Louis Bertola

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Louis Bertola
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Louis Bertola, né le à Borgosesia et mort le à Saint-Martin-de-Ré, est un sculpteur français d'origine italienne, lauréat du prix de Rome de sculpture en 1923.

Sa vie[modifier | modifier le code]

Louis Bertola est né en Italie et plus précisément à Borgosesia dans le Piémont. Il est le fils de Ange Ludovic Bertola (1871-1910). Il est naturalisé français en 1893.

Bertola est l'élève de Jean-Baptiste Larrivé à l’école des beaux-arts de Lyon, puis il est admis à l’école des beaux-arts de Paris dans l’atelier de Jean Boucher. Il obtient le premier prix de Rome de sculpture en 1923 pour son bas-relief Une Muse remet à Apollon le couteau avec lequel il va écorcher Marsyas. Il est pensionnaire de la Villa Médicis à Rome de 1924 à 1927. Il obtient une médaille d’or au Salon de la Société des artistes français, en 1929 il est classé hors-concours.

Il est professeur à l’école nationale supérieure des beaux-arts de Lyon et responsable de l’atelier des fresques du 1er octobre 1942 au 23 mai 1961. En 1949, il est élu à l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon.

Son épouse, l'artiste-peintre Marcelle Bertola[1] est lauréate du grand prix de Paris de peinture.

Il est mort en 1973.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Œuvres religieuses[modifier | modifier le code]

  • Chapelle du Cœur du Saint Curé d'Ars à Ars-sur-Formans
    • Bas-reliefs surmontant les autels latéraux, dessinés dans le projet de 1931 par les architectes Gabriel et Louis Mortamet. Les bas-reliefs, réalisés vers 1933, sont de Louis Bertola[6].
    • Deux Anges pour le reliquaire du cœur de saint Jean-Marie Vianney : ce monument a été édifié pour abriter ce reliquaire contenant le cœur du saint curé d'Ars, pour lequel Gabriel Mortamet et son fils Louis, architectes, ont dessiné cinq projets (1931-1932). La châsse, qui correspond au 5e projet, reproduit le clocher de l'ancienne chapelle de Fourvière à Lyon. Sa réalisation en 1933 est due à l'orfèvre lyonnais Amédée Cateland, les deux anges qui la gardent sont dus à Louis Bertola[7].
  • Christ pour l'église Saint-Antoine de Gerland : dans le 7e arrondissement de Lyon, construite en avril 1930 par l'architecte Bonnamour, elle est l'une des premières églises entièrement réalisée en béton armé, y compris la charpente. Au-dessus du portail central se trouve le grand Christ en pierre de Bertola[8].
  • Basilique de Fourvière à Lyon : à la suite du décès de Larrivé en 1928, Bertola fut amené à terminer des sculptures de ce monument dont L’ange du silence[9].
  • Vierge à l’Enfant et bas-reliefs de la chapelle Saint-Joseph pour la chapelle Sainte-Madeleine à Bourg-en-Bresse : construite entre 1933 et 1935 sur des plans de l’architecte G.Curtelin[10].
  • Église de l’Immaculée Conception : avenue de Saxe à Lyon. En 1934, Bertola exécuta la décoration, Anges et Médaillon de l’Annonciation, du maître-autel en marbre[11].

Œuvres décoratives[modifier | modifier le code]

Sculptures diverses[modifier | modifier le code]

  • Une Muse remet à Apollon le couteau avec lequel il va écorcher Marsyas : 1923, bas-relief en plâtre, prix de Rome, école des beaux-arts de Paris[13].
  • Buste de femme : haut-relief en marbre daté de 1926 et exécuté à Rome (h. 0,33 m) ; à l’École des Beaux-arts de Paris[14].
  • Femme romaine : 1938, statuette en bronze, musée des beaux-arts de Lyon[15].
  • Jeune berger : bronze, musée des beaux-arts de Lyon[16].
  • Madame Bertola : 1930, bronze, musée des beaux-arts de Lyon[17].
  • La Première chasse d’Adonis : 1927, bronze, musée des beaux-arts de Lyon[18].
  • Buste du maharajah de Baroda[19].

Élèves[modifier | modifier le code]

Bibliographie et liens[modifier | modifier le code]

  • Philippe Dufieux, Sculpteurs et architectes à Lyon (1910-1960). De Tony Garnier à Louis Bertola, Lyon, Mémoire active, 2008, 141 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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