Pays de la Mée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mée (homonymie).
Pays de la Mée
Carte des pays traditionnel de Bretagne ; le pays de la Mée est situé au nord-est de l'actuelle Loire-Atlantique.
Carte des pays traditionnel de Bretagne ; le pays de la Mée est situé au nord-est de l'actuelle Loire-Atlantique.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Capitale Châteaubriant
Démographie
Langue(s) français - gallo
Coordonnées 47° 42′ nord, 1° 24′ ouest

Le pays de la Mée est une petite région traditionnelle française, située au centre de la Haute-Bretagne et dans les Marches de Bretagne. Elle est une subdivision du pays nantais, qui correspond approximativement au département de la Loire-Atlantique. Le pays de la Mée est centré autour de la ville de Châteaubriant.

Le pays de la Mée a eu une existence officielle au Moyen Âge, quand il exista en tant que circonscription féodale. Cette circonscription a disparu dès le règne de Saint-Louis, mais la Mée fut cependant perpétuée pendant tout le reste de l'Ancien régime à travers l'archidiaconé de la Mée, district religieux du diocèse de Nantes.

Le pays de la Mée est aujourd'hui assimilé au Pays de Châteaubriant qui fonctionne comme un syndicat mixte. Le nom du pays de la Mée est également perpétré par quelques institutions et événements, comme le Journal de la Mée, le concours « Miss Pays de la Mée », ou encore le festival « Théâtre au Pays de la Mée ».

Étymologie[modifier | modifier le code]

La Mée vient du latin media terra, soit le « pays du milieu ». Le nom de la région apparaît notamment dans Ercé-en-Lamée commune de l'Ille-et-Vilaine autrefois située en limite nord du pays ; et à l'entrée de l'Anjou, Candé s'est appelée jusqu'au XVIe siècle « Candé-en-la-Mée » ou « Candé-en-Lamée »[1].

En gallo, le territoire est appelé paeyi de la Mée ; en breton, Bro-Vaez (de bro, « pays », et de maez par mutation), soit « pays du milieu ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le pays de la Mée correspond à une région longtemps isolée et peu peuplée. Jusqu'à la mise en place de la féodalité en France autour de l'an mil, la région est surtout païenne et les rares habitants ont une économie de subsistance. Avec l'établissement des comtés de Rennes, Nantes et Angers, la Mée devient une zone tampon entre les trois. Sous l'impulsion du comte de Rennes, un château est fondé à Châteaubriant au début du XIe siècle, pour servir d'avant-poste rennais[2]. La Mée devient aussi à cette époque un espace d'échanges commerciaux. Ainsi, la foire de Béré, qui se tient tous les ans à la sortie de la ville, a été créée en 1049[3].

La Mée en tant que circonscription féodale remonte peut-être à l'invasion du comté de Nantes par le roi breton Nominoë. Celui-ci aurait alors réorganisé le pays nantais après son incorporation à la Bretagne. La circonscription, dotée d'un sénéchal, aurait existé jusqu'au règne de Saint-Louis, lorsque la fusion des comtés de Rennes et Nantes la rendit caduque. Elle fut démembrée entre les comtés de Nantes, Rennes et Angers. Celui de Rennes récupéra les paroisses situées au delà du Semnon, et celui d'Angers quelques paroisses mitoyennes autour de Candé[4].

L'archidiaconé de la Mée est mentionné pour la première fois en 1253. Il comprenait les deux diaconés de Châteaubriant et de La Roche-Bernard et s'étendait des estuaires de la Loire et de la Vilaine jusqu'aux sources de l'Erdre. L'archidiaconné de la Mée a disparu avec la Révolution. Avant de devenir un archidiaconné, la Mée semble avoir été un doyenné, attesté à partir de 1175[4].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Louis Augereau, Les Secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire, Cheminements, coll. « Les mots d'ici », (ISBN 9782844783387), p. 44
  2. Notice no PA00108582, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Le château médiéval », Châteaubriant.org
  4. a et b Amédée Bourdeaut, « La Mée, étude de géographie féodale et ecclésiastique nantaise », Bulletin de la Société historique et archéologique de Nantes et de Loire-Inférieure, vol. 72,‎ , p. 10