Oudon

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Oudon
La tour du XIVe siècle.
La tour du XIVe siècle.
Blason de Oudon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Ancenis
Canton Ancenis
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Ancenis
Maire
Mandat
Alain Bourgoin
2014-2020
Code postal 44521
Code commune 44115
Démographie
Gentilé Oudonnais
Population
municipale
3 558 hab. (2012)
Densité 161 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 20′ 50″ N 1° 17′ 09″ O / 47.3472222222, -1.2858333333347° 20′ 50″ Nord 1° 17′ 09″ Ouest / 47.3472222222, -1.28583333333
Altitude Min. 2 m – Max. 74 m
Superficie 22,12 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.oudon.fr/

Oudon est une commune de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune d'Oudon dans le département de la Loire-Atlantique.

Situation[modifier | modifier le code]

Oudon est situé sur la rive nord de la Loire, à 10 km à l'ouest d'Ancenis et 30 km à l'est de Nantes.

Les communes limitrophes sont Le Cellier, Couffé et Saint-Géréon en Loire-Atlantique, La Varenne, Champtoceaux et Drain en Maine-et-Loire.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, Oudon est une commune rurale multipolarisée, notamment par l'aire urbaine d'Ancenis, et qui fait partie de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Comme Champtoceaux qui lui fait face, Oudon est situé sur les coteaux de schiste et de gneiss du massif armoricain, qui barrent à cet endroit la route de la vallée de la Loire.

Le lit majeur du fleuve est ainsi réduit à une largeur de moins d'un kilomètre dans un relief encaissé, situation que la Loire n'a plus subie depuis qu'elle a quitté le Massif Central.

Cette zone fluviale présente une grande variété de paysages, allant des grèves de sable visibles à l'étiage, aux coteaux abrupts, secs et rocheux, en passant par les boires, prairies inondables et les reliquats de la forêt alluviale originelle.

Derrière la crête du coteau qui s'élève jusqu'à 60–70 m, on trouve un bocage de chênes et de frênes comme dans tout le Pays d'Ancenis, au nord d'Oudon.

Le relief est aussi marqué par la vallée du Hâvre, elle-même très encaissée. Elle descend du nord de la commune jusqu'à la Loire et le bourg est situé au point de confluence.

La vallée de la Loire et la vallée du Hâvre sont aujourd'hui retenues au titre du réseau européen Natura 2000, en raison de leur grande richesse et fragilité écologique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les traces d'une occupation humaine ancienne sont attestées par le menhir de la Pierre blanche et la découverte de deux pirogues monoxyles en 1993 et 1994 sur les berges et un banc de sable de la Loire. La première des deux a été datée entre -2138 et - 1747[1].

Oudon tiendrait son nom de la rivière qui traverse la commune, le Hâvre, anciennement "Vld" en latin (prononciation "Ould") décliné en "Ouldo", "Odonium", "Uldonium"[2]. Au lieu-dit le Pont-Noyer, la voie romaine Orléans-Tours-Nantes-Brest franchissait le Hâvre (à proximité immédiate du franchissement actuel par l'autoroute A11). Selon Albert-le-Grand, "vers l'an 368, sous l'épiscopat d'Arisius évêque de Nantes, une église paroissiale fut édifiée par ses soins à Oudon".

En 846, Nominoë, duc de Bretagne, aurait bâti un premier château à Oudon[3].

L'acte de fondation du prieuré de Chasteau-Ceaulx ( Champtoceaux), daté de 1038, nomme explicitement trois seigneurs d'Oudon - Amauricus de Odonio, Radulfus de Odonio, Johannes de Uldono - et fait référence à un château sur les rives de la Loire et du Hâvre. Le 27 septembre 1137, Guillaume, seigneur d'Oudon, fait don, en présence de Brice évêque de Nantes, à l'abbaye de Saint-Aubin d'Angers de l'église paroissiale et d'un terrain pour y fonder un prieuré, le prieuré Saint-Benoît, sur une colline surplombant le Hâvre, connue depuis sous le nom de côte Saint-Aubin. Vers 1140, Geoffroy (ou Gaufrid), frère de Guillaume d'Oudon, grièvement blessé à Champtoceaux dans l'armée du comte d'Anjou et sentant sa fin venir demanda à prendre l'habit de moine en échange de quoi il offrait aux moines d'Oudon un moulin sur la Loire, une pêcherie, un complant de vigne et tous ses prés de Vieille-Court.

