Erdre, qui avait déjà, à l'unanimité, demandé la création d'un poste d'adjoint spécial à la section des Langueurs dont l'agglomération centrale est distante de la mairie de Joué-sur-Erdre d'environ 4 kilomètres, est appelé à délibérer de nouveau sur cette affaire et demande à être fixé sur les points suivants : 1. pourquoi la demande de 1906 est restée sans réponse ? 2. l'affaire a-t-elle été soumise au Conseil d’État ? 3. dans la négative, comment le dossier a-t-il été arrêté ? 4. dans la seconde hypothèse, la constitution d'un nouveau dossier n'est-elle pas surperflue ? »

— Question n° 2025 de Henri de La Ferronays

En réponse, le ministère indique que la demande de 1906 n'est jamais parvenu au ministère mais que, le Conseil municipal ayant été renouvelé par deux fois, une nouvelle délibération doit avoir lieu suivie d'une enquête pour saisir le Conseil d’État[40]. Le 14 juin 1913, le conseil municipal délibère à la suite de la création de cette fonction afin d'établir un bureau d'état-civil au village des Langueurs[41].

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

La mobilisation fut enclenchée le 3 août 1914, soit deux jours après la prise du décret de mobilisation. Ce premier jour, près de 450 hommes furent enrôlés[29].

Lors de la Première Guerre mondiale, l'hôpital auxiliaire 13 fut établit à Ancenis. Celui-ci avait deux filiales bénévoles dont une, la maison de convalescence n° 146 bis[29] (située dans le bâtiments du patronage[29]), à Joué-sur-Erdre. Celle-ci avait été établie par le comte de Goyon et était dirigé par le comte et la comtesse Le Gualès de Mézaubran[42]. Près de 221 soldats ont été placés dans cette maison de convalescence au cours de la guerre[29]. Des réfugiés belges furent d'ailleurs accueillis à Joué-sur-Erdre[29].

L'hôpital bénévole de Joué-sur-Erdre a fermé ses portes le 10 avril 1917 à la demande du sous-secrétaire d’État au ministère de la Guerre[29].

Le 17 novembre 1918, le conseil municipal se prononce en faveur de l'édification d'une plaque commémorative en l'honneur des morts de ce conflit. Celle-ci fut placée dans l'église Saint-Léger[29].

Entre-deux guerres[modifier | modifier le code]

Lors du XIe grand-prix de l'aéroclub de Paris de 1922, Roger Lallier, pilote du sphérique Ma Mie parti de Paris le 14 mai 1922, a atterrit au réservoir de Vioreau le 15 mai 1922, après avoir parcouru près de 316 km en 18 heures[43]. Le 8 octobre 1927, un concurrent du prix Alfred LeBlanc, parti de Saint-Cloud à bord de l'aérostat Académie Aéronautique, a atterrit à Joué[44].

Le 20 juillet 1930, le conseil municipale prit la décision d'ériger un second monument en hommage aux morts de la Première Guerre mondiale. Des problèmes administratifs, liés à la procédure de sélection du monument et du paiement des architectes, ont retardé l'inauguration du monument qui était prévue à l'origine en mai 1931. Finalement, le monument fut béni le 29 novembre 1931 sur le champ de foire (près du cimetière)[29].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Durant l'occupation, le comte et la comtesse Le Gualès de Mézaubran, propriétaires du château de Lucinière, protègent dix juifs, dont plusieurs enfants. En effet, le comte, alors maire de la commune, et sa femme habitaient le château de Lucinière. Lors de la débâcle, ils ont accueillis des Parisiens dont un couple et ses trois enfants. Mme Cheffro, la mère de ces trois enfants, servit d'interprète lorsqu'un officier de la Wehrmarcht, qui ordonnait à la comtesse de lui donner de l'avoine pour ses chevaux, avait pointé son pistolet sur celle-ci car elle ne comprenait pas l'allemand. Après être rentrée à Paris avec son époux et ses enfants, le mari de Mme Cheffro fut interné puis déporté respectivement en mai 1941 et en juillet 1942. Après la rafle du Vel d'Hiv, ou des membres de sa famille se trouvait, elle fit appel au comte et à la comtesse qui accueillirent ses deux aînés. Mme Cheffro, son bébé et d'autres membres de sa famille, qui étaient toujours à Paris, durent fuir après que des policiers aient tenté de rentrer dans leur domicile. Ils rejoignirent Nantes ou le comte et la comtesse les logèrent dans la maison du garde forestier dans la commune des Touches au lieu-dit de l'Échetout. Le comte et la comtesse recevront le 10 octobre 1999 la Médaille des Justes parmi les nations[45] pour les avoir sauvés.

Joué-sur-Erdre fut libéré par les troupes américaines les 5 et 6 août 1944, date à laquelle le premier véhicule américain, une ambulance, passa dans la commune[29].

