Marcel Goulette

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Marcel Goulette
Marcel Goulette et André Salel.jpg

Marcel Goulette (à gauche) et André Salel (1932).

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 38 ans)
VeroliVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Distinctions

Marcel François Goulette est un ingénieur, poilu et aviateur français né le à Charmes, dans les Vosges et mort le à Veroli, en Italie, des suites d'un accident. Il est le premier à avoir posé un appareil sur l'île de La Réunion le [1] et il devient ensuite le premier aviateur à relier la France à Madagascar en avion.

Études[modifier | modifier le code]

D'abord élève à l'école professionnelle de Nancy puis à l'École des arts et métiers (Châlons-sur-Marne, 1911), Marcel Goulette sort de cette dernière en 1914 avec le diplôme d'ingénieur.

Parcours militaire[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale ayant éclaté, il est alors mobilisé à Verdun affecté au 2e régiment du génie, compagnie 16/2 ; il est cinq fois asphyxié pendant les combats auxquels il participe. Blessé par bombe, évacué du front, il demande à remonter au front et rejoint sa compagnie, reconnu mort à trois reprises par le médecin-major, il est finalement réformé, mais contre son gré.

Refusant de quitter les combats, il s'engage dans le service de l'aviation de chasse pour continuer la guerre : il est alors titulaire de la croix de guerre avec 6 citations, 2 à l'ordre de la division, 3 à l'ordre du corps d'armée et une dernière à l'ordre de l'armée, mais aussi chevalier de la Légion d'honneur et chevalier de l'ordre de Saint-Stanislas. Lorsque la guerre s'achève, Marcel Goulette devient capitaine-aviateur de réserve.

Carrière aéronautique[modifier | modifier le code]

Marcel Goulette se passionne pour l'aéronautique et est à ce titre à l'origine du premier avion français à Aile haute, épaisse non haubanée. Il exerce plusieurs activités en plus d'être réserviste : ingénieur pour l'office de reconstruction industriel dans le soissonnais (O.R.I), travaille quelques mois avec René Couzinet, administrateur délégué aux Ets Popot à Soissons où il s'est installé à la fin de la grande guerre, pilote d'essai chez "Lorraine" motoriste d'avion, administrateur délégué de la Sté de construction des moteurs d'avion Albert. Par ailleurs, il se lance dans l'aviation coloniale et le , il est le premier à poser un appareil sur l'île de La Réunion, en l'occurrence un Farman F-192 avec moteur Salmson de 230 Ch, qu'il a acheté en s'endettant gravement puisqu'il est ruiné lorsque l'avion se brise au retour dans le désert, pris dans une violente tempête de sable. Il effectue plusieurs raids aériens couronnés de succès, faisant régulièrement parler de lui dans les journaux de l'époque, pour avoir établi plusieurs records du monde de vitesse ou de distance :

  • France - Madagascar - La Réunion
  • France - Madagascar (3 voyages)
  • France - Téhèran
  • France - Saïgon
  • France - Le Cap
  • France - Alexandrie

Décès[modifier | modifier le code]

Marcel Goulette meurt le à l'âge de 38 ans en service commandé, sur la demande d'un grand quotidien. Plusieurs pilotes de grande renommée refusent de partir chercher des rescapés (le couple Lang-Willar) du naufrage du paquebot Georges Philippar sur lequel le célèbre journaliste écrivain Albert Londres trouva la mort. Il s'envole donc pour Brindisi. C'est au cours du vol de retour que son avion heurte par surprise le sommet des Apennins et s'écrase. Tous les occupants de l'appareil sont tués. Il est enterré dans sa commune natale le . À cette époque, des journaux font état que cet accident est la conséquence d'un attentat. À savoir que Marcel Goulette, lorsqu'il se rend à Brindisi effectue une période de service militaire de réserve. Il est officiellement décédé en service commandé. Il semblerait de mémoires de certains proches, que ce n'était pas un accident mais bel et bien un acte terroriste. En tout cas aujourd'hui encore le doute demeure. Sa veuve se remaria quelques années plus tard puis s'en alla vivre aux États-Unis, une de ses filles s'installant également aux États-Unis, en Caroline du Nord.

Distinctions

Marcel Goulette est titulaire d'une vingtaine de décorations civiles et militaires, dont entre autres :

Legion Honneur Officier ribbon.svg CroixdeGuerreFR-BronzePalm.png Medaille (Insigne) des Blesses Militaires ribbon.svg Medaille commemorative de la Guerre 1914-1918 ribbon.svg Order of Saint Stanislaus Ribbon.PNG

Par ailleurs, quand la ville de Charmes fut brûlée en 1944, Madagascar envoya d’importants dons pour la reconstruction.

D'après certains textes, il aurait, au moment de sa disparition, été pressenti pour devenir ministre de l'air.

Sources : Service Historique de l'Armée de l'Air, Service des archives de Soissons, Sté des Arts et Métiers, et journaux d'époque(1929-1932), Air Austral, la famille Goulette, musée de l'air et de l'espace... Quelques journaux ou revues parmi tant d'autres: le phare de Majunga, le quotidien, le Peuple, L'est républicain, la dépêche de l'Aisne, le Madécasse, l'aéro, les vieilles tiges, le miroir ....[réf. nécessaire]

Postérité[modifier | modifier le code]

Le nom de Marcel Goulette a été donné au lycée professionnel de Charmes en 1988[1] ainsi qu'à un appareil B-777 long-courrier d'Air Austral dans les années 2000. Marcel Goulette est également le nom d'un collège, d'une rue à Tamatave (Madagascar), d'un collège à la Réunion à Etang-Salé, de l'aéroclub de Sainte-Marie à la Réunion, d'une place et d'une rue à Charmes (Vosges).

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]