Par sa position et son château, Oudon était une importante pièce défensive de la Marche de Bretagne, faisant face à la citadelle de Champtoceaux en Anjou, le château contrôlait le trafic fluvial et avec celui d'Ancenis, verrouillait le passage vers Nantes. Oudon, comme Ancenis est ainsi plusieurs fois assiégé : notamment en 1174 par Henri II Plantagenêt, en 1214 par Jean sans Terre et en 1230 et 1234 par Louis IX .

Article connexe : Château d'Oudon.

Dans le cadre du duché de Bretagne, la paroisse est située dans le diocèse de Nantes, plus précisément dans le Pays nantais [Note 1], pays historique de Bretagne. Le 5 avril 1789, les habitants, sous la présidence de Gilles Fouchard, avocat à la cour et sénéchal de la juridiction d'Oudon, élisent quatre d'entre eux pour porter leurs doléances. Leur cahier de doléances fait état "d'une paroisse fertile en grains, possédant de belles prairies, un agréable vignoble et quelques landes peu étendues."[2] En 1791, le prieuré de Saint-Aubin est vendu comme bien national pour un montant de 14 600 francs.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, le pont d'Oudon, qui permet de franchir la Loire, constitue un objectif militaire. Il est une première fois endommagé par l'armée française en juin 1940 qui a tenté de le faire sauter pour freiner l'avance des Allemands mais ceux-ci parviennent à y rétablir la circulation dès octobre 1941. Les 20 et 22 juillet 1944, le pont est visé par les bombardements alliés, ce qui provoque des dégâts jusqu'aux Folies Siffait au Cellier, mais seule une pile s’effondre. Ce sont finalement les Allemands qui le feront sauter le 8 août. Remplacé provisoirement par une passerelle Bailey, il ne sera reconstruit qu'en 1976.

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à neuf besants d'or, 3, 3 et 3. Rappelle la devise des Malestroit « Maison pleine d'écus ne grince jamais ».
Commentaires : Armes de la famille de Malestroit (en 1309). Blason (délibération municipale du ) enregistré le .

Devise[modifier | modifier le code]

La devise d'Oudon : Quoc Numerat Nummos Non Malestricta Donus.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1861 1881 Charles de Fleuriot    
1881 1904 Charles de Fleuriot[Note 2]    
1904 1908 Eugène Bigot    
1908 1945 Charles Berthen, comte de Pommery[Note 3]    
1945 1953 Ferdinand Lebert[Note 4]    
1953 1959 Fernand Soummoniac    
1959 1971 Joseph Durand[Note 5]   Artisan
1971 1983 Jean Letertre[Note 6]   Commerçant
1983 2001 Louis Moreau[Note 7]   Ouvrier
2001 mars 2014 Michel Dupont[Note 8]    
mars 2014 en cours Alain Bourgoin Sans étiquette professeur agrégé
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 3 558 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 9],[Note 10].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 492 1 552 1 530 1 621 1 616 1 602 1 680 1 768 1 889
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 704 1 683 1 800 1 716 1 767 1 760 1 790 1 700 1 687
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 677 1 664 1 664 1 387 1 375 1 356 1 296 1 346 1 358
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 362 1 371 1 599 2 001 2 353 2 617 3 062 3 126 3 558
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,6 %) est en effet inférieur au taux national (22,7 %) et au taux départemental (20,8 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (49,9 % contre 48,7 % au niveau national et 48,5 % au niveau départemental).