Après la guerre[modifier | modifier le code]

Le 16 juin 1944, conseil municipal décide d'inscrire les noms des victimes de la Seconde Guerre mondiale sur le monument aux morts érigés en 1931[29]. Une décision similaire sera prise le 2 avril 1968 au sujet de la victime jovéenne de la guerre d'Algérie[29].

Le 14 juin 1993, le conseil municipal décide de déplacer le monument aux morts dans le jardin de la mairie[29]. En 1994, le monument fut complété par la mise en place d'anciennes chaînes et d'anciens obus[29].

Le dernier poilu de Joué-sur-Erdre, Gustave Bertrand, récipiendaire de la légion d'honneur, est décédé en février 1997[29],[Note 5].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Au niveau européen[modifier | modifier le code]

Pour les élections européennes du 13 juin 2004 il y eut un taux d'abstention de 51,22 % pour 1 273 inscrits. Le nombre de votants correspondait à 48,78 % des inscrits et les suffrages exprimés correspondaient à 47,37 % des inscrits (97,10 % des votants). La liste soutenu par le parti socialiste obtint 26,04 % des votes. Il y eut deux listes portant l'étiquette « divers droite », l'une de Philippe de Villiers recueillant 17,25 % des voix et l'autre de Michel Hunault qui obtint 11,94 % des voix. Enfin la liste UMP, de Roselyne Bachelot, obtint 10,28 % des votes[46].

Au référendum pour une Constitution européenne qui eut lieu en France le 29 mai 2005, il y eut 40,39 % votant pour le « oui » et 59,61 % pour le « non ». Le taux d'abstention était alors de 26,04 %[47].

Aux élections européennes du 7 juin 2009 il y eut un taux d'abstention de 53,41 % pour 1 466 inscrits ce qui constitue une augmentation de l'abstention de 2,19 points par rapport à 2004. Le nombre de votants correspondait à 46,59 % des inscrits et les suffrages exprimés correspondaient à 45,09 % des inscrits (96,78 % des votants). La liste UMP de Christophe Béchu obtint 23,75 % des votes. La liste des Verts de Yannick Jadot obtint 18,78 % des voix. La liste du parti socialiste soutenant Bernadette Vergnaud recueillit 16,04 % des voix. Enfin la liste divers droite de Philippe de Villiers obtint 12,41 % des votes[48].

Aux élections européennes du 25 mai 2014 il y eut un taux d'abstention de 54,11 % pour 1 606 inscrits ce qui constitue une augmentation de l'abstention de 0,70 points par rapport à 2009. Le nombre de votants correspondait à 45,89 % des inscrits et les suffrages exprimés correspondaient à 43,40 % des inscrits (94,57 % des votants). La liste Front national obtint 9,53 % des votes. La liste MoDem-UDI obtint 6,48 % des votes. La liste de l'UMP obtint 6,10 % des voix. La liste Europe Écologie obtint 5,48 % des votes. Enfin, la liste du parti socialiste obtint 5,17 % des votes[49].

Au niveau national[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection présidentielle de 2002 le taux d'abstention était de 21,56 % au premier tour et de 14,63 % au second tour pour 1 271 inscrits[50]. Lors du premier tour, organisé le 21 avril 2002, les candidats ayant obtenu plus de 10 % des voix étaient Jacques Chirac (candidat UMP avec 20,89 %), Jean-Marie Le Pen (candidat FN avec 12,89 %) et Lionel Jospin (candidat socialiste avec 11,54 %[50]. Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen se sont opposés au second tour, organisé le 5 mai 2002[50]. Le candidat vainqueur des élections fut Jacques Chirac avec 85,20 % des voix (la moyenne nationale étant de 82,21 % des voix). Jean-Marie Le Pen qui perdit les élections, remporta 14,80 % des voix (avec une moyenne nationale de 17,89 %)[50].

Lors de l'élection présidentielle de 2007, le taux d'abstention fut de 12,75 % au premier tour et de 13,52 % au second tour (pour 1 420 inscrits)[51]. Lors du premier tour, organisé le 22 avril 2007, les candidats ayant obtenu plus de 10 % des voix étaient Nicolas Sarkozy (candidat UMP) avec 27,74 % des voix (31,18 de moyenne nationale), Ségolène Royal (candidate socialiste) avec 25,12 % des voix (25,87 % de moyenne nationale), François Bayrou (candidat UDF) avec 19,97 % des voix (18,57 % de moyenne nationale) et Jean-Marie Le Pen (candidat FN) avec 10,23 % des voix (10,44 % au niveau national)[51]. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal se sont opposés au second tour, organisé le 6 mai 2007[51]. Le candidat vainqueur fut Nicolas Sarkozy avec 51,86 % des voix (53,06 au niveau national). Ségolène Royal, qui perdit les élections, ne remporta que 48,14 % des voix (46,94 % de moyenne nationale)[51]. Le taux de participation fut de 87,25 % (moyenne nationale de 83,77 %) et 1,37 % des votes exprimés étaient blanc ou nul (moyenne nationale de 1,44 %)[51].

