Franz von Stuck

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Stuck.
Franz von Stuck
Franz von Stuck Selbstbildnis im Atelier.jpg

Franz von Stuck, Autoportrait à l'atelier (1905),
Berlin, Alte Nationalgalerie.

Naissance
Décès
(à 65 ans)
Munich
Nationalité
Activité
Formation
Élève
Lieu de travail
Mouvement

Franz von Stuck, né le à Tettenweis et mort le (à 65 ans) à Munich, est un peintre symboliste et expressionniste allemand membre fondateur de la Sécession de Munich ; il était aussi sculpteur, graveur et architecte.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le Gardien du Paradis.

Franz von Stuck est né à Tettenweis, en Bavière. Il suit les cours de Ferdinand Barth (de) à la Kunstgewerbeschule (de) de Munich et ceux de Wilhelm von Lindenschmit der Jüngere (de) et de Ludwig von Löfftz à l'académie des beaux-arts de Munich.

Il a commencé à se faire un nom avec des illustrations pour le Fliegende Blätter (Les Feuilles volantes) et la création de vignettes pour la décoration des livres (1887-1892). Influencé par Arnold Böcklin, il se tourne vers la peinture à partir de 1889, année où il obtint une médaille d'or au Palais des glaces de Munich avec son premier tableau Le Gardien du paradis.

En 1892, il fait partie des membres fondateurs de la Sécession de Munich et son tableau Le péché fait sensation à l'exposition de 1893. Cette même année, il succède à Wilhelm von Lindenschmit à l'académie et commence à influencer une nouvelle génération de peintre parmi lesquels Josef Albers, Vassily Kandinsky et Paul Klee. Franz von Stuck fournit régulièrement des illustrations pour la magazine Jugend.

Son style en peinture est basé sur une grande maîtrise de la composition et serait plutôt sculptural que pictural. Ses sujets favoris sont de nature mythologique et allégorique. Toutefois le traitement des sujets classiques est généralement peu conventionnel. La statuette d'une athlète, dont des exemplaires en bronze se trouvent à Berlin, Budapest et Hambourg, montre son talent plastique.

Parmi ses tableaux les plus connus, on peut citer Le Péché et Guerre, à la Neue Pinakothek de Munich, Le Baiser du Sphinx, La Crucifixion, Les Rivaux, Paradis perdu, Œdipe, Tentation, Sisyphe et Lucifer. Il portait également une grande attention aux cadres de ses tableaux qui sont caractéristiques.

En 1906 Franz Stuck est anobli. Bien qu'il fût un des acteurs majeurs de la Sezession munichoise, il fut aussi professeur à l'Académie. Entre 1907 et 1913, Michel Fingesten fut son assistant.

En 1914, il fut un des signataires du Manifeste des 93 qui exprime une réaction des clercs allemands aux accusations d'exactions portées contre l'armée allemande à la suite de l'invasion de la Belgique..

La Villa Stuck[modifier | modifier le code]

La Villa Stuck
Article détaillé : Villa Stuck.

En 1897/1898, Stuck fait construire, d'après ses propres plans, une villa sur la Prinzregentenstrasse à Munich. Il dessine également le mobilier pour lequel il reçoit une médaille d'or à l'exposition universelle de 1900 à Paris. La villa Stuck abrite aujourd'hui un musée consacré à l'Art nouveau, le Museum Villa Stuck.

Vie privée[modifier | modifier le code]

De sa relation avec Anna Maria Brandmaier, naît une fille, Mary Franziska Anna (1896-1961). L'enfant est confiée à Mary Lindpaintner, fille d'un physicien. En 1897, Franz von Stuck épouse Mary Lindpaintner et, en 1904, le couple adopte l'enfant après une bataille juridique avec sa mère naturelle. Stuck adopte également les deux enfants issus du premier mariage de Mary Lindpaintner, Olga et Otto (de) qui deviendra un pionnier de l'aviation.

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • 1896 : Portrait en buste de Cléopâtre, Landesmuseum für Kunst und Kulturgeschichte Oldenburg, Oldenbourg.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Jo-Anne Birnie Danzker, Ulrich Pohlmann und J.A. Schmoll gen. Eisenwerth (Hrsg.), Franz von Stuck und die Photographie. Inszenierung und Dokumentation, München, 1996
  • (de) Birgit Jooss, Ateliers als Weihestätten der Kunst. Der „Künstleraltar“ um 1900, München, 2002
  • (de) Eva Mendgen, Franz von Stuck 1863-1928. Ein Fürst im Reiche der Kunst, Taschen, Köln, 1994
  • (de) Thomas Blisniewski, Mit glühenden Augen lockt das nackte Weib – Die Sünde Franz von Stucks im Wallraf-Richartz-Museum, Fondation Corboud, in Kölner Museums-Bulletin. Berichte und Forschungen aus den Museen der Stadt Köln (1) 2004, S. 22-33