Franz von Stuck

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Franz von Stuck
Franz von Stuck Selbstbildnis im Atelier.jpg

Franz von Stuck, Autoportrait à l'atelier (1905),
Berlin, Alte Nationalgalerie.

Naissance
Décès
30 août 1928
Munich
Nationalité
Activité
Formation
Élève
Lieu de travail
Mouvement

Franz von Stuck, né le à Tettenweis et mort le (à 65 ans) à Munich, est un peintre symboliste et expressionniste allemand membre fondateur de la Sécession de Munich ; il était aussi sculpteur, graveur et architecte.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le Gardien du Paradis.

Fils d'un meunier bavarois, Franz von Stuck naît à Tettenweis en Bavière[1]. Il suit les cours de Ferdinand Barth (de) à la Kunstgewerbeschule (de) de Munich de 1878 à 1881 et ceux de Wilhelm von Lindenschmit der Jüngere (de) et de Ludwig von Löfftz à l'Académie des beaux-arts de Munich de 1882 à 1884[1],[2].

Il commence à se faire un nom avec des illustrations pour le Fliegende Blätter (Les Feuilles volantes) et la création de vignettes pour la décoration des livres (1887-1892). Influencé par Arnold Böcklin, il se tourne vers la peinture à partir de 1889, année où il obtient une médaille d'or au Palais des glaces de Munich avec son premier tableau Le Gardien du paradis.

En 1892, il fait partie des membres fondateurs de la Sécession de Munich[1] et son tableau Le péché fait sensation à l'exposition de 1893. Cette même année, bien qu'il soit un des acteurs majeurs de la Sécession, il succède à Wilhelm von Lindenschmit à l'Académie et influence une nouvelle génération de peintres parmi lesquels Josef Albers, Vassily Kandinsky et Paul Klee[1].

Franz von Stuck donne régulièrement des illustrations pour la magazine Jugend.

Ses sujets favoris sont mythologiques et allégoriques, ses sujets classiques traités de façon peu conventionnelle. La statuette d'une athlète, dont des exemplaires en bronze se trouvent à Berlin, Budapest et Hambourg, montre son grand talent.

Parmi ses tableaux les plus connus, on peut citer Le Péché et Guerre de la Neue Pinakothek de Munich, Le Baiser du Sphinx, La Crucifixion, Les Rivaux, Paradis perdu, Œdipe, Tentation, Sisyphe et Lucifer. Il portait également une grande attention au choix des cadres de ses tableaux.

En 1906 Franz Stuck est anobli. Entre 1907 et 1913, Michel Fingesten est son assistant à l'Académie.

En 1914, il est un des signataires du Manifeste des 93 qui exprime la réaction des intellectuels allemands face aux accusations d'exactions portées contre l'armée allemande à la suite de l'invasion de la Belgique.

Vie privée[modifier | modifier le code]

De sa relation avec Anna Maria Brandmaier, naît une fille, Mary Franziska Anna (1896-1961). L'enfant est confiée à Mary Lindpaintner, la fille d'un physicien, que Franz von Stuck épouse en 1897 ; en 1904, le couple adopte l'enfant après une bataille juridique avec sa mère naturelle. Stuck adopte également les deux enfants issus du premier mariage de Mary Lindpaintner, Olga et Otto (de) qui deviendra un pionnier de l'aviation.

La Villa Stuck[modifier | modifier le code]

La Villa Stuck
Article détaillé : Villa Stuck.

De 1897 à 1898, Stuck fait construire d'après ses propres plans, une villa sur la Prinzregentenstrasse, à Munich, dans un style classique romain[3]. Il dessine également le mobilier pour lequel il reçoit une médaille d'or à l'exposition universelle de 1900 à Paris[1]. La villa Stuck abrite aujourd'hui un musée consacré à l'Art nouveau, le Museum Villa Stuck.


Œuvre[modifier | modifier le code]

  • 1896 : Portrait en buste de Cléopâtre, Landesmuseum für Kunst und Kulturgeschichte Oldenburg, Oldenbourg.

Rétrospective[modifier | modifier le code]

La première rétrospective qui lui est consacré est réalisé par le Van Gogh Museum d'Amsterdam en 1995[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs de tous les temps et de tous les pays, Paris, Gründ,
  2. Jean-Philippe Breuille, Dictionnaire de la sculpture : la sculpture occidentale du Moyen âge à nos jours, Paris, Larousse, , 605 p. (ISBN 2-03-511339-3)
  3. Encyclopédie de l'art, Paris, Librairie générale française,

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Jo-Anne Birnie Danzker, Ulrich Pohlmann und J.A. Schmoll gen. Eisenwerth (Hrsg.), Franz von Stuck und die Photographie. Inszenierung und Dokumentation, München, 1996
  • (de) Birgit Jooss, Ateliers als Weihestätten der Kunst. Der „Künstleraltar“ um 1900, München, 2002
  • (de) Eva Mendgen, Franz von Stuck 1863-1928. Ein Fürst im Reiche der Kunst, Taschen, Köln, 1994
  • (de) Thomas Blisniewski, Mit glühenden Augen lockt das nackte Weib – Die Sünde Franz von Stucks im Wallraf-Richartz-Museum, Fondation Corboud, in Kölner Museums-Bulletin. Berichte und Forschungen aus den Museen der Stadt Köln (1) 2004, S. 22-33

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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