Lors de l'élection présidentielle de 2012, le taux d'abstention fut de 14,16 % au premier tour et de 15,38 % au second tour (pour 1 340 et 1 320 inscrits respectivement)[52]. Lors du premier tour, organisé le 22 avril 2012, les candidats ayant obtenu plus de 10 % des voix étaient François Hollande (candidat socialiste) avec 27,98 % des voix (28,63 % de moyenne nationale), Nicolas Sarkozy (candidat UMP) avec 25,32 % des voix (27,18 % de moyenne nationale), Marine Le Pen (candidate FN) avec 15,59 % des voix (17,90 % de moyenne nationale), François Bayrou (candidat UDF) avec 11,13 % des voix (9,13 % de moyenne nationale) et Jean-Luc Mélenchon (candidat du Front de gauche) avec 10,49 % des voix (11,10 % de moyenne nationale)[52]. François Hollande et Nicolas Sarkozy se sont opposés au second tour, organisé le 6 mai 2012[52]. Le candidat vainqueur fut François Hollande avec 54,31 % des voix (51,64 % au niveau national). Nicolas Sarkozy, qui perdit les élections, ne remporta que 45,69 % des voix (48,36 % au niveau national)[52]. Le taux de participation fut de 85,84 % (moyenne nationale de 83,35 %) et 4,36 % des votes exprimés étaient blanc ou nul (moyenne nationale de 5,82 %).

Au niveau communal[modifier | modifier le code]

En 2008, le maire sortant était Hervé Lubert. Joué-sur-Erdre a une population comprise entre 1 500 et 2 500 habitants, par conséquent elle élit 19 conseillers municipaux. Lors des élections municipales de 2008 le nombre d'inscrits était de 1 465 personnes.

Jean-Pierre Belleil est élu maire. Le taux de participation fut de 72,56 % et 2,26 % des votes exprimés étaient blanc ou nul[53]. Il est réélu en 2014 avec 100 % des voix[54].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.

Le conseil municipal est composé de 19 conseillers élus pour 6 ans.

La commune est rattachée à l'arrondissement d'Ancenis en 1801, puis en 1926 est transférée à l'arrondissement de Nantes avant de revenir en 1943 dans l'arrondissement d'Ancenis[55].

Maires de Joué-sur-Erdre
Période Identité Étiquette Qualité
André Mazureau[56]   Il était avocat au Parlement.
1792 Joseph Thélot[56]    
1792
(12 floréal An IV)
Nicolas Eluère[56]    

(12 floréal An IV)

(10 germinal An VII)
Mathurin Palierne   a fait trois mandats

(10 germinal An VII)

(floréal-fructidor An VIII)
Nicolas Leduc    
août 1800
(An IX)
Eugène-François Roussel[57]    
1810 François Lecudon[58]   notaire
Aimé-Désiré Anneau[59]   notaire ; mort le 13 décembre 1820 à 38 ans[60]
François Priou[61]   arpenteur
Jacques-Désiré Barbin[62]    
Pierre-Guillaume-Louis Calice[63]   châtelain de L'Auvinière
Marc-Jacques-Pierre Nouais[64]    
Stanislas-François Priou   maire provisoire
Jean-Baptiste Nouais[65]    
[66] [67] marquis Amaury de Goyon Matignon de Marcé   Maire lors des recensements de 1881, 1886 et 1891[68]. Il a été suspendu par un arrêté préfectoral en date du 25 juillet 1892 afin d'ouvrir une enquête sur ses « agissements électoraux » et des « enquêtes en la forme officielle [sur les faits] en abusant de son titre de maire » qui visaient à annuler le résultat des élections du 1er mai 1892[67].
Jean-Baptiste Nouais père   Agriculteur et maire lors des recensements de 1896[68]. Le journal officiel de la République française du 12 février 1900 le liste parmi les récipiendaires de l'ordre du Mérite agricole au motif suivant : « création de champs d'expériences ; plus de 50 ans de pratique agricole »[69].
Jean-Baptiste Nouais fils    
1919 marquis Amaury de Goyon Matignon de Marcé[Note 6]    
Adolphe Le Gualès de Mézaubran père   conseiller général de la Loire-Atlantique ; mort le 10 janvier 1921 (62 ans) à Paris
1921 1929 comte Adolphe Le Gualès de Mézaubran fils   fils du précédent ; mort à l'âge de 58 ans
1931 Alphonse Doulain    
1934 Yves Bainvel    
comte Adolphe Le Gualès de Mézaubran fils    
Pierre Priou    
Jean Belleil    
Yves Le Gualès de Mézaubran RI  
Isabelle Le Gualès de Mézaubran[70] Divers droite conseillère générale
Hervé Lubert Divers droite  
en cours Jean-Pierre Belleil[71] Divers droite Agriculteur, il est réélu en 2014[54].
Les données manquantes sont à compléter.

