Le Cellier

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Le Cellier
Le bourg du Cellier
Le bourg du Cellier
Blason de Le Cellier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant-Ancenis
Canton Nort-sur-Erdre
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Ancenis
Maire
Mandat
Philippe Morel
2014-2020
Code postal 44850
Code commune 44028
Démographie
Gentilé Cellariens
Population
municipale
3 684 hab. (2014)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 13″ nord, 1° 20′ 43″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 95 m
Superficie 35,99 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.lecellier.fr/

Le Cellier est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. Elle faisait partie du Pays nantais, pays historique de Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune du Cellier dans le département de la Loire-Atlantique

Le Cellier est situé sur la rive nord de la Loire, à 27 km à l'est de Nantes et 19 km à l'ouest d'Ancenis.

Les communes limitrophes sont Mauves-sur-Loire, Saint-Mars-du-Désert, Ligné, Couffé et Oudon en Loire-Atlantique, Orée-d'Anjou en Maine-et-Loire.

Deux îles de Loire dépendent administrativement de la commune : l'île Neuve et l'île Dorelle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Cellaruim au XIIe siècle[1].

L'origine du toponyme « Le Cellier » semble provenir du latin cellarium. Un cellier aurait été implanté sur cette commune viticole[2].

Le Cellier possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale, écrit L'Çelier selon l'écriture MOGA. En gallo, le nom de la commune se prononce [lsə.ljə][3].
Keller en breton[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Selon la légende, saint Méen, de passage au Cellier à son retour de Rome, y aurait tué un dragon et créé un établissement religieux. Le prieuré Saint-Méen est attesté par la suite, détruit à l'époque des invasions normandes, rétabli au XIIe siècle.

Il semble qu'un péage fluvial ait existé dès le IXe siècle, commandé par une forteresse située à l'emplacement actuel des « Folies-Siffait », appelée par la suite « Château-Guy », du nom d'un comte de Nantes et responsable de la marche de Bretagne. À la fin du XIVe siècle, le siège du péage est transféré à Champtoceaux.

Le château de Clermont[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, la famille Chenu « de Clermont », liée au prince de Condé, détient la charge de gouverneur des villes et châteaux de Champotoceaux et Oudon ; un de ses membres fait construire de 1643 à 1649 l'imposant château, qui au XVIIIe siècle passera aux familles de Claye, La Bourdonnaye, de Liré, Juchault des Jamonières de 1791 à 1854, de Lareinty-Tholozan de 1854 à 1860, Nau de Maupassant - nom « relevé » et assorti sans droit du titre de comte - de 1860 à 1963, enfin aux de Funès de Galarza de 1967 à 1986.

Sous le règne de Louis XVI il y fut établi une bergerie royale principalement destinée à l'acclimatation du mouton mérinos, race qui fut installée au hameau rustique de la Reine à Trianon ; cet établissement existera encore sous la Restauration[Note 1].

En 1791 le domaine de Clermont passe aux Juchault des Jamonières[4].

La Révolution et l'Empire[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre de Vendée, le domaine est occupé par l'armée républicaine qui en fait un poste d'observation pour surveiller la Loire.

XIXe siècle : les Siffait et les Jamonières[modifier | modifier le code]

Les années 1820 à 1840 sont marquées par une famille originaire de la Somme, celle des Siffait. En 1816, Maximilien Siffait (1780-1861) achète le domaine de la Gérardière, qui inclut le site de l'ancien Château-Guy[Note 2] et commence des travaux de construction qu'il va poursuivre, malgré la mort de son épouse en 1819, jusqu'à la mort de sa fille en 1830 et qui produisent l'ensemble ensuite appelé « Folies Siffait ». Ces travaux occupent un assez grand nombre de travailleurs locaux.

En même temps, Maximilien Siffait entre dans le conseil municipal avant d'être nommé maire en 1822. En 1830 il abandonne son mandat, puis quitte le Cellier, mais quelques années après, son fils Oswald[Note 3] (1813-1877) revient sur le domaine de la Gérardière et est à son tour maire de 1841 à 1847.