Pyramide des âges à Oudon en 2009 en pourcentage[7]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,4 
5,3 
75 à 89 ans
8,1 
10,8 
60 à 74 ans
11,2 
21,8 
45 à 59 ans
21,7 
23,4 
30 à 44 ans
22,5 
14,6 
15 à 29 ans
14,1 
23,8 
0 à 14 ans
21,1 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2009 en pourcentage[8]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
1,0 
5,6 
75 à 89 ans
9,1 
12,1 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
19,7 
21,3 
30 à 44 ans
20,1 
20,1 
15 à 29 ans
18,5 
20,5 
0 à 14 ans
18,3 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le menhir de la Pierre blanche, en quartz blanc, s'élève au milieu d'une vigne à proximité immédiate du lieu-dit du même nom.
  • La Tour d'Oudon est l'emblème de la commune et se situe au centre historique du bourg, sur la rive droite du Hâvre. Ce sont les vestiges du château médiéval reconstruit au XIVe siècle sur le site du premier datant du XIe siècle.
  • Les ruines de Vieille-Cour située en amont du centre ville sur une hauteur dominant le Hâvre correspondent aux vestiges d'une maison seigneuriale datée des XIVe et XVe siècles.
  • L'ancienne aumônerie ou léproserie, datée du XIIe siècle, placée sous la patronage de l'évêque Saint Emerance, a été convertie en habitation privée. Le portail de l' ancienne chapelle, constitué d'un porche à colonnettes finement travaillées, linteau et trumeau typique du XVe siècle[1], est toutefois visible depuis la rue de la Loire.
  • L'hospice Fouschard a été bâti grâce au legs d'Alphonse Fouschard sur l'emplacement de la maison du donateur[Note 11]. Achevé en 1870, il sera géré par des religieuses jusqu'en 1971 tout en demeurant propriété de la commune. L'hospice fonctionnait grâce aux revenus des fermages et à l'exploitation directe des anciennes propriétés du donateur[2]. Le bâtiment n'étant plus conforme aux normes sanitaires, et après construction d'une nouvelle maison de retraite achevée en juin 1992, les anciens bâtiments sont réhabilités et accueillent désormais des logements sociaux, la bibliothèque municipale (dans l'ancienne chapelle) et quelques commerces.
  • La commune possède plusieurs vielles demeures de caractère comme La Pilardière (domaine racheté par la commune en 2014), La Boulavière, la villa néo-classique d'Omblepied (architecte Mathurin Crucy, classée monument historique, ancienne propriété de la famille de Fleuriot), Le Greffin, Le Buron, Le Tertre (ayant appartenu à Marie Guillon-Verne, la jeune sœur de Jules Verne[2]).

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • De nombreux endroits de la commune offrent une vue sur la Loire, avec sur l'autre rive, le bourg de Champtoceaux. L'itinéraire La Loire à vélo traverse la commune.
  • La vallée du Hâvre est aménagée sur les deux rives pour la promenade pédestre.
  • Depuis 2005, la commune organise tous les deux ans (années impaires, la première quinzaine d'août) un symposium international de sculpture où des artistes français et étrangers réalisent leur œuvre en public. A l'issue du symposium, les sculptures sont acquises par la commune et viennent compléter la collection exposée en plein air dans le bourg. Début août 2015, 27 œuvres étaient déjà exposées.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Ferroviaire[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le chemin de fer depuis 1851 (prolongement de la ligne Paris - Orléans)[1]. La commune a racheté le bâtiment de la gare en 1994 à la SNCF qui projetait de le démolir[2]. Le trafic concerne désormais uniquement les passagers, seuls les trains TER Pays de la Loire s'y arrêtant régulièrement (liaison Nantes-Angers) ce qui met la commune à 20 minutes de Nantes et 40 minutes d'Angers.

Galerie[modifier | modifier le code]

Oudon vu de la Coindassière
Oudon vu du Champalud
Ruines de Vieille Cour

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par opposition au Pays de Retz, au Pays de la Mée, au Clissonais, au Pays d'Ancenis et au Pays de Guérande, autres parties du diocèse.
  2. Fils de son prédécesseur, réélu en 1900.
  3. Réélu en 1912, 1919, 1925, 1929, 1935.
  4. Réélu en 1947.
  5. Réélu en 1965.
  6. Réélu en 1977.
  7. Réélu en 1989 et 1995.
  8. Réélu en 2008.
  9. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  10. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  11. En date du 3 décembre 1850, Alphonse Fouschard lègue sa fortune estimée à 600 000 francs pour construire un hospice destiné aux pauvres et aux malades de la commune. Par le même acte, il donne la maison Rideau et les terrains attenants afin d'y édifier une nouvelle église.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c COLLECTIF, Le Patrimoine des Communes de la Loire-Atlantique, FLOHIC Editions,‎ (ISBN 2-84234-040-X)
  2. a, b, c, d et e COLLECTIF, Oudon au fil de son histoire, Mairie d'Oudon,‎ , 437 p. (ISBN 978-2-9528449-0-1)
  3. Ernest de Cornulier, Dictionnaire des terres et seigneuries de l'ancien comté nantais.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  6. « Oudon 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 31 décembre 2012).
  7. « Résultats du recensement de la population - Oudon - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).
  8. « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T3 - Population par sexe et âge en 2009 », sur recensement-2009.insee.fr, Insee (consulté le 10 décembre 2012).