Services[modifier | modifier le code]

Eau potable[modifier | modifier le code]

En matière d'eau potable, Joué-sur-Erdre fait partie de la structure intercommunale d'alimentation en eau potable de la région de Nort-sur-Erdre[72].

Le retraitement des eaux usées se fait à l'aide de deux stations d'épuration, l'une utilisant la filière de traitement aux boues activées et l'autre utilisant la filière de traitement en lagune naturelle[73].

Juridiction judiciaire et administrative[modifier | modifier le code]

Joué-sur-Erdre fait partie de la circonscription judiciaire de Nantes[74].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

L'allée de Chênes du château de Lucinière, aussi appelée « la Grande Avenue », est un site environnemental classé depuis le 9 février 1949[75],[76]. Elle abrite des chênes tricentenaires.

Une section de l'Erdre, en amont de Nort-sur-Erdre et dans la commune de Joué-sur-Erdre, est classée, de même que le bois de La Lucinière.

Des actions sont menées afin de lutter contre la jussie, notamment dans le réservoir de Vioreau[77].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Vers 1723, la population de Joué s'élevait à 268 habitants[78]. De 1793 à 1954 la population de Joué-sur-Erdre a approché les 3 000 habitants avec un maximum de 2 901 habitants en 1891.

En 2013, la commune comptait 2 326 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 7],[Note 8].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 943 2 007 2 109 2 452 2 709 2 656 2 520 2 566 2 580
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 617 2 684 2 779 2 664 2 796 2 831 2 879 2 901 2 803
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 804 2 764 2 806 2 528 2 524 2 354 2 302 2 112 2 029
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 009 1 882 1 724 1 764 1 740 1 690 1 901 1 982 2 252
2013 - - - - - - - -
2 326 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[79] puis Insee à partir de 2004[80]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[81])
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,6 %) est en effet supérieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,8 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,9 %).

Pyramide des âges à Joué-sur-Erdre en 2009 en pourcentage[82]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,8 
90 ans ou +
1,8 
7,7 
75 à 89 ans
12,1 
12,3 
60 à 74 ans
12,5 
18,6 
45 à 59 ans
14,6 
24,7 
30 à 44 ans
20,2 
15,0 
15 à 29 ans
14,6 
20,9 
0 à 14 ans
24,1 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[83]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Le tableau ci-dessous présente l'évolution de la pyramide des âges de la ville de Joué-sur-Erdre, comparaison entre l'année 1982 et 1999[84] :

Pyramide des âges en 1982 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
41 
75 à plus
101 
129 
60 à 74
148 
195 
40 à 59
199 
230 
20 à 39
188 
287 
0 à 19
245 
Pyramide des âges en 1999 en nbre d'individus.
Hommes Classe d’âge Femmes
74 
75 ou plus
133 
140 
60 à 74
162 
211 
40 à 59
196 
205 
20 à 39
180 
198 
0 à 19
191 

Autres données démographiques[modifier | modifier le code]

Le nombre total de ménages à Joué-sur-Erdre est de 669. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d'individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d'autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.

Les ménages
Nombre de membres du ménage 1 2 3 4 5 6 ou plus
Joué-sur-Erdre 29,9 % 32,3 % 13,6 % 14,1 % 8,1 % 2,1 %
Moyenne nationale 31 % 31,1 % 16,2 % 13,8 % 5,5 % 2,4 %
Sources des données : Insee[85]

15,8 % des ménages étaient sans voitures[22].

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le village dépend de l'académie de Nantes. Il y a deux écoles à Joué-sur-Erdre, l'École primaire privée Saint Louis de Gonzague et l'École Roger et Renée Jolivot[86].

En 2008, la population scolarisée comprenait, par tranche d'âge, 83,3 % des enfants de 2 à 5 ans, 96,7 % des enfants de 6 à 14 ans et 98,5 % de ceux ayant entre 15 et 17 ans[87].

Sur l'ensemble de la population non scolarisée, 17,7 % sont titulaires d'un CEP, 4,2 % du BEPC, 32,0 % du CAP ou du BEP, 11,7 % du BAC ou un équivalent, 8,2 % d'un BAC +2 et 5,7 % d'un diplôme de niveau supérieur. 20,6 % de cette population n'a pas de diplôme[87].

