Joseph-François Malgaigne

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Joseph-François Malgaigne
Description de l'image Joseph-François Malgaigne.jpg.
Naissance
Charmes (Vosges) (France)
Décès (à 58 ans)
Saint-Gratien (Val-d'Oise) (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Institutions Société anatomique de Paris
Assemblée nationale
Académie de médecine
Distinctions Legion Honneur Officier ribbon.svg
Officier de la Légion d'honneur (1854).

Joseph François Malgaigne, né le à Charmes-sur-Moselle (Vosges) et mort le à Saint-Gratien (Val-d'Oise), est un chirurgien, un anatomiste et un historien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joseph-François Malgaigne est né le à Charmes-sur-Moselle dans les Vosges. Il est né dans une famille de médecin : son grand-père fut chirurgien et son père officier de santé lors des campagnes militaires de Napoléon Ier en Europe.

À 15 ans, il part pour Nancy pour devenir officier de santé comme son père. Il est reçu à ce grade à 19 ans et dirige son premier journal : Le Spectateur de la Lorraine. En 1826, il s'installe à Paris pour suivre des études médicales à la faculté de médecine de Paris. Il entre au Val de Grâce en 1829. Il suit les cours de Guillaume Dupuytren.

Joseph François Malgaigne commence sa carrière médicale comme médecin militaire et poursuit ses collaborations à divers journaux médicaux. En 1835, après avoir obtenu son diplôme de médecine, il devient chirurgien des hôpitaux de Paris. Il aura comme collègue de travail le chirurgien Auguste Nélaton. Il donne également des cours d’anatomie et de chirurgie.

Il tient des conférences sur les hernies et les bandages. On lui doit la description de la « Ligne de Malgaigne ». Une hernie de l'aine, est dite hernie inguinale, si son collet est situé au-dessus de la ligne de Malgaigne (projection cutanée de l'arcade crurale tendue entre l'épine du pubis et l'épine iliaque antérosupérieure). La hernie crurale, fréquente chez la femme a un collet situé au-dessous de la ligne de Malgaigne.

Il met au point plusieurs appareils pour traiter les fractures. Il se spécialise dans la chirurgie orthopédique du genou, de l'épaule, et de la hanche.En 1841, il lance le Journal de chirurgiequi deviendra Revue médico-chirurgicale. En 1844, il met au point une méthode pour l'opération du bec de lièvre. En 1845, il est nommé chirurgien de l'hôpital Saint-Louis. Il est brièvement député de la Seine entre juin 1847 et février 1848[1].

Dans les années 1850, il publie nombre d'observations sur la cautérisation de l'oreille, notamment dans le traitement de la sciatique (Acupuncture auriculaire : études princeps et développement historique). À la même époque, il approfondit l'étude de la fracture osseuse de l'avant-bras entreprise avant lui par le chirurgien italien Giovanni Battista Monteggia et qu'il nommera Fracture de Monteggia.

En 1850, il obtint la chaire d'opérations et appareils, puis de clinique chirurgicale et de pathologie externe à la Faculté de médecine de Paris. Il devient président de l'Académie de médecine pour 1865. Il y avait été élu le 23 juin 1846 dans la section de médecine opératoire[2]. Il meurt le à Saint-Gratien (Val-d'Oise), des suites d'une attaque survenue une semaine plus tôt lors d'une séance de l'Académie de médecine qu'il présidait.

Une école maternelle, une école primaire ainsi qu'une rue portent son nom à Charmes, sa ville de naissance.

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

Parmi les publications et ouvrages de médecine écrits par J.-F. Malgaigne :

  • 1831 : Paradoxes de médecine théorique et pratique, [Thèse de médecine présentée et soutenue à la Faculté de médecine de Paris le 28 mars 1831, pour obtenir le grade de Docteur en médecine], Didot le Jeune, Texte intégral.
  • 1834 : Manuel de chirurgie opératoire.
  • 1835 : Traité des fractures et des luxations.
  • 1838 : Traité d’anatomie chirurgicale et de chirurgie expérimentale.
  • 1840 : il édite les œuvres complètes du père de la chirurgie, Ambroise Paré, avec une substantielle « Introduction » historique (Œuvres complètes, vol. 1, 1840, p. XVCCCLI)
  • 1841 : Manuel de médecine opératoire, fondée sur l'anatomie normale et l'anatomie pathologique.
  • 1847 : Traité des fractures et des luxations, J.B. Baillière, vol. 1 Texte intégral.
  • 1855 : Traité des fractures et des luxations, J.B. Baillière, vol. 2 Texte intégral.
  • 1856 : il publie une notice sur Guillaume Dupuytren.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Pilastre, Malgaigne (1806-1865) : étude sur sa vie et ses idées d'après ses écrits, des papiers de famille et des souvenirs particuliers, Félix Alcan, 1905. Texte intégral
  • Pierre Huard, «Le centenaire de la mort de Joseph-François Malgaigne (1806-1865)», Revue d'histoire des sciences et de leurs applications, 1966, Tome 19 n°4. pp. 371-382. Texte intégral.
  • « Joseph-François Malgaigne », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ [détail de l’édition]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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