Adolphe Le Gualès de Mézaubran

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Adolphe Le Gualès de Mézaubran
Adolphe Le Gualès de Mézaubran.png
Fonctions
Maire de Joué-sur-Erdre (d)
-
Conseiller général de la Loire-Atlantique
Canton de Riaillé
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Conjoint
Gilberte Levesque (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Charles Le Gualès de la Villeneuve
Alain Le Gualès de Mézaubran (d) (oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Parti politique
Conflit
Distinctions

Le comte Adolphe Le Gualès de Mézaubran, né le au château de Lucinière et mort le au château de Lucinière, est un homme politique français, reconnu avec son épouse Juste parmi les nations.

Biographie[modifier | modifier le code]

D'une vieille famille bretonne, parent de Charles Le Gualès de la Villeneuve, Adolphe Eugène Michel Marie Édouard Le Gualèz de Mézaubran est le fils du comte Adolphe Le Gualès de Mézaubran (1858-1921), maire de Joué-sur-Erdre et de Boulogne, conseiller général de la Loire-Inférieure, et de la comtesse, née Marie-Thérèse de Cornulier (qui avait eu pour parrain et marraine le « comte » et la « comtesse de Chambord »). Cousin de Georges de Villebois-Mareuil, il est le grand-oncle de Philippe et Pierre de Villiers.

Il épouse, le , à Paimpont, Gilberte Levesque (1892-1970), arrière petite-fille du maire de Nantes Louis-Hyacinthe Levesque et cousine germaine d'Eugène Guillet de la Brosse.

Lors de la Première Guerre mondiale, il s'engage dans l'armée, ce qui lui vaut d'être décoré de la croix de la Légion d'honneur, de la Croix de guerre 1914-1918 et de la médaille de bravoure de Serbie.

Installés au château de Lucinière, dont il avait hérité, la famille tient une place importante dans le monde hippique.

En 1921, Adolphe succède à son père en tant que maire de Joué-sur-Erdre, commune où se situe son château de Lucinière, ainsi qu'au siège de conseiller général de Loire-Inférieure pour le canton de Riaillé. Président de la commission d'agriculture à l'assemblée départementale, il assure les fonctions de premiers magistrats jusqu'à sa mort et celles de conseiller général jusqu'en 1940. Son fils Yves lui succèdera par oa suite dans ces deux mandats.

Lors de la défaite en 1940, des parisiens, dont les Cheffro, une famille juive, trouvèrent refugent chez eux. M. Cheffro, rentré à Paris, est arrêté lors de la rafle dite du billet vert et est déporté en . Suite à la rafle du Vel d'Hiv, sollicités par Mme Cheffro, les Le Gualès accueillirent dans leur propriété les deux enfants aînés des Cheffro, âgés de douze et neuf ans, qui y resteront jusqu'à la Libération. Profitant de ses fonctions de maire, le comte Le Gualès leur fourni de faux-papiers.

Par la suite, les Le Gualès mettent à disposition la maison du garde forestier (L'Échetout, aux Les Touches), en pourvoyant à leurs besoins. Mme Cheffro, qui était recherchée, son bébé âgé de deux ans, ses cousins Pokoïk, ainsi que d'autres proches et amis y trouveront refuge.

Ils confièrent deux des enfants à une habitante du village, tout en assurant eux-mêmes les frais nécessaires, en lui demandant de ne pas les questionner à ce sujet. Dénoncé par un conseiller municipal, l'enfant est arrêté par les miliciens. Le comte Le Gualès parvint néanmoins à récupérer et ramener l'enfant.

Le comte Adolphe et la comtesse Gilberte Le Gualès de Mézaubran reçoivent le titre de Juste parmi les nations par l'institut Yad Vashem, le , pour avoir permis de sauver dix réfugiés juifs, dont plusieurs enfants.

Décorations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • Combats pour une Bretagne catholique et rurale: Les droites bretonnes dans l'entre-deux-guerres, de David Bensoussan (Fayard, 2006)
  • Filiations bretonnes. 1650-1912, recueil des filiations directes des représentants actuels des familles nobles, de bourgeoisie armoriée ou le plus fréquemment alliées à la noblesse, d'origine bretonne ou résidant actuellement en Bretagne, depuis leur plus ancien auteur vivant en 1650, Volume 3, de Henri de La Messelière (1965)

Lien externe[modifier | modifier le code]