Santé[modifier | modifier le code]

Joué-sur-Erdre dispose d'une pharmacie et d'un Centre d'incendie et de Secours (les sapeurs pompiers).

Les hôpitaux les plus proches se trouvent à Ancenis et Châteaubriant.

Sports[modifier | modifier le code]

Plusieurs activités sportives, récréatives et de loisirs sont proposées à Joué-sur-Erdre[88].

Les sports nautiques peuvent être pratiqués sur l'étang de Vioreau, tel que la voile au sein de l'ASS Cercle de Voile de Vioreau[89], ou encore la baignade. La pêche est aussi une activité de loisirs courante.

Le village propose aussi divers sentiers pédestres ou équestres, notamment près des arcades et de l'étang de Vioreau.

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la paroisse Saint Martin du Val d'Erdre dans la zone pastorale d'Erdre et Loire. Deux églises sont présentes à Joué-sur-Erdre, une à Notre-Dame-des-Langueurs, l'autre dans le bourg principal de Joué. Le dimanche, les messes s'y déroulent en alternance.

Économie[modifier | modifier le code]

La carrière.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2008, sur les 1 232 foyers fiscaux, le revenu net déclaré moyen fut de 16 844 €/an, ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui est de 23 441 €/an[90].

En 2008, le revenu fiscal médian par ménage était de 15 700 €, ce qui plaçait Joué-sur être au 23 599e rang parmi les 31 604 communes de plus de 50 ménages en métropole[90].

Emploi[modifier | modifier le code]

La ville comptait, en 2008, une population active de 1 140 personnes (75,8 % de la population en âge de travailler). Parmi ceux-ci 70,4 % ont un emploi et 5,4 % sont au chômage[91]. Sur les 300 personnes travaillant au sein même de la zone, 185 étaient des salariés[91]. Enfin, 56,0 % des actifs résidant dans la commune y travaillent. Les autres travaillant soit dans une autre commune, dans un autre département ou une autre région.

Répartition des emplois par domaine d'activité
Domaine d'activité Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Joué-sur-Erdre 13 % 5,1 % 6,2 % 14,1 % 27,7 % 33,8 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : Insee[91]

Les inactifs représentaient respectivement 24,2 % de la population, dont 6,6 % étaient élèves et étudiants et 8,3 % étaient (pré)retraités[91].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La commune a atteint un nombre d'établissements total actif de 154 qui se répartissent de la façon suivante : industries (7, soit 4,5 % du total), construction (17, soit 11,0 % du total), commerce (56 soit 36,4 % du total), agriculture (58, soit 37,7 % du total), administration publique (16, soit 10,4 % du total)[92].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

  • Les vestiges de la fontaine Saint-Léger datant du XVIIe-XVIIIe siècle[15].
  • Les maisons d'ouvriers, datant de 1717, sont situées à La Vallée[15].
  • L'école de l'Auvinière (XVIIIe siècle), est située rue des Écoliers[15].
  • La mairie se trouve dans le bâtiment qui servait de presbytère et fut édifié par l'abbé Tiger en 1784. La mairie s'y trouve depuis 1987[15].
  • Les arcades (1833), s'étendant sur 21 km, sont au nombre de quatre, dont deux à Joué-sur-Erdre (celles du Gué de la Roche et du Mesnil), et maintenaient le niveau d'eau du canal de Nantes à Brest. La plus grande mesure 11 mètres de haut et 76 mètres de long et comporte douze arches[93].
  • Les deux moulins à vent datant du XIXe siècle[15] dont le Moulin de Bel Air[94].
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Château de Lucinière[modifier | modifier le code]
Article détaillé : château de Lucinière.
Le château de Lucinière de face.

Le château de Lucinière fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis [97]. Il date des XIVe-XIXe siècle. Sa chapelle, son orangerie, sa salle à manger et son décor intérieur sont des monuments historiques depuis cette date.

Les avenues du château ont été élaborées par André Le Nôtre, jardinier du parc royal de Versailles.

Château de La Chauvelière[modifier | modifier le code]
Article détaillé : château de la Chauvelière.
Le château de la Chauvelière.

Le château de la Chauvelière, XVIIe-XIXe siècle, a appartenu au chancelier de Bretagne. Durant la Révolution, le château est la propriété de la famille Goyon, laquelle élève au nord-ouest du château une chapelle dédiée à Saints Donatien et Rogatien au bord d'une fontaine miraculeuse. À l'intérieur se trouvait un gisant ou une statue représentant la Viorelle[Note 9]. Tombée en ruine, elle fut remplacée par la croix de Choizeaux. La Chauvelière avait son propre moulin à eau, puis moulin à vent, à La Mouzinière.

