Giovanni Segantini

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Giovanni Segantini
Image dans Infobox.
Portrait en 1878
Naissance
Décès
Nationalités
Austro-hongroise
Italienne ( - )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Formation
Mouvement
Enfants
Gottardo Guido Segantini (d)
Mario Segantini (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Giovanni Segantini (né à Arco sur le lac de Garde le - mort dans le Schafberg Pontresina le ) est un peintre italien[1] rattaché au courant du symbolisme. C'est un peintre de genre, qui a représenté des sujets typiques, dont des paysages de montagnes. Pour Philippe Dagen du journal Le Monde, « il s'agit d'un des artistes majeurs de son temps, entre symbolisme, postimpressionnisme et primitivisme »[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il perd sa mère à sept ans, et son père un an plus tard puis il fréquente l'Académie des beaux-arts de Brera à Milan.

Vers 1888 Segantini développa à Milan une solide amitié avec un peintre qui avait déjà atteint une grande renommée, Francesco Filippini, qui lui dédie le tableau "Impression de la lagune".

En 1895, il reçoit le premier Grand Prix de la première Biennale de Venise.

Il s'installe en Suisse, à Maloja, près de Saint-Moritz, en Haute-Engadine, où il peint de nombreux paysages. Il y mourra. Sur sa tombe est écrit « Arte e amore vincono il tempo » (« L'art et l'amour triomphent du temps »).

Il est l'oncle de Rembrandt Bugatti et d'Ettore Bugatti.

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

Principales œuvres (Choix)[modifier | modifier le code]

Mittag in den Alpen, 1891

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Expositions[modifier | modifier le code]

  • 2011, Segantini, Fondation Beyeler, Bâle
  • 2014-2015, Mostra Segantini, Palais Royal, Milan

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Selon Annie-Paul Quinsac, Segantini, né à Arco dans le Trentin irrédentiste n'a jamais pu renoncer à la citoyenneté autrichienne, et n'ayant pas répondu à l'appel des listes de conscription, il fut considéré comme déserteur par l'Autriche-Hongrie. Bien qu'exposant dans les sections italiennes et désirant être italien, l'Autriche refusa de l'affranchir de sa nationalité autrichienne et il ne put jamais obtenir de passeport italien.
  2. Philippe Dagen, « Giovanni Segantini, le Gauguin des Alpes », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Giovanni Segantini - Magie des Lichts de Christian Labhart, Suisse, 2015, documentaire, couleur, 82 min.
  • (it) Segantiniana: il Ciclo del Nirvana de Adriano Kestenholz, Suisse 2010, documentaire musical, 25 min.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hatje Cantz, Giovanni Segantini als portratmaler, éditeur Hatje Cantz , 2021 (ISBN 978-3-7757-4782-0)
  • Karl Abraham, « Giovanni Segantini. Essai psychanalytique » (1911), in Manie et mélancolie. Sur les troubles bipolaires, Paris, Payot, coll. "Petite Bibliothèque Payot", 2010 (ISBN 2228905925)
  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, vol. 12, éditions Gründ, , 13440 p. (ISBN 2700030222), p. 632-633
  • (it) Annie-Paule Quinsac, Segantini: catalogo generale, Milano, Electa, c. 1982
  • Robert de La Sizeranne, « Le Peintre de l’Engadine, Giovanni Segantini », Revue des Deux Mondes, 15 mars 1898, p. 359-378 (lire en ligne sur Wikisource)
  • Daniel Widlöcher, « Un peintre et son psychanalyste: Giovanni Segantini et Karl Abraham », dans Psychanalyse à l'université, no 9, Publication A.P.F. / Éditions Réplique, 1977

Liens externes[modifier | modifier le code]

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