Durant son mandat Maximilien Siffait est en conflit avec le baron des Jamonières, toujours propriétaire du château de Clermont, parce qu'il se serait approprié des terres communales. En 1830, il est opposé à ce que le baron devienne maire à sa place ; mais celui-ci y parvient en 1832 (jusqu'en 1837). À la génération suivante, les deux familles se réconcilient puisqu'en 1870, Arthur Antonin Juchault des Jamonières épouse Anna Siffait, la fille d'Oswald.

Le 1er juillet 1837 la forêt du Cellier (207 hectares) fut vendue par Henri d'Orléans, duc d'Aumale, pour 140 000 francs à plusieurs riches négociants nantais parmi lesquels M. Besnier, beau-père du notaire puis « promoteur » Louis Pommeraye (1806-1850) ainsi que celui-ci, qui a laissé son nom au célèbre passage de cette ville (1840-1843)... qui causa sa ruine. Pommeraye, qui fut dès 1840 fut trésorier-adjoint de la Société des Courses de Nantes, modifia la maison principale du hameau de la Pégerie pour en faire sa résidence de campagne, où après sa faillite (1849) il se réfugia avec les siens. (André Péron, Le passage Pommeraye (Quimper, éd.Ressac, 1984, puis Coiffard, 1996 - arch. pers.).

Les communications[modifier | modifier le code]

Le Cellier a eu une activité portuaire notable (batellerie de la Loire), attestée par une cale, encore existante, jusqu'à l'arrivée du chemin de fer à la fin des années 1840.

La ligne de chemin de fer est installée sur le chemin de halage; un tunnel fut percé au niveau de la propriété Siffait.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires du Cellier
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1809 1816 M. Letourneau   notaire
1816 1822 Jean-François Le Masne[5]   directeur de la bergerie royale de Clermont
1822 août 1830 Maximilien Gabriel Siffait   propriétaire du domaine de la Gérardière, constructeur des Folies Siffait
septembre 1830 1832 Pierre Saupin   précédemment adjoint chargé de l'état civil
1832 1837 baron des Jamonières[Note 4]   propriétaire du château de Clermont
1837 1841 Mathurin-Pierre Blandin    
1841 1847 Albert Oswald Siffait[Note 5]   propriétaire du domaine de la Gérardière
1847 après 1850 Philippe Robin    
avant 1855 après 1855 M. Leray    
avant 1863 après 1863 André Bétin    
mars 1977 mars 2008 Philippe des Jamonières DVD  
mars 2008 mars 2014 Gilles Bourdu[6] DVG ingénieur chef d'entreprise
2014 en cours Philippe Morel UDI retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, Le Cellier fait partie de l'aire urbaine, de la zone d'emploi et du bassin de vie de Nantes. Elle n'est intégrée dans aucune unité urbaine[7]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 98 % des habitants résidaient dans des zones « peu denses » et 2 % dans des zones « très peu denses »[8].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10],[Note 6].

En 2014, la commune comptait 3 684 habitants, en augmentation de 1,82 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 496 1 667 1 842 2 220 2 167 1 887 2 161 2 311 2 387
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 308 2 243 2 266 2 304 2 331 2 345 2 410 2 586 2 584
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 532 2 546 2 573 2 052 1 907 1 835 1 806 1 898 1 851
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 836 1 844 2 035 2 681 3 139 3 449 3 566 3 618 3 684
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[13], pour le recensement 2004 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,1 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[14],[15],[16]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[14],[15],[16].

Pyramide des âges au Cellier en 2013 en pourcentage[14]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,7 
90 ans ou +
1,4 
5,2 
75 à 89 ans
7,8 
15,7 
60 à 74 ans
15,5 
23,6 
45 à 59 ans
21,4 
20,2 
30 à 44 ans
20,8 
14,0 
15 à 29 ans
11,4 
20,6 
0 à 14 ans
21,7 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[15]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La gare du Cellier est desservie par des trains TER Pays de la Loire circulant entre Angers-Saint-Laud et Nantes.

Des autocars départementaux du réseau Lila assurent les dessertes de la commune avec la ligne 46 entre Nantes / Saint-Mars-la-Jaille via Couffé et Mésanger.