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Il y a deux églises à Joué-sur-Erdre :

  • l’église Saint-Léger de Joué qui fut édifié en 1883[15]. La nef date du XIXe siècle. Cette église en remplace une autre qui se dressait sur la route allant de Nantes à Châteaubriant. Elle fut édifiée à l'initiative de l'abbé Lebaupin. La bénédiction de la première pierre eu lieu le 15 avril 1883. Le clocher abrite quatre cloches bénites le 3 septembre 1889 par l'évêque de Nantes. À l'intérieur se trouve un orgue, œuvre du nantais Gloton qui date de 1920 et qui possède 600 tuyaux, des statues de saint Léger et saint Nicolas œuvre du sculpteur Robinot-Bertrand (datant de 1805). Les verrières du transept sont l'œuvre de M. Uzureau et datent de 1949. Le vitrail du Baptême de Clovis date de 1912. La Pietà, quant à elle, est l'œuvre du sculpteur Jean Fréour[15]. L'église conserve un ornement liturgique réalisé par l'atelier de broderie de la maison Evellin et livré en 1931, composé d'une chasuble, deux étoles, une manipule, une dalmatique, un voile de calice, une bourse de corporal et une tunique. Cet ensemble est classé au titre objet des monuments historiques[98].
  • l’église de Notre-Dame-des-Langueurs (ou Notre-Dame de la Pitié) datant du début du XXe siècle (située à 6 kilomètres de Joué-sur Erdre, dans le bourg de Notre-Dame-des-Langueurs), qui abrite trois statues retrouvées en 1637. La nef date du XIXe siècle[15].

La ville abrite aussi la croix de Choizeau, datant du XIXe siècle et édifiée par le comte de Goyon, qui commémore une chapelle aujourd'hui disparue et qui était dédiée à Saints Donatien et Rogatien ; et la croix de l'Auvinière ; datant de 1920[15].

Manifestations et festivités[modifier | modifier le code]

Un marché est installé tous les jeudis après-midis de 16 heures à 20 heures sur la place Mazureau[99]. Avant mars 2013, le marché se déroulait le matin[99].

Chaque année la ville célèbre le « Pardon ».

L'édition 1844-1846 du Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes les communes de la France signale la présence de foires les 25 mars, 6 juin, 26 juillet, 2 octobre et la veille du dimanche des rameaux[100].

Emblème : héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Logo de Joué-sur-Erdre.
Blason Blasonnement :
D'or à la bande ondée d'azur.
Commentaires : la bande ondée évoque l'Erdre.

Le logotype fut adopté lors du conseil municipal du 2 mai 2011[29]. Le triangle vert représenterait la fôret et la campagne, le bleu serait l'Erdre ainsi que le Grand réservoir de Vioreau, le rond représente l'unité et le trait orangé représente la route principale ainsi que les sentiers de la commune[29].

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Le lac de Vioreau.

Joué-sur-Erdre possède deux lacs, le lac de Vioreau et le « Petit Vioreau » de 32 hectares qui, de par leur vocation première, permettent la régulation de l’eau du canal de Nantes à Brest. Ces deux lacs sont entourés par une forêt. Joué-sur-Erdre est surnommé le « poumon vert » du pays d'Ancenis[101].

Personnes liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Il y a deux lieux-dits de la Haye à Joué, l'un prêt du lieu-dit de la Gicquelière, le second, au nord de Vioreau, près du lieu-dit de la Cour de la Haye.
  2. Le hameau est aussi appelé Beau Soleil.
  3. a et b Il y a deux lieux-dits de les Varennes à Joué, l'un prêt est habité et se trouve près du Vieil-Essart et du Jarrier, le second, entre Notre-Dame-des-Langueurs et le Pavillon est un espace agricole non habité.
  4. Il s'agissait notamment de Joué, Abbaretz, Moisdon, Auverné, Melleray, Treffieux, Saint-Julien de Vouvantes...
  5. Il est né le 15 avril 1898 et fut enrôlé à Fontenay-le-Comte dans le 150e régiment d'infanterie.
  6. Réélu en 1912.
  7. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  8. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  9. Elle était la dame d'honneur de Françoise de Foix et morte après un bal nocturne à Vioreau à la suite d'une chasse royale (François Ier séjournait alors dans le château).

