La Roche-Blanche (Loire-Atlantique)

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La Roche-Blanche
La chapelle Saint-Michel du Bois, lieu de résistance.
La chapelle Saint-Michel du Bois, lieu de résistance.
Blason de La Roche-Blanche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant-Ancenis
Canton Ancenis
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Ancenis
Maire
Mandat
Jacques Praud
2014-2020
Code postal 44522
Code commune 44222
Démographie
Gentilé Roche-Blanchais
Population
municipale
1 180 hab. (2015 en augmentation de 4,33 % par rapport à 2010)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 26′ 30″ nord, 1° 08′ 22″ ouest
Altitude Min. 7 m
Max. 84 m
Superficie 14,82 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.pays-ancenis.fr/

La Roche-Blanche est une commune rurale de l'Ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Ses habitants s'appellent les Roche-blanchaises et les Roche-blanchais.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En gallo la commune se nomme La Roch-Blaunch (en écriture ELG)[1]. Le nom de la commune a été traduit Ar Roc'h-Wenn en breton, nom sans valeur historique car le breton n'y a pas été parlé, et l'on y a toujours parlé le gallo, puis le français[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de la Roche-Blanche dans le département de la Loire-Atlantique

Situation[modifier | modifier le code]

La Roche-Blanche est situé à 45 km environ à l'est de Nantes et 9 km au nord-est d’Ancenis. La grande ville la plus proche est Nantes, située à 40 km.

Son altitude s'étend de 7 à 84 mètres. Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Les communes limitrophes sont Vair-sur-Loire au sud, Ancenis au sud-ouest, Mésanger à l'ouest, Pouillé-les-Coteaux au nord-ouest, Maumusson au nord-est et Loireauxence à l'est.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, La Roche-Blanche est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine d'Ancenis et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

La commune est également située à proximité du Bois de Maumusson (à environ6,7 km) et du Bois du Triage (à8,5 km).

Histoire[modifier | modifier le code]

La Roche-Blanche est un démembrement de Saint-Herblon datant d'un arrêté préfectoral du 5 août 1950[3]. La commune est née officiellement le [4]. Cette naissance a été la conséquence d'une fronde des habitants qui datait de plus de cinquante ans dont l'origine résidaient dans un nombre de conseillers municipaux inférieur à celui de Saint-Herblon (5 contre 12) et aux plaintes des habitants de La Roche-Blanche qui n'obtenaient pas les travaux demandés ainsi que des demandes d'assistance[5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent au chevron de sinople accompagné en chef de deux mouchetures d'hermine de sable et en pointe d'une chapelle d'argent essorée de sable ; au chef échiqueté de gueules et d'argent de deux tires ; le tout enfermé dans une filière d'azur.
Commentaires : Les hermines évoquent l’appartenance à la Bretagne historique. Les armes de la seigneurie de Vair rappellent que La Roche-Blanche a fait partie de Saint-Herblon jusqu’en 1951. Le chevron vert rappelle que La Roche-Blanche se trouve sur une hauteur. La filière bleue rappelle que la commune est presque entièrement entourée de ruisseaux (ruisseau de Saugères, ruisseau de Pied-Bercy, ruisseau de Grée ou de Pouillé et le ruisseau du Pas Aubry). La Chapelle Saint Michel est un des principaux monuments de La Roche-Blanche. Blason conçu par Didier Pontreau.

Ce blason a été créé en 2001, à la suite d'un concours organisé pour le cinquantenaire de la commune[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
La mairie
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1995 Joël Leroux    
1995 2014 Paul Martin[Note 1]    
2014 en cours Jacques Praud Sans étiquette plombier-chauffagiste
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

La commune est créée en 1950 par démembrement partiel de Saint-Herblon. Le recensement de 1946 tient compte de ce découpage.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1946. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2015, la commune comptait 1 180 habitants[Note 2], en augmentation de 4,33 % par rapport à 2010 (Loire-Atlantique : +6,49 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005
658 656 674 671 723 843 930 846 929
2010 2015 - - - - - - -
1 131 1 180 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,7 %) est en effet inférieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[11],[12],[13]. Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,7 % au niveau départemental)[11],[12],[13].

Pyramide des âges à La Roche-Blanche en 2013 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,3 
4,4 
75 à 89 ans
5,8 
13,2 
60 à 74 ans
13,6 
16,2 
45 à 59 ans
19,0 
23,7 
30 à 44 ans
21,9 
16,6 
15 à 29 ans
13,4 
25,7 
0 à 14 ans
26,0 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église Notre-Dame de la Roche-Blanche a été construite dans le courant du XIXe siècle et commença à servir de culte en septembre 1846 : selon les estimations de l'architecte Bougouin, sa construction a été réalisée en deux parties. Le clocher aurait été fabriqué en 1862-1863. La nef, le transept et le chœur ont été agrandis en 1880. En 1929-1930, les voûtes sont refaites par l'architecte Fleury et en 1953 le chœur et la sacristie ont été reconstruites[14]. L'église contenait dans le passé une statue de Saint Michel, saint choisi en souvenir de la première paroisse dans la chapelle Saint-Michel. Cette statue a été transférée à la chapelle Saint-Michel-du-bois.
  • La chapelle Saint-Michel-du-bois servit de lieu de culte à partir du XIIe siècle. Elle été dévastée lors de la Révolution et reconstruite en 1840. Tombée en ruines, elle a été restaurée grâce au financement privé de Madame Costa de Beauregard, comtesse du Château de Juigné de Saint-Herblon, en 1948-1949. Elle est restaurée à nouveau en 2006 pour la partie intérieure par la municipalité en partie grâce à des dons privés. Malheureusement, la statue de Saint Michel a été dérobée en septembre 1997, à l'aube de sa fête.

En juillet 1944, trois officiers de l'équipe Jedburg Team George envoyés d'Angleterre se sont cachés pendant cinq jours dans la chapelle en ruine et en ronces et ont dirigé de leur poste émetteur les bombardements et les opérations de guerre, sans que les Allemands ne soupçonnent cette bâtisse en ruine de contenir le poste émetteur qu'il cherchaient[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Appellation d'origine contrôlée (AOC) et Indications Géographiques Protégées (IGP)[modifier | modifier le code]

La Roche Blanche est dans la zone AOC pour le Bœuf du Maine-Anjou.

S'agissant des IGP, elle appartient au territoire des IGP suivantes : le Bœuf du Maine, les Volailles d'Ancenis, la Farine de blé noir de Bretagne - Gwinizh du Breizh, la Mâche nantaise, les Vins Val de Loire blanc, rosé et rouge ainsi que le Cidre de Bretagne ou Cidre breton.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 2001 et 2008.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 10 avril 2014)
  2. Atlas linguistique de la France, Gilliéron, Edmont, 1902-1910
  3. Notice communale - La Roche-Blanche, sur cassini.ehess.fr, consulté le .
  4. http://www.annuaire-mairie.fr/mairie-la-roche-blanche-44.html
  5. http://www.larocheblanche.fr/index.php/histoire.html
  6. http://www.larocheblanche.fr/index.php/blason.html
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - La Roche-Blanche - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  12. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  13. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  14. http://www.larocheblanche.fr/index.php/leglise.html
  15. http://www.larocheblanche.fr/index.php/la-chapelle-saint-michel.html