Tandis la ligne 67 affrétée par le Semitan dessert Mauves-sur-Loire et Thouaré-sur-Loire avec une correspondance avec la ligne de Chronobus C7. Le Cellier est ainsi, depuis le , la première commune non membre de Nantes Métropole à être desservie par le service de transport urbain de l'agglomération nantaise. Cependant, sur la commune du Cellier c'est la tarification Lila qui continue de s'appliquer[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Patrimoine et culture locale[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Châteaux et demeures[modifier | modifier le code]

  • Le château de Clermont a été construit au XVIIe siècle ; il fut la dernière demeure de Louis de Funès.
  • Le manoir de la Vignette est inscrit au titre des monuments historiques.
  • Le château de La Forêt.
  • Les Folies Siffait sont un labyrinthe de terrasses et d'escaliers, envahi par la nature, édifié vers 1825 par Maximilien et Oswald Siffait ; le site, en restauration, qui surplombe la Loire est l'occasion de balades nostalgiques.
  • la « Villa Roy », villa construite sur la Loire au milieu du XIXe siècle pour la famille Pichery, transmise à leurs descendants, les Roy, qui l'habitent jusqu'à la mort de Mlle Augustine Roy, qui la donne à sa nièce Marie-Joseph Ecomard ; celle-ci la vend à la commune qui la rase pour créer un promontoire sur la Loire et un jardin public.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Musée[modifier | modifier le code]

Le « Musée de Louis », ouvert en juillet 2013 dans le bourg du Cellier, est consacré à l'acteur Louis de Funès qui résida dans la commune de 1967 à sa mort. Il fut créé par l'association du même nom, constituée en janvier 2013 avec le soutien de la commune et du conseil général de la Loire-Atlantique[18]. En avril 2014, il déménage pour être installé dans l'orangerie du château de Clermont. Le 30 octobre 2016, il ferme définitivement ses portes, faute de subventions.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à une grappe de raisin d'or, accostée de deux bourdons de pèlerin d'argent, et soutenue d'une burelle ondée du même ; au chef d'hermine.
Commentaires : Les bourdons évoquent les deux prieurés ayant existé sur cette commune viticole du Nord-Loire. Le chef d'hermine évoque le blasonnement d'hermine plain de la Bretagne, rappelant l'appartenance passée de la ville au duché de Bretagne. Blason conçu par M. Teiller (délibération municipale du ), enregistré le .

Devise[modifier | modifier le code]

La devise du Cellier : « Vino Et Aspectu Juvat. »

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Panorama du bourg du Cellier à Vandel depuis l'Auberdière
Panorama du Cellier vu de la Coindassière

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1820 son directeur, Jean-François Le Masne, est maire de la commune. Cf. Administration.
  2. Un ensemble de bâtiments, toujours existants, de la fin du XVIIIe siècle, situé non loin de là, a reçu le nom de Châteauguy.
  3. Albert Oswald, pour l'état civil.
  4. Il peut s'agir de Louis-Marie, 1769-1842, ou de son fils Amédée, 1803-1881.
  5. Il est officier d'état civil le 10 août 1847 (mariages), mais plus à la fin de l'année.
  6. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  2. Rapide survol de l'histoire du Cellier sur www.lecellier.fr, consulté le 9 mars 2010.
  3. « ChubEndret — Motier d non d'endret », Chubri (consulté le 9 décembre 2016)
  4. Cf. site du Cellier : [1].
  5. Cf. acte de mariage d'Aimée Marie Le Masne le 11 septembre 1820 (AD 44 Registres paroissiaux et d’état civil) : « fille de Monsieur Jean-François-de-Salles-Julien Le Masne, directeur de l'établissement royal de mérinos, maire du Cellier ». Un site généalogique ([2]) lui attribue les dates : 1733-1843, qui sont à vérifier.
  6. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Loire-Atlantique),‎ , p. 10
  7. « Commune de Le Cellier (44028) », Insee (consulté le 28 août 2017).
  8. « La grille communale de densité », Insee (consulté le 28 août 2017), données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel.
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. « Le Cellier 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 15 décembre 2016).
  14. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Le Cellier - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  15. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee.
  16. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee.
  17. La ligne 67 affrétée par la Semitan remplacera la navette Lila - Site de la commune de Mauves.
  18. « Accueil », Musée de Louis (consulté le 17 février 2015).