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Calcul de distance : Joué-sur-Erdre - Nantes 2009
  2. Calcul de distance : Joué-sur-Erdre - Châteaubriant 2009
  3. a et b Origine du nom
  4. a et b Rostaing et Dauzat 1968
  5. Joué-sur-Erdre sur KerOfis
  6. Nègre 1990
  7. Nègre 1990, p. 38
  8. Erdre sur KerOfis
  9. Noms locaux de Joué
  10. Joué-sur-Erdre - Annuaire-Mairie
  11. a et b Bocage angevin
  12. Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France 1891, p. 62
  13. Délibérations municipales du 3 décembre 1911
  14. a et b Joué-sur-Erdre - Géoportail
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Infobretagne - Joué
  16. climat de la Loire-Atlantique
  17. nantes.fr Climat
  18. Communes menacées par l'élévation du niveau de la mer
  19. Carte présentant ce qui arriverait si le niveau de la mer montait de 14 mètres.
  20. a et b Délibération du Conseil municipal 1905, p. 11-12
  21. Journal du tram-train - no 13 (septembre-octobre 2012) - page 5
  22. a, b, c et d Marché immobilier, source Insee
  23. Données démographiques d'après l'Insee
  24. « Les ZDE (Zone de développement de l’éolien) de Joué sur Erdre »,‎
  25. a et b Faculté des lettres et sciences humaines de l'université de Rennes 1886, p. 370
  26. Du Laurens de La Barre 1853, p. 114-115
  27. Frémont 1898, p. 623
  28. De la Ferrière 1880, p. 321-322
  29. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Histoire de Joué
  30. Cornulier-Lucinière 1860, p. 215
  31. Maître 1882, p. 53
  32. Savary 1827, p. 463
  33. Un fait d'armes méconnu des chouans du Bas-Anjou et de Haute-Bretagne
  34. « le bassin supérieur de l'Erdre »
  35. Andouard 1887, p. 118
  36. Gil Blas - 27 juillet 1905
  37. Journal officiel de la République française - 16 décembre 1910, p. 10175
  38. Délibérations municipales du 3 septembre 1911, p. 8
  39. Journal officiel de la République française - 2 février 1912, p. 4936
  40. a et b Journal officiel de la République française - 15 juillet 1912, p. 6356
  41. Délibérations municipales du 14 juin 1913, p. 30
  42. Société de secours aux blessés militaires 1918, p. 279-280
  43. Besançon 1922, p. 143-144
  44. Besançon 1927, p. 343
  45. Justes parmi les nations
  46. Élections européennes de 2004
  47. Source : JdN
  48. Élections européennes de 2009
  49. Élections européennes de 2014
  50. a, b, c et d Élections présidentielles de 2002
  51. a, b, c, d et e Élections présidentielles de 2007
  52. a, b, c et d Élections présidentielles de 2012
  53. Source : JdN
  54. a et b http://www.journaldunet.com/elections-municipales/resultats/joue-sur-erdre/ville-44077
  55. Fiche Cassini
  56. a, b et c Cahier des doléances annoté
  57. Registre de décès de 1800 à 1809
  58. Registre de décès de 1810 à 1814
  59. Registre de décès de 1815 à 1820
  60. Registre de décès de 1820
  61. Registre de décès de 1821 à 1833
  62. Registre de décès de 1833 à 1840
  63. Registre de décès de 1840 à 1844
  64. Registre de décès de 1844 à 1870
  65. Registre de décès de 1870 à 1878
  66. Registre de décès de 1878
  67. a et b La Lanterne - 27 juillet 1892
  68. a et b Archives du Conseil général : recensement de la population de Joué
  69. Journal officiel de la République française - 12 février 1900, p. 888
  70. La Lettre à Lulu 1997
  71. Ouest-France (23 mars 2008)
  72. Atlas, p. 69
  73. Atlas, p. 73
  74. Atlas, p. 25
  75. « Liste des sites classés », sur site de la préfecture de la Loire-Atlantique,‎ (consulté le 19 mars 2009)
  76. « Sites Classés et Inscrits », sur site du ministère de l'écologie, Direction Régionale de l’Environnement des Pays de la Loire (consulté le 19 mars 2009)
  77. Presse-Océan - 22 septembre 2014
  78. Saugrain 1723, p. 228
  79. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  80. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  81. « Jans 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 10 janvier 2013).
  82. « Résultats du recensement de la population - Joué-sur-Erdre - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  83. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  84. Population totale par sexe et âge
  85. Données Insee, p. 3
  86. Écoles de Joué
  87. a et b Données Insee, p. 12
  88. Activités sportives et récréatives de la commune
  89. ANSV
  90. a et b Données Insee, p. 9
  91. a, b, c et d Données Insee, p. 5
  92. Données Insee, p. 15
  93. Labourdette et al. 2007, p. 161
  94. Moulin de Joué-sur-Erdre
  95. Cornulier-Lucinière 1860, p. 124
  96. a, b, c et d Arcades de Joué
  97. Classement Mérimée 1985
  98. « Notice no PM44000876 », base Palissy, ministère français de la Culture
  99. a et b Compte-rendu du conseil municipal - 4 mars 2013, p. 11
  100. Girault de Saint-Fargeau 1846, p. 264
  101. Activités à Joué

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documents officiels[modifier | modifier le code]

