Maison de correction

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Une maison de correction (dite aussi "maison de redressement") était une institution destinée à réinsérer des mineurs posant des problèmes de discipline et de petite délinquance.

France[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancêtre de la maison de correction fut instauré en 1820~1830 et prévoyait d'incarcérer de jeunes délinquants dans les prisons. Cependant ce système avait des défauts. En effet, le mélange entre les jeunes délinquants et les criminels parfois même récidivistes était souvent de mauvais augure. Il fut essayé plusieurs choses comme la séparation des mineurs/majeurs qui n'a pas fonctionné, la construction d'une prison spéciale, la Petite-Roquette à Paris en 1836. C'était une prison cellulaire pour mineurs délinquants vagabonds et enfants relevant de la correction paternelle. Dans la journée, les jeunes détenus travaillent en silence en ateliers et reçoivent une instruction élémentaire et religieuse. Elle échoua de même à cause de critiques sur son fonctionnement très strict. En 1860, l'heure n'est plus au projet d'éducation, il n'y a plus que le châtiment et l'enfermement dans des colonies pénitentiaires. La maison de correction naît en fait d'un traité du 10 avril 1869 sous la forme de « colonies pénitentiaires agricoles », il s'agissait essentiellement de maisons privées à la campagne. L'État en multiplie la création, les mineurs y sont placés de très longues années, dans une simple logique d'exclusion et de punition. L'objectif de ces maisons de correction est de redonner aux jeunes délinquants un comportement correct, conforme aux règles, à la bienséance ou à la morale. C'est aussi dans le but de rectifier une erreur ou une faute.

Au XIXe et XXe siècle, l'importance accordée par la Troisième République à l'éducation et à la protection de l'enfant, les premiers travaux de psychologie sur la jeunesse délinquante et la constitution dans les tribunaux de comités de défense des enfants feront évoluer la législation. En 1990, L'éducation surveillée devient protection judiciaire de la jeunesse. En 1997, on voit apparaître des centres d'éducation renforcée.

De nos jours, les établissements destinés aux mineurs délinquants en France ne sont plus appelés maisons de correction. On a pu les appeler centre d'observations ou centre de rééducation, et depuis 2002, il s'agit des centres éducatifs fermés.

Dans le monde[modifier | modifier le code]

On trouve des maisons de corrections sur presque tous les continents. Notamment en Afrique (Sénégal), Asie, Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe. Ces établissements fonctionnent comme fonctionnaient les maisons de correction françaises[réf. nécessaire].

Sources[modifier | modifier le code]