Genay (métropole de Lyon)

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Genay
Hôtel de Ville de Genay.
Hôtel de Ville de Genay.
Blason de Genay
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole Métropole de Lyon
Arrondissement Lyon
Maire
Mandat
Arthur Roche
2014-2020
Code postal 69730
Code commune 69278
Démographie
Gentilé Ganathain
Population
municipale
5 322 hab. (2014)
Densité 627 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 51″ nord, 4° 50′ 30″ est
Altitude Min. 167 m – Max. 301 m
Superficie 8,49 km2
Localisation

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Liens
Site web villedegenay.com

Genay est une commune française, située dans la métropole de Lyon en région Auvergne-Rhône-Alpes. Ses habitants sont appelés les Ganathains[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Genay est située à 20 km au nord de Lyon sur la rive gauche de la Saône qui détermine sa bordure ouest. Bordée au nord et à l'est par le département de l'Ain, Genay aborde la côtière de la Dombes et présente un relief pentu dans sa partie historique. Son territoire s'étend sur 849 hectares, le point le plus bas se trouvant à 167 mètres dans la plaine alluviale de la Saône, le plus haut à 298 mètres au sommet du talus bordant le plateau de la Dombes (côtière).

Communes limitrophes de Genay
Massieux (Ain)
Saint-Germain-au-Mont-d'Or Genay Civrieux (Ain)
Neuville-sur-Saône Montanay

Histoire[modifier | modifier le code]

Anciennement appelée Joannacum puis Jaennac, la paroisse de Genay appartint au Franc-Lyonnais dont elle fut un temps la capitale.

Devenue une commune du département de l'Ain en 1790, elle fait alors partie du canton de Trévoux. Le 1er janvier 1968, elle est rattachée au département du Rhône et au canton de Neuville-sur-Saône[2].

En 1969, elle entre dans la communauté urbaine de Lyon, aujourd'hui le Grand Lyon.

Le Grand Lyon disparait le , et laisse place à la collectivité territoriale de la métropole de Lyon. La commune quitte ainsi le département du Rhône[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1978
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Arthur Roche DVD Commissaire Retraité
1996 2001 Noël Legros DVD Carreleur retraité
juillet 1995 décembre 1995 Jean-Philippe Bourgeois   Commercial
1978 1995 Noël Legros DVD Carreleur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 322 habitants, en augmentation de 7,67 % par rapport à 2009 (Métropole de Lyon : 5,17 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 100 1 095 1 168 1 210 1 271 1 260 1 244 1 297 1 286
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 225 1 264 1 226 1 140 1 121 1 135 1 137 1 143 1 141
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 125 1 114 1 066 1 025 1 030 1 114 1 113 1 210 1 355
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 458 1 825 2 359 3 544 4 029 4 657 4 712 4 943 5 322
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

À la suite de l'agrandissement de la zone d'influence de Lyon et de sa banlieue, la commune de Genay devint partie intégrante de sa zone périurbaine dès son entrée dans la communauté urbaine du Grand Lyon. Sa population a triplée en 50 ans, passant de 1 210 habitants en 1946 à 4 657 lors du recensement de 1999, se classant ainsi au 51e rang départemental.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Porte du fortin de Rancé.
  • Le fortin , élevé par les chanoines comtes de Lyon en 1364, est visible par sa porte en forme d'ogive, « la voûte »[8], de la place centrale du village. Imbriqué entre des maisons de village, cet ensemble dissimule une petite poype fortifié au XIIIe siècle[9] et refortifiée en 1426, puis remaniée en 1486, protégeant une église dont la présence est attestée depuis le Xe siècle[10]. Ce château a soutenu de nombreux sièges au cours des siècles et a été reconstruit à plusieurs reprises notamment en 1780 ou d'importants travaux ont été réalisés par l'architecte lyonnais du chapitre Jean-Antoine Morand. Mis à part la « voûte », il ne reste de ces fortifications que des murs d'enceinte et une tour d'angle du XVe siècle entourant toujours l'église actuelle. Il fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis 1947[11].
  • La « halle du franc-lyonnais », inaugurée en novembre 2006, fait office d'abri pour le marché du samedi matin.
  • L'église Sainte-Madeleine.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vitrail de l'église Sainte-Madeleine de Genay œuvre d'Augustin Burlet

Économie[modifier | modifier le code]

Genay abrite avec la commune voisine, Neuville-sur-Saône, la zone industrielle Lyon-Nord présentant une activité à dominante chimie et chimie fine. En 2003, elle couvrait 180 ha et offrait 3645 emplois dans 76 établissements[13].

Échanges et transports[modifier | modifier le code]

Située à 20 min de Lyon, la commune est traversée par la route départementale D433 reliant Lyon à Villefranche-sur-Saône et longée au nord par la section nord de l'A46, qui, grâce à un échangeur avec la D433, permet un accès rapide aux autoroutes A6 vers Paris, A42 vers Genève, A43 vers Grenoble et A7 vers Marseille. Disposant d'une connexion ferroviaire mixte, la zone industrielle est en voie de désenclavement après 20 ans d'existence, et recevra en 2010-2011 le futur pôle de secours des sapeurs-pompiers du Val de Saône sur 5 000 m2[14], ainsi qu'une pépinière d'entreprises.

Enfin Genay est desservie par plusieurs lignes de bus des Transports en commun lyonnais ligne 43 et la S14. Un projet est en cours pour restaurer et remettre en service la ligne ferroviaire de Trévoux à Sathonay par un tramway-train.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Loi du 29 décembre 1967 publiée au J.O. du 30.
  3. Métropole : clap de fin pour le Grand Lyon, Lyon Capitale
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « La voûte » appelé également « fortin » est inscrite depuis le 29 août 1947 sur la liste des édifices protégés au titre des monuments historiques par la France.
  9. En 1294 par acte capitulaire, création d'un impôt pour fortifier le village et construire un château fort (acte des chanoines du chapitre de Lyon).
  10. En 984 est mentionné dans le Cartulaire lyonnais l'existence d'une église à Genay. Détruite totalement par le feu au XIVe siècle, elle a été reconstruite depuis à deux reprises.
  11. « Fortin de Rancé », notice no PA00117765, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).
  13. Chiffres Insee et agence d'urbanisme diffusés sur les sites institutionnels www.entreprendre.grandlyon.com et www.lyon-business.org.
  14. F. Martini-Barthel, La caserne du val de Saône est actée, Le Progrès, 17/06/2007, p. 19

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]