  • Délibérations municipales de la commune de Joué-sur-Erdre, Archives départementales de la Loire-Atlantique,
  • Délibérations municipales de la commune de Joué-sur-Erdre, Archives départementales de Loire-Atlantique, (lire en ligne)
  • Délibérations municipales de la commune de Joué-sur-Erdre, Archives départementales de Loire-Atlantique, (lire en ligne)
  • Délibérations municipales de la commune de Joué-sur-Erdre, Archives départementales de Loire-Atlantique, (lire en ligne)
  • Conseil municipal du 4 mars 2013 : Compte-rendu de séance, , 11 p. (lire en ligne)
  • Journaux officiels, Journal officiel de la République française. Lois et décrets, Paris, (lire en ligne)
  • Journaux officiels, Journal officiel de la République française. Lois et décrets, Paris, (lire en ligne)
  • Journaux officiels, Journal officiel de la République française. Lois et décrets, Paris, (lire en ligne)
  • Journaux officiels, Journal officiel de la République française. Lois et décrets, Paris, (lire en ligne)

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Labourdette, Dominique Auzias, Geneviève Ouvrard et Huguette Messer, Petit futé 2007-2008 Loire-Atlantique Saint-Nazaire, Paris, (ISBN 2-7469-1864-1, lire en ligne)
  • Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. CVCIII, t. I : Formations préceltiques, celtiques, romanes, notice 1046, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises »,
  • Charles Rostaing et Albert Dauzat, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse,
  • Atlas de la Loire-Atlantique (lire en ligne)
  • Évolution et structure de la population, , 17 p. (lire en ligne)
  • Ernest Du Laurens de La Barre, Histoire de Châteaubriant et de ses barons : suivie d'une notice sur la ville et ses environs, sur Derval, la Meilleraye, etc., Nort et les bords de l'Erdre, Châteaubriant, J.-R. Chevalier, (lire en ligne)
  • Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France, Bulletin de la Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France, Nantes, Muséum d'histoire naturelle,Klincksieck, (lire en ligne)
  • Faculté des lettres et sciences humaines de l'université de Rennes, Annales de Bretagne, Rennes, Faculte des lettres, (lire en ligne)
  • Georges Besançon, L'Aérophile : XIe grand-prix de l'aéroclub, (lire en ligne)
  • Georges Besançon, L'Aérophile : le 2e prix Alfred Leblanc, (lire en ligne)
  • Société de secours aux blessés militaires, Bulletin de la Société de secours aux blessés militaires des armées de terre et de mer, Paris, (lire en ligne)
  • Léon Maître, L'instruction publique dans les villes et les campagnes du comté nantais avant 1789, Nantes, Vve C. Mellinet, (lire en ligne)
  • Léon Frémont, Revue de Champagne et de Brie : histoire, biographie, archéologie, documents inédits, bibliographie, beaux-arts, Paris, Arcis-sur-Aube, H. Menu, L. Frémont, (lire en ligne)
  • Jean Julien Michel Savary, Guerres des Vendéens et des Chouans contre la République française, ou Annales des départemens de l'Ouest pendant ces guerres, Baudouin frères, (lire en ligne)
  • Ernest de Cornulier-Lucinière, Supplément à la « Généalogie de la maison de Cornulier » imprimée en 1847, A. Guéraud, (lire en ligne)
  • Eusèbe Girault de Saint-Fargeau, Dictionnaire géographique, historique, industriel et commercial de toutes les communes de la France, Paris, F. Didot, (lire en ligne)
  • Hector de la Ferrière, Lettres de Catherine de Médicis, vol. 2, (lire en ligne)
  • Claude-Marin Saugrain, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne et de la Nouvelle France, vol. 2, (lire en ligne)

Articles[modifier | modifier le code]

  • « Vieilleries. Patrimoines particuliers », La Lettre à Lulu, no 14,‎ (lire en ligne)
  • « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Loire-Atlantique), no 535,‎ , p. 10 (ISSN 1285-7688)
  • Conseil général de la Loire-Atlantique, « Registre de décès », sur loire-atlantique.fr
  • « Quelles seront les principales communes concernées par l'élévation du niveau de la mer dans le département Loire-Atlantique, à la suite du réchauffement climatique ? », sos-climat.com,‎ (lire en ligne)
  • « Un maire suspendu », La Lanterne,‎ (lire en ligne)
  • « Cyclisme », Gil Blas,‎ (lire en ligne)
  • A. Andouard, « La Vigne française : Revue bi-mensuelle des intérêts viticoles français et de la défence contre le phylloxera », Vigne française, no 8,‎ (lire en ligne)
  • « Action bénévole d'arrachage de la jussie sur l'étang de Vioreau », Presse-Océan, Joué-sur-Erdre,‎ (lire en ligne)

Sites[modifier | modifier le code]